Élisabeth de Belgique

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Page d'aide sur l'homonymie Ne dois pas être confondue avec son arrière-arrière-grand-mère, la duchesse Élisabeth en Bavière, reine des Belges.

Élisabeth de Belgique

Titre

Princesse héritière de Belgique

Depuis le
(&&&&&&&&&&&&02728 mois et 28 jours)

Prédécesseur Philippe, duc de Brabant
Biographie
Titulature Princesse de Belgique
Duchesse de Brabant
Dynastie Maison de Belgique
Nom de naissance Élisabeth Thérèse Marie Hélène de Belgique
Naissance (12 ans)
Anderlecht (Belgique)
Père Philippe de Belgique
Mère Mathilde d’Udekem d’Acoz
Description de cette image, également commentée ci-après

Princes héritiers de Belgique

La princesse Élisabeth de Belgique (en néerlandais, prinses Elisabeth van België ; en allemand, Elisabeth Prinzessin von Belgien), duchesse de Brabant, née le à Anderlecht (Bruxelles), et est membre de la famille royale belge et l’héritière du trône depuis que son père, le roi Philippe a prêté serment devant les chambres réunies, le .

Famillemodifier | modifier le code

Élisabeth de Belgique est la fille aînée du roi Philippe de Belgique (1960), et de son épouse Mathilde d’Udekem d’Acoz (1973). Par son père, elle est la petite-fille du roi Albert II de Belgique (1934) tandis que, par sa mère, elle descend par les femmes des anciens rois de Pologne. La reine Mathilde est en effet liée à de nombreuses familles de nobles et de magnats polonais célèbres, telles que les maisons de Czartoryski, Lubomirski, Radziwiłł, Sanguszko, Tyszkiewicz, Zamoyski. Or, en tant que descendante des princes Czartoryski et Sanguszko, elle est apparentée aux Gédiminides et a des liens avec la dynastie royale des Jagellons (qui a régné en Pologne, en Lituanie, en Hongrie et en Bohême) en même temps qu’elle est apparentée à diverses familles princières russes, comme les Galitzine et les Troubetskoï. Elle est également apparentée au président polonais élu en 2010, Bronisław Komorowski.

Élisabeth, duchesse de Brabant, a deux frères cadets : Gabriel (né le ) et Emmanuel (né le ) ainsi qu’une sœur cadette, Éléonore (née le )1.

Biographiemodifier | modifier le code

Naissance et baptêmemodifier | modifier le code

Élisabeth de Belgique naît à l’hôpital Érasme d’Anderlecht, dans le grand Bruxelles2. Son nom lui vient de son arrière-arrière-grand-mère, la très populaire reine Élisabeth (1876-1965), née duchesse en Bavière.

Deux mois après sa naissance, le , elle est baptisée à la chapelle privée du château de Ciergnon. La cérémonie, qui a lieu dans les trois langues officielles de la Belgique ainsi qu’en latin, est présidée par le cardinal-primat de Belgique, monseigneur Godfried Danneels3. Son parrain est le prince Amedeo de Belgique (1986), son cousin germain, et sa marraine est la comtesse Hélène d’Udekem d’Acoz (1979), sa tante maternelle4. Officiellement désignée comme Son Altesse royale la princesse Élisabeth de Belgique, Élisabeth est surnommée « Lisa » au sein de sa famille5.

L’héritière du trônemodifier | modifier le code

Puisque la loi salique a été supprimée de la Constitution belge en 1991, la princesse Élisabeth de Belgique est première dans l’ordre de succession au trône de Belgique. Elle devrait donc devenir la première reine souveraine des Belges au terme du règne de son père Philippe, les autres reines l’ayant été jusqu’à présent à titre de consorts. Elle fait partie de la nouvelle génération en Europe de ces futures reines depuis la suppression de la primogéniture masculine. Elles sont actuellement quatre princesses à bénéficier de ce changement : la princesse Ingrid Alexandra de Norvège, la princesse Catharina-Amalia des Pays-Bas, la princesse Élisabeth de Belgique et la princesse Victoria de Suède.

Mais, en attendant, la princesse se livre déjà à un certain nombre de représentations officielles. En 2003, elle est ainsi présente au mariage de son oncle le prince Laurent de Belgique avec Claire Coombs. Cependant, sa première véritable apparition officielle a lieu alors qu’elle est âgée de quatre ans, lors du Te Deum donné en l’honneur de la fête nationale belge, en 20066. Par la suite, on retrouve la princesse au concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique et lors de la présentation, au palais royal, de la maquette de la station polaire Princesse-Élisabeth, en 2007.

En septembre 2011, elle accomplit sa première activité officielle en inaugurant, en présence de ses parents, l’aile pédiatrique de l’UZ Gent qui porte son nom7.

Depuis le , date d’accession au trône de son père, le roi Philippe de Belgique, elle occupe le premier rang dans l’ordre de succession au trône, et est la première princesse héritière du royaume de Belgique et porte le titre de duchesse de Brabant.

L’éducation de la princesse et le bilinguisme de l’État belgemodifier | modifier le code

À sa naissance, en tant que premier enfant du duc de Brabant, Élisabeth de Belgique aurait dû porter le titre de comtesse de Hainaut. Mais, dès avant sa naissance, la question de ce titre divise hommes politiques néerlandophones et francophones car il n’est pas linguistiquement neutre (le Hainaut, qui se dit en néerlandais Henegouwen, est une province wallonne). Le , un arrêté royal paru au Moniteur abolit donc les titres de comte et de comtesse de Hainaut. Selon le porte-parole du Premier ministre d’alors, il s’agit de « trouver une formule qui tienne compte de l’évolution institutionnelle de la Belgique »8.

Depuis le , Élisabeth de Belgique suit depuis la maternelle l’enseignement en néerlandais au collège Sint-Jan Berchmans, situé dans le quartier des Marolles, à Bruxelles. Il s’agit d’un changement important dans les habitudes de la famille royale, puisque c’est la première fois qu’un futur monarque belge effectue le début de ses études en néerlandais9.

En septembre 2007, Élisabeth de Belgique commence à suivre des cours de danse (en néerlandais) à l’Académie communale de musique, des arts de la parole et de la danse August De Boeck, à Asse, dans le Brabant flamand.

En juillet 2013, une enquête menée par le quotidien flamand Het Nieuwsblad a révélé qu’Élisabeth de Belgique parle et écrit parfaitement en néerlandais, alors que la famille royale se voit souvent soupçonnée par l’opinion publique flamande de mal maîtriser cette langue. Elle suivrait en revanche des cours de soutien en français écrit. Il est prévu qu’elle entame ses humanités au collège Sint-Jan-Berchmans dès septembre 201310.

Titres et honneursmodifier | modifier le code

Titres et honneurs
Élisabeth, duchesse de Brabant

Description de l'image  Great Coat of Arms of Belgium.svg.
Prédicat Son Altesse royale
Style oral Votre Altesse royale
Style alternatif Madame

Titulaturemodifier | modifier le code

  • 25 octobre 2001 — 21 juillet 2013 : Son Altesse royale la princesse Élisabeth de Belgique
  • depuis le 21 juillet 2013 : Son Altesse royale la duchesse de Brabant, princesse de Belgique

Conformément à l’arrêté royal du , la princesse Élisabeth devient duchesse de Brabant (suo jure) dès la prestation de serment de son père le roi Philippe, le , en tant qu’enfant aîné du monarque11.

Armesmodifier | modifier le code

Blason Blasonnement :
De sable au lion d’or armé et lampassé de gueules.

Ascendancemodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. « La reine Mathilde », sur La monarchie belge (consulté le 29 septembre 2013)
  2. « La princesse Élisabeth de Belgique fête ses 10 ans », sur Noblesse et royautés,‎ 25 octobre 2011 (consulté le 29 septembre 2013)
  3. Catherine Poels, « Le baptême d’Élisabeth de Belgique », sur RTBF,‎ 3 décembre 2001 (consulté le 29 septembre 2013)
  4. « Un baptême émouvant pour la petite Élisabeth », sur La Dernière heure,‎ 10 décembre 2001 (consulté le 29 septembre 2013)
  5. « Les 10 ans de la princesse Élisabeth », sur RTBF,‎ 25 octobre 2010 (consulté le 29 septembre 2013)
  6. Royals hors série n°25. Novembre-décembre 2007
  7. « Princesse Élisabeth : la toute première activité officielle ! », sur Le Soir,‎ 8 septembre 2011 (consulté le 29 septembre 2013)
  8. « Monarchie », sur Le Soir,‎ 19 octobre 2001 (consulté le 5 février 2014)
  9. Ce n’est cependant pas la première fois qu’un prince belge intègre une école néerlandophone puisque les enfants de la princesse Astrid de Belgique sont eux-mêmes passés par Sint-Jan Berchmans.
  10. « La princesse Élisabeth reçoit des cours de soutien... en français », sur RTBF,‎ 8 juillet 2013 (consulté le 5 février 2014)
  11. « 16 octobre 2001. - Arrêté royal modifiant l’arrêté royal du 16 décembre 1840 attribuant à l’héritier présomptif de la Couronne le titre de Duc de Brabant et au Prince Philippe celui de Comte de Flandre, et l’arrêté royal du 10 septembre 1930 octroyant le titre de Comte de Hainaut au fils aîné du Duc de Brabant », sur Service public fédéral Justice,‎ 17 octobre 2001 (consulté le 5 février 2014)

Annexesmodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code

Liens externesmodifier | modifier le code









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