Épigraphie
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L’épigraphie est l’étude des inscriptions réalisées sur des matières non putrescibles telles que la pierre (on parle alors d’« inscriptions lapidaires »), l’argile ou le métal1. Cette science a pour objectif de les dater, de les replacer dans leur contexte culturel, de les traduire et de déterminer les informations qui peuvent en être déduites.
Sommaire |
Terminologiemodifier
La personne qui pratique cette science est un épigraphiste.
Des médailles anépigraphes, des bas-reliefs anépigraphes, des monuments anépigraphes ne portent pas d’inscription ou de titre.
L’étude des écritures manuscrites anciennes, généralement réalisées à l’encre, relève d’un domaine distinct appelé paléographie.
Champ d'applicationmodifier
L’épigraphie est un outil primordial de l’archéologie lorsqu’il s’agit de cultures lettrées. Cette science est particulièrement importante pour l’histoire de l’Antiquité, le corpus d’inscriptions gravées étant très important par rapport à ce que nous apportent les sources littéraires.
Histoire de l'épigraphiemodifier
L’épigraphie n’a cessé de se développer depuis le Moyen Âge. Voici quelques épigraphistes célèbres : Dhul-Nun al-Misri (786-859), Abou al-Hassan al-Hamadani († 945), Ibn Wahshiyya (Xe siècle), Shen Kuo (1031-1095), Georg Fabricius (1516-1571), August Wilhelm Zumpt (1815-1877), Theodor Mommsen (1817-1903), Emil Hübner (1834-1901), René Cagnat (1852-1937), Franz Cumont (1868-1947) et Louis Robert (1904-1985).
Inscriptions célèbresmodifier
Afriquemodifier
Asiemodifier
Europemodifier
Recueil de textes épigraphiquesmodifier
- En grec : le CIG (Corpus inscriptionum Græcarum) devenu les Inscriptiones Græcæ
- En latin : le CIL (Corpus inscriptionum latinarum), créé par Theodor Mommsen au XIXe siècle, et constamment mis à jour depuis, il regroupe l’ensemble des inscriptions latines retrouvées dans le monde entier.
- En étrusque : le Corpus Inscriptionum Etruscarum (CIE)
- L’Année épigraphique. Il s’agit d’une publication annuelle française créée par René Cagnat assistée de Jean-Guillaume Feignon en 1888. Elle recense une grande majorité d’inscriptions latines.
Notes et référencesmodifier
- Hélène d'Almeida-Topor, Michel Sève et Anne-Elisabeth Spica, L'historien et l'image : de l'illustration à la preuve : actes du Colloque tenu à l'Université de Metz, 11-12 mars 1994, éd. Centre de recherche Histoire et civilisation de l'Université de Metz, 1998, p. 139
Voir aussimodifier
Bibliographiemodifier
- Jean-Marie Lassère, Manuel d’épigraphie romaine. Paris : Picard, Antiquité-synthèses, 2007, 2 vol. , 1167 p. (2e édition revue et mise à jour, 1re édit. en 2005).
Articles connexesmodifier
- Paléographie, papyrologie ;
- Boustrophédon, stoïchédon ;
- Écriture ; décoration épigraphique arabe ;
- Inscription bilingue ; épigraphie latine.
Liens externesmodifier
- L’Association Internationale d’Épigraphie Grecque et Latine
- Épigraphie grecque et latine : l’ASGLE (association américaine)
- Société française d’études épigraphiques sur Rome et le monde romain (SFER)
- Site de L’Année épigraphique
- Ménestrel : liens d’épigraphie classique et médiévale.
- (fr+en) Visibile Parlare - Visible Words (Latin)
- (fr+en) Visibile Parlare - Visible Words (Greek)










