Alliés de la Première Guerre mondiale

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En marron, la Triple-Alliance, en vert la Triple Entente. Sur les lignes de jonction soufflaient les braises du revanchisme, jusqu'au point de rupture. Sur cette carte de 1914, l'Italie est toujours dans le camp de la Triple Alliance mais elle en sort dès le déclenchement du conflit, avant de basculer dans la Triple Entente en 1915
Carte des forces en présence, en rouge les empires centraux (Triplice), en bleu les Alliés (Entente). La Russie en proie à une révolution signa une paix séparé avec les puissances centrales en 1917 et les États-Unis entrèrent dans le conflit à cette même période.

Les Alliés de la Première Guerre mondiale, parfois appelés Forces de l'Entente ou Triple-Entente, désignaient la coalition formée tout au long de la Première Guerre mondiale entre plusieurs pays contre la Triplice.

Les principaux alliés étaient la France, russe, l'Empire britannique, puis en 1917 les États-Unis. La France, la Russie et le Royaume-Uni s'engagèrent dans la Première Guerre mondiale en 1914, en conséquence de l'alliance formant les Empires centraux. Bien d'autres pays les rejoignirent tout au cours de la guerre.

En 1914, la Belgique était soumise, depuis 1831, à un régime de neutralité garanti par la France et l'Angleterre, ce qui signifie que ce pays pouvait compter sur ces deux nations pour venir à son secours s'il était attaqué. Mais la Belgique ne pouvait pas signer de traité d'alliance militaire avec un pays, quel qu'il soit, en conséquence du traité de neutralité. Elle était donc livrée à ses seules forces. Aussi, en 1909, une loi instaurant le service militaire obligatoire avait-elle été votée. Voulue de longue date par le roi Léopold II, ce fut la dernière loi signée par lui avant sa mort. Depuis le XIXe siècle, les Belges avaient d'ailleurs commencé à construire des places fortes autour des villes de Liège, Namur, et surtout Anvers considérée comme la place la plus imposante d'Europe, mais dont les travaux n'étaient pas achevés en août 1914. De 1914 jusqu'à la victoire de 1918, durant les opérations militaires consécutives à l'attaque allemande contre la Belgique, ce pays se lia de fait avec les Franco-Britanniques et même avec les Russes en envoyant le corps d'autos blindées du major Smet auprès des forces du Tsar. En Afrique, les Belges menèrent une guerre victorieuse depuis le Congo belge contre l'Afrique orientale allemande, en liaison avec les Britanniques.

En 1917, le président américain Woodrow Wilson et son gouvernement décidèrent de ne pas définir les États-Unis en tant qu'allié lorsqu'ils déclarèrent la guerre à l'Allemagne suite au casus belli constitué par l'attaque par les Allemands de la marine marchande américaine, en violation de la neutralité américaine. Ainsi les Américains ne déclarèrent pas la guerre à l'Empire ottoman ni à la Bulgarie en tant qu'allié formel de la France et de l'Angleterre mais seulement pour défendre leurs intérêts, en maintenant cette différence de statut tout au long du conflit, et tout en s'alliant de fait avec les franco-anglais sur le plan de la tactique des combats.

Bien que les États du dominion britannique et les colonies de la couronne de l'Empire britannique aient contribué de manière significative à l'effort de guerre des alliés, ils n'avaient pas de politique de défense et d'affaires étrangères indépendante de l'Angleterre. Cependant les gouvernements des dominions contrôlaient le recrutement dans leurs pays. Le contrôle opérationnel de l'Empire était aux mains d'un cabinet de cinq membres. À partir de début 1917 le cabinet fut supervisé par le Cabinet de Guerre impérial où les dominions étaient représentés. Plus tard, au cours de la guerre, les corps australiens et canadiens furent groupés au sein d'une armée séparée sous le commandement de généraux australiens et canadiens soumis à l'autorité de supérieurs hiérarchiques anglais et français.

En avril 1918, le contrôle opérationnel des forces alliées et des Belges sur le Front occidental passa aux mains d'un nouveau commandant suprême, le maréchal Ferdinand Foch.

Pays alliésmodifier | modifier le code

Les forces alliéesmodifier | modifier le code

Distribution des pertes humaines au sein des forces alliées.

Estimation chiffrée et cumulative des forces alliées prenant en compte le nombre cumulé des différents personnels en uniforme entre 1914 et 1918 incluant toutes les armes (marine, armée de terre, aviation) et les troupes auxiliaires.

Total : 42 569 436

Référencemodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code








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