Bête de l'Apocalypse

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La Bête de l'Apocalypse est une figure de l'eschatologie chrétienne (les fins dernières), mais susceptible d'interprétations multiples à travers les différentes époques du temps historique.

Dans le christianismemodifier | modifier le code

Dans l'Apocalypse selon saint Jean, la « bête de l'Apocalypse » est une bête à sept têtes et dix cornes, qui représente un système politique dont le pouvoir, conféré par Satan, s'étend sur tous les hommes qui y adhèrent en recevant la marque de la bête. Cette marque est le 666 (Nombre de la Bête). La particularité de ce système politique — et donc de la Bête — est de s'opposer fortement à Dieu et à tout ce qui le représente, principalement l'Évangile.

Apocalypse selon saint Jean : chapitre 13modifier | modifier le code

Voici la description de la Bête selon la vision de S. Jean, reclus dans l'île de Patmos sous l'empereur romain Domitien, telle qu'il la rédigée dans l'Apocalypse :

"Puis je vis monter de la mer une Bête, qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. La Bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le Dragon lui donna sa puissance et son trône, et une grande autorité. Et je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort ; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l'admiration derrière la Bête. Et ils adorèrent le Dragon, parce qu'il avait donné l'autorité à la Bête ; ils adorèrent la Bête, en disant : Qui est semblable à la Bête ? Qui peut combattre contre elle ? Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes ; et il lui fut donné le pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois. Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son Nom et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le Ciel. Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. Et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le Livre de vie de l'Agneau qui a été immolé [ Jesus-Christ ]. Si quelqu'un a des oreilles, qu'il entende ! (Apocalypse 13, 1-9)

Interprétations exégétiques et historiquesmodifier | modifier le code

Les exégètes voient généralement dans cette Bête le symbole de tout pouvoir qui s'oppose à Dieu et à ses commandements à travers le monde, à travers les siècles. Par exemple, jusqu'au IVe siècle, le pouvoir de l’empire romain, encore païen, qui a plus ou moins violemment persécuté l'Église jusqu'en 313, notamment depuis le règne de Néron jusqu'au règne de Dioclétien, a été identifié à la Bête de l'Apocalypse durant cette période spécifique de l'histoire de l'Église. Au XXe siècle, le totalitarisme nazi, d'une part, et le totalitarisme soviétique, d'autre part, ont pu être perçus comme de nouveaux "visages" de la Bête. D'autres pouvoirs ou puissances dans le monde, tant dans le passé, dans l'actualité contemporaine et dans les temps à l'avenir, dès lors qu'ils s'opposent à Dieu et à l'Église, peuvent entrer dans la grille de "lecture" interprétant leur action comme étant celle de la Bête.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

Voir aussimodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code








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