Aquarelle

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Aquarelle de J. Grandgagnage, 1988.

L’aquarelle est une technique picturale fondée sur l'utilisation de pigments finement broyés, agglutinés avec de l'eau gommée. Elle se pratique généralement sur un support papier spécifique.

Sa transparence la différencie de la gouache qui est opaque.

Le faible encombrement du matériel et la possibilité d'une exécution technique rapide la font souvent servir à la réalisation de pochades et d'études, et à la peinture en extérieur.

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Application de l'aquarellemodifier | modifier le code

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Michel Charrier, "La Maison en Normandie" 2010.

Lorsque d'un trait de pinceau, on dépose l'aquarelle sur le support, les pigments se retrouvent d'abord en suspension dans le milieu aqueux. Ils se déposent ensuite progressivement au creux des aspérités du papier tout comme des sédiments charriés par une rivière en crue. Tant que le papier reste humide, des pigments flottent encore dans le liquide. Il est toujours possible d'intervenir si l'on ne perturbe pas la couche des pigments déjà déposés. Lorsque le papier est sec, la transparence de l'aquarelle s'impose. Elle résulte des différences d'épaisseur des strates de pigments sur le papier. Peu de pigments sur les crêtes et davantage dans les creux. C'est ce gradient qui crée cette « vibration » si particulière.

Sa simplicité n'est qu'apparente. Les difficultés, réelles, ne doivent cependant pas décourager le novice qui, s'il a bien assimilé ces spécificités techniques, saura en tirer profit pour produire un travail de qualité.

Le maximum d'intensité lumineuse correspond au blanc du papier. Les techniciens les plus habiles savent ménager dans leur tableau ces éclats lumineux naturels aux endroits les plus opportuns. De nombreux artifices techniques permettent aussi de préserver le fond du support : la paraffine (bougie) ou la gomme à masquer (drawing gum).

On décrit habituellement deux techniques qui, loin de s'opposer, peuvent s'associer dans un même travail.

  • La technique sèche est la plus traditionnelle. Son principe est d'étaler délicatement la peinture très diluée sur le support de façon à laisser transparaître la couleur du fond. Une fois les premiers tons posés et après séchage complet on s'intéresse aux éléments de détails de plus en plus précis en utilisant des couleurs moins diluées et en prenant soin d'aller des tons les plus clairs vers les plus foncés. Le travail progresse par couches successives et se termine par quelques rehauts plus foncés qui donnent à l'œuvre de la présence et du caractère.
  • La technique dans le mouillé, plus récente et plus dynamique, impose l'humidification préalable du support. Elle permet à l'artiste d'obtenir des surfaces aux couleurs très intenses, de faire fusionner les couleurs et d'effectuer des retraits de peinture sans abîmer le support. Les effets sont nombreux : fondus, dégradés, camaïeux, etc. Son apprentissage est long, car il nécessite une bonne maîtrise du cycle de l'eau sur le papier. C'est en effet le degré d'humidité du papier qui dicte au peintre le moment le plus opportun pour intervenir.


Composition de la peinture pour aquarellemodifier | modifier le code

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Palette d'aquarelle.

Les couleurs d'aquarelle se présentent sous divers conditionnements : godets, tubes, crayons, craies, aquarelles liquides Elles sont constituées :

La composition de l'aquarelle en godet et en tube est la même. Il est donc possible de remplir les godets vidés avec des tubes, moins onéreux, ceux-ci durciront en séchant. Il est cependant recommandé de procéder en plusieurs couches.

Les pinceauxmodifier | modifier le code

Article détaillé : pinceau à aquarelle.

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L'aquarelle se pratique habituellement à l'aide d'un pinceau ayant un bon pouvoir de rétention d'eau (trempe).

Le poil de petit-gris (de l'écureuil du même nom), dont la capillarité reste insurpassée, est le plus adapté. La forme du pinceau mouilleur est parfaite pour les lavis et les fonds, car son ventre (ou réservoir) permet de contenir une grande quantité de liquide.

Le poil de martre, souple et nerveux, est apprécié pour sa trempe et la finesse de sa pointe. La meilleure martre est la variété de martre rouge Kolinsky.

Les pinceaux en fibres synthétiques souples, moins absorbants mais d'une bonne élasticité, sont utiles pour poser les fonds et ouvrir les blancs.

Pinceau à recharge d'eaumodifier | modifier le code

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Il existe également de nos jours des pinceaux à recharge d'eau. Lors de leur apparition, ces pinceaux étaient de deux types :

  • Le type japonais fait de poils synthétiques et muni d'une recharge souple, que l'on presse entre les doigts pour obtenir plus d'eau, et dont on trempe la recharge. Ces pinceaux ont l'avantage d'un dosage plus intuitif de l'eau, mais le désavantage d'un moins bon contact des poils avec le support.
  • Le type chinois, dont la recharge est munie d'une vis sans fin : on trempe sa partie velue dans l'eau et on le recharge en tournant le manche, l'aspiration absorbe l'eau et la retient de façon assez fiable. On dose la quantité d'eau en tournant plus ou moins le manche; c'est moins intuitif que par la pression. Ces pinceaux ont l'avantage d'être faits de poils d'animaux, conférant une meilleure application de la peinture.

Aujourd'hui différentes sociétés de par le monde fabriquent des pinceaux à recharge d'eau. Il en existe également à recharge d'encre. On peut remplir les pinceaux à recharge d'eau d'encre de Chine ou de brou de noix plus ou moins dilués, mais il y a un risque d'obstruction en cas de longue période sans utilisation. Un trempage dans de l'eau tiède à chaude permet alors de libérer l'obstruction en quelques minutes.

Actuellement, les pinceaux à recharge ne permettent pas d'avoir les résultats obtenus habituellement avec un pinceau traditionnel et un godet d'eau, mais ils sont facilement transportables et suffisent pour des croquis colorés rapides.

Autres outilsmodifier | modifier le code

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D'autres outils peuvent s'avérer utiles à l'aquarelle tels que éponges, boules de coton, chiffons, brosse à dent pour les projections de couleur, lame ou plume pour les grattages.

Le crayon aquarellable (ou crayon aquarelle) ressemble à un crayon de couleur, il permet de dessiner des détails précisément ou bien de placer les couleurs avant de les étaler avec un outil humide comme le pinceau à aquarelle.

Article détaillé : crayon aquarellable.

Le pastel aquarellable (ou pastel aquarelle) se présente sous la forme d'un bâtonnet rond ou carré, donc plus épais que le crayon. Il permet de remplir plus rapidement des zones de couleur.

Le papiermodifier | modifier le code

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Le support de l'aquarelle est le plus souvent un papier spécialement encollé, appelé papier aquarelle.

Le papier à aquarelle est généralement :

  • Blanc ou ivoire qui transparait sous la couleur ;
  • Épais (200 g/m² minimum) pour éviter les gondolements ;
  • Encollé afin d'éviter que les pigments se répandent sur la feuille avec une trop grande perte de contrôle ;
  • Granuleux (satiné, fin ou rugueux) : le grain, visible sous la couleur, influence le dépôt des pigments et donc le rendu du motif.

Composition des papiers aquarellemodifier | modifier le code

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Les papiers aquarelle sont fabriqués à partir de coton et/ou de cellulose.

Le coton, encore appelé chiffon, reste la matière première de choix. La qualité 100 % coton ou pur chiffon reste la plus précieuse.

La cellulose, que l’on tire du bois (hêtre, bouleau, eucalyptus, pin, épicéa, etc.) devance aujourd’hui largement le coton. Malgré quelques défauts, en partie maîtrisés tels que le jaunissement, la sensibilité au vieillissement ou l’acidité, c’est la fibre la plus facile et économique à produire. À côté des papiers 100 % cellulose, sont aujourd'hui proposés des mélanges coton/cellulose (50/50 ou 25/75), produits tant sur forme ronde que sur table plate.

De nouvelles fibres naturelles apparaissent, telle la canne à sucre et le bambou. Le bambou est doté de longues fibres, d'où une capacité d’absorption de l’eau remarquable et des effets de gondolement de la feuille limités. Il est moins gourmand écologiquement parlant que le bois, car il grandit très vite et il évite l’utilisation de pesticides ou de produits chimiques.

Depuis quelques années sont apparues des toiles pour aquarelle.

Fabrication du papier aquarellemodifier | modifier le code

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Fabrication de papier au Moulin à papier de Bâle, Suisse.

Les papiers aquarelles sont fabriqués sur forme ronde ou sur table plate.

La fabrication traditionnelle sur forme ronde, également appelée papier moulin, est la préférée des aquarellistes. Plus lente et onéreuse, elle garantit un papier haut de gamme, reconnaissable à ses bords frangés. Le tamis rond de cette méthode à l’ancienne, grâce au mouvement rotatif de son cylindre, répartit les fibres sur le feutre de manière aléatoire, pour une surface plane et stable, qui, en pratique, donne un plus grand contrôle de la couleur à l’artiste.

La fabrication moderne sur table plate, plus rapide et économique, permet de produire un papier de bonne qualité. Le tamis long des machines modernes assure une orientation régulière des fibres : le papier sera bien calibré, mais sensible aux gondolements et à l'étalement de la couleur.

La fabrication manuelle et artisanale, feuille par feuille et à l'aide de petits tamis, tend à disparaître. Elle est encore pratiquée dans certaines régions de Chine, notamment à Lijiang et par certains aquarellistes soucieux de maîtriser tous les éléments de leur œuvre, des matériaux à la composition.

Textures du papiermodifier | modifier le code

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Le grain du papier joue un rôle important à l'aquarelle.

  • Un grain satiné (pressé à chaud ou hot pressed), très lisse, laisse glisser la couleur : difficile à travailler pour un novice.
  • Un grain fin (pressé à froid ou cold pressed/not) est formé grâce à un feutre introduit au moment de la fabrication de la feuille. Cette surface semi-rugueuse est la plus facile à travailler.
  • Un grain torchon (rough) est très apparent et forme d'importants creux et reliefs : il demande une bonne maîtrise de l'aquarelle.

Préparation du papiermodifier | modifier le code

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Il existe deux manières de travailler à l'aquarelle :

  • sur papier sec ;
  • sur papier humide.

Dans la technique sur papier humide, la tension du papier est indispensable afin d'éviter qu'il ne gondole et que la couleur ne s'accumule dans les creux formés dans le papier. Cette mise en tension est aussi recommandée dans la technique sur papier sec.

Le papier est humidifié recto verso à l'aide d'une éponge ou d'un pinceau mouilleur, puis tendu sur une planche rigide (bois non verni) à l'aide de bandes de kraft gommé. Une fois sec, le papier pourra être (re)mouillé sans risquer de gondoler. On peut aussi tendre et agrafer le papier humide sur un châssis. Certain encore, étendent leur feuille humide sur une plaque de plexiglas.

En Asie, certains peintres, comme Oga Kazuo1, décorateur des dessins animés du studio Ghibli, préfèrent, faire adhérer le papier, une fois abondamment mouillé, directement sur une planche vernie.

Dans le cas des crayons aquarellables qui s'appliquent parfois à sec avant d'être dilués, il faut laisser le papier sécher (temps de séchage plus ou moins d'une heure).

On peut également trouver dans les magasins de matériel de peinture, des blocs de papier où les feuilles sont encollés les unes aux autres sur leurs quatre bords, permettant de conserver une certaine tension sans avoir à mouiller au préalable. La feuille est alors détachée du bloc une fois l'œuvre terminée.

Histoiremodifier | modifier le code

Albrecht Dürer, Le Cimetière et l'Église Saint-Jean à Nüremberg; autrefois à Brême, Kunsthalle2. Peinte en 1494, c'est probablement la première aquarelle en couleur représentant fidèlement un paysage3.

Les originesmodifier | modifier le code

Des pigments solubles dans l'eau ont probablement été utilisés pour créer des peintures retrouvées dans des cavernes préhistoriques et de nombreuses peintures murales, notamment celles des chambres funéraires, en Égypte.

Chinemodifier | modifier le code

Article détaillé : Peinture chinoise.

La peinture chinoise classique est toute entière faite à l'aquarelle, technique sur fond sec, ou avec des techniques proches. Dès le IIIe siècle, les Chinois peignaient sur de la soie avec des encres et des colorants solubles dans l’eau.

Moyen Âgemodifier | modifier le code

Dans l'Occident du XIe siècle on l'utilise en association avec la gouache et les applications de feuilles d'or dans les enluminures qui ornaient les manuscrits des monastères de l'Europe médiévale. On peignait sur du vélin ou du papier avec ses pigments solubles dans l'eau.

Renaissancemodifier | modifier le code

L'invention de la peinture à l'huile (ou sa diffusion) au XIVe siècle laisse à l'aquarelle des domaines spécialisés, un peu à l'écart des courants artistiques dominants.

Au XVe siècle et au XVIe siècle, le voyageur naturaliste, l'explorateur, ou le simple observateur, choisissent souvent ce médium peu encombrant et facile à transporter pour illustrer l'imagier des nouveaux territoires. Les explorateurs étaient accompagnés de cartographes et de topographes qui étaient souvent des artistes amateurs. En 1577, John White accompagna l’expédition de Sir Martin Frobisher en quête du Passage du Nord-Ouest. Les aquarelles de White, représentant des hommes et des femmes inuits, constituent un témoignage exceptionnel des premiers contacts établis entre les cultures européenne et nord-américaine, et se rangent parmi les œuvres canadiennes les plus anciennes de ces explorateurs.

En Allemagne, Albrecht Dürer développe cette technique, la mélangeant souvent à de l'encre et de la gouache. Il l'utilise en lavis pour des études de paysages durant son voyage en Italie en 14904, puis pour représenter de façon très détaillée des herbes, des fleurs, des oiseaux…

Particulièrement adaptée aux notations précises, Holbein l'utilise au XVIe siècle pour réaliser des portraits en miniatures, et Gaston d'Orléans l'intègre à ses planches naturalistes.

Au XVIIe siècle, peintres de fleurs et paysagistes flamands (Hendrick Avercamp, Albert Cuyp, Jan Van Goyen, Adriaen Van Ostade) traduisent quelques fois par l'aquarelle leur observation minutieuse de la nature. Rubens et Jordaens en ponctuent parfois leurs dessins de touches aquarellées souples et transparentes.

Mais la peinture à la caséine et la peinture à l'huile gardent la préférence des artistes et surtout celle de leur commanditaires. Les peintres réservent alors l'aquarelle aux études préparatoires et certains travaux personnels. Cette éclipse relative se prolonge jusqu'au XVIIIe siècle.

Époque modernemodifier | modifier le code

Jusque vers 1760, le vocable lui-même n'est pas encore bien défini et Diderot emploie indifféremment les termes de gouaches et d'aquarelle.

La multiplication des petits paysages des peintres vénitiens favorise peu à peu le renouveau de la peinture à l'eau.

Utilisée pour les études, notamment lors de voyages en Italie, elle est pratiquée par Jean Honoré Fragonard, Hubert Robert ou Louis Durameau.

Gabriel de Saint-Aubin, Jean-Baptiste Lallemand, Louis-Joseph Watteau, s’en servent dans leurs scènes de genre (peinture de genre). Louis-Gabriel Moreau, l’utilise dans ses paysages de plein air, les soulignant d'un trait de plume.

Et ce n'est qu'à partir du règne de Louis XVI, que les aquarellistes sont acceptés au sein de l'Académie royale de peinture et de sculpture.

XIXe sièclemodifier | modifier le code

Scène alpine, aquarelle de J.M.William Turner (1802).

Mais c'est en Angleterre, où l'enseignement de la peinture est moins encadré qu'en France, que l'aquarelle, par l'intermédiaire de la Royal Watercolour Society, fondée en 1804 à Londres, acquiert une dimension nouvelle. Samuel Palmer, Richard Bonington, William Turner en sont ses principaux acteurs. La maison Winsor et Newton, célèbre fabrique d'aquarelles, est fondée en 1834.

En France, Eugène Delacroix, Théodore Géricault, Paul Huet et Théodore Rousseau s'en servent en voyage et pour leurs croquis de paysage. Les Impressionnistes (Boudin, Jongkind) l'apprécient aussi pour sa spontanéité.

XXe sièclemodifier | modifier le code

Mädchen, Egon Schiele 1911.

Les études de danseuses d'Auguste Rodin et les nus de Georges Rouault montrent la liberté que l'on peut atteindre avec l'aquarelle. En témoignent aussi les œuvres de Vassily Kandinsky, Egon Schiele, Emil Nolde, August Macke ou Paul Klee.

Dans les années 1960, un renouvellement de cette technique est apparu avec Raoul Dufy, Jean Bazaine, Maurice Estève, Zao Wou-Ki, poursuivie dans les années 1970 par Pierre Risch qui met au point une technique d' aquarelle sur papier de très grand format, entièrement mouillé à l' éponge et détourne un produit destiné à la sérigraphie, ( drawing gum ) afin de préserver le blanc du papier et ne pas gouacher l' aquarelle.


Jusqu'à la fin du XXe siècle, la majorité des dessinateurs de bande dessinée colorient à l'aquarelle ou à la gouache ainsi que les illustrateurs de livres, notamment pour enfants.


Notes et référencesmodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code

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Histoire de l'artmodifier | modifier le code

Notesmodifier | modifier le code

  1. Oga Kazuo Exhibition - The One Who Painted Totoro's Forest - DVD.
  2. perdue à la fin la guerre 1945.
  3. vide Albrecht Dürer, F. WInkler.
  4. F. Winkler









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