Bien (philosophie)

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Le bien est la valeur normative de la morale, avec comme opposé le mal.

La détermination de ce qui est bien ou mal peut se faire dans le cadre des règles de civilité, de l'honneur, de l'utilité collective, de l'intérêt public, ou au contraire particulier. Ces différents ordres peuvent être en contradiction : ce qui est bien dans un domaine, peut ne pas l'être sur un autre plan; on parle alors soit de dilemme, soit de conflit d'intérêts.

Au point de vue d'une philosophie, la signification et la pertinence même des concepts de bien et de mal ont fait l'objet de nombreuses analyses divergentes.

Employé comme nom en métaphysique, le Bien désigne ce qui est absolument désirable. Il est donc partie liée au désir, et plus particulièrement au désir défini comme positivité1.

Il s'agit là du désir humain basé sur l'esprit contrairement au désir animal qui est basé sur les sens. Ainsi quand Socrate dit que "Celui qui commet une faute se montre mauvais archer de l'existence : il vise mal la cible qui est la même pour tous : le bien" il explique que le désir humain est de faire le bien mais il faut bien comprendre qu'il ne s'agit pas du désir animal qui au contraire pousse l'homme dans le monde des animaux, dans l'erreur.

Le « bien » est un terme qui figure dans de nombreuses œuvres philosophiques et dont les interprétations varient quelque peu.

  • On différencie le « Bien », valeur catégorique, suprême, idéale, et le « bien », état relatif et restreint (cela prend part aux distinctions typographiques propre à la philosophie, telle « Idée » et « idée » qui se réfèrent à des concepts distincts). Un acte annoncé « bien » est donc, s'il est à effectuer, une chose que l'on doit réaliser, et s'il a déjà été accompli, une chose approuvée.
  • Dans l'analyse qu'a fait Kant, l'expression du « Souverain bien » désigne tantôt l'idée de quelque chose de digne, de probe, ce qui n'est relatif qu'à la morale, et tantôt un état absolu de complétude (qui ne serait donc pas fragmentable).
  • On a la conception originale de Rudolf Steiner : pour lui, ce qu'on appelle le bien découle souvent d'un automatisme moral. On le fait de manière contrainte. Alors que le véritable bien serait ce qu'on a reconnu comme juste et qu'on exécute avec amour2.

D'autre part, on parle aussi des biens extérieurs chez certains philosophes (Aristote, Sénèque).

D’après Théophraste, Platon3 tendait à identifier l’Idée du Bien avec le Dieu suprême.

Articles connexesmodifier | modifier le code

Référencesmodifier | modifier le code

  1. (c'est-à-dire comme générateur de valeur – voir Spinoza ; Éthique, Livre|III – et non ici comme négativité, comme manque)
  2. cfr. "Philosophie de la liberté" par Rudolf Steiner
  3. Le Théétète, aux Ed. La Bibliothèque électronique du Québec, Collection Philosophie, Volume 9 (p. 39 de l'édition traduite, et commentée par Émile Chambry







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