Anastasio Somoza Debayle

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Anastasio Somoza Debayle
Somoza en 1971
Somoza en 1971
Fonctions
60e et 62e président du Nicaragua
Prédécesseur Junte libérale conservative
Successeur Francisco Urcuyo Maliaños
Prédécesseur Lorenzo Guerrero Gutiérrez
Successeur Junte libérale conservative
Biographie
Nom de naissance Anastasio Somoza Debayle
Date de naissance
Lieu de naissance León, León (Nicaragua)
Date de décès (à 54 ans)
Lieu de décès Asuncion (Paraguay)
Nationalité nicaraguayenne
Parti politique Partido Liberal Nacionalista (PLN)
Conjoint Hope Portocarrero
Religion Catholique

Anastasio Somoza Debayle
Président de la République du Nicaragua

Anastasio Somoza Debayle (1925 - 1980) est un homme politique nicaraguayen.

Il fut Président du Nicaragua entre 1967 et 1972, puis entre 1974 et 1979. En tant que chef de la Garde nationale, il exerça de facto le pouvoir dans la période intérimaire. Ce fut le dernier membre de la famille Somoza, une dynastie de dictateurs depuis 1936. Il succéda à son père et à son frère.

Biographiemodifier | modifier le code

Anastasio Somoza Debayle, surnommé Tachito, est né le . C'est le second fils de Anastasio Somoza García (surnommé Tacho), président du Nicaragua depuis 1936. Étant le plus jeune des Somoza, il fut envoyé en Floride étudier et à Long Island. Il sortit diplômé de l'Académie militaire de West Point en 1946. L'année suivante, il fut nommé par son père chef de la Garde nationale, l'organe répressif et le soutien du régime somoziste.

Après l'assassinat de son père en 1956, le fils aîné, Luis Somoza Debayle, accéda à la présidence. En 1967, peu après la mort de ce dernier, Anastasio Somoza fut élu président. Il dut abandonner son poste en 1972, une loi interdisant deux mandats consécutifs.

En décembre 1972, un tremblement de terre dévasta la capitale du pays, Managua, faisant plus de dix mille morts, et détruisant la majorité de la ville. La loi martiale fut promulguée et Somoza, en tant que chef de la garde nationale, devint de facto l'homme fort du pays. Il fut prouvé par la suite que le clan Somoza fit main basse sur la majorité de l'aide internationale reçue après le tremblement de terre.

Malgré tout, Somoza fut réélu président lors des élections de 1974, sa volonté de se maintenir au sein d'un pouvoir répressif lui fit perdre l'appui d'anciens soutiens : l'oligarchie, les États-Unis et l'Église catholique romaine qui commencèrent alors à s'opposer à son pouvoir.

À la fin des années 1970, des groupes défenseurs des droits de l'homme dénoncèrent les violations aux droits humains commis par son gouvernement.

Le , la bourgeoisie antisomoziste fonde le Front élargi d’opposition (FAO) et propose l’installation d’un gouvernement provisoire et la tenue d’élections.

De jusqu'à son éviction le , une guerre civile fit rage entre le Front sandiniste de libération nationale de gauche qui s'empara des principales villes du pays et les forces fidèles à Somoza et son fils Anastasio Somoza Portocarrero dont la Garde nationale (es) et l'armée qui utilisa l'artillerie et l'aviation pour tenter de mater l'insurrection.

Le bilan est estimé à 40 000 morts liés directement au conflit1 .

À l'aube du , Anastasio Somoza Debayle démissionne et les Somoza fuient à Miami mettant ainsi fin au régime somoziste. Peu de temps après, il obtient l'asile au Paraguay avec l'aide du dictateur Alfredo Stroessner. Il est assassiné le à Asuncion quand sa voiture est détruite au lance-roquette par un commando nicaraguayen, auquel participa le guérillero argentin de l'ERP Enrique Gorriarán Merlo (en) 2. Edén Pastora Gómez alors ministre de l'Intérieur du gouvernement sandiniste revendiqua en 1998 la paternité de cette attaque, attribuée à l'époque à des éléments indépendants argentins3.

Vie privéemodifier | modifier le code

Il était l'époux de Hope Portocarrero. Ils se séparent à la fin des années 1970.

Référencesmodifier | modifier le code

  1. (fr) Nicaragua : statistique - politique - histoire
  2. Murió el ex líder guerrillero Gorriarán Merlo, Clarín, 22 septembre 2006
  3. « Le commandant Zéro revendique la paternité de l’exécution de Somoza en 1980 », L'Humanité,‎ 30 décembre 1998 (lire en ligne)









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