Aisne (Oise)

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Aisne
Panorama de l'Aisne à Soupir.
Panorama de l'Aisne à Soupir.
Caractéristiques
Longueur 355,9 km 1
Bassin 7 939 km2 1
Bassin collecteur Seine
Débit moyen 65,4 m3/s (Trosly-Breuil) 2
Régime pluvial océanique
Cours
Source Argonne
· Localisation Rembercourt-Sommaisne, France
· Altitude 250 m
· Coordonnées 48° 56′ 15″ N 5° 11′ 39″ E / 48.93761, 5.19414 (Source - Aisne)  
Confluence Oise
· Localisation Compiègne, France
· Altitude 30 m
· Coordonnées 49° 26′ 07″ N 2° 50′ 46″ E / 49.4353, 2.8461 (Confluence - Aisne)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Suippe, Vesle
· Rive droite Aire
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Aisne, Ardennes, Marne, Meuse , Oise
Régions traversées Champagne-Ardenne, Picardie, Lorraine

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

L'Aisne est une rivière du nord de la France, dans les trois régions Champagne-Ardenne, Picardie, Lorraine, traversant les cinq départements Aisne, Ardennes, Marne, Meuse , Oise , et un affluent de l'Oise, donc un sous-affluent de la Seine.

Géographiemodifier | modifier le code

Elle prend sa source dans l'Argonne à Sommaisne, près de la limite entre les départements de la Meuse et de la Marne, et se jette dans l'Oise à Compiègne, dans le département de l'Oise, après un long parcours de 355,9 kilomètres1.

Étymologiemodifier | modifier le code

L'Aisne à Soissons.
L'Aisne à Soissons.

Le nom Aisne provient du celtique Axonna, Axona3, d'un radical *ax- et du suffixe -onna, fréquent dans les noms de rivières. Voir aussi Essonne.

Départements et principales villes traversésmodifier | modifier le code

L'Aisne traverse cent-trente communes1

Hydrographie - Affluentsmodifier | modifier le code

Principaux affluents :

Entre Vieux-lès-Asfeld et Semuy, l'Aisne est longée par le canal des Ardennes, lequel se prolonge entre Semuy et Vouziers. A Semuy le canal s'engage dans une vallée latérale en direction nord-est, d'où il rejoindra la Meuse en aval de Sedan en suivant la vallée de la Bar.

En aval de Vieux-lès-Asfeld, l'Aisne est encore longée par un autre canal, le canal latéral à l'Aisne qui relie cette dernière localité à Celles-sur-Aisne.

Hydrologiemodifier | modifier le code

Bassin supérieur - En amont de Rethelmodifier | modifier le code

Dans son cours supérieur, l'Aisne grossie de nombreux affluents issus des hauteurs de l'Argonne se présente comme un cours d'eau assez abondant. Son débit a été observé sur une période de 38 ans (1969-2007), à Givry, localité du département des Ardennes située un peu en amont de Rethel4. Le bassin versant de la rivière y est de 2 940 km2 (soit un peu plus du tiers de sa totalité qui fait 7 920 km2).

Le module de la rivière à Givry est de 31,2 m3/s, c'est-à-dire la moitié du débit final de la rivière (65 m3).

L'Aisne y présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées, comme bien souvent dans l'est de la France, avec des hautes eaux d'hiver portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 50 et 66 m3/s, de décembre à mars inclus (avec un maximum en janvier), et des basses eaux d'été, de fin juin à début octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 6,17 m3 au mois de septembre.

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 2,00 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui n'est pas excessivement bas.

Les crues existent sans être trop importantes, à l'inverse donc des cours d'eau coulant plus à l'est, sur le plateau lorrain entre autres. Ainsi le débit instantané maximal enregistré a été de 300 m3/s le 1er février 1977, tandis que la valeur journalière maximale était de 297 m3/s le 22 du même mois. Le QIX 10 est de 260 m3/s, le QIX 20 de 290 m3/s et le QIX 50 de 330 m3/s. Les QIX 2 et QIX 5 valent quant à eux respectivement 190 et 230 m3/s. D'où il ressort que les crues de février 1977 étaient d'ordre vicennal, et nullement exceptionnelles.

L'Aisne dans son cours supérieur est une rivière assez abondante, alimentée par des précipitations notables, dans la région des hauteurs de l'Argonne. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 336 millimètres annuellement, ce qui est assez élevé, un peu supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, et surtout à la moyenne de la totalité du bassin de la Seine (220 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) de la rivière atteint le chiffre de 10,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Cours inférieurmodifier | modifier le code

Entre Givry et la fin de son parcours, l'Aisne a traversé toute l'étendue de la Champagne crayeuse et reçu notamment une série d'affluents moins irréguliers, aux étiages peu sévères, aux crues faibles et au débit maximal décalé vers la période de fin d'hiver et du printemps, tels la Retourne, la Suippe et la Vesle. L'Aisne a aussi bénéficié de nombreux apports souterrains liés à la présence d'eaux souterraines abondantes. Une bonne partie de l'eau des précipitations en Champagne crayeuse échappe en effet à l'écoulement et après s'être infiltrée, est stockée dans le sous-sol, étant donnée la grande perméabilité des terrains. Mais ces eaux d'infiltration ne sont perdues que momentanément par les petites rivières et finissent par retourner aux cours d'eau les plus importants qui coulent toujours en contrebas. En d'autres termes le sous-sol de la Champagne joue le rôle de régularisateur : il absorbe une partie de l'eau excédentaire durant l'hiver, et, lorsque les nappes souterraines ont bien remonté, en fin d'hiver et au printemps, restitue cette eau à la rivière principale de la région, en l'occurrence l'Aisne. Ce phénomène se produit aussi en faveur de la Marne voisine.

De ce fait le profil de l'Aisne s'est relativement adouci lors de la traversée de la Champagne. Elle est devenue plus régulière, son débit d'étiage a nettement augmenté, et sa période de hautes eaux s'est allongée au printemps.

Son débit a été observé durant une période de 42 ans (1961-2002), à Trosly-Breuil, localité du département de l'Oise située un peu en amont de Rethondes2. Le bassin versant de la rivière y est de 7 940 km2, soit la presque totalité de celui-ci.

Le module de la rivière à Trosly-Breuil est de 65,4 m3/s.

La saison des hautes eaux s'étend désormais de décembre à début mai pour des débits mensuels moyens allant de 85 à 120 m3/s, avec un maximum en février. La saison des basses eaux se produit de juillet à octobre avec un minimum devenu très confortable de 24 m3/s au mois d'août. Le débit d'étiage VCN3 en cas de quinquennale sèche, passe de 2,1 m3/s (Givry) à 8,6 m3/s à Trosly-Breuil. Il fait plus que quadrupler, alors que le module ne fait que doubler.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Trosly-Breuil
(Données calculées sur 42 ans)

A Trosly-Breuil, les QIX n'ont pas été calculés, mais les QJ ou débits calculés pour une crue journalière l'ont bien été. Le QJ 5 vaut 310 m3/s et le QJ 50 500 m3/s. Ces niveaux sont bien suffisants pour occasionner de sérieux débordements. Et si le débit moyen a doublé entre les deux localités, les débits de crue n'ont augmenté que de 45 à 55 %.

Enfin, la lame d'eau écoulée dans le bassin versant de l'Aisne est passée de 336 millimètres à 260 annuellement, ce qui devient inférieur à la moyenne d'ensemble de la France, mais reste supérieur à la totalité du bassin de la Seine (240 millimètres). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) n'atteint désormais plus que 8,2 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Débits des cours d'eau du bassin de l'Aisnemodifier | modifier le code

Nom Localité Débits en m3 par seconde Côte
max(m)
Max.
instant.
Max.
journ.
Lame
d'eau
(mm)
Surface
(km²)
Module VCN3
(étiage)
QIX 2 QIX 5 QIX 10 QIX 20 QIX 50
Aisne Passavant-en-Argonne 2,66 0,027 24 35 43 50 59 3,18 46,9 45,6 377 223
Ante Châtrices 0,993 0,029 9,3 13 15 17 20 2,34 14,0 13,1 278 113
Biesme Le Claon 0,925 0,014 15 19 21 23 26 2,80 23,3 17,3 411 71
Aire Chevières 13,6 0,420 100 140 160 180 210 3,49 240,0 190,0 431 1 000
Aisne Mouron 23,9 1,100 150 210 250 290 340 3,93 296,0 310,0 332 2 280
Aisne Givry 31,2 2,100 190 230 260 290 330 5,09 300,0 297,0 336 2 940
Vaux Écly 4,46 0,300 54 74 87 99 - 2,90 113,0 87,7 446 316
Retourne Houdilcourt 1,59 0,050 2,8 4 4,8 5,5 6,5 1,48 - 7,5 156 322
Suippe Orainville 4,34 0,300 7,8 11 13 15 17 1,54 16,4 16,4 171 802
Aisne Berry-au-Bac 48,20 3,900 200 280 330 380 450 3,78 - 478 291 5 230
Vesle Braine 7,72 1,400 18 24 27 31 - 1,89 34,1 32 169 1 440
Crise Soissons 0,78 0,310 2,3 2,8 3,2 3,5 - 0,90 3,8 3,4 209 118
Aisne Trosly-Breuil 65,40 8,600 220 310 370 420 500 3,69 - 451,0 260 7 940


Pêchemodifier | modifier le code

Du point de vue piscicole, l'Aisne est classée cours d'eau de deuxième catégorie. La rivière est riche en poissons blancs dont les plus représentés sont les gardons, les ablettes et les brèmes. Elle abrite également de belles populations de brochets, de carpes, de tanches, de barbeaux, de goujons et de perches. Toutes ces populations sont présentes en grande densité.

Tourismemodifier | modifier le code

Monuments et sites à visitermodifier | modifier le code

Diversmodifier | modifier le code

L'Aisne est une rivière navigable sur laquelle de nombreuses écluses sont aménagées. La partie amont de la rivière, non navigable, est également appelée « Aisne sauvage ».

Voir aussimodifier | modifier le code

Geographylogo.svg

Les coordonnées de cet article :

Notes et référencesmodifier | modifier le code

Référencesmodifier | modifier le code

  1. a, b, c et d Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Aisne (H1--0200) » (consulté le 16 mars 2014)
  2. a et b Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Aisne à Trosly-Breuil (H6531011) » (consulté le 16 mars 2014)
  3. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre II, 5.
  4. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Aisne à Givry (H6221010) » (consulté le 16 mars 2014)







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