Équipe d'Uruguay de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe d'Uruguay de football féminin.

Drapeau : Uruguay Équipe d'Uruguay

Écusson de l' Équipe d'Uruguay
Généralités
Confédération CONMEBOL
Couleurs bleu et noir
Surnom Celeste
Charrúas
Stade principal Stade Centenario
Classement FIFA 5e (10 avril 2014)
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Uruguay Óscar Tabárez
Capitaine Diego Lugano
Plus sélectionné Diego Forlán (108 sélections)
Meilleur buteur Luis Suárez (38 buts)

Rencontres officielles historiques

Premier match 16 mai 1901 (Argentine, 2-3)
Plus large victoire 9-0, Bolivie (9 novembre 1927)
Plus large défaite 0-6, Argentine (20 juillet 1902)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 11
Vainqueur en 1930 et 1950
Copa América Phases finales : 41
Vainqueur en 1916, 1917, 1920, 1923, 1924, 1926, 1935, 1942, 1956, 1959, 1967, 1983, 1987, 1995 et 2011
Jeux olympiques Participations : 3
Médaille d'or en 1924 et 1928

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Coupe du monde 2014

L'équipe d'Uruguay de football (Selección de fútbol de Uruguay) est la sélection de joueurs uruguayens représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de l'Association uruguayenne de football. La sélection uruguayenne est surnommée la Celeste (en français : « la céleste »).

Née officiellement en 1902, la sélection uruguayenne forme durant la première moitié du XXe siècle une des meilleures équipes de la planète, alors que le pays ne compte qu'environ deux millions d'habitantsn 1. Elle remporte notamment le trois premiers tournois mondiaux (les Jeux olympiques en 1924 et en 1928 et la première Coupe du monde en 1930), ainsi que de nombreux championnats d'Amérique du Sud. La Celeste remporte une 2e Coupe du monde en 1950 en dominant en finale le Brésil à Rio de Janeiro, plongeant tout un peuple dans le désarroi.

Après plusieurs décennies de résultats décevants, l'Uruguay renoue avec son glorieux passé lors de la Coupe du monde 2010 dont elle atteint les demi-finales. Son meneur de jeu Diego Forlán est désigné meilleur joueur du tournoi. Elle remporte en 2011 la Copa América, la compétition opposant les sélections d'Amérique du Sud, pour la 15e fois, un record.

Son style de jeu historique est la garra, ou garra charrúa, caractérisée par son grand engagement physique et sa force morale.

Historiquemodifier | modifier le code

Les débuts de la sélection (1901-1915)modifier | modifier le code

Uruguay-Argentine en 1903

Le football est introduit à Montevideo dès la fin des années 1870 et pratiqué au sein du Montevideo Cricket Club (en), fondé par des émigrants anglais en 18611. Des matchs de football se disputent de plus en plus régulièrement et des clubs dédiés uniquement à sa pratique apparaissent dans la capitale uruguayenne. Le 15 août 1899, une rencontre oppose une sélection des meilleurs joueurs de Montevideo à une sélection venue de Buenos Aires, la capitale argentine située de l'autre côté du río de la Plata, pour les 70 ans de la reine Victoria du Royaume-Uni. Les Argentins l'emportent 3-02.

En mars 1900, quatre clubs de Montevideo, l'Albion Football Club, le CURCC, le Deutscher Fussball Klub et l'Uruguay Athletic Club (es) fondent l'Association uruguayenne de football (Asociación Uruguayana de Fútbol, ou AUF), qui organise immédiatement un championnat annuel des clubs. Le 16 mai 1901, l'Albion Football Club, renforcé pour l'occasion par quelques joueurs du Club Nacional de Football (deux des principaux clubs de Montevideo), organise un match contre une sélection argentine, qui se solde par une défaite uruguayenne sur le score de 2-3. Cette rencontre est parfois considérée comme une première internationale hors de Grande-Bretagne mais elle n'est aujourd'hui pas reconnue par les fédérations uruguayenne et argentine3,4. La première rencontre officielle entre les sélections des deux fédérations voisines a lieu le 20 juillet 1902 à Montevideo. L'Uruguay s'incline face à l'Argentine, sur le score de 6 buts à 0, ce qui reste à ce jour sa plus large défaite5. Le 13 septembre 1903, la sélection uruguayenne, composée de joueurs du Nacional, remporte sa première victoire, sur l'Argentine à Buenos Aires (3-2)6.

Entre 1902 et fin 1915, l'Uruguay dispute 35 matchs dont 34 avec son voisin. Ces duels, organisés à Montevideo, Buenos Aires ou Avellaneda en Argentine, sont l'objets de trophées amicaux, Copa Lipton et Copa Newton notamment7. La première autre équipe rencontrée est le Chili en 1910, à l'occasion de la Copa Centenario Revolución de Mayo (en), le prédecesseur de la Copa América8.

La grande puissance mondiale du football (1916-1930)modifier | modifier le code

But de l'Argentine contre l'Uruguay lors d'un match en 1924.
Les champions d'Amérique du Sud 1920. Debout : Urdinarán, Pérez, Romano, Piendibene, Foglino, Ravera ; Accroupis : Somma, Zibechi, Ruotta, Legnazzi, Cámpolo. Entraîneur : Fígoli.

En 1916, l'Association uruguayenne de football fonde avec ses homologues argentine, chilienne et brésilienne la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL), qui se charge d'organiser dès lors un Campeonato Sul-Americano (en français : « Championnat sud-américain des nations ») chaque année. La première édition en 1916 a lieu à Buenos Aires. Vainqueurs du Chili (4-0) et du Brésil (2-1), les Uruguayens remportent le trophée en tenant le match nul face à l'Argentine dans une ambiance hostilen 2. Ils conservent leur couronne l'année suivante, alors que le tournoi se joue à Montevideo. En 1919 l'Uruguay s'incline finalement face au Brésil lors d'une finale organisée en match d'appui, qui doit être prolongée deux fois de 30 minutes pour offrir un vainqueur9. La Celeste reprend son bien en 1920 au Chili, infligeant au passage la plus lourde défaite de l'histoire de la sélection brésilienne (6-0). C'est sa 3e victoire en quatre éditions.

L'Uruguay perd sa couronne sud-américaine en 1921 et 1922, deux tournois marqués par des défaites surprise face au Paraguay, le nouveau venu dans la compétition, puis la récupère en 1923 et en 1924.

La Fédération uruguayenne s'affilie à la Fédération internationale de football association (FIFA) en 1923. Champion sud-américain en titre, l'Uruguay est invité en 1924 à Paris pour le tournoi de football des Jeux olympiques, la première compétition à réunir des sélections d'Europe et d'Amérique du Sud. À la grande surprise des observateurs, la Celeste survole le tournoi en remportant tous ses matchs, face à la Yougoslavie (7-0), les États-Unis (3-0), la France, pays hôte (5-1), les Pays-Bas (2-1) et la Suisse en finale (3-0), devant plus de 40 000 spectateurs. Pedro Petrone est le meilleur buteur de la compétition avec 8 buts, José Andrade impressionne comme meneur de jeu10. Face au style physique et rustre des Européens, la sélection sud-américaine oppose un jeu collectif basé sur des passes courtes, une bonne technique individuelle et une occupation intelligente de l'espace, couplé à une excelle préparation physique. Avec cette démonstration, le football change d'époque11.

En 1926, l'Uruguay remporte de nouveau le championnat sud-américain. Remettant son titre en jeu, il remporte le 9 novembre 1927 face à la Bolivie la plus large victoire de son histoire (9-0). Battu finalement par l'Argentine de justesse (3-2), l'Uruguay lui abandonne sa couronne. Un an plus tard, les Uruguayens tiennent leur revanche lors Jeux olympiques d'Amsterdam. Alignant huit héros de 1924, la Celeste conserve son titre olympique en battant les Pays-Bas (2-0), l'Allemagne (4-1) et l'Italie (3-2). En finale ils retrouvent leurs grands rivaux argentins et l'emportent en match d'appui (1-1 puis 2-1)12. Les tournois de football des Jeux olympiques de 1924 et 1928 seront les seuls co-organisés par la FIFA, qui les reconnait comme des championnats du monde13.

Équipe d'Uruguay à la Coupe du monde 1930.

Devant le succès populaire de ces tournois mondiaux, la FIFA décide en 1928 d'organiser sa propre compétition, qui soit ouverte aux joueurs professionnelsn 3. En 1929, il confie à l'Uruguay l'organisation de la première édition de la Coupe du monde de football, pour fêter le centenaire de l'indépendance du pays. Double champion olympique en titre et jouant à domicile, l'Uruguay est logiquement favori14,15,16.

Les Uruguayens répondent aux attentes en battant le Pérou (1-0, but de Héctor Castro), à l'occasion de l'inauguration du stade Centenario, le grand stade construit à Montevideo, puis la Roumanie (4-0, buts de Pablo Dorado, de Héctor Scarone, de Peregrino Anselmo et de Pedro Cea) au premier tour, puis la Yougoslavie (6-1, triplé de Pedro Cea, doublé de Peregrino Anselmo et but de Santos Iriarte)17. En finale, l'Uruguay retrouve son adversaire de toujours, l'Argentine. Dans une ambiance folle, devant 93 000 spectateurs13 et de nombreux journalistes, les locaux retournent une situation délicate à la pause et l'emportent finalement 4 buts à 2 (buts de Pablo Dorado, de Pedro Cea, de Santos Iriarte et de Héctor Castro)18,19.

Un deuxième titre « surprise » au Maracanã (1931-1959)modifier | modifier le code

Les années suivant le titre de 1930, la Celeste ne joue quasiment plus. L'inimitié entre les fédérations d'Uruguay et d'Argentine devient tel qu'il empêche le déroulement du championnat sud-américain pendant plusieurs années. Le football n'est pas au menu des Jeux olympiques de 1932 et, vexé par le boycott de plusieurs équipes européennes en 1930, l'Uruguay refuse de se rendre en Italie pour défendre son titre lors de la Coupe du monde 1934. Il faut attendre 1935 pour voir se jouer une édition spéciale du Campeonato sudamericano, que l'Uruguay remporte (le tournoi est officiellement rétabli en 1939). L'Uruguay, ainsi que l'Argentine, ne participent pas aux éliminatoires de la Coupe du monde de football de 1938 en protestation de la décision de la FIFA d'organiser la compétition en France et non en Amérique du Sud.

L'Uruguay remporte de nouveau le championnat sud-américain en 1942, en devançant encore l'Argentine, et en est deux fois finaliste en 1939 (gagnée par le Pérou) et 1941 (gagnée par l'Argentine). La plus mauvaise performance durant cette période est la 6e place en 1949. En 1937 et 1947, il prend la troisième place et la 4e en 1945 et 1946.

L'équipe d'Uruguay à la Coupe du monde 1950.

L'équipe d'Uruguay fait son retour en Coupe du monde en 1950, lors de la quatrième édition organisée au Brésil. Au premier tour, profitant des forfaits de la Turquie et de l'Écosse), sa large victoire sur la Bolivie (8 buts à 0, triplé d'Oscar Míguez, doublé de Juan Alberto Schiaffino, buts de Julio Gervasio Pérez, d'Alcides Ghiggia et d'Ernesto Vidal) lui suffit à se qualifier pour le tour final, qui oppose quatre finalistes. Après avoir fait match nul contre l'Espagne (2-2, buts d'Alcides Ghiggia et d'Obdulio Varela) et battu la Suède (3-2, doublé d'Oscar Míguez et but d'Alcides Ghiggia), l'Uruguay joue lors de l'ultime match (qui n'est pas une finale ; c'est la seule fois où cette formule de compétition sera adoptée) une rencontre décisive face au Brésil, qui n'a besoin que d'un match nul pour remporter le titre20. Au Stade Maracanã de Rio de Janeiro, les Brésiliens ouvrent le score par Friaça mais en l'espace de quelques minutes l'Uruguay renverse la situation grâce à deux buts de Juan Alberto Schiaffino et Alcides Ghiggia. Avec ses vedettes Alcides Ghiggia, Juan Alberto Schiaffino et le capitaine Obdulio Varela, l'Uruguay souffle, à la surprise générale, le titre au Brésil, pays hôte et favori de la compétition21.

Quatre ans plus tard, l'Uruguay, tenant du titre, s'arrête en demi-finale. Après avoir battu la Tchécoslovaquie (2-0, buts d'Oscar Míguez et de Juan Alberto Schiaffino) et l'Écosse (7-0, triplé de Carlos Borges, doublés d'Oscar Míguez et de Julio César Abbadie) au premier tour, il s'impose en quarts contre l'Angleterre (4-2, buts de Carlos Borges, d'Obdulio Varela, de Juan Alberto Schiaffino et de Javier Ambrois). Seule sélection sud-américaine dans le dernier carré, l'Uruguay s'incline après prolongation face au « Onze d'or hongrois » puis en petite finale face à l'Autriche (1-3, but de Juan Hohberg).

En 1956 et en 1959, l'Uruguay remporte deux nouvelles fois le championnat sud-américain.

Une équipe à la recherche de son passé (1959-2007)modifier | modifier le code

Ricardo Pavoni à la Coupe du monde 1974

À partir de la fin des années 1950, la Celeste a beaucoup plus de mal à se tenir au sommet du football mondial. Elle ne participe pas à la Coupe du monde 1958. En 1962, elle est éliminée dès le premier tour. Elle ne brille plus que de façon sporadique, comme en 1966 (en se faisant battre en quarts contre la RFA sur le score de 4-0) et en 1970 en se classant quatrième de la Coupe du monde au Mexique, défaite contre la RFA (0-1). Entre temps, en 1967, l'équipe d'Uruguay remporte une nouvelle fois la Copa América, à domicile, devant l'Argentine.

Après 1970, les performances des Uruguayens s'effondrent. La sélection n'est plus une puissance du football et ne brille plus en Coupe du monde, quand elle parvient encore à s'y qualifier. En 1974, elle termine dernière de son groupe au premier tour, et continue avec la non participation à la 1978.

Rodolfo Rodriguez porte le trophée du Mundialito.

Fin 1980, l'Uruguay organise le Mundialito, un tournoi célébrant les 50 ans de la première Coupe du monde de football. Les nations invitées sont les six championnes du monde, soit dans l'ordre chronologique l'Uruguay, l'Italie, la RFA, le Brésil, l'Angleterre et l'Argentine. Tous répondent présent à l'exception de l'Angleterre, remplacée par les Pays-Bas, finalistes des Coupes du monde 1974 et 1978. L'Uruguay se qualifie pour la finale en battant les Pays-Bas (2-0) puis l'Italie (2-0) au premier tour. Opposée au Brésil, la Celeste l'emporte 2 buts à 1 grâce à Barrios et Victorino.

L'Uruguay, devancé par le Pérou, ne se qualifie pourtant pas pour le Mundial 1982. Dans les années qui suivent, l'Uruguay va disposer d'une nouvelle génération d'exception, menée par Enzo Francescoli, Pablo Bengoechea et Ruben Sosa. Elle remporte deux fois la Copa América (en 1983, après une finale face au Brésil en matchs aller-retour, et en 1987 contre le Chili à Buenos Aires) et participe aux phases finales des Coupes du monde 1986 et 1990, dont elle est élimininée en huitième de finale par l'Argentine et l'Italie respectivement.

L'Uruguay connait un nouvel échec en manquant la qualification pour la Coupe du monde 1994, devancé par la suprenante Bolivie22. Lors de la Copa América 1995, l'Uruguay s'impose en pays hôte contre le Brésil en finale (1-1, 5-3 tab). L'Uruguay rejoint alors l'Argentine en tant que sélection la plus titrée en Copa América (14 victoires).

Les années suivantes sont difficiles. Le tournoi de qualification pour la Coupe du monde 1998 en 1996 et 1997 tourne au naufrage, l'Uruguay terminant 7e des neuf concurrents d'Amérique du Sud. Pendant l'été 1997, il doit défendre son titre continental en Bolivie mais éliminé dès le premier tour par la Bolivie et le Pérou. Invité à disputer en décembre la Coupe des confédérations 1997 en tant que champion sud-américain 1995, l'Uruguay présente une équipe très rajeunie, faisant largement appel aux finalistes de la dernière Coupe du monde des moins de 20 ans. Vainqueurs notamment de la République tchèque et de l'Afrique du Sud, les jeunes s'inclinent en demi-finale face à l'Australie et terminent 4e23. Après une année quasi blanche de matchs, l'Uruguay pointe en décembre 1998 au 76e rang au classement mondial de la FIFA, son plus bas historique.

Pour la Copa América 1999, après avoir passé difficilement le premier tour, l'Uruguay atteint avec quelques difficultés la finale mais perd 3-0 contre le Brésil. Elle prend la quatrième place à la Copa América 2001, après une défaite contre le Honduras (2-2, 4-5 tab). Cinquième du groupe éliminatoire pour la Coupe du monde de 2002, il doit affronter l'Australie et s'impose en barrages (0-1 ; 3-0). Lors de la phase finale, l'Uruguay perd contre le Danemark (1-2, but de Darío Rodríguez), puis fait deux fois match nul contre la France (0-0) et le Sénégal (3-3, buts de Diego Forlán, de Richard Morales et d'Alvaro Recoba), après avoir été mené 3-0 à la mi-temps. Troisième du groupe, l'Uruguay est éliminé dès le premier tour.

Contre le Brésil à la Copa América 2007

Lors de Copa América 2004, l'Uruguay s'assure la troisième place face à la Colombie (2-1). Pour la Coupe du monde 2006, il échoue en barrages (1-0 ; 0-1, 2-4 tab) contre l'Australie. À la Copa América 2007, l'Uruguay s'incline lourdement face au Pérou (0-3), bat la Bolivie (1-0, but de Vicente Sánchez) et fait nul contre le pays organisateur, le Venezuela (0-0). En quart, il retrouve le Venezuela et s'impose 4-1 (doublé de Diego Forlán, buts de Pablo García et de Cristian Rodríguez), puis en demi-finale échoue contre le Brésil (2-2 tab 4-5, buts de Diego Forlán et de Sebastián Abreu). L'Uruguay prend finalement la 4e place après une défaite contre le Mexique (1-3, but de Sebastián Abreu).

Le retour au plus haut niveaumodifier | modifier le code

Article détaillé : Uruguay à la Coupe du monde 2010.
Demi-finale de la Coupe du monde 2010 contre les Pays-Bas

L'Uruguay parvient à se qualifier pour le mondial sud-africain en finissant 5e de la zone Amérique du Sud, puis en éliminant le Costa Rica en barrage (2-0 et 1-1). L'Uruguay débute la compétition par un match nul contre la France, finaliste de l'édition précédente (0-0), avant de battre l'Afrique du Sud, pays organisateur (3-0), puis le Mexique (1-0), et se qualifie ainsi en 8e de finale. Vainqueur de la Corée du Sud (2-1, doublé de Luis Suárez), les Uruguayens atteignent pour la première fois depuis 40 ans les quarts de finale. Ils s'y imposent face aux Black Stars du Ghana au bout d'une séance de tirs au but (1-1, tab 4-2). Le résultat fait polémique car dans le temps additionnel de la prolongation, Luis Suárez repousse de la main un tir qui allait entrer dans le but uruguayen. L'arbitre l'exclut et accorde un penalty au Ghana, qui n'est finalement pas transformé, ouvrant la voie au succès uruguayen24. En demi-finale, l'Uruguay s'incline face aux Pays-Bas (3-2), puis de nouveau face à l'Allemagne en petite finale (3-2). Forlán, auteur de cinq buts dans la compétition, est élu meilleur joueur du tournoi25.

En 2011, l'Uruguay participe à la Copa América. 2e de sa poule, l'Uruguay se qualifie pour les quarts de finale, où il bat l'Argentine, pays hôte, aux tirs au but (1-1 tab 5-4). La Celeste écarte le Pérou en demi-finale (2-0), puis le Paraguay en finale (3-0), glanant ainsi son 15e continental, son premier depuis seize ans26. L'Uruguay atteint la 2e place du classement mondial de la FIFA en juin 2012.

Identitémodifier | modifier le code

Couleursmodifier | modifier le code

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Le maillot de 1901
Les couleurs traditionnelles de l'Uruguay depuis 1910 sont le bleu ciel et le noir.

La tenue de l'équipe d'Uruguay se compose d'un maillot bleu clair, d'un short et de bas noirs. Ces couleurs ont été adoptées en 1910, au lendemain de la première victoire des Uruguayens à Montevideo, face à l'Argentine, le 15 août 1910. Ils portent à cette occasion et pour la première fois un maillot bleu clair, celui avec lequel le River Plate Football Club, un des principaux clubs uruguayen du moment, a battu les Argentins d'Alumni quelques jours plus tôt.

Auparavant, la sélection uruguayenne avait à de nombreuses reprises changé la couleur de son maillot, en utilisant notamment les couleurs des grands clubs du pays. Lors du premier match international à Montevideo en 1889, la sélection de Montevideo (qui n'était pas encore celle de l'Uruguay) porte les couleurs du Montevideo Cricket Club (en). Lors du match disputé en 1901, la sélection uruguayenne porte le maillot rouge et bleu de l'Albion Football Club. Après cela et avant 1910, les couleurs varient au fur et à mesure des matchs. Lors d'un match contre l'Argentine, l'Uruguay évolue avec un maillot à rayures blanches et bleues (couleurs actuelles de l'Argentine) et son adversaire avec un maillot bleu ciel (couleurs actuelles de l'Uruguay).

Le maillot « extérieur », utilisé contre des équipes portant des maillots de couleurs proches, est aujourd'hui rouge, une couleur qui a été portée pour la première fois lors de la Copa América de 1935. Néanmoins, la couleur du maillot extérieur a varié dans le temps (elle a parfois été noire ou blanche notamment).


Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1922-1950
Extérieur

Surnommodifier | modifier le code

L'équipe d'Uruguay de football est surnommée la Celeste, en référence à la couleur bleue clair du maillot, et ses joueurs les Charrúas22, en hommage au peuple amérindien Charrúa, établi sur les côtes du río de la Plata et du río Uruguay, qui opposa une grande résistance aux conquistadors (le peuple fut finalement massacré en 1831). Le jeu de la sélection, caractérisé par son engagement physique et sa force morale, est souvent surnommé garra charrúa27.

Emblèmemodifier | modifier le code

Le logo de la Celeste a la particularité d'être orné de quatre étoiles. Traditionnellement, chaque étoile sur le maillot d'une sélection représente une Coupe du monde remportée. Or, l'équipe d'Uruguay n'a remporté que deux Coupes du monde en 1930 et 1950. Les deux autres étoiles représentent les deux titres olympiques de 1924 et 192827. Avant la mise en place de la Coupe du monde, les Jeux olympiques étaient la grande compétition internationale du football et avaient alors valeur de championnat du monde.

Résultatsmodifier | modifier le code

Compétitions mondialesmodifier | modifier le code

Parcours aux Jeux olympiques
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1900 à 1920 Non invité
Drapeau : France 1924 Vainqueur 1er 5 5 0 0 20 2
Drapeau : Pays-Bas 1928 Vainqueur 1er 5 4 1 0 12 5
Drapeau : Allemagne 1936 Forfait
1948 à 1960n 4 Ne se qualifie pas
Parcours en Coupe du monde
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Drapeau : Uruguay 1930 Vainqueur 1er 4 4 0 0 15 3
1934 et 1938 Forfait
Drapeau : États-Unis du Brésil 1950 Vainqueur 1er 4 3 1 0 15 5
Drapeau : Suisse 1954 Demi-finale 4e 5 3 0 2 16 9
Drapeau : Suède 1958 Non qualifié
Drapeau : Chili 1962 1er tour 13e 3 1 0 2 4 6
Drapeau : Angleterre 1966 Quart de finale 7e 4 1 2 1 2 5
Drapeau : Mexique 1970 Demi-finale 4e 6 2 1 3 4 5
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1974 1er tour 13e 3 0 1 2 1 6
1978 et 1982 Non qualifié
Drapeau : Mexique 1986 8e de finale 16e 4 0 2 2 2 8
Drapeau : Italie 1990 8e de finale 16e 4 1 1 2 2 5
1994 et 1998 Non qualifié
Drapeau : Japon Drapeau : Corée du Sud 2002 1er tour 26e 3 0 2 1 4 5
Drapeau : Allemagne 2006 Non qualifié (barragiste)
Drapeau : Afrique du Sud 2010 Demi-finale 4e 7 3 2 2 11 8
Drapeau : Brésil 2014 Qualifié - - - - - -
Parcours en Coupe des confédérations
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1992 et 1995 Non qualifié
Drapeau : Arabie saoudite 1997 Demi-finale 4e 5 3 0 2 8 6
1999 à 2009 Non qualifié
Drapeau : Brésil 2013 Demi-finale 4e 5 2 1 2 14 7

Compétitions continentalesmodifier | modifier le code

Parcours en Campeonato Sudamericano
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Drapeau de l’Argentine 1916 Vainqueur 1er 3 2 1 0 06 01
Drapeau de l'Uruguay 1917 Vainqueur 1er 3 3 0 0 09 00
Drapeau du Brésil 1919 Finale 2e 3 2 1 0 07 04
Drapeau du Chili 1920 Vainqueur 1er 3 2 1 0 09 02
Drapeau de l’Argentine 1921 3e 3e 3 1 0 2 03 04
Drapeau du Brésil 1922 3e 3e 4 2 1 1 03 01
Drapeau de l'Uruguay 1923 Vainqueur 1er 3 3 0 0 06 01
Drapeau de l'Uruguay 1924 Vainqueur 1er 3 2 1 0 08 01
Drapeau de l’Argentine 1925 Forfait
Drapeau du Chili 1926 Vainqueur 1er 4 4 0 0 17 02
Drapeau du Pérou 1927 Finale 2e 3 2 0 1 15 03
Drapeau de l’Argentine 1929 3e 3e 3 1 0 2 04 06
Drapeau du Pérou 1935 Vainqueur 1er 3 3 0 0 06 01
Drapeau de l’Argentine 1937 3e 3e 5 2 0 3 11 14
Drapeau du Pérou 1939 Finale 2e 4 3 0 1 13 05
Drapeau du Chili 1941 Finale 2e 4 3 0 1 10 01
Drapeau de l'Uruguay 1942 Vainqueur 1er 6 6 0 0 21 02
Drapeau du Chili 1945 4e 4e 6 3 0 3 14 06
Drapeau de l’Argentine 1946 4e 4e 5 2 0 3 11 09
Drapeau : Équateur (pays) 1947 3e 3e 7 5 0 2 21 08
Drapeau du Brésil 1949 6e 6e 7 2 1 4 14 20
Drapeau du Pérou 1953 3e 3e 6 3 1 2 15 06
Drapeau du Chili 1955 4e 4e 5 2 1 2 12 12
Drapeau de l'Uruguay 1956 Vainqueur 1er 5 4 1 0 09 03
Drapeau du Pérou 1957 3e 3e 6 4 0 2 15 12
Drapeau de l’Argentine 1959 5e 5e 6 2 0 4 15 14
Drapeau : Équateur (pays) 1959 Vainqueur 1er 4 3 1 0 13 01
Drapeau de la Bolivie 1963 Forfait
Drapeau de l'Uruguay 1967 Vainqueur 1er 5 4 1 0 13 02
Parcours en Copa América
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Location South America.png1975 4e 4e 2 1 0 1 1 3
Location South America.png1979 Groupe 6e 4 1 2 1 5 5
Location South America.png1983 Vainqueur 1er 8 5 2 1 12 6
Drapeau de l’Argentine 1987 Vainqueur 1er 2 2 0 0 2 0
Drapeau du Brésil 1989 Finale 2e 7 4 0 3 11 3
Drapeau du Chili 1991 Groupe 5e 4 1 3 0 4 3
Drapeau : Équateur (pays) 1993 Quart de finale 6e 4 1 2 1 5 5
Drapeau de l'Uruguay 1995 Vainqueur 1er 6 4 2 0 11 4
Drapeau de la Bolivie 1997 Groupe 8e 3 1 0 2 2 2
Drapeau : Paraguay 1999 Finale 2e 6 1 2 3 4 9
Drapeau de la Colombie 2001 4e 4e 6 2 2 2 7 7
Drapeau du Pérou 2004 3e 3e 6 3 2 1 12 10
Drapeau : Venezuela 2007 4e 4e 6 2 2 2 8 9
Drapeau de l’Argentine 2011 Vainqueur 1er 6 3 3 0 9 3
Drapeau du Chili 2015 Qualifié

Trophées amicauxmodifier | modifier le code

Classement FIFAmodifier | modifier le code

Depuis l'introduction du classement mondial de la FIFA en 1993, l'Uruguay a navigué entre la 76e place, son pire classement atteint en décembre 1998, et la 2e place de juin 2012, qui fait suite à son bon parcours lors de la Coupe du monde 2010 et sa victoire en Copa América 2011. À cette occasion, la sélection uruguayenne est la mieux classée d'Amérique du Sud28.

Infrastructuresmodifier | modifier le code

Article détaillé : Stade Centenario.
Vue intérieure du stade Centenario.

L'Uruguay utilise pour ses matchs à domicile le stade Centenario, situé dans le quartier Parque Batlle de Montevideo.

Construit pour la première édition de la coupe du monde de football, il est l'œuvre de l'architecte Juan Antonio Scasso29. Il est terminé juste à temps grâce à la réduction de la capacité initialement prévue à 100 000 places. Le stade est inauguré le 18 juillet 1930 lors du premier match disputé par l'Uruguay dans le tournoi face au Pérou. Le 30 juillet, il accueille la finale du tournoi, au cours de laquelle l'Uruguay s'impose face à l'Argentine devant 60 000 à 93 000 spectateurs.

Le Centenario a par la suite accueilli la Copa América à plusieurs reprises, en 1942, 1956, 1967, 1995, ainsi que le Mundialito de 1980.

Le stade Centenario est également utilisé par les grands clubs professionnels de Montevideo.

Personnalitésmodifier | modifier le code

Sélectionneursmodifier | modifier le code

Alberto Suppici, champion du monde 1930.
Óscar Tabárez, sélectionneur nommé en 2006.

Pendant longtemps, le sélectionneur emblématique de la sélection uruguayenne reste Alberto Suppici, vainqueur de la Coupe du monde de football de 1930, qui dirige 33 matchs de 1928 à 1932 puis de 1935 à 194130. Auparavant, les deux vainqueurs des Jeux olympiques en 1924 et 1928 sont Ernesto Figoli et Primo Gianotti (it)31.

Dans les années 1950, Juan López Fontana surpasse Suppici en dirigeant la sélection pendant deux Coupes du monde, dont celle victorieuse de 1950. Il participe ainsi à 50 matchs internationaux. Il n'est à son tour dépassé que par Omar Borrás (58 matchs dans les années 1980), puis Oscar Washington Tabárez, nommé en 2006 à la tête de la sélection (134 matchs en novembre 2013)30.

Liste des sélectionneurs de l'Uruguay
Période Entraîneur
1902-1916 Comité de sélection
1916 Drapeau : Uruguay Jorge Pacheco
Drapeau : Uruguay Alfredo Foglino
1917-1918 Drapeau : Uruguay Julián Bértola
1919-1920 Drapeau : Uruguay Severino Castillo
1920-1922 Drapeau : Uruguay Ernesto Fígoli
1922-1923 Drapeau : Uruguay Pedro Olivieri
1923-1924 Drapeau : Uruguay Leonardo De Lucca
1924-1926 Drapeau : Uruguay Ernesto Meliante
1926 Drapeau : Uruguay Andrés Mazali
Drapeau : Uruguay Ernesto Fígoli
1927-1928 Drapeau : Uruguay Primo Giannoti
1928 Drapeau : Uruguay Luis Grecco
1928-1932 Drapeau : Uruguay Alberto Suppici
1932-1933 Drapeau : Uruguay Raúl Blanco
1933-1941 Drapeau : Uruguay Alberto Suppici
1941-1942 Drapeau : Uruguay Pedro Cea
1942-1945 Drapeau : Uruguay José Nasazzi
1945-1946 Drapeau : Uruguay Aníbal Tejada
Liste des sélectionneurs de l'Uruguay
Période Entraîneur
1946 Drapeau : Uruguay Guzmán Vila Gomensoro
1946-1955 Drapeau : Uruguay Juan López
1955 Drapeau : Uruguay Juan Carlos Corazzo
1955-1957 Drapeau : Uruguay Hugo Bagnulo
1957-1959 Drapeau : Uruguay Juan López
1959 Drapeau : Uruguay Héctor Castro
1959-1961 Drapeau : Uruguay Juan Carlos Corazzo
1961-1962 Drapeau : Uruguay Enrique Fernández
1962-1964 Drapeau : Uruguay Juan Carlos Corazzo
1964-1965 Drapeau : Uruguay Rafael Milans
1965-1967 Drapeau : Uruguay Ondino Viera
1967-1969 Drapeau : Uruguay Enrique Fernández
1969-1970 Drapeau : Uruguay Juan Hohberg
1970-1973 Drapeau : Uruguay Hugo Bagnulo
1974-1974 Drapeau : Uruguay Roberto Porta
1974-1975 Drapeau : Uruguay/Drapeau : Italie Juan Schiaffino
1975-1977 Drapeau : Uruguay José María Rodríguez
1977 Drapeau : Uruguay Juan Hohberg
1977-1979 Drapeau : Uruguay Raúl Bentancor
Liste des sélectionneurs de l'Uruguay
Période Entraîneur
1979-1982 Drapeau : Uruguay Roque Máspoli
1982-1987 Drapeau : Uruguay Omar Borrás
1987-1988 Drapeau : Uruguay Roberto Fleitas
1988-1990 Drapeau : Uruguay Oscar Tabárez
1990-1993 Drapeau : Uruguay Luis Cubilla
1993-1994 Drapeau : Uruguay Ildo Maneiro
1994-1996 Drapeau : Uruguay Héctor Núñez
1996-1997 Drapeau : Uruguay Juan Ahuntchaín
1997-1998 Drapeau : Uruguay Roque Máspoli
1998-2000 Drapeau : Uruguay Víctor Púa
2000-2001 Drapeau : Argentine Daniel Passarella
2001-2003 Drapeau : Uruguay Víctor Púa
2003-2004 Drapeau : Uruguay Juan Ramón Carrasco
2004-2006 Drapeau : Uruguay Jorge Fossati
2006 Drapeau : Uruguay Gustavo Ferrín
2006- Drapeau : Uruguay Oscar Tabárez

Joueurs emblématiquesmodifier | modifier le code

Joueurs les plus capés32,33
# Nom Poste Période Sél. Buts
1 Diego Forlán A 2002- 107 36
2 Diego Lugano D 2003- 91 9
3 Maxi Pereira D 2005- 87 3
4 Diego Pérez M 2001- 87 2
5 Rodolfo Rodríguez G 1976-1986 78 0
6 Luis Suárez A 2007- 76 39
7 Diego Godín D 2005- 75 3
8 Fabián Carini G 1999-2009 74 0
9 Enzo Francescoli M 1982-1997 73 17
10 Cristian Rodríguez A 2003- 70 8
Meilleurs buteurs32,33
# Nom Période Buts Sél.
1 Luis Suárez 2007- 39 76
2 Diego Forlán 2002- 36 107
3 Héctor Scarone 1917-1930 31 52
4 Ángel Romano34 1911-1927 28 69
5 Óscar Míguez35 1950-1958 27 39
6 Sebastián Abreu 1996-2012 26 ou 27 70
7 Pedro Petrone 1924-1930 24 29
8 Carlos Aguilera 1983-1997 22 ou 23 64 ou 65
9 Fernando Morena 1971-1983 22 53
10 José Piendibene 1909-1923 20 40
Mis à jour le 2 janvier 2014. En gras les joueurs toujours actifs

Au cours du XXe siècle, la sélection uruguayenne pioche majoritairement dans les effectifs des deux grands clubs de Montevideo, le Club Nacional et le CA Peñarol, qui se partagent la grande majorité des titres de champion d'Uruguay et ont remporté chacun trois fois la Coupe intercontinentale. Le Nacional s’enorgueillit notamment d'avoir fourni tous les joueurs lors de la première victoire de la sélection en 1903 et d'avoir compté des sélectionnés lors de tous les succès de l'équipe d'Uruguay, mondiaux et continentaux36.

La FIFA qualifie de « stars du passé » de la sélection uruguayenne les joueurs suivants22 :

Les vainqueurs de la finale des JO de 1924 sont : MazaliNasazzi, ArispeGhierra, Vidal, AndradeRomano, Cea, Petrone, Scarone, Urdinarán.
Quatre ans plus tard, les vainqueurs sont : Mazali — Nasazzi, Arispe — Gestido, Fernández, Andrade — Urdinarán, Castro, Petrone, Cea, Campolo. Pour la 2e finale, Fernández a remplacé Piriz, Urdinarán Arremón, Castro Scarone, Petrone Borjas44 et Campolo Roberto Figueroa.

Enfin, les vainqueurs du finale de 1930 sont : Ballestero — Nasazzi (c), Mascheroni — Andrade, Fernández, Gestido — Dorado, Scarone, Castro, Cea, Iriarte.

Outre Héctor Scarone, cinq joueurs uruguayens ont participé aux trois campagnes triomphales de 1924, 1928 et 1930 : José Nasazzi, le défenseur central et capitaine de la sélection37, José Andrade, surnommé La maravilla negra (en français : « La merveille noire »)37, meilleur joueur des Jeux olympiques de 1924, et les attaquants Pedro Petrone, meilleur buteur des Jeux olympiques de 1924, Pedro Cea, auteur de 5 buts en 4 matchs lors du Mondial 1930, et Santos Urdinarán (Petrone et Urdinarán ne jouent pas la finale de 1930).

La couronne mondiale de 1950 honore deux autres joueurs emblématiques : Oscar Míguez, le meilleur buteur uruguayen en Coupe du monde (8 buts en 1950 et 1954)37, et Juan Alberto Schiaffino, meneur de jeu génial45, premier Uruguayen aux classements du meilleur joueur mondial du siècle établi par l'IFFHS et par So Foot en 201237.

Luis Alberto Cubilla, international de 1959 à 1974, suit Schiaffino au classement du « Meilleur joueur Sud-Américain du siècle » édité par l'IFFHS46. Il devient ensuite un entraineur à succès et sera sélectionneur de l'Uruguay de 1991 à 1993. José Santamaría, international de 1952 à 1957, obtient sa naturalisation espagnole suite à son transfert au Real Madrid CF en 1957. Il disputera la Coupe du monde de 1962 avec l'Espagne après avoir joué celle de 1954 avec l'Uruguay47. Pablo Bengoechea est un meneur de jeu et capitaine emblématique de la sélection, vainqueur de la Copa América en 1987 et 1995, en marquant à chaque fois en finale48. Rubén Paz, un brillant gaucher49, est élu meilleur joueur sud-américain de l'année 1988 (quatre ans après Francescoli, le premier uruguayen honoré de ce titre).

Les vedettes des années 2000 et 2010 sont les attaquants Diego Forlán37, Luis Alberto Suárez et Edinson Cavani, et le défenseur et capitaine Diego Lugano50. Le terrible défenseur Paolo Montero a arrêté sa carrière internationale trop tôt (en 2005) pour accompagner leur succès en sélection37.

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Les joueurs suivants sont également importants dans l'histoire de la sélection uruguayenne[réf. nécessaire] :

Gardiens
Défenseurs
Milieux
Attaquants

Effectif actuelmodifier | modifier le code

Liste des joueurs convoqués pour disputer la Coupe des confédérations 2013.

Sélections et buts actualisés le 16 juin 2013.

Pos Nom Date de naissance Sélections Buts Club
1 GB Fernando Muslera (27 ans) 49 0 Drapeau : Turquie Galatasaray
12 GB Juan Castillo (35 ans) 13 0 Drapeau : Uruguay Danubio
23 GB Martín Silva (31 ans) 2 0 Drapeau : Paraguay Club Olimpia
2 DF Diego Lugano (33 ans) 85 8 Drapeau : Angleterre West Bromwich Albion
3 DF Diego Godín (28 ans) 69 3 Drapeau : Espagne Atlético Madrid
4 DF Sebastián Coates (23 ans) 11 0 Drapeau : Angleterre Liverpool
13 DF Matías Aguirregaray (25 ans) 4 0 Drapeau : Uruguay CA Peñarol
16 DF Maxi Pereira (29 ans) 80 2 Drapeau : Portugal Benfica Lisbonne
19 DF Andrés Scotti (38 ans) 39 1 Drapeau : Uruguay Club Nacional
22 DF Martín Cáceres (27 ans) 52 1 Drapeau : Italie Juventus
5 ML Walter Gargano (29 ans) 58 1 Drapeau : Italie Inter Milan
6 ML Álvaro Pereira (28 ans) 51 5 Drapeau : Italie Inter Milan
7 ML Cristian Rodríguez (28 ans) 63 6 Drapeau : Espagne Atlético Madrid
8 ML Sebastián Eguren (33 ans) 53 7 Drapeau : Paraguay Club Libertad
14 ML Nicolás Lodeiro (25 ans) 20 2 Drapeau : Brésil Botafogo
15 ML Diego Pérez (33 ans) 86 2 Drapeau : Italie Bologne FC
17 ML Egidio Arévalo (32 ans) 46 0 Drapeau : Italie US Palerme
18 ML Gastón Ramírez (23 ans) 20 0 Drapeau : Angleterre Southampton
20 ML Álvaro González (29 ans) 38 1 Drapeau : Italie Lazio Rome
9 AT Luis Suárez (27 ans) 69 35 Drapeau : Angleterre Liverpool
10 AT Diego Forlán (34 ans) 103 34 Drapeau : Brésil SC Internacional
11 AT Abel Hernández (24 ans) 10 7 Drapeau : Italie US Palerme
21 AT Edinson Cavani (27 ans) 53 17 Drapeau : France Paris SG

Rivalitésmodifier | modifier le code

Timbre commémorant le match Uruguay-Brésil de 1950.
Principaux adversaires de l'Uruguay7
Adversaire M V N D
Drapeau : Argentine Argentine 169 50 41 78
Drapeau : Chili Chili 74 40 18 16
Drapeau : Brésil Brésil 73 20 19 34
Drapeau : Paraguay Paraguay 71 29 17 25
Drapeau : Pérou Pérou 62 35 13 14
Mis à jour en décembre 2013

L'équipe d'Uruguay nourrit une rivalité particulière avec celle d'Argentine3, les deux capitales n'étant séparées que par le río de la Plata. C'est le plus vieux duel de sélections hors Grande-Bretagne51. Les deux équipes s'affrontent régulièrement à l'occasion de trophées mis en jeu entre les deux pays, notamment la Copa Lipton (entre 1905 et 1992)52 et la Copa Newton (entre 1906 et 1976)53. Elles se sont disputées deux finales mondiales, lors des Jeux olympiques de 1928 puis lors de la Coupe du monde de 1930.

L'histoire de la Celeste avec l'équipe du Brésil, autre voisin et adversaire régulier, est marquée par le choc du « Maracanaço », le surnom donné à la victoire des Uruguayens au Brésil lors de la Coupe du monde de 195054. Les deux sélections s'opposent également à six reprises en finale continentale, en 1919 (la finale est rejouée), 1956, 1983, 1989, 1995 et 1999. Comme avec l'Argentine, un trophée a été mis en jeu entre les deux pays, la Copa Rio Branco, disputée à dix reprises entre 1931 et 1976.

Parmi les sélections du reste du monde, les plus rencontrées sont l'Angleterre et l'Espagne (10 matchs), l'Australie et l'Italie (9 matchs). L'Uruguay ne l'a jamais emporté contre l'Espagne7.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

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Notes
  1. L'Uruguay compte 3,4 millions d'habitants en 2008, mais seulement 1,75 en 1930. Il est de loin le pays le moins peuplé à avoir remporté la Coupe du monde et le tournoi de football des Jeux olympiques.
  2. Le match Argentine-Uruguay du 16 juillet 1916 doit être arrêté au bout de cinq minutes à cause de bagarres entre spectateurs. L'émeute s'est propagée sur le terrain et a déclenché un incendie dans les tribunes (en bois) du stade GEBA. Le match est donc déclaré nul et rejoué (à partir de la 6e minute de jeu) le lendemain à l'Estadio Racing Club à Avellaneda.
  3. Le Comité international olympique (CIO) exige que seuls les joueurs amateurs prennent part au tournoi olympique, alors que la FIFA veut ouvrir la compétition à ses meilleurs joueurs, de nombreux pays européens disposant alors de championnats professionnels.
  4. En 1999, la FIFA décide que les matchs de football disputés dans le cadre des Jeux olympiques à partir des Jeux olympiques de Rome de 1960 ne comptent pas comme sélection nationale en équipe A. Cf. (en) Roberto Mamrud, Karel Stokkermans, « Olympic Matches », sur rsssf.com,‎ 12 août 2009 (consulté le 8 septembre 2009)
  5. Seuls le Mexicain Antonio Carbajal et l'Allemand Lothar Matthäus ont participé à plus de Coupes du monde que Pedro Rocha (5)
Références
  1. (en) MVCC'S History, site officiel du Montevideo Cricket Club
  2. (es) « Vamo’ arriba la celeste... y blanca », sur Pagina12,‎ 12 octobre 2009
  3. a et b (es) Un clásico, cinco recuerdos, FIFA.com, 10 octobre 2012
  4. Raisons d’exclusion ou d’admission aux matches internationaux "A" (1901-1910) : Uruguay - Argentine 1901, IFFHS
  5. Uruguay - Argentina 0:6 (0:2), IFFHS
  6. (es) « Primer triunfo internacional de la celeste », El País,‎ 14 septembre 2003
  7. a, b et c (en) Uruguay - International Results, RSSSF
  8. (en) Copa Centenario Revolución de Mayo 1910, RSSSF
  9. 1919, le premier titre de la Seleção, blog Chega de futebol! sur So Foot.com
  10. Tournoi olympique de football masculin 1924, FIFA.com
  11. (en) « Football's debt to Uruguay », BBC Sport,‎ 8 avril 2002 (consulté le 29 décembre 2013)
  12. Tournoi olympique de football masculin 1928, FIFA.com
  13. a et b [PDF] « Origine de la Coupe du monde de la FIFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association
  14. Dino Di Meo, « Les quinze Coupes du monde revisitées : 1930 », Libération.fr,‎ 22 mai 1998
  15. Premières pour l'Uruguay (lequipe.fr) (sur l'Internet Archive)
  16. « Football à Genève et à Montevideo », Match, no 198,‎ 24 juin 1930, p. 7 (lire en ligne)
  17. Coupe du Monde de la FIFA, Uruguay 1930, FIFA.com
  18. 30 juillet 1930 - L'Uruguay remporte la première Coupe du monde, herodote.net
  19. Coupe du Monde de la FIFA, Uruguay 1930 - Finale, FIFA.com
  20. Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 1950, FIFA.com
  21. Dino Di Meo, « Les quinze Coupes du monde revisitées : Brésil 1950 », Libération.fr,‎ 26 mai 1998
  22. a, b et c Portrait de l'Uruguay, FIFA.com
  23. Coupe des confédérations 1997 - Au tour du Brésil, FIFA.com
  24. Benoît Vitkine, « L'Uruguay élimine le Ghana et va en demi-finale », Le Monde.fr,‎ 2 juillet 2010
  25. Cyril Lacarrière, « Diego Forlan, discret Ballon d'Or du Mondial », Le Monde.fr,‎ 12 juillet 2010
  26. (en) « Luis Suárez and Diego Forlán shoot Uruguay to record 15th Copa América », Guardian,‎ 24 juillet 2011
  27. a et b L’Uruguay, un intrus bienvenu, Bruno Lesprit, Le Temps.ch, 6 juillet 2010
  28. Classement FIFA de l'Uruguay, FIFA.com
  29. Centenario, FIFA.com
  30. a et b (es) « Backstage de foto para la historia », ElObservador.com.uy
  31. (en) « Uruguayan Squads in the World Cup », RSSSF
  32. a et b (en) « Statistics for Uruguay », sur national-football-teams.com
  33. a et b (en) « Uruguay - Record International Players », RSSSF,‎ 13 août 2013 (consulté le 2 janvier 2014)
  34. (en) Angel Romano - International Appearances, RSSSF
  35. (en) Oscar Omar Míguez - Goals in International Matches, RSSSF
  36. (es) Nacional y la seleccion, NacionalDigital.com
  37. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Mathieu Faure, « Top 10 : Uruguayens », So Foot.com,‎ 15 août 2012
  38. Obdulio VARELA - Un capitaine légendaire, FIFA.com
  39. Roque MASPOLI - L'ange gardien de la Celeste, FIFA.com
  40. Ghiggia, dernier héros du Maracanazo, FIFA.com
  41. Décès de Mazurkiewicz lequipe.fr, le 2 janvier 2013
  42. « Enzo Francescoli, le Prince céleste », FIFA.com
  43. Des nouvelles de... Alvaro Recoba, Alexis Toledano, footmercato.net, 25 avril 2009
  44. René Borjas, mort pour son club, So Foot.com, 19 décembre 2012
  45. Schiaffino, entre dieu et démon, FIFA.com
  46. Meilleur Joueur Sud-Américain du Siècle, IFFHS
  47. José Emilio Santamaría - International Appearances, RSSSF
  48. El profesor Bengoechea, Les Cahiers du football.net
  49. « Rubén Paz, un pied gauche en or », FIFA.com
  50. L'Uruguay, un an après , So Foot.com, 29 juin 2011
  51. Top 10 : Affrontements Uruguay-Argentine, So Foot.com, 15 octobre 2013
  52. Copa Lipton sur RSSSF.
  53. Copa Newton sur RSSSF.
  54. « Brésil-Uruguay, le fantôme du Maracanãzo », So Foot.com,‎ 26 juin 2013









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