Christine Boutin

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Christine Boutin
Christine Boutin, le 22 juin 2011.
Christine Boutin, le 22 juin 2011.
Fonctions
Présidente du Parti chrétien-démocrate
Prédécesseur Création du parti
Successeur Charles-Henri Jamin (intérim)
Jean-Frédéric Poisson
Ministre du Logement et de la Ville1
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur Jean-Louis Borloo
Successeur Nathalie Kosciusko-Morizet (Logement)
Maurice Leroy (Ville)
Benoist Apparu (secrétaire d’État au Logement)
Députée de la
10e circonscription des Yvelines
Prédécesseur création de la circonscription
Successeur Jean-Frédéric Poisson
Députée des Yvelines
(scrutin proportionnel par département)
Biographie
Nom de naissance Christine Marcelle Valérie Cécile Marie Martin
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Levroux (Indre)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UDF, UMP-PCD

Christine Boutin, née Christine Marcelle Valérie Cécile Marie Martin le à Levroux (Indre), est une femme politique française.

Élue députée (UDF) des Yvelines en 1986, elle se fait notamment connaître au niveau national en 1998 par son opposition à la réforme du PACS lors des débats parlementaires2 ; elle s'oppose par la suite au mariage homosexuel3. Christine Boutin se réclame des valeurs catholiques et de la « droite humaniste »4,5.

Après avoir fondé son propre mouvement, le Forum des républicains sociaux (FRS), elle se présente à l'élection présidentielle de 2002, lors de laquelle elle termine en quinzième position, avec 1,19 % des suffrages au premier tour. Elle est ministre du Logement et de la Ville, puis uniquement du Logement, du au . Lors de son départ du gouvernement, le FRS devient le Parti chrétien-démocrate (PCD).

Biographiemodifier | modifier le code

Origines, études et vie de famillemodifier | modifier le code

Christine Boutin, née Martin, est la fille de Xavier Martin, journaliste, et de Bernadette Durand, femme au foyer. Sa mère décède alors qu'elle n'a que cinq ans. Son grand-père, Romain Martin, était chef de gare à Nantes. Issue d'une famille essentiellement berrichonne, en Berry depuis le XVIIe siècle, elle a un trisaïeul, Godefroy Étienne Martin, qui fut maire de Reuilly (Indre)6.

Elle effectue sa scolarité à Tours, puis des études de droit à l'université de Paris II Assas. Après une maîtrise de droit public et d'économie industrielle (option échanges mondiaux), elle change d'orientation professionnelle et devient, comme son père, journaliste7.

En 1967, Christine Martin épouse Louis Boutin, son cousin germain8, informaticien9. Ils ont ensemble trois enfants10,11.

Un mariage catholique entre cousins germains étant invalide du point de vue du droit canonique12, sauf dispense papale, l'existence d'une telle dispense a fait l'objet de commentaires13,14, notamment dans le contexte de l'opposition de la présidente du Parti chrétien-démocrate au mariage homosexuel15.

Carrière professionnellemodifier | modifier le code

Carrière politiquemodifier | modifier le code

Élue localemodifier | modifier le code

La carrière politique de Christine Boutin débute lorsqu'elle se présente aux élections municipales de 1977 dans le département des Yvelines et est élue conseillère municipale d'Auffargis. Trois ans plus tard, en 1980, elle devient maire de la commune18.

En 1982, Christine Boutin est élue conseillère générale des Yvelines dans le canton de Rambouillet. L'année suivante, elle ne se représente pas à Auffargis, mais est élue au conseil municipal de Rambouillet19 et devient adjointe au maire.

Elle abandonne en 2001 ses fonctions municipales pour se consacrer à sa fonction de vice-présidente du conseil général des Yvelines et de députée de ce même département19.

Elle devient le , présidente par intérim du Conseil général des Yvelines en remplacement de Pierre Bédier. Alain Schmitz lui succède le 20.

Députéemodifier | modifier le code

Elle est élue députée lors des élections législatives de 1986, à la tête d'une liste se réclamant de l'ancien Premier ministre centriste Raymond Barre.

Son siège à l’Assemblée nationale lui permet de défendre ses valeurs inspirées par le catholicisme21.

Un moment important de sa carrière politique a été sa présence remarquée dans le débat du projet de loi instituant le pacte civil de solidarité (PACS). Elle a notamment tenu la parole pendant h 25 d'affilée lors d'un discours contre le PACS à l'Assemblée nationale en 199822.

Elle est réélue le 17 juin 2007 députée de la dixième circonscription des Yvelines avec 58,37 % des voix.

Élections présidentielles de 2002 et 2007modifier | modifier le code

En , elle est exclue de l'UDF, pour s'être présentée à l'élection présidentielle de 2002 malgré la candidature de François Bayrou[réf. nécessaire]. À cette élection, elle ne remporte que 1,19 % des suffrages (339 112 voix), se positionnant avant-dernière des seize candidats présents au premier tour.

Elle est néanmoins réélue députée le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la dixième circonscription des Yvelines. Elle fait partie du groupe UMP. Durant la campagne pour le référendum sur le projet de Constitution européenne, elle fait campagne pour le non.

En 2006, elle décide de ne pas se représenter à l'élection présidentielle de 2007 par peur d'un « 21 avril23 à l'envers », et soutient dès le premier tour à Nicolas Sarkozy, « le meilleur candidat de la droite républicaine »24 dont elle devient l'une des conseillères politiques. Dans une interview accordée cinq ans plus tard, Christine Boutin reconnaît avoir négocié son soutien en échange de la promesse de Nicolas Sarkozy de ne légiférer ni sur le mariage homosexuel, ni sur l'euthanasie25.

Ministre du Logement et de la Villemodifier | modifier le code

Christine Boutin, le 21 décembre 2007.

Elle est nommée le 17 mai 2007 ministre du Logement et de la Ville du premier gouvernement Fillon, à la suite de prises de position en faveur du droit au logement opposable.

Elle est réélue le 17 juin 2007 députée de la dixième circonscription des Yvelines avec 58,37 % des voix.

Elle fait aussi partie du deuxième gouvernement Fillon, nommé le 19 juin 2007. Pendant deux semaines, du 17 au , elle a implanté son ministère à Lyon pour lancer le Chantier national pour le logement26.

Elle appelle dans son cabinet plusieurs personnalités proches des milieux catholiques conservateurs27 ce qui inquiète le milieu associatif laïc28. En décembre 2007, son directeur de cabinet Jean-Paul Bolufer, réputé pour ses prises de position contre l'avortement et l'homosexualité, doit démissionner après que le journal Le Canard enchaîné révèle qu'il louait un appartement de standing à Paris de 190 m2 pour un montant équivalent à celui du loyer d'un logement HLM (6,30 euros/m2)29. Il est remplacé par Alain Lecomte, auparavant directeur général de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction.

La feuille de route de son action ministérielle est de réussir la construction de 500 000 nouveaux logements par an dont 120 000 logements sociaux, de faire de la France un pays de propriétaires où 70 % de la population pourra être propriétaire et de mettre en œuvre le droit au logement opposable. La maison à quinze euros par jour30, est dans ce contexte un élément important de son action.

En novembre 2008, les associations qui défendent les mal logés l'accusent de ne pas respecter la liberté individuelle quand elle plaide avec le soutien du président de la République et du Premier ministre, pour l'assistance des personnes afin que la société ne laisse pas mourir dans ses rues les plus fragiles. [réf. nécessaire]

Ses relations avec Fadela Amara, la secrétaire d'État chargée de la politique de la ville apparaissent conflictuelles31,32. Christine Boutin concentre son approche sur le décloisonnement physique des quartiers fragiles, sur la mobilité des individus au sein de l'ensemble de la ville et sur l'échange et le contact entre les personnes. [réf. nécessaire]

Par le décret du , ses attributions ont été restreintes au seul ministère du Logement sans secrétaire d'État délégué auprès d'elle. Puis, lors du remaniement ministériel du , le ministère du Logement est remplacé par un secrétariat d'État au Logement dépendant du Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer et confié à Benoist Apparu33.

Depuis 2009 : après sa sortie du gouvernementmodifier | modifier le code

Reprochant la manière dont elle a été écartée du gouvernement, elle refuse la traditionnelle cérémonie de passation de pouvoirs à son successeur, et critique dans la presse François Fillon et ses anciens collègues ministres34. Après avoir décliné un poste d'ambassadeur au Vatican35, Christine Boutin décide de ne pas reprendre son siège de député36.

En décembre 2009, une mission sur « les conséquences sociales de la mondialisation » lui est confiée pour enrichir les propositions du G2037. Le poste évolue en avril 2010 en collaborateur de cabinet du ministre du Travail Éric Woerth, avec une rémunération de 9 500 euros par mois, qu'elle cumule à une retraite mensuelle de députée et conseillère générale de 8 600 euros38. Selon Le Canard enchaîné, qui publie cette information le 9 juin 2010, cette nomination aurait permis à Nicolas Sarkozy de faire taire les critiques de l'ancienne ministre envers le gouvernement et d'écarter son éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 201239. Face aux nombreuses réactions politiques et médiatiques, Christine Boutin déclare le lendemain poursuivre sa mission de « façon gracieuse »40, et une semaine plus tard, les ministres en exercice renoncent à cumuler leur salaires avec leurs retraites parlementaires41.

Christine Boutin remet un rapport intermédiaire au président de la République le 9 décembre 201042.

Le , elle annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 201243. Elle détaille son programme à Écully (Rhône) le 11 septembre. « La France attend un vrai big bang basé sur nos racines judéo-chrétiennes » déclare-elle44. Elle est notamment favorable à un revenu de base pour tous les Français, à la réhabilitation du service national45 et au droit du sang46. Après avoir fait état en décembre, de ses difficultés à recueillir les 500 signatures et accusé le président de la République d'en être responsable47, elle retire sa candidature le , lors du journal de 20 heures de TF1, et apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, pas encore officiellement candidat. Se déclarant satisfaite des « premiers engagements » pris par le chef de l’État, Christine Boutin détaille ainsi leurs points de convergences : « apporter des « idées neuves » aux Français, revaloriser le travail, développer le recours au référendum, conforter la famille, refuser le mariage entre personnes de même sexe et l'union civile, rejeter l'euthanasie, réaffirmer les racines judéo-chrétiennes de la France »48. À la suite de son retrait de la présidentielle, elle obtient que l'UMP lui rembourse les 800 000 euros de subventions que chaque candidat perçoit lorsqu'il se présente à l'élection49.

Dans une interview accordée en fin de mandat de Nicolas Sarkozy, Christine Boutin reconnaîtra sur un chat du site Rue89, en septembre 2011, avoir négocié son retrait en échange de deux promesses du président de la République : ne légiférer ni sur le mariage homosexuel, ni sur l'euthanasie. Elle déclare à propos de Sarkozy : « Non il ne m'avait pas promis un poste, il m'avait promis qu'il n'y aurait pas d'euthanasie et de mariage homosexuel. Donc voilà. Mais c'est tout, j'ai eu un poste de ministre, très bien, je suis très heureuse d'avoir eu cette responsabilité, que je ne souhaite absolument pas avoir maintenant »25.

Le , elle annonce qu'elle soutient Jean-François Copé lors du congrès pour la présidence de l'UMP50.

Le , elle annonce sa démission de la présidence du PCD. Charles-Henri Jamin lui succède comme président par intérim. Le parti précise que « tout en restant adhérente du PCD », elle « ne quitte pas la politique pour autant et continuer[a] son combat », ce geste de démission s’expliquant par l’investissement prochain de Christine Boutin dans « un projet européen assez vaste autour de la défense de la famille et des valeurs morales »51. Elle annonce le 26 septembre qu'elle sera elle-même candidate sous le label « Force-vie », lequel présentera une liste dans chacune des circonscriptions52.

Décorationmodifier | modifier le code

Positions sur les questions de sociétémodifier | modifier le code

Opposition à l'avortement et à l'euthanasiemodifier | modifier le code

Extrait des statuts du Forum des républicains sociaux : « Respecter la dignité de toute personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle, avec la préoccupation prioritaire du plus faible »54.

De ce fondement découlent toutes ses prises de position sur les questions de société. Elle s'oppose en particulier à l'avortement (qu'elle considère comme un geste « eugéniste et inhumain »55) et à l'euthanasie, au profit d'autres solutions : promotion des soins palliatifs56 et dépôt en janvier 2005, en tant que députée, d'une « Proposition de loi tendant à favoriser l'aide aux femmes enceintes en difficulté », Proposition qui demande qu'aucune pression ne soit exercée sur la femme enceinte pour l'inciter à avoir recours à l'IVG, qu'elle soit informée sur ses droits, les aides financières qu'elle peut obtenir et les associations qui peuvent l'accompagner, que soit créé un Observatoire public sur la prévention de l'IVG et un Fonds de prévention de l'IVG destiné à subvenir aux besoins des associations et organismes d'accompagnement des femmes enceintes en difficulté afin de les aider à mener leur grossesse à terme57.

Des militants prochoix s'interrogent sur la rhétorique utilisée par la députée des Yvelines pour soutenir son projet : sa condamnation de ceux qui font « pression pour inciter les femmes à avoir recours à l’IVG » et sa perception de l'IVG comme « rarement libre et volontaire » (lui refusant la faculté d'être un choix assumé) peut être analysée comme une condamnation du droit à l’avortement58.

Lors de son premier mandat de député, Christine Boutin a été coprésidente, avec l'ancien député RPR Hector Rolland, et Michel de Rostolan, ancien député apparenté FN de l'Essonne d'un « groupe d'études parlementaire pour favoriser l'accueil de la vie ».

En 1993, elle participe à la fondation de l'Alliance pour les droits de la vie59, association qui vise à « faire des droits de la vie humaine et du respect de toute personne des priorités politiques et sociales ».

En 1995, elle est nommée consulteur au Conseil pontifical pour la famille créé par Jean-Paul II. Elle travaille par ailleurs à l'Assemblée nationale sur ce thème en rédigeant avec Étienne Pinte et une centaine de parlementaires le rapport « Oser la Famille » en janvier 1997. Cette même année, elle manifestera lors des 20 ans de la loi Veil.

En 2008, elle prend position dans l'affaire « Chantal Sébire » - cette mère de famille atteinte d'une tumeur incurable qui réclamait à la justice le droit de mourir - en se déclarant « scandalisée qu'on puisse envisager de donner la mort à cette femme parce qu'elle souffre et qu'elle est difforme60 ».

Opposition au PACSmodifier | modifier le code

Christine Boutin, lors de la « manif pour tous » en .

Christine Boutin s'oppose à l'adoption d'enfants par des couples LGBT et aux diverses formes de reconnaissance de l'union entre homosexuels, puisqu'elle considère que le mariage a été institué pour qu'un homme et une femme aient les moyens de faire des enfants. Dans son ouvrage Le Mariage des homosexuels (paru en 1998), Christine Boutin se demande : « où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l'homosexualité et la pédophilie ? »61.

En 1998, elle est le chef de file et la représentante de la droite parlementaire (RPR/UDF) dans le débat sur le PACS et elle déclare le 3 novembre 1998 lors du débat sur le PACS à l'Assemblée nationale : « Qu’est-ce que l’homosexualité, sinon l’impossibilité d’un être à pouvoir atteindre l’autre dans sa différence sexuelle ? [...] Toutes ces acrobaties biologiques et sociales pour justifier l’accession d’un couple homosexuel à la paternité ou la maternité me semblent relever d’un fantasme narcissique d’auto-engendrement ». Elle se fait remarquer aussi en brandissant un livre épais dans l'hémicycle pendant les débats ; il s'agit de la Bible pour certains55,62 ou du règlement de l'Assemblée nationale d'après l'intéressée63, bien qu'elle ait affirmé que « au moment du PACS, où ça a été fameux, j'ai sorti ma Bible… » , la retirant par ailleurs de son sac afin de la présenter au journaliste qui l'interviewait. Le compte-rendu de l'Assemblée nationale64 et les témoins présents65 témoignent de la véracité de l'« anecdote » de la Bible brandie66.

Elle dit « aimer les homosexuels »67 et déclare entretenir de bonnes relations avec les associations homosexuelles ; cependant, le 27 janvier 2002, l'association Act Up-Paris perturba son meeting au Zénith de Paris en déployant une banderole proclamant : « homophobes »68.

Opposition au mariage homosexuel et homophobiemodifier | modifier le code

Le , elle est victime des gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l'ordre, en marge d'une manifestation des opposants au mariage entre personnes de même sexe, à Paris69. Cette scène, supposément exagérée et exploitée par Christine Boutin, qui réclame la démission de Manuel Valls, suscite l'ironie de ses opposants70.

Le soir de la manifestation du 26 mai 2013, elle déclare au micro de RMC que l'homosexualité est une « mode »71.

En février 2014, dans un entretien à la revue trimestrielle Charles, elle déclare que « l'homosexualité est une abomination »72,73. Ces propos sont vivement condamnés par l'UMP, dont elle a été membre74. Le 11 avril 2014, l'Inter-LGBT dépose plainte pour « diffamation » et « incitation à la haine », en affirmant que Christine Boutin « tient ce genre de propos depuis quinze ans »75. Quelques heures plus tard, elle déclare que ses propos étaient « maladroits »76, 77 et indique qu'elle voit dans ce dépôt de plainte la poursuite du combat du mouvement LGBT « contre toutes les valeurs de promotion de la famille et de la défense du plus fragile, en l'occurrence l'enfant », qu'elle dit porter « indéfectiblement en politique depuis toujours »78.

Positions sur les prisons et l'insertionmodifier | modifier le code

En 2003, au terme d'une mission parlementaire pour le compte de Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, sur le thème l'isolement et la fragilisation du lien social en France79, elle milite pour l'établissement d'un « revenu minimum d'existence », garanti à toute personne : le dividende universel. Cette proposition économique permet à la fois de sortir de la misère, de marquer un nouveau sentiment d'appartenance et de favoriser la recherche d'activité. Elle résulte essentiellement de travaux d'économistes comme Yoland Bresson ou de philosophes comme Jean-Marc Ferry. réf. souhaitée]

Depuis , elle est administratrice de l'ANJR (Association Nationale de la Justice Réparatrice)80. Cette structure propose de mettre en lien un auteur et une victime de crime ou de délit, dans l'objectif de lutter contre la récidive.

Position sur les attentats du 11 septembremodifier | modifier le code

En 2006, elle déclare qu'il est possible que George W. Bush soit à l'origine des attentats du 11 septembre 200181.

Le revenu de basemodifier | modifier le code

Article détaillé : Revenu de base.

Dans le rapport sur l'exclusion commandé par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Christine Boutin a proposé une série de mesures dont la plus médiatisée est le revenu de base.

Selon Christine Boutin, cette mesure est une vraie rupture de société, apportant une réponse globale, ouvrant de nouvelles perspectives, donnant le moyen de valoriser tous les temps, toutes les situations personnelles, toutes les formes d'activité. Elle propose également des modes de financement du revenu de base, qui est à l'image de ce qui est mis en œuvre en Alaska mais aussi depuis peu au Brésil. Elle propose un montant de 330 euros « tout juste suffisant pour survivre »82.

Droit au logement opposablemodifier | modifier le code

Malgré son isolement à droite sur ce thème, elle est la première à déposer une proposition de loi instituant le droit au logement opposable83. Grâce au succès médiatique du campement de SDF du canal Saint-Martin organisé par Les Enfants de Don Quichotte de décembre 2006 à janvier 2007, Jacques Chirac et le gouvernement acceptent l'idée d'un tel droit. Le projet de loi84 est déposé dans la foulée et Christine Boutin, en tant que spécialiste, est nommée rapporteur du texte à l'Assemblée nationale. Nommée ministre du logement et de la Ville en mai 2007, elle est chargée de sa mise en œuvre. Le droit au logement opposable oblige à avoir une mobilisation complète de l'ensemble des acteurs du logement afin de créer une dynamique dans l'ensemble de la chaîne du logement, de celui qui n'a pas de logement à celui qui est très bien logé.

Lois sur les droits d'auteursmodifier | modifier le code

Christine Boutin a fait partie des principaux opposants de la majorité à la loi DADVSI. Elle a notamment rencontré Richard Stallman85 en juin 2006 pour discuter avec lui des enjeux de cette loi et de son impact sur le logiciel libre.

Elle est à l'origine, avec d'autres députés, de la proposition de licence globale86.

Détail des mandats et fonctionsmodifier | modifier le code

Fonctions ministériellesmodifier | modifier le code

Mandats nationauxmodifier | modifier le code

Mandats locauxmodifier | modifier le code

  • Mandats départementaux :
    • Depuis  : membre du conseil général des Yvelines où elle assure plusieurs fonctions durant la période.
      • Vice-présidente, déléguée au développement économique, à l'emploi, au tourisme et à l'agriculture (avril 1994-mars 2008)
      • Vice-présidente, déléguée aux personnes âgées, aux personnes handicapées et aux équipements médico-sociaux (mars 2008-mai 2009)
      • Présidente intérimaire (mai 2009-juillet 2009)

Au sein de partis politiquesmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Portefeuille de la Ville retiré le 15 janvier 2009
  2. Louise Cuneo, « Christine Boutin : "Le débat sur le Pacs a décrispé le tabou de l'homosexualité en France" », Le Point, 13 octobre 2009, lire en ligne.
  3. "Mariage pour tous" : les dérapages multiples de Christine Boutin, Le Monde, 12 avril 2013
  4. Boutin : «Elargir la majorité aux valeurs chrétiennes», Le Figaro, 12 juin 2006.
  5. Le projet humaniste de Christine Boutin, Le Figaro, 9 août 2007
  6. Biographie sur le site webeconomie
  7. Biographie Christine Boutin, Politique.net
  8. Christine Boutin poursuivra en justice ceux qui l'attaquent sur son mari (et cousin germain) , Europe 1, 29 mai 2013, consulté le 13 juin 2013
  9. Jean-Louis Beaucarnot, Le tout politique, Archipel,‎ 2012 (lire en ligne), p. 75
  10. Who's who in France, édition 2006
  11. Documentation française, « fiche ministre » dans les « Classeurs rouges »
  12. Droit canon 1091, §2
  13. Thierry de Cabarrus, « “Salut les Terriens !” : Christine Boutin crucifiée par Thierry Ardisson », Le Nouvel Observateur,‎ 3 mars 2013 (lire en ligne)
  14. Laurent Guimier et Rémi Duchemin, « Boutin mariée à son cousin, c'est légal ? », Europe 1,‎ 30 novembre 2013 (lire en ligne)
  15. « Pour Christine Boutin, se marier avec son cousin, “c'est accepté depuis toujours” : a-t-elle raison? », Huffington Post,‎ 5 décembre 2012 (lire en ligne)
  16. définition de consulteur
  17. Biographie de Christine Boutin Études / Expérience Professionnelle
  18. Maire de la commune d'Auffargis sur le site mairie-auffargis
  19. a et b biographie sur le site politique.net paragraphe élu local dans les Yvelines
  20. « Alain Schmitz élu président des Yvelines », Le Parisien,‎ 3 juillet 2009
  21. biographie sur le site politique.net paragraphe Le prototype de la droite catholique
  22. « La vidéo de Copé qui dénonce l'obstruction parlementaire : habile et caricaturale à la fois » sur le site de 20 minutes, 12 janvier 2009
  23. 21 avril 2002 qui avait vu Lionel Jospin ne pas passer le premier tour
  24. « Discours du Conseil National du FRS : déclaration de non-candidature de Christine Boutin » sur le site du Forum des républicains sociaux, 2 décembre 2006
  25. a et b http://www.rue89.com/2011/09/27/boutin-devoile-son-deal-avec-sarko-en-2007-ni-euthanasie-ni-mariage-homo-223996?com=select&c=3
  26. « Ensemble, ouvrons le chantier du logement », sur reunions-de-chantier.org,‎ (consulté le 28 février 2009)
  27. « Le cabinet très catholique de Christine Boutin », Le Monde, 5 juillet 2007
  28. « Nicolas Sarkozy président : plus près de toi Seigneur », sur atheisme.org,‎ (consulté le 28 février 2009)
  29. « Nicolas Sarkozy président : plus près de toi Seigneur », sur journal Le Monde,‎ (consulté le 28 février 2009)
  30. « Propriétaire de ma maison pour 15 euros par jour », sur site spécifique du ministère du logement (consulté le 28 février 2009)
  31. « Boutin et Amara en plein plan embrouilles », sur journal Libération, édition de Lyon,‎ (consulté le 28 février 2009)
  32. « Boutin exclue d’une réunion à l’Élysée », sur magazine L'Express,‎ (consulté le 28 février 2009)
  33. « Remaniement: Hortefeux à l'Intérieur, Darcos au Travail », Agence France Presse,‎ 23 juin 2009 (consulté le 23 juin 2009)
  34. Thomas Vampouille et Flore Galaud, « Christine Boutin exclut de démissionner de sa mission », lefigaro.fr, 9 juin 2010
  35. deuxième paragraphe de l'entretien
  36. « Christine Boutin renonce à retrouver son mandat de député », Lemonde.fr (avec AFP), 23 juillet 2009
  37. « Le salaire de Boutin critiqué aussi à droite », lci.tf1.fr, 9 juin 2010.
  38. Christine Boutin : " Je gagne 18 000 euros net par mois" France Info 9 juin 2010
  39. « Christine Boutin ou comment se faire augmenter », Le Canard enchaîné, 9 juin 2010, p. 2.
  40. « Christine Boutin renonce à sa double rémunération », lePoint.fr, 10 juin 2010
  41. « Les ministres renoncent au cumul salaire-retraite », Les Echos, 18 juin 2010
  42. Rapport sur la modialisation , premières propositions
  43. « Boutin, "obligée" par la France », Le Journal du dimanche, 22 juin 2011
  44. Discours de Lyon
  45. Dépêche Reuters
  46. « Christine Boutin favorable au droit du sang », Le Figaro, 29 novembre 2011
  47. "Bombe atomique"
  48. « Présidentielle : Christine Boutin annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 13 septembre 2012
  49. Boutin touche 800 000 € de l'UMP, Le Figaro, 3 octobre 2012.
  50. UMP : Boutin soutient Copé, "un guerrier", Le Figaro, 26 septembre 2012
  51. « Christine Boutin démissionne de la présidence du Parti chrétien-démocrate », in lemonde.fr, 10 juillet 2013.
  52. Julien Chabrout, « Européennes : Boutin sera candidate », in Le Figaro, samedi 28 / dimanche 29 septembre 2013, page 6.
  53. Décret du 31 décembre 2010 portant promotion et nomination
  54. « Statuts du Parti Chrétien Démocrate », sur Parti chrétien-démocrate,‎ (consulté le 13 décembre 2010)
  55. a et b « Fadela Amara, le pari d'une insoumise », sur journal Le Monde,‎ (consulté le 28 février 2009)
  56. « Christine Boutin contre l'euthanasie et pour les soins palliatifs », Le Post, 18 juillet 2011.
  57. « PROPOSITION DE LOI », sur assemblée nationale,‎ (consulté le 28 février 2009)
  58. « Christine Boutin veut créer des cellules psy anti-IVG », sur prochoix.org, citant un article de Charlie Hebdo,‎ (consulté le 28 février 2009)
  59. Interview de Mme Boutin, 13/12/2004] et Who's who in France
  60. « Christine Boutin «scandalisée qu'on puisse donner la mort» à Chantal Sébire », sur journal Libération,‎ (consulté le 28 février 2009)
  61. Homophobes en toutes lettres, Blandine Grosjean, Libération, 22 juin 2004
  62. « AFP : Christine Boutin, passionaria des valeurs familiales et sociales » sur le site du FRS, 18 mai 2007
  63. Invitée sur le plateau de Dimanche+ le 5 novembre 2006
  64. Compte rendu du Journal officiel du 1re SÉANCE DU 9 OCTOBRE 1998
  65. Rue89 : "Si si, Christine Boutin a bien sorti sa Bible à l’Assemblée nationale lors du débat sur le Pacs"
  66. Invitée sur le plateau de Dimanche + le 5 novembre 2006, 16:10, vidéo :
    Laurence Ferrari (LF) : « On a tous en tête, Madame Boutin cette image de vous, à l'Assemblée nationale brandissant un livre. C'était la Bible ? »
    Christine Boutin (CB) : « Oui. Absolument. »
    LF : « C'était la Bible que vous avez brandie à l'Assemblée nationale ? »
    CB : « Je l'ai pas brandie, je l'ai montrée à Madame Guigou qui faisait de l'obstruction et qui… »
    Image de Madame Boutin montrant un livre lors des débats
    CB : « Alors ça, c'est le règlement de l'Assemblée nationale. Y a jamais eu, aucune image, ça c'est pas la Bible ! Ça c'est le règlement de l'Assemblée nationale. Quand on demande la parole, il faut présenter au Président : "Président, je vous demande la parole au nom du règlement de l'article 58. Et c'est ça, que je présentais un jour, qui n'avait rien à voir avec le pacs. Ni cette affaire là. Mais c'était vrai que j'ai pris la Bible et que je l'ai sortie. Alors on m'a dit que j'étais très courageuse. D'autres m'ont dit que c'était un scandale, une offense. C'était rien de tout ça, c'était imprévu. »
  67. « Christine Boutin, la mère fouettard du gouvernement », sur lepetitjournal.com,‎ (consulté le 28 février 2009)
  68. « Premier meeting de Christine Boutin », sur RFI,‎ (consulté le 28 février 2009)
  69. « Manif anti-mariage gay : "gazée", Christine Boutin demande la démission de Manuel Valls » , la rédaction de RTL.fr, 25 mars 2013
  70. http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1602877/2013/03/25/Boutin-Cesar-de-l-evanouissement.dhtml
  71. http://www.metronews.fr/info/video-christine-boutin-on-est-envahis-de-gays-apres-la-palme-d-or-pour-la-vie-d-adele/mmeA!Zc8YOdBuDpDkI/
  72. Marc de Boni, « Les confidences de Christine Boutin sur son rapport au sexe », sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 1er avril 2014 à 18h32 (consulté le 2 avril 2014)
  73. « Christine Boutin: "L'homosexualité est une abomination" », sur lexpress.fr, L'Express,‎ 2 avril 2014 à 11h10 (consulté le 2 avril 2014)
  74. « L'UMP vent debout contre "l'homophobie" de Christine Boutin », Europe 1,‎ 3 avril 2014
  75. Le Monde, 11 avril 2014.
  76. Sylvain Chazot, « Christine Boutin admet que traiter l’homosexualité d’"abomination" était "maladroit" », lelab.europe1.fr, 11 avril 2014.
  77. Le Nouvel Observateur, 14 avril 2014.
  78. Le Nouvel Observateur, 14 avril 2014.
  79. « L'isolement en question », sur isolement.frs-online.org (consulté le 28 février 2009)
  80. paragraphe administrateur de l'association
  81. « Christine Boutin rattrapée par ses propos controversés sur le 11 septembre », Le Monde, 5 juillet 2007.
  82. Forum des républicains sociaux
  83. proposition de loi instituant le droit au logement opposable
  84. Logement : institution d'un droit opposable au logement (Loi DALO)
  85. Rencontre avec Richard Stallman
  86. À propos de la licence globale

Voir aussimodifier | modifier le code

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Articles connexesmodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Une éthique sans citoyen (1991)
  • Pour la défense de la vie (1993)
  • Le Mariage des homosexuels ? Cucs, Pic, Pacs et autres projets législatifs (1998)
  • Les Larmes de la république (1999)
  • L'Embryon citoyen (2001)
  • Pour sortir de l'isolement, un nouveau projet de société. Rapport parlementaire au Premier ministre (2003)
  • Je ne suis pas celle que vous croyez, édition First (2006)
  • Chrétiens, de l'audace pour la politique, Parole et Silence (2009)
  • Qu'est-ce que le Parti Chrétien-Démocrate ?, éditions de l'Archipel (2010)
  • Les homosexuels font-ils encore peur ? avec Henry Chapier et Franck Chaumont (2010)
  • Les nouvelles familles, Autrement (2011)

Liens externesmodifier | modifier le code








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