Écoquartier

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec Éco-quartier, programme environnemental de la ville de Montréal

Un écoquartier est un quartier urbain à caractéristiques écologiques modernes1. Cette sorte d'urbanisme est constituée sur un objectif de maîtrise sur la zone définie dans la ville des ressources nécessaires à la population et aux activités de production économiques ainsi que la maîtrise des déchets qu'ils produisent. Il est prévu une fourniture locale de l'énergie. Il est prévu d'absorber les déchets sur leur aire de production, compte tenu des techniques et des circuits courts de recyclage et de distribution connus respectant les réglementations en vigueur. C'est une unité d'aménagement qui produit accessoirement une unité culturelle. Cette caractéristique de maîtrise dépend généralement d'une implication des habitants.

Le terme écoquartier (parfois orthographié éco-quartier, selon une graphie impropre) est un néologisme associant le substantif « quartier » au préfixe « éco- », qui vient du grec ancien οἶκος, oîkos (« maison ») et entre dans la composition des mots « écologie » et « économie ».

Ce néologisme est à l'origine du label EcoQuartier, promu par le ministère français de l'Écologie, du Développement durable et de l'Energie (MEDDE). Il désigne un projet d'aménagement urbain visant à intégrer des objectifs dits « de développement durable » - c'est-à-dire écologiques - et à réduire l'empreinte écologique du projet. Cette notion insiste sur la prise en compte de l'ensemble des enjeux environnementaux en leur attribuant des niveaux d'exigence ambitieux2

Selon les promoteurs de ce terme, un écoquartier concilierait autant que possible les différents enjeux environnementaux dans le but de réduire l'impact du bâti sur la nature :

  • réduction des consommations énergétiques : les bâtiments, notamment, répondent à des exigences très strictes avec des consommations au mètre carré aussi faibles que possible. Les écoquartiers remarquables recourent tous aux énergies renouvelables (solaire, le plus souvent).
  • meilleure gestion des déplacements avec limitation de la voiture et incitation à l'utilisation de transports doux (transports en commun, vélo, marche à pied) : les écoquartiers favorisent l'usage du vélo grâce à des pistes cyclables, la présence de parking à vélo sécurisé, des voies piétonnes permettent de circuler en toute sécurité, des arrêts de bus parcourent le quartier, etc. Cette limitation de l'automobile peut même aller jusqu'à son interdiction totale, comme dans le cas des quartiers Carfree.
  • réduction des consommations d'eau : les eaux pluviales sont récupérées et utilisées pour arroser les espaces verts, nettoyer la voie publique ou alimenter l'eau des toilettes.
  • limitation de la production de déchets : la collecte sélective des déchets est de rigueur, mais les déchets verts peuvent également être facilement compostés grâce à des emplacements prévus à cet effet - le compost pouvant ensuite être utilisé pour les jardins et espaces verts.
  • favoriser la biodiversité : suivant les écoquartiers, des mesures peuvent être prises ou encouragées pour permettre à une flore et une faune locale de s'épanouir.
  • les matériaux de construction utilisés et les chantiers peuvent faire l'objet d'une attention particulière (écomatériaux, meilleure gestion des déchets de chantier, réutilisation d'éléments dans le cadre d'une réhabilitation…). Un projet (2012) prévoit d'expérimenter l'utilisation de modules préfabriqués en usine, assemblés sur site en quelques heures (une nouvelle maison (ossature bois) devrait être assemblée chaque jour sur le quartier), à Vert-Saint-Denis3.

Dans un écoquartier, les habitants seraient impliqués dès la conception du quartier ou au démarrage du projet de réhabilitation. Fidèle aux principes de développement durable qui place la concertation au cœur du processus, la conception de tels quartiers attache une importance particulière à la mixité socio-économique, culturelle et générationnelle. Le quartier durable promet un accès plus facile à des activités sportives et culturelles. Du point de vue économique, les services et les commerces se voudront multi-fonctionnels.

Enfin, un accompagnement est souvent mis en place tout au long de la vie de l'écoquartier pour éduquer les nouveaux arrivants et leur permettre une intégration en adéquation avec les objectifs de développement durable.

Concepteurs et usagersmodifier | modifier le code

De l’élaboration à la phase d’exploitation, tout quartier est le résultat de l’action entreprise par une multitude d’acteurs aussi variés que nombreux. L'idée de parer une opération d'urbanisme du label écoquartier émane généralement de la collectivité concernée ; parfois, d'un collectif de citoyens.

Une équipe de maîtrise d'œuvre pluridisciplinaire est sollicitée pour articuler les enjeux entre eux : architectes, urbanistes, sociologues, consultants en environnement… Lesquels doivent se montrer particulièrement ouverts à la protection de l'environnement.

Un écoquartier ne pourrait pas se faire sans grands acteurs du bâtiment. On retrouve donc des promoteurs, investisseurs et gestionnaires de réseaux. En France, les bailleurs sociaux se sont beaucoup impliqués dans les quartiers puisqu'ils ont tout intérêt à voir les factures énergétiques diminuer. Ils sont devenus un moteur majeur dans le lancement de telles opérations.

La participation des habitants doit s’établir très en amont de la construction ou de la rénovation du quartier. En prenant ainsi part à la conception de leur futur lieu de vie, les habitants sont incités à respecter les principes de fonctionnement (notamment les taux de tri ou de possession d'une voiture, deux indicateurs souvent révélateurs du succès d'un écoquartier). On peut souligner l’originalité des démarches développées pour encourager cette participation : réseau intranet au quartier, forum internet, publication de revue de quartier, débats, séminaires, expositions… Les associations de défense de l’environnement sont étroitement impliquées, ayant des intérêts évidents dans la mise en place de tels quartiers. La participation civique couplée au principe de subsidiarité est un élément essentiel d’un quartier durable. Ainsi, dans une école primaire de Beckerich au Luxembourg, il a été demandé aux élèves d’imaginer la forme des parterres autour des arbres de leur école. Résultat : ils ont imaginé des parterres en forme d’étoiles là où les architectes tracent généralement de simples ronds ou carrés…

Éducation et sensibilisationmodifier | modifier le code

Un écoquartier ne peut correctement fonctionner que si ses habitants participent à sa réussite et jouent le jeu. À cette fin, l'éducation environnementale est incontournable et se poursuit tout au long de la vie de l'écoquartier car la population, comme ailleurs, se renouvelle. Ainsi, la plupart des quartiers ont mis en place des structures de promotion du développement durable uniquement à destination des habitants : agence de communication, achat collectif d’ampoules basses consommations, site web, prospectus, conférences, animations pour enfants… Une forme de gouvernance interne au quartier se met souvent en place, sur un mode participatif (phénomène plutôt observé dans les quartiers scandinaves et anglo-saxons). À Vesterbro au Danemark, chaque immeuble élit un représentant pour le « conseil d’îlots », instance consultative pour tous les aménagements du quartier4.

Les quartiers durables mettent souvent en œuvre des processus audacieux et innovant tant au niveau de la participation que de la sensibilisation.

Service, commerce et culturemodifier | modifier le code

Dans l’optique de réduction des distances, le quartier écologique tente d’établir un zonage multifonctionnel. Réunissant évidemment du logement, mais aussi des entreprises, des services, des commerces (souvent au rez-de-chaussée des immeubles), des salles de spectacle,… Un exemple de ce genre d’installation est par exemple le centre Krokus à Hanovre, qui réunit sous le même toit : une bibliothèque, un centre d’arts, des salles de réunions, un studio, un atelier et une maison de quartier ! Dans ce zonage multifonctionnel se trouvent également de nombreux espaces verts. Ici aussi, les quartiers durables marquent leur originalité par le fait d’éviter la séparation entre les jardins privés et les espaces publics, ceci afin de constituer un continuum vert et d’augmenter le bien-être.

Action sociale et santémodifier | modifier le code

La mixité intergénérationnelle, culturelle et socio-économique est une priorité dans l’élaboration d’un quartier durable. Pas toujours facile à réaliser concrètement, celle-ci est nettement encouragée par divers moyens : en variant la taille de l’appartement, en aménageant des appartements pour certaines catégories de personnes (personnes à mobilité réduite, personnes âgées) et en fixant une limite maximale aux revenus des locataires… À Hammarby, en Suède, le sport a aussi été mis à l’honneur avec des pistes de jogging et des terrains de sport en plein air au cœur du quartier.[réf. nécessaire]

Critiques, controversemodifier | modifier le code

Le concept d'écoquartier prend un sens fort quand il s'agit de rénovation urbaine, mais peut être questionné quand il s'agit d'implantation détruisant un milieu naturel ou semi-naturel. Et certains s'étonnent[réf. nécessaire] de voir naître des projets d'écoquartiers ruraux5,6 très déconnectés des services (transports en commun ou gare, école, alimentation, santé). Si la concentration de l'habitat et des activités humaines est moins écologique que la répartition de la population dans des villes plus petites[réf. nécessaire] (immeubles énergivores, importation alimentaire), le comportement des habitants influence la qualité finale du quartier (écocitoyenneté, avec utilisation de transports propres, tri des déchets, développement de l'auto-énergie et mise en commun des moyens, etc.).

Selon une étude récente (2013), en France, les écoquartiers reproduisent souvent des erreurs faites par les concepteurs de villes nouvelles. La « carte blanche » qui leur est laissée ne les incite pas à tenir assez compte des besoins des habitants et (dans le cas des écoquartiers) des conditions de soutenabilité (biodiversité, énergie, adaptation au changement climatique, etc.)7. Ainsi, selon le sociologue Michel Bonetti coauteur du guide8 « préconisations pour la conception et la gestion d'un écoquartier : les organismes HLM impliqués dans le développement durable » « On voit fleurir des formes dont le fonctionnement social est très problématique, telles que l'urbanisme sur dalle, le développement d'immeubles à coursives, la réalisation d'îlots fermés et de cœur d'îlots complexes, avec une multiplication des passages traversants. Autant de formes qui sont souvent proscrites dans les projets de rénovation urbaine » avec des espaces publics parfois confondus avec l'espace privés, contredisant les démarches engagées dans la rénovation urbaine7. Les objectifs d'efficacité énergétique et de bonne gestion de l'eau et des déchets restent pertinents dans les écoquartiers, mais leur conception architecturale semble parfois inadaptée, par exemple avec des exercices esthétiques se voulant modernistes de façades uniformes ou de pieds d'immeuble presque « aveugles »7. Bruno Bessis9 estime que dans ces cas, il ne s'agit pas de véritables écoquartiers, mais selon lui, « la force du label 'Écoquartier' est justement de ne pas proposer de modèle »7. Comme les villes nouvelles, ces quartiers laissent une certaine place à la nature, mais tiennent peu compte des habitants qui n'y arrivent qu'après la construction et se voient imposer des formes urbaines et modes de vie proches des projets urbains habituels10.

Des voix s'élèvent aussi pour dénoncer la récupération du concept par des « promoteurs architectes » dont les projets ne respectent qu'en partie la notion d'écoquartier et peuvent même à terme contribuer à augmenter l'empreinte écologique (déplacements non raisonnés, commerces de proximité non prévus)11,12,13.

Par ailleurs la création de ces quartiers nouveaux ne doit pas masquer la nécessité de rénover nos villes entièrement et surtout de faire évoluer le comportement des habitants en favorisant les échanges et la concertation (écologique, politique, économique) dans les quartiers existants12.

Bonnes pratiques, recommandationsmodifier | modifier le code

Un guide français réalisé en 2012 exprime sept recommandations :

  1. « faire de l'écoquartier un levier de régénération urbaine des territoires dans lesquels il s'insère »8,
  2. « activer les ressources et le potentiel socio-urbain du site et de son environnement »8;
  3. « s'appuyer sur une articulation des dimensions urbaines et paysagères pour structurer l'écoquartier »8;
  4. « favoriser une mixité socio-urbaine basée sur le développement du lien social et de "l'écocitoyenneté" (sic) »8 ;
  5. « concevoir des îlots d'habitat et des bâtiments favorables à un bon fonctionnement social urbain »8 ;
  6. « anticiper les conditions de gestion » des déchets, des eaux et réseaux de chaleur »8;
  7. « mettre en place et faire vivre une démarche d'aménagement urbain durable »8.

Les auteurs de ce guide invitent à différentier les « projets d'aménagement ou de développement urbain durable » des véritables écoquartiers qui sont des « projets destinés aux habitants qui adhèrent profondément aux exigences écologiques, et qui reposent réellement sur leur participation »7.

Exemplesmodifier | modifier le code

Écoquartier Eva Lanxmeer à Culemborg

On trouve des écoquartiers dans de grandes métropoles comme :

En Francemodifier | modifier le code

Ecoquartiers aménagésmodifier | modifier le code

La Caserne de Bonne à Grenoble, grand prix Écoquartier 2009
  • Auxerre (Yonne) : le quartier des Brichères a été rénové pour être transformé en écoquartier. Ainsi, trois tours ont été détruites, laissant place a des habitations de un, deux ou trois étages et les barres ont été rénovées. La ville d'Auxerre reste dans l'optique de l'économie dans la rénovation de ses différents quartiers et ses quais. Le projet a été finalisé en 200914.
  • Grenoble (Isère) : la ZAC de Bonne, huit-cent cinquante logements15 . Écoquartier sur le site de l'ancienne caserne de Bonne16,17 et récompensé par le grand prix national Écoquartier décerné par le ministère de l'Écologie le 4 novembre 200918. Ce quartier s'est distingué des autres candidats par l'intégration de toutes les dimensions du développement durable : l'axe social et sociétal, l'axe économique et l'axe environnemental19.
  • Mulhouse (Haut-Rhin) : écoquartier Wagner, démarré en 1999, achevé en novembre 2011. De 2000 à 2004, les deux tiers de six-cent-trente-cinq logements HLM répartis en treize barres de cinq niveaux, construits entre 1956 et 1958, sont réhabilités et deux-cent-trente autres sont détruits. En 2005 démarre la construction de cinq programmes immobiliers de dix-sept résidences pour un habitat à ossature en bois et en matériaux recyclés et recyclables, répondant aux normes de développement durable. Cent-soixante huit logements sur près de quatre hectares, sous la conduite des architectes Ott et Colin (lauréats d'European 5, programme d'architecture de 1997)20,21.
Projetsmodifier | modifier le code

Jean-Louis Borloo a confié au député Bruno Bourg-Broc, président de la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM), la présidence de la Commission d’analyse et d’appui du Plan Ville durable en 2010, qui a procédé à l’étude des candidatures des appels à projets Écoquartier et Écocité (pour le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer).

394 projets ont postulé au second appel à projet Écoquartiers (2011), dont près de 90 proviennent de communes de moins de 2 000 habitants, et environ 180 dossiers de communes de 2 000 à 20 000 habitants. Plus de 100 projets étant en phase opérationnelle, 140 en phase pré-opérationnelle. 50 % sont en ville renouvelée (sans extension urbaine, pour partie sur friches urbaines). Les résultats sont attendus pour l'automne 201122.

Voici les principaux projets en cours:

  • Avignon : un projet est en discussion depuis 2009 dans le sud de la ville, mais municipalité et riverains s'opposent encore sur certaines des orientations23.
  • Besançon : écoquartier des Vaites, le long duquel sera aménagé un TCSP notamment avec le futur tramway24.
  • Bordeaux : trois écoquartiers en cours de développement. L'écoquartier de Bordeaux Lac est une création complète d'aménagement d'un nouveau quartier, en bord de lac, intégrant habitat collectif HQE et BBC, transports collectifs, pistes cyclables, commerces de proximité, mixité sociale. Un autre écoquartier est en phase de projet : la rénovation de l'îlot Niel (quartier Bordeaux-Bastide), ancienne caserne qui va devenir une zone pilote autour de concepts environnementaux ambitieux. L'écoquartier « Les Akènes » (Quartier La Ramade) à Lormont, également en cours de construction sur l'ancienne friche industrielle de Siemens, propose un projet d’aménagement à forte qualité environnementale alliant mixité sociale et fonctionnelle : logements réalisés sous le label BBC, implantation d’une chaufferie biomasse (bois/gaz), cheminements doux, desserte de transports en commun en site propre, bureaux, commerces et services de proximité, un parc, un écosystème varié.
  • Bourges (Cher) : écoquartier Baudens sur le site d'un ancien hôpital militaire26.
  • Cabestany (Pyrénées-Orientales) : Premier écoquartier du département des Pyrénées-Orientales. Le quartier est actuellement en construction, il se situe sur la zone « Les Hauts du Moulinas »27.
  • Colmar (Haut-Rhin) : secteur Amsterdam, quartier Europe, deuxième semestre 2011 à 201329.
  • Courcelles-lès-Lens (Pas-de-Calais) : la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, la ville de Courcelles-lès-Lens (Pas-de-Calais) et Nexity Foncier Conseil (certifié ISO 14001) développent un écoquartier Le Domaine de la Marlière sur un espace de 6,8 km2 qui accueillera à terme environ 1 230 logements. Cette opération d'envergure nationale permettra de gérer les eaux pluviales, améliorer la biodiversité du site, préserver les sols, utiliser les énergies renouvelables, mettre en œuvre des constructeurs de haute qualité environnementale (HQE). Les aspects sociaux et économiques de l'opération seront mis en avant avec la création de logements pour primo-accédants auxquels s'ajouteront 20 % de logements sociaux, la création de locaux de services et de commerces de proximité, la réalisation d'une partie des travaux par des jeunes en réinsertion, etc.
  • Douai (Nord) : la ZAC du Raquet en 2006, très vaste écoquartier de 12 000 habitants, mêlant préoccupations sociales et écologiques car il est associé à un secteur ANRU et sera desservi par la seconde ligne de tram et 15 km de pistes cyclables ; un canal et une trame verte et bleue permettront la gestion des eaux pluviales sur site (zéro rejet) et de maintenir et restituer les corridors écologiques ; la CAD (communauté d'agglomération du Douaisis), sous la présidence de Jean-Jacques Delille, pilote ce projet avec Florence Bougnoux, architecte-urbaniste associée de l'agence Seura, mandataire de l'équipe de maîtrise d'œuvre. Les premiers espaces publics et bâtiments répondant aux normes de très haute performance énergétique, associées au recours à des énergies renouvelables, devraient être livrés en 2009.
  • Dunkerquois : projet d'écoquartier de plus de 400 logements, à Grande-Synthe, avec maisons selon les conseils de Bill Dunster (inventeur de Bedzed) zéro carbone préfabriquée livrée en kit, (maison RuralZED conçue par ZEDfactory), à ossature en bois lamellé certifié FSC, avec 25 m2 de panneaux solaires intégrés et « ventilation naturelle à récupération de chaleur sans besoin électrique »30 ; ZAC de Bonne (Grand Prix national des écoquartier). Le surcoût apparent initial devrait être remboursé en dix ans par les économies d'énergie et de fonctionnement. Pour encourager la généralisation des écoquartier, l'AGUR (Agence d'urbanisme) a en 2009 diffusé des fiches conseil31.
  • Lille (Nord) a annoncé en mars 2006 la création à partir de 2007 d'un écoquartier. Peu après une charte écoquartiers de Lille Métropole Communauté urbaine était proposée par la communauté urbaine33. L'écoquartier de la Zone de l'Union (80 ha) sera zone pilote ; son retour d'expérience et celui d'autres projets soutenus par LMCU servira à établir le contenu de la charte34. Fin 2009, la communauté urbaine annonce qu'une quinzaine d’écoquartiers sont en projet35.
  • Merville (Nord) : en partenariat avec Nexity Foncier Conseil a lancé la commercialisation en mars 2007 de l'écoquartier Les jardins de Flandres qui accueillera 350 logements dans un souci de mixité sociale et de développement durable.
  • Metz (Moselle) : L'écoquartier "les Côteaux de la Seille" dans le sud de la ville au bord de la rivière Seille a commencé sa sortie de terre fin 2012, son urbanisation est régie par un convention de partenariat visant à la certification Habitat & Environnement ainsi que NF Logement36, il devra pouvoir accueillir 4 000 habitants pour environ 1 600 logements, il comprendra commerces, infrastructures, espaces verts ainsi que des itinéraires cyclables37. Dans les quartiers nord de la ville a aussi débuté mi-2012, la construction de la "ZAC du Sansonnet", basé quant à lui sur l'urbanisme durable, comprenant un parc paysager, accompagné de jardins divers38.
  • Montpellier (Hérault), 11 écoquartiers sont actuellement construits ou en cours de construction : les Grisettes 20 hectares, Ovalie 35 hectares, Malbosc 38 hectares, Jardins de la Lironde 41 hectares, Jaques-Coeur 10 hectares, Rives Gauche 9 hectares, Parc Marianne 29 hectares, Consuls de Mer 8 hectares, République 20 hectares, Nouveau Saint-Roch 8 hectares, La Restanque 95 hectares. source : Mairie de Montpellier39
  • Nantes (Loire-Atlantique), deux futurs écoquartiers sont actuellement en cours de construction : « Bottière-Chénaie » bâti sur d'anciennes friches maraîchères (aménagé jusqu'en 2014) et Saint-Joseph-de-Porterie aménagé 45 hectares avec à terme de 1 400 logements.
  • Oulmes (Vendée) "les Ecluzis" écoquartier rural situé dans le sud Vendée entre Fontenay le comte et Niort. Les ecluzis montre que les Ecoquartiers ne sont pas l'apanage des grandes villes ! Le but étant de mieux gérer l'espace agricole et de réduire la consommation des zones naturelles40.
  • Paris est en train de suivre le même mouvement avec la zone d'aménagement concerté occupant le site de l'ancien hôpital Boucicaut (ZAC Boucicaut) ; les architectes Philippe Ameller, Jacques Dubois et associés d'une part, Philippe Guthmann d'autre part, sont déjà à l'œuvre.
  • Perpignan (Pyrénées-Orientales), trois projets d'écoquartiers 41, dont un sur la zone du Pou de les Colobres qui concerne 2000 logements, et distingué par le label national « Projets d'Avenir »42.
  • Rouen (Seine-Maritime) : notamment 2 projets, le futur écoquartier Flaubert de 92 hectares à l'Ouest de la ville sur la rive gauche de la Seine44,45 et Luciline de 9 ha, également à l'Ouest de la ville sur la rive droite du fleuve46.
  • Saint-Étienne (Loire) : l'écoquartier Desjoyaux s'inscrit dans le cadre du programme de rénovation urbaine financée par l'ANRU. La Société d'équipement du département de la Loire (SEDL47), maître d'ouvrage délégué, a confié à l'architecte Frank Lebail de l'agence NOVAE48, la conception de ce projet implanté dans un tissu urbain existant en lieu et place de friches industrielles et de logements insalubres. Il est à noter que ce projet est remarquable d'une part du fait de son implantation en flanc de colline globalement orienté plein nord (nécessitant une réflexion poussée et sur l'implantation, l'organisation et l'orientation du bâti) et d'autre part de sa proximité avec le centre ville (renouvellement d'un tissu ancien dégradé permettant le réinvestissement d'un quartier délaissé et le développement de modes de déplacement diversifiés).
  • Strasbourg (Bas-Rhin) est engagée dans deux projets d'écoquartier. Le premier est l'écoquartier Danube qui prévoit 700 logements pour une livraison en 2013, se situant à proximité de la ZAC Étoile, dans une zone de « requalification » urbaine allant du centre-ville à la frontière allemande. Le deuxième concerne l'écoquartier des brasseries se situant sur d'anciennes friches industrielles ; il comportera 450 logements pour une livraison fin 201249.
  • Tours (Indre-et-Loire) : lauréat du concours Ecoquartier 2011, l'écoquartier de Monconseil, en cours de réalisation depuis 2005 traversé par la première ligne de tramway, accueillera à terme 1 250 logements et 1 300 emplois sur 20ha. Commencés en 2006, les travaux de viabilisation ont porté en premier lieu sur la création d'un jardin public d'un hectare, élément structurant du plan d'aménagement global. Les logements doivent tous être certifiés Habitat & Environnement. Situé au cœur de la partie nord de la ville et de l'agglomération, ce quartier est voulu comme un nouveau centre de gravité permettant de diminuer les déplacements urbains. Il se caractérise par ses équipement publics (Gymnase, EHPAD, Espace Petite Enfance, jardin public, place centrale…) et par sa mixité sociale (33 % de logements sociaux et vente à des primo-accédants), intergénérationnelle et fonctionnelle (commerces, bureaux, logements, équipements publics...). Les thèmes majeurs concernent la forme urbaine en relation avec les quartiers environnants, les différents modes de transports doux, la gestion de l'eau, la gestion des déchets et la maîtrise des dépenses énergétiques. L'aménageur est Tour(s)Habitat(OPH), dans le cadre d'un traité de concession passé avec la Ville de Tours.

Le , Daniel Canepa, préfet de Paris et d'Île-de-France, et plusieurs élus des communes de la région ont signé les premiers contrats-cadre « écoquartiers franciliens », permettant le lancement des huit projets suivants50 :

En 2010, neuf communes supplémentaires ont été désignées pour la mise en place de nouveaux projets d'écoquartiers 51:

En Suisse52modifier | modifier le code

  • Lausanne : un écoquartier de 2 000 logements est prévu sur une surface de 30 hectares au nord de la ville (l'écoquartier Pontaise-Blécherette53. Début du processus participatif en 2008. Une initiative populaire est déposée en 2008 contre une partie du projet de la municipalité lausannoise. Elle concerne une partie du périmètre prévu pour l'écoquartier. L'initiative est rejetée par près de 56 % de la population lausannoise le 27 septembre 200954. Le concours d'urbanisme pour l'écoquartier pourra être lancé en 2010.
  • Lausanne, Renens et Prilly : l'écoquartier Malley55 prévoit d'accueillir 2 800 logements et 8 000 habitants-emplois sur 70 hectares répartis sur les trois communes. Travaux prévus de 2010 à 2020.
  • Neuchâtel : Écoparc, quartier Minergie (42 kWh/m²/an) regroupant 91 logements. Terminé en 2007.
  • Zurich : l'écoquartier Sihlbogen56 abritera deux-cents logements. Surface du projet: 2,1 hectares.
  • Berne : l'écoquartier Oberfeld prévoit deux-cents logements sur 7,5 hectares de terrains agricoles proches de la ville. Début probable des travaux en 201057.
  • Genève : Actuellement, l'ancien site d'Artamis dans le quartier de La Jonction est en phase d'assainissement pendant 4 ans pour pouvoir construire un écoquartier sur le lieu dit Carré Vert. La ville de Genève a lancé un concours d'architecture, terminé en février, remporté par le bureau lausannois Dreier Frenzel Architecture & Communication pour le projet SOCIAL LOFT58.

Notes, sources et référencesmodifier | modifier le code

  1. EcoQuartier - Ministère du Développement durable
  2. Appel à projets sur ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr
  3. L’éco-résidence des «Marches de Bréviande» en Seine-et-Marne, construit sur une ancienne carrière, présentée par Batiactu
  4. Vesterbro, une réhabilitation écologique dans un quartier central
  5. valmeo.blogspot.com Exemple d'écoquartier rural
  6. [PDF] -naturels-regionaux.fr Exemple d’accompagnement vers le développement d'écoquartiers ruraux.
  7. a, b, c, d et e Journée « Écoquartiers neufs et rénovés : l'approche HLM », Journée professionnelle de l'USH (Union sociale pour l'habitat), 2013-01-29
  8. a, b, c, d, e, f, g et h « Préconisations pour la conception et la gestion d'un écoquartier : les organismes HLM impliqués dans le développement urbain durable », n°150 de la collection des Cahiers d'Actualité Habitat, 168 pages ; Ce guide se base sur une analyse et des retours d'expérience pour 5 « écoquartiers » ayant impliqué des bailleurs sociaux (HLM) comme maîtres d'ouvrage  : La Caserne de Bonne à Grenoble (Isère), Monconseil à Tours (Indre-et-Loire), la Bottière-Chênaie à Nantes (Loire-Atlantique), les Akènes à Lormont (Gironde) et La Courrouze étendu sur Rennes et Saint-Jacques-de-la-Landes (Ille-et-Vilaine).
  9. adjoint au responsable du projet « Écoquartiers » à la DGALN, appuyé par un conseil scientifique
  10. source AEF Développement durable / Dépêche n° 15958, une étude pointe les mêmes erreurs que lors de la conception des villes nouvelles, 2013
  11. ecoattitude.org
  12. a et b « L'écoquartier ne doit pas être une enclave écologique pour bobos », lemoniteur.fr
  13. « Le piège des écoquartiers », lyoncapitale.fr
  14. http://www.auxerre.com/vie_citoyenne_les_bricheres.html
  15. grenoble.fr
  16. debonne-grenoble.fr
  17. www.grenoble.fr
  18. (fr) « Visite de la Caserne de Bonne, Grand Prix national EcoQuartier 2009 » sur www.urbamedia.com,
  19. developpement-durable.gouv.fr
  20. [PDF] L'Echo mulhousien"", Mars 2011
  21. fr.ekopedia.org
  22. Batiactu, 13 mai 2011.
  23. Le vrai faux eco-quartier, article du journal régional le Ravi, septembre 2012
  24. http://www.besancon.fr/index.php?p=1043&art_id=3575
  25. Boulogne-sur-Mer - Le pôle gare sur www.axe-liane.fr, consulté le 24 février 2013
  26. http://ecoquartier-baudens.fr/
  27. Cabes'info, journal de la ville de Cabestany, voir en page 6
  28. [1]présentation du Val de Moine sur le site de la ville de Cholet
  29. Secteur Amsterdam de la Ville de Colmar
  30. blog.bmykey.com
  31. [zip]/[PDF] 15 fiches-conseil sur les écoquartiers (par l’AGUR, agence d’urbanisme et de développement de la zone Flandre-Dunkerque)
  32. http://www.ecoquartier-le-pyla.com/
  33. À propos de la Charte écoquartiers de Lille Métropole Communauté urbaine, consulté le 29/11/2009.
  34. [PDF] www.lillemetropole.fr voir p2/3 du doc : Extrait du Registre aux délibérations du conseil de la communauté ; réunion du conseil du 30 juin 2006
  35. page de la Métropole lilloise, sur le développement durable et le débat du 27 novembre 2009, avant le sommet de Copenhague
  36. Écoquartier "Les Coteaux de la Seille" : signature de la convention Ville de Metz - CERQUAL
  37. La "ville jardin" plante des graines d'Écoquartier, article sur les "Côteaux de la Seille" sur le site de la ville de Metz
  38. "ZAC du Sansonnet : un quartier jardin" sur le site de a ville de Metz
  39. http://printempsdelademocratie.montpellier.fr/public/documents/urbanisme/Les_eco_quartiers.pdf
  40. http://les-ecluzis.fr
  41. [PDF]Grenelle 2015 Archipel Perpignan, projet de 3 écoquartiers sur Perpignan
  42. La semaine du Roussillon, Article sur l'écoquartier du Pou de les Colobres
  43. Site Vers une plus ville durable… de la ville de Pont-Audemer.
  44. écoquartier Flaubert
  45. la-crea.fr
  46. écoquartier Luciline
  47. SEDL
  48. NOVAE
  49. (fr) « Nouvel écoquartier sur le site de la brasserie Kronenbourg » sur lavieimmo.com,
  50. (fr) « Écoquartiers, un label, une exigence de qualité » sur www.ile-de-france.pref.gouv.fr,
  51. (fr) « Faire la ville autrement : Écoquartiers contre Nouveaux Quartiers Urbains » sur www.urbamedia.com,
  52. (fr) Voir notamment LaRevueDurable no 28, février-mars-avril 2008; Dominique ROTEN, Les écoquartiers : davantage qu’un ensemble de bâtiments écobiologiques in Moneta no 4, 2008, 26.11.2008.
  53. l'écoquartier Pontaise-Blécherette
  54. (fr) Voir l'article de Michaël Rodriguez, paru dans Le Courrier du 27/09/2009
  55. L'écoquartier Malley
  56. Sihlbogen
  57. (de) Site de la coopérative Wohnbaugenossenschaft Oberfeld
  58. [PDF] www.carre-vert.ch

Voir aussimodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code








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