Accord d'Achnacarry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L’accord d'Achnacarry, également appelé As-Is Agreement, est un accord signé le entre la Standard Oil of New Jersey, la Royal Dutch Shell et l'Anglo-Persian Oil Company au château écossais d'Achnacarry à la suite d'une réunion secrète tenue le 28 août 1928 à l'initiative d’Henri Deterding de la Royal Dutch Shell1. Cet accord auquel se joindront les quatre autres majors, la Standard Oil of New York, la Gulf Oil et Texaco suivait l'accord du même genre dit « de la ligne rouge » signé par les partenaires de la compagnie pétrolière turco-irakienne le 31 juillet de la même année.

Ententemodifier | modifier le code

Cette entente conclue entre les principales compagnies pétrolières de l'époque (à l'issue d'une partie de chasse) stipule :

  • l'engagement, par les membres de l'entente, de stabiliser leurs parts respectives du marché mondial au niveau de 1928, avec relèvement des parts au prorata de la demande, en cas d'augmentation générale de la demande,
  • l'utilisation en commun des usines et des installations déjà en place,
  • la construction d'installations supplémentaires seulement si l'accroissement de la demande l'exige,

[…]

  • la suppression à la base, c'est-à-dire au puits ou à la raffinerie et par les producteurs eux-mêmes, de toute production excédentaire,
  • l'élimination de toutes mesures ou dépenses de nature compétitive, propres à augmenter sensiblement les prix de revient ou de vente.

Le contrat que l’on appelle encore aujourd’hui des « sept sœurs » (Seven Sisters (en)), marque la naissance d'un vrai cartel du pétrole.

En 1952, la Federal Trade Commission procède à une enquête approfondie sur les pratiques commerciales des compagnies pétrolières. L'enquête révèle notamment cet accord secret en opposition à la règlementation anti-trust. Un courrier de J. Edgar Hoover signale que la publication de ce dossier serait favorable à la propagande soviétique2 ; le président Harry S. Truman demande alors l'interruption de l'enquête criminelle3.

Les compagnies pétrolières (les « sept sœurs ») et leurs représentantsmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code








Creative Commons License