Börte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Börte (en mongol : Бөртэ үжин ou Бөртэ), née vers 1160, morte avant 1227, est l'épouse principale de Gengis Khan et la mère de ses quatre fils Djötchi, Djaghataï, Ögödei et Tolui.

Börte signifie « aux reflets bleutés », pour désigner un pelage d'animal. Cet adjectif est également utilisé pour désigner le Börte Cino (loup bleu), premier ancêtre mâle mythologique des Mongols. Dans l'édition française de l'Histoire secrète des Mongols, les auteurs ont choisi de traduire les noms mongols, et utilisent « Bleutée » ou « Dame Bleutée » pour nommer Börte.

Biographiemodifier | modifier le code

Börte Ujin est la fille de Dei Sechen, chef de la tribu des Khongirats, et d'une femme nommée Tchotan. Elle a trois frères, Anchen, Huohu et Che.

À l'âge de neuf ans, elle est promise par son père à Temüdjin (le futur Gengis Khan), fils aîné de Yesügei, chef du clan des Qiyat de la tribu Bordjigin. Le père de Temüdjin est assassiné par les Tatars, une tribu ennemie, alors qu’il revient chez lui après avoir fiancé son fils. La famille de Yesügei est alors écarté du pouvoir et Temüdjin connaît plusieurs années d’errance, reconstituant petit à petit un patrimoine.

Vers 1181, a lieu le mariage de Temüdjin et de Börte. En 1182, elle est enlevée par les Merkit et reste entre leurs mains pendant huit mois. Temüdjin réussit finalement à la libérer avec l’aide de Toghrul, khan des Kerait, et de Djamuqa, chef des Djadjirat. Elle est alors enceinte de huit mois, ce qui suscite des doutes sur la paternité de son enfant. Temüdjin reconnaît cependant le fils qu’elle met au monde, Djötchi. Par la suite, naîtront trois autres fils et cinq filles. Börte restera toute sa vie l’épouse principale et ses fils seront les seuls héritiers officiels de Gengis Khan.

En 1206, Temüdjin, après une série de guerres et d'alliances mouvantes, est nommé par le qüriltaï (assemblée plénière), Tchingis Khagan1, elle reçoit le titre de Grande Impératrice[réf. nécessaire]. Lorsque son époux est en campagne, elle assiste son beau-frère Temüge chargé de gouverner la Mongolie.

Elle meurt avant Gengis Khan.

Descendancemodifier | modifier le code

Du mariage de Temüdjin et Börte, naissent quatre fils :

Ils ont aussi eu cinq filles :

  • Khojen Beki, également appelée Fujin Beki ; d’après Rashid al-Din, elle était l’aînée des enfants de Gengis Khan et de Börte, et serait donc née en 1181 (ou 1185); fiancée en 1202 à Tusakha, fils de Senggum, fils de Toghrul, Ong Khan[réf. nécessaire] des Kerait ; mariée avant 1206 à Botu, fils de Nekün, Ikire[réf. nécessaire], veuf de Temülün, sœur de Gengis Khan
  • Alaqai Beki, née vers 1188/1191, mariée en 1207 à Alaqush Digit Quri, chef des Ongüt (mort en 1211) ; remariée en 1211 à Jingue, neveu de Alaqush Digit Quri (mort en 1221) ; remariée vers 1225 à Boyaohe, fils d'Alaqush Digit Quri ; de son second mari, elle eut un fils :
    • Naküdai, marié à Dümügan, fille de Tolui
  • Tümelün, née en 1192 ; mariée avant 1206 à Chigu, fils d’Anchen, fils de Dei Sechen, chef des Onggirat
  • Altalun, née en 1193 ; mariée avant 1206 à Olar, chef Olqunu’ut ; remariée à Taichu, fils d’Olar, chef des Olqunu’ut ; remariée après 1227 à Barshuq Art Tegin, chef des Uighurs ; morte peu après 1227
  • Checheyigen, née en 1194 ; mariée en 1207 à Törölchi, fils de Quduka beki, chef des Oirat, dont elle a eu trois fils et cinq filles:
    • Buqa Timur
    • Burtua
    • Pars Buqa, marié à Eli Timur, fille de Tolui
    • Eli Chiqmish Khatun, épouse principale d'Ariq Böke, fils de Tolui ; remariée à Nairaqu Buqa, fils d'Ariq Böka[réf. nécessaire]
    • Kubak Khatun, épouse de Hülegü, fils de Tolui
    • Orqïna Khatun, épouse de Qara Hülegü, fils de Muatugan, fils de Djaghatai ; remariée à Alghu, fils de Baidar, fils de Djaghatai
    • Oljei Khatun, épouse de Hülegü, fils de Tolui ; remariée en 1265 à Abaqa, fils de Hülegü
    • Küchü Khatun, épouse de Toqoqan, fils de Batu, second fils de Djötchi.

Bibliographiemodifier | modifier le code

Anonyme (trad. Marie-Dominique Even, Rodica Pop), Histoire secrète des Mongols : Chronique mongole du XIIIe siècle, UNESCO/Gallimard, coll. « Connaissance de l'Orient »,‎ 1994, 350 p. (ISBN 9782070736904)

Liens externesmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Tchingis Khagan : « Souverain Océanique », c'est-à-dire « Souverain Universel »







Creative Commons License