Armistice du 24 juin 1940

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne l’armistice entre Français et Italiens à l’été 1940. Pour l’armistice entre Français et Allemands, voir armistice du 22 juin 1940.
La France coupée en quatre : zone libre, zone occupée, départements annexés et du Nord de la France directement sous administration militaire allemande.
L’Empire italien en 1940

L'armistice du a été signé par la France et l'Italie fasciste (peu après l'armistice du 22 juin 1940 signé par la France et l'Allemagne nazie). Il met fin à la guerre déclarée à la France le par Mussolini.

Au , date de la déclaration de guerre de l'Italie, la France est pratiquement vaincue.

Article détaillé : Bataille de France.

Malgré une situation générale désastreuse, l'assaut des troupes italiennes sur les Alpes a pu être contenu par l'Armée des Alpes commandée par le général Olry.

Article détaillé : Bataille des Alpes.

L'armistice du 24 juin 1940 a été signé à la villa Incisa, à Olgiata près de Rome. La France était représentée par le général Charles Huntziger et le Royaume d'Italie (sous régime fasciste) par le maréchal Pietro Badoglio et le comte Galeazzo Ciano (ministre des affaires étrangères). Le Duce Benito Mussolini n’était pas présent.

La mise en application de l'armistice franco-allemand était conditionnée (selon l'article 23 de cette convention d'armistice) par la signature de l'armistice franco-italien. Les deux armistices entrèrent en application 6 heures après la signature de l'armistice de la ville Incisa, soit le à 0 heure 351.

L'armistice du 24 juin 1940 induit la délimitation de « lignes d'armistice » négociées sur le terrain par les militaires français et italiens dans la journée du 25 juin 1940. « Lignes d'armistice » qui créent quelques zones frontalières d'occupation séparées, dont Menton, mais globalement désignées par l'expression zone d'occupation italienne en France. En effet, Hitler a rencontré Mussolini le 18 juin à Munich pour le convaincre de s'en tenir à ses vues2 : le Duce voulait s'emparer de la flotte et de l'aviation françaises, occuper la France jusqu'au Rhône, annexer Nice, la Savoie, la Corse, la Tunisie, la Côte française des Somalis, les villes d'Alger, d'Oran et de Casablanca, ce qui n'entrait pas dans les plans de Hitler qui considérait ces prétentions démesurées et de nature à compromettre la signature de l'armistice2. Les Français émettent des protestations sur les conditions d'armistice concernant l'Italie, la France n'ayant pas été vaincue par l'Italie de Mussolini dans cette partie du conflit3.

Ces zones frontalières occupées ne cumulent que 800 km2 et 28 000 habitants4. Et ne sont concernés que quatre départements français ainsi partiellement occupés : Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence depuis 1970), Hautes-Alpes, Savoie4.

En outre, de la frontière franco-suisse au nord à la Méditerranée au sud, une zone « démilitarisée » est établie en territoire français sur une largeur de 50 km à vol d’oiseau à partir soit des « lignes d'armistice » ayant créé ces zones frontalières d'occupation italienne, soit — le cas échéant — de la frontière franco-italienne là où les Italiens n'ont rien conquis par les armes.

Le département de la Corse (scindé en deux départements en 1976) ne fut ni occupé ni démilitarisé.

Une zone démilitarisée fut aussi établie en Tunisie et en Algérie le long de la frontière avec la Libye.

Les Italiens reçurent l'autorisation d'utiliser le port de Djibouti (Côte française des Somalis).

Pour la France le 25 juin 1940 fut un jour de deuil. La relative « douceur » de l'armistice de la villa Incisa déçut ceux qui, en France, auraient préféré continuer la guerre.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Jean-Baptiste Duroselle, Politique étrangère de la France. L'abîme 1939-1944, Imprimerie nationale, première publication 1982 ; réed. 1986, 811 p. (ISBN 2-02-012413-0), p. 258.
  2. a et b Eberhard Jäckel, Frankreich in Hitlers Europa – Die deutsche Frankreichpolitik im Zweiten Weltkrieg, Deutsche Verlag-Anstalg GmbH, Stuttgart, 1966 ; traduction : La France dans l'Europe de Hitler (préface de Alfred Grosser, traduction de Denise Meunier), éd. Fayard, coll. « Les grandes études contemporaines », 1968, 554 p., p. 55-58.
  3. Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe de Hitler, op. cit., p. 64-65.
  4. a et b Jacques Delperrié de Bayac, Le Royaume du maréchal : histoire de la zone libre, Éditions Robert Laffont, 1975, p. 14.

Voir aussimodifier | modifier le code








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