Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

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Sommaire

Chronologie de la Seconde Guerre mondiale - Septembre 1939 / Septembre 1945

Pour la période antérieure, voir, entre autres, Chronologie du Troisième Reich et Guerre sino-japonaise.

Avant-guerre - 1939 (de janvier à août) - 1939 (à partir de septembre) - 1940 - 1941 - 1942 - 1943 - 1944 - 1945

Avant-guerre modifier

1931 modifier

1935 modifier

1936 modifier

  • 7 mars : Remilitarisation de la Rhénanie en Allemagne après la marche de divisions d'infanteries sur Cologne.
  • 18 juillet : Guerre d'Espagne.

1937 modifier

  • 26 avril : Bombardement de civils à Guernica au Pays basque par des pilotes envoyés par l'Allemagne. Ce bombardement préfigure les stratégies de la guerre totale appliquées plus tard, lors de la Seconde Guerre mondiale. Après cet événement, condamné par une bonne partie de la communauté internationale, l'aide allemande se réduit.
  • 7 juillet : Guerre sino-japonaise.
  • 13 août : début de la Bataille de Shanghaï.

1938 modifier

  • 13 mars : Anschluss, annexion de l’Autriche par l'Allemagne nazie.
  • 6 décembre : Le ministre des Affaires étrangères française Georges Bonnet, fervent anticommuniste, signe à Paris avec son homologue allemand Joachim von Ribbentrop un pacte de non agression germano-français, soit plus de six mois avant la signature du pacte de non agression germano-soviétique. Hannah Arendt, dans son livre sur Adolf Eichmann jugé à Jérusalem, mentionne la politique xénophobe de Georges Bonnet : « Georges Bonnet, ministre français des Affaires étrangères […], songea à envoyer dans une colonie française les deux cent mille Juifs étrangers résidant en France. Bonnet alla jusqu'à consulter à ce sujet son homologue allemand, Joachim von Ribbentrop, en 1938. » Non inquiété après la guerre, Georges Bonnet devint maire de Brantôme en Dordogne, où, le 26 mars 1944, des hommes de la « division Brehmer » avaient exécuté 26 personnes, dont 25 résistants ainsi qu'un jeune habitant de la commune.
  • 29-30 septembre : Signature des Accords de Munich

1939 modifier

Europe modifier

Janvier 1939 modifier

Février 1939 modifier

Mars 1939 modifier

Avril 1939 modifier

Mai 1939 modifier

Juin 1939 modifier

Juillet 1939 modifier

  • 1er juillet : Les négociations entre la France, le Royaume-Uni et l’URSS en vue d’un pacte d’assistance mutuelle s’enlisent.
  • 10 juillet : Devant l’aggravation de la tension germano-polonaise, le ministre français des Affaires étrangères, Georges Bonnet, presse Londres d’accepter les conditions soviétiques afin d’aboutir à un accord.

Août 1939 modifier

  • 10 août : Cabinet Dirk Jan de Geer aux Pays-Bas (fin en septembre 1940).
  • 12 août :
    • Ouverture à Moscou des négociations tripartites (France/Royaume-Uni/Union soviétique) pour la signature d’une convention militaire.
    • Ciano avertit Hitler que l’Italie n’est pas en mesure d’appuyer l’Allemagne en cas de guerre. Le Duce soumet l’entrée en guerre aux côtés de l’Allemagne à la fourniture de matériel militaire dont cette dernière n'est pas en mesure d'assurer la livraison. Hitler reconnaît alors la neutralité de l’Italie.
Signature du pacte par Molotov. Ribbentrop et Staline en arrière plan.
  • 22 août : Chamberlain envoie à Hitler un ultime message pour éviter la guerre. En rappelant les engagements de son pays à l’égard de la Pologne, le Premier ministre britannique demande l’instauration d’une trêve afin de régler les conflits par la négociation. Le même jour, Hitler fixe le début des opérations militaires contre la Pologne au 26.
  • 23 août :
    • Pacte germano-soviétique. L’URSS signe avec l’Allemagne un pacte de non-agression pour dix ans. Un protocole secret détermine les zones d’influence soviétique et allemande en Europe de l’Est et notamment le partage de la Pologne.

« Je sais combien la nation allemande aime son Führer ; en conséquence, je voudrais boire à sa santé. »

— Staline

  • Abolition de la Constitution de la ville libre de Dantzig. Le gauleiter se proclame chef de l’État.
    • France : Le Comité permanent de la défense nationale est réuni : l’armée se tient prête à intervenir en cas d’agression contre la Pologne avec des réserves en ce qui concerne l’aviation.
  • 24 août :
    • Accord serbo-croate donnant une large autonomie à la Croatie dans le cadre du royaume de Yougoslavie.
    • La mobilisation partielle est décrétée en France.
    • Emergency Powers Act au Royaume-Uni : loi donnant au nouveau ministère de la sécurité intérieure tous les pouvoirs sur les citoyens britanniques et leurs propriétés (internement sans jugement des suspects, censure des médias, interdiction des grèves, carte d’identité, couvre-feu, rétablissement de la procédure des Order in Council). Le Parlement de 1935 est prorogé jusqu’à la fin du conflit.
  • 25 août : Signature à Londres d’un accord d’assistance pour cinq ans entre la Pologne et le Royaume-Uni.
  • 26 août :
    • Le gouvernement français avertit le gouvernement allemand que la France tiendra ses engagements envers la Pologne.
    • Création d’une banovine autonome en Croatie.
    • L’Allemagne communique par radio ses exigences : retour de Dantzig à l’Allemagne et organisation d’un plébiscite dans le corridor pour décider du rattachement du territoire au Reich ou à la Pologne.
  • 31 août :
    • Opération Himmler.
    • Manifestation organisée par le gouvernement portugais à Lisbonne pour soutenir l’organisation corporatiste. L’état corporatiste reste cependant au stade expérimental pendant toute la durée des mandats de Salazar.

Extrême-Orient modifier

Mai 1939 modifier

Juin 1939 modifier

  • 13 juin : Le Japon décrète le blocus des concessions britanniques et françaises en Chine.

Seconde Guerre mondiale modifier

Europe modifier

Septembre 1939 - Octobre 1939 - Novembre 1939 - Décembre 1939

Septembre 1939 modifier

  • 1er septembre :
    • Les troupes allemandes attaquent la Pologne sans déclaration de guerre. Il est 4h45.
      • Campagne de Pologne (opération Fall weiss) (1939) : Pratiquant pour la première fois la « guerre éclair » (Blitzkrieg) avec intervention massive des chars et de l’aviation, la Wehrmacht submerge en un peu plus de deux semaines la Pologne occidentale. Surprise avant d’avoir achevé sa mobilisation et très inférieure en potentiel militaire, l’armée polonaise est écrasée.
    • Allemagne : Hitler ordonne d'appliquer l'euthanasie aux aliénés et aux incurables (plan T4).
    • Mobilisation générale en France.
    • À 19 heures, instauration du black-out au Royaume-Uni.
    • URSS : instauration du service militaire obligatoire.
    • La Norvège, la Finlande et la Suisse déclarent leur neutralité alors que l'Italie proclame sa non-belligérance.
  • 2 septembre :
    • Le Royaume-Uni proclame la mobilisation générale.
    • Pologne : la Luftwaffe a conquis la maîtrise de l'air, et attaque les convois de troupes, les aérodromes, les routes, les ponts et les centres industriels, mais aussi les villes et les colonnes de réfugiés, provoquant des embouteillages sur les arrières polonais. Les Ju. 87 "Stuka", qui avaient rodé la technique du bombardement en piqué durant la guerre d'Espagne, constituent le fer de lance de l'invasion.
    • France : le Parlement est convoqué en séance extraordinaire pour voter "des crédits supplémentaires (…) pour faire face aux obligations de la situation internationale".
Photo du 3.9.1939 illustrant la composition des blindés de la Wehrmacht au moment de la campagne de Pologne : une colonne de panzers I et II, dépassée par un transport SdKfz 251 employé comme véhicule de reconnaissance (en).

Parti communiste français modifier

(PCF) demande en conséquence l'ouverture de pourparlers de paix avec Hitler. En réponse, le gouvernement français fait incarcérer 34 députés communistes tandis que 25 autres rompent avec le PCF.

Octobre 1939 modifier

  • 2 octobre :
    • France : Le chef par intérim du Parti communiste français, Jacques Duclos, fuit en Belgique.
    • Premier raid nocturne de propagande de la Royal Air Force sur Berlin.
  • 4 octobre : France : Le chef du Parti communiste français, Maurice Thorez, rejoint Jacques Duclos en Belgique, après avoir déserté son régiment français en guerre, avec l'appui d'un commando du Komintern, en attente d'être envoyé à Moscou. Certains responsables du PCF, restés en France négocient entre juillet 1940 et juin 1941 une possible levée de l'interdiction du PCF.
  • 5 octobre : La Lettonie signe un pacte d’assistance mutuelle avec l’Union soviétique. Les gouvernements lituaniens et soviétiques signent un traité d’assistance mutuelle en octobre.
  • 6 octobre : Les dernières forces polonaises déposent les armes, à l'issue de la Bataille de Kock.
  • 9 octobre : Hitler édicte sa sixième directive de guerre, qui ordonne la préparation du Plan jaune - une attaque de la Belgique, des Pays-Bas et de la France.
  • 10 octobre : L'URSS signe avec la Lituanie un traité d'assistance mutuelle de quinze ans.
  • 12 octobre : Premières déportations de Juifs d'Autriche et de Tchécoslovaquie en Pologne à l'instigation d'Adolf Eichmann.
  • 14 octobre : Le sous-marin U-47, commandé par le lieutenant de vaisseau Gunther Prien, coule le cuirassé britannique HMS Royal Oak en rade de Scapa Flow. 24 officiers et 809 marins britanniques périssent dans le naufrage.
  • 27 octobre : Belgique : Proclamation de neutralité.
  • 28 octobre : Les SS demandent au gouvernement allemand de faire porter l'étoile jaune aux Juifs.

Novembre 1939 modifier

Décembre 1939 modifier

  • 2 décembre : Finlande : Installation par Moscou d'un gouvernement finlandais fantoche à Terijoki présidé par Otto Kuusinen.
  • 4 décembre : L'URSS rejette une offre de médiation des suédois dans la guerre avec la Finlande.
  • 6 décembre : Pologne : Les SS fusillent les malades de l'hôpital psychiatrique de Chełm.
  • 7 novembre : Le Danemark, la Suède, et la Norvège déclarent leur stricte neutralité dans le conflit finno-soviétique.
  • 8 décembre : L’Union soviétique décrète le blocus des côtes finlandaises.
  • 13 décembre : Bataille du Rio de la Plata : le cuirassé de poche allemand Admiral Graf Spee, qui faisait la chasse aux navires marchands alliés depuis le début du conflit, affronte au large de l'Uruguay les croiseurs britanniques HMS Exeter, HMS Ajax et HMS Achilles, commandés par le commodore Harwood. Après avoir endommagé l'Exeter et l'Ajax, le Graf Spee, lui-même touché, se retire dans le port de Montevideo.
  • 14 décembre : L'Union soviétique est exclue de la Société des Nations suite à son attaque de la Finlande (Guerre d'Hiver).
  • 17 décembre : Le cuirassé de poche allemand Admiral Graf Spee se saborde au large de Montevideo. Suite à une habile manœuvre d'intoxication britannique, son commandant, le capitaine de vaisseau Langsdorff, était persuadé que des forces navales britanniques considérables attendaient son navire en haute mer, et il voulait éviter une effusion de sang inutile. Il se suicidera deux jours plus tard dans un hôtel de Buenos Aires. Le sabordage du Graf Spee est le premier succès allié depuis le début de la guerre.
  • 22 décembre : Devant la résistance acharnée des Finlandais, la première offensive soviétique se solde par un échec.

Extrême-Orient modifier

Septembre 1939 modifier

Novembre 1939 modifier

  • 19 novembre : Chine : L'armée nationaliste de Chongqing lance une offensive contre les Japonais.

1940 modifier

Europe modifier

Janvier 1940 modifier

  • 4 janvier : France : Accord entre le gouvernement Daladier et le Gouvernement polonais en exil du général Sikorski pour le reconstitution d'une armée polonaise en France.
  • 7 janvier : URSS : le maréchal Timochenko est nommé commandant du secteur nord-ouest du front finlandais.
  • 8 janvier : Finlande : la bataille de Suomussalmi s'achève par une totale victoire finlandaise. La 163e division soviétique a été entièrement anéantie, et la 44e, venue à son secours, a connu le même sort. 27 500 soldats russes ont été tués ou sont morts de froid, auxquels il faut ajouter 1300 prisonniers. Tout le matériel des deux divisions a été capturé par l'armée finlandaise.
  • 10 janvier : Belgique : incident de Mechelen-sur-Meuse. Un avion transportant deux officiers allemands fait un atterrissage forcé en Belgique. On trouve sur eux le plan d'offensive allemand, prévoyant la violation de la neutralité belge. Avec l'accord de certains responsables de l'armée belge, l'armée française se déclare prête à entrer en Belgique pour protéger ce pays de l'agression nazie, mais le gouvernement de Bruxelles refuse. Cet incident poussera les Allemands à modifier leurs plans. Mais l'offensive à travers l'Ardenne restera à leur programme. On a des preuves par les mémoires du général en chef français Gamelin qu'il avait été prévenu par les Belges de ce qu'ils avaient appris sur les intentions allemandes.1
  • 17 janvier : L'Europe connaît une terrible vague de froid. Il fait -15 °C dans le nord de la France et -13 °C à Paris.
  • 18 janvier : Le Danemark, la Norvège et la Suède affirment leur neutralité.
  • 26 janvier : France : le colonel de Gaulle envoie à 80 personnalités politiques et militaires un mémorandum intitulé L'avènement de la force mécanique, afin de les alerter sur les dangers qu'une offensive mécanique allemande ferait courir à la France.

Février 1940 modifier

  • 1er février : Finlande : le maréchal Timochenko déclenche dans l'isthme de Carélie une offensive de grande envergure. Après une intense préparation d'artillerie, les Soviétiques engagent des forces importantes, accompagnées de nombreux chars et soutenues par une puissante aviation.
  • 5 février : Le Conseil suprême interallié, qui réunit ministres français et britanniques, adopte un plan de débarquement en Norvège dans le but de soutenir les forces finlandaises.
  • 11 février : Finlande : l'Armée rouge attaque la ligne Mannerheim sur un front de 19 kilomètres. Les défenses finlandaises dans le secteur de la Summa sont submergées.
  • 12 février : L'Union soviétique et l'Allemagne signent un accord commercial pour contrer le blocus maritime franco-britannique.
  • 16 février : Le destroyer britannique Cossak, commandé par le capitaine Philip Vian, attaque l'Altmark (navire de ravitaillement du Graf von Spee) réfugié dans les eaux norvégiennes, et libère 299 prisonniers britanniques. En persuadant Hitler que les Alliés n'hésiteraient pas à violer la neutralité norvégienne pour couper la Route du fer suédois, cet incident va précipiter l'intervention allemande en Norvège.
  • 23 février : Les Alliés mettent en place le blocus de l’Atlantique Nord pour empêcher le convoyage par les Allemands de minerais scandinaves.
  • 24 février : Mise au point du Plan jaune (Fall Gelb), l’offensive allemande à l’Ouest.

Mars 1940 modifier

Avril 1940 modifier

  • 4 avril : Paris : 36 députés communistes sont condamnés à des peines de 2 à 5 ans de prison.
  • 5 avril :
  • 8 avril :
    • Déclenchement de l'opération Wilfred : dans la nuit, 8 destroyers de la Royal Navy mouillent trois champs de mines dans les eaux territoriales norvégiennes, en particulier devant Narvik.
    • Informée par les Alliés, la Norvège proteste contre le mouillage des mines, mais s'abstient de mobiliser.
    • Au large de Trondheim, des navires britanniques tombent sur une escadre allemande. Le destroyer HMS Glowworm tente d'éperonner le croiseur lourd Hipper mais coule, ne laissant que 40 survivants.
  • 9 avril :
    • Le Danemark et la Norvège sont envahis par l'Allemagne (Opération Weserübung). La résistance est importante en Norvège. Près d'Oslo, les canons du fort d'Oscaborg envoient par le fond le croiseur lourd allemand Blücher. Dans la nuit, le sous-marin britannique HMS Truant coule le croiseur léger allemand Karlsruhe devant Kristiansand.
    • En Norvège, Vidkun Quisling tente de s’imposer au pouvoir mais ne reçoit pas l’appui des Allemands. Un « Conseil administratif » apolitique, composé de hauts fonctionnaires, est mis en place par la Cour suprême, remplacé par un « gouvernement national », dirigé par Quisling, cette fois avec l’aval des Allemands (1942).
  • 10 avril :
    • Copenhague, Oslo, Kristiansand, Stavanger, Bergen, Trondheim et Narvik sont occupés par les Allemands.
    • Reddition du Danemark.
    • Un bombardier britannique Skua coule le croiseur léger allemand Königsberg au large de Bergen. C'est la première grande unité navale détruite par l'action de l'aviation.
    • À Narvik, combat naval entre 5 destroyers britanniques et 10 contre-torpilleurs allemands. 2 bâtiments sont coulés de chaque côté.
    • Paris : déclaration de Paul Reynaud : « La Route permanente du minerai de fer suédois vers l'Allemagne est et restera désormais coupée. »
  • 13 avril : Norvège : une escadre britannique comportant le cuirassé HMS Warspite détruit les 8 contre-torpilleurs allemands qui restaient dans le port de Narvik.
  • 14 avril : Débarquement polono-franco-britannique dans plusieurs ports norvégiens, notamment Narvik.
  • 24 avril : Joseph Terboven est nommé commissaire du Reich en Norvège.

Mai 1940 modifier

  • 2 mai : Le roi Haakon VII de Norvège part en exil au Royaume-Uni.
  • 5 mai : Un gouvernement norvégien en exil est formé à Londres.
  • 10 mai :
    • Winston Churchill est nommé Premier ministre du Royaume-Uni.
    • Début de l'opération Fall Gelb, une offensive allemande à l'Ouest contre les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France. C'est le début de la Bataille de France et la fin de la Drôle de guerre.
    • Des troupes françaises et britanniques pénètrent en Belgique. Dès 7 heures du matin, le Ier groupe d'armées du général Billotte et le Corps expéditionnaire britannique de lord Gort exécutent la « manœuvre Dyle », prévue de longue date, et entrent en Belgique pour s'allier à l'armée belge contre l'invasion nazie.
    • Discours de Paul Reynaud : « L'armée française a tiré l'épée. La France se recueille. »
    • Les forces alliées qui entrent en Belgique se ruent à leur perte. En effet, malgré son ampleur, l'attaque allemande contre les Pays-Bas et la Belgique n'est qu'un leurre (c'est la « muleta du matador, selon l'expression de sir Basil Liddell Hart). La vraie menace va surgir plus au sud, dans les Ardennes, où les Allemands ont concentré le meilleur de leurs forces : le Groupe d'armées A de von Rundstedt, qui comprend plus de 40 divisions, dont 7 blindées et 3 motorisées (soit la plus grande force blindée que le monde ait jamais connue). Toutes ces forces vont foncer à travers la forêt des Ardennes, que les dirigeants alliés pensaient infranchissables, avec pour objectif de franchir la Meuse puis de se ruer vers la mer, dans le but de couper en deux l'ensemble des armées alliées.
    • La Wehrmacht occupe le Luxembourg sans rencontrer de résistance. La grande-duchesse Charlotte et sa famille parviennent à s'enfuir.
  • 11 mai :
    • Belgique : les Allemands s'emparent du fort d'Ében-Émael, sur le canal Albert. Il était considéré comme imprenable.
    • France : le colonel de Gaulle est nommé à la tête de la 4e division cuirassée de réserve, qui vient d'être créée.
  • 10 et 11 mai : les Chasseurs ardennais de l'armée belge retardent les Allemands en Ardenne belge, aidé par la topographie tourmentée du massif ardennais et les routes étroites et sinueuses.
  • 12 mai : France : dans le secteur des Ardennes, les troupes françaises se retirent derrière la Meuse, laissant Sedan aux mains du 19e Panzerkorps de Guderian. Plus au nord la 7e Pzd de Rommel atteint Dinant.
  • 13 mai :
  • 14 mai :
    • La RAF et l'aviation française tentent, mais en vain, de détruire les ponts allemands sur la Meuse.
    • Échec des contre-attaques françaises pour réduire la tête de pont allemande.
    • Au soir le général Huntziger, chef de la IIe armée, craignant d'être contourné, replie son aile gauche à l'est de la Meuse, ce qui va encore agrandir la brèche allemande.
  • 15 mai :
  • 16 mai :
    • Le général Gamelin donne l'ordre de repli aux forces françaises qui se battent en Belgique.
    • Paris : réunion interalliée au Quai d'Orsay. Dans une atmosphère de crise, les dirigeants français doivent reconnaître devant les Britanniques l'extrême gravité de la situation. À Churchill qui lui demande : « Où sont les réserves stratégiques ? Où est la masse de manœuvre ? » le généralissime Gamelin répond : « Il n'y en a aucune. » « Je restai confondu. Que fallait-il penser de la grande armée française et de ses plus grands chefs ? (...) J'avoue que ce fut une des plus grandes surprises de mon existence », écrit Churchill dans ses Mémoires.
  • 17 mai :
  • 18 mai : France : Paul Reynaud annonce à la radio la nomination du maréchal Pétain au poste de vice-président du Conseil.
  • 19 mai :
    • Le généralissime Gamelin est remplacé à la tête des armées alliées par le général Weygand, jusque-là commandant en chef au Levant.
    • Le général Giraud, qui avait remplacé Corap à la tête de la IXe armée française, est fait prisonnier par les Allemands.
    • Paris : les chefs du gouvernement français se rendent à Notre-Dame, pour y prier pour le salut de la France.
  • 20 mai : Ouverture du camp de concentration d’Auschwitz, en Pologne.
  • 21 mai : Belgique : à Ypres se tient l'unique conférence des commandants en chef britannique, belge et français. Un repli sur des lignes plus courtes est décidé, ainsi qu'une contre-attaque vers le sud prévue pour le 23 mai. En regagnant son QG, le général Gaston Billotte, chef du Ier groupe d'armées français, est victime d'un grave accident de voiture.
  • 23 mai :
    • Mort à Ypres du général Gaston Billotte (°1875), des suites de l'accident qu'il avait subi deux jours plus tôt.
    • Mort au front, près de Dunkerque, de l'écrivain et essayiste français Paul Nizan (°1905).
  • 24 mai : Défaite des troupes franco-britanniques en Flandre. Évacuation de Dunkerque (fin le 4 juin).
  • 25 mai : En raison de son action énergique pendant la bataille de Montcornet, le colonel de Gaulle est nommé général de brigade à titre temporaire.
  • 28 mai :
    • Le roi Léopold III de Belgique expédie un message radio au général français Georges - après avoir écrit au roi d'Angleterre par une lettre confiée à l'attaché militaire anglais - pour annoncer qu'il allait être forcé de capituler. L'armée belge est à bout de forces et de munitions après une ultime résistance qui a duré quatre jours sur la rivière Lys. De plus, abandonnée sur sa droite par l'armée anglaise repliée en hâte sur Dunkerque, l'armée belge va être tournée par l'ennemi. Le gouvernement d’Hubert Pierlot, refusant de démissionner, se réfugie en France, décidé à poursuivre la lutte.
    • France : la 4e DCR de de Gaulle lance une contre-attaque contre la tête de pont allemande d'Abbeville, sur la rive gauche de la Somme.
  • 29 mai :
    • Arthur Seyss-Inquart devient commissaire du Reich aux Pays-Bas.
    • Belgique Le Fort de Tancrémont se rend sur ordre du général Spang et ce un jour après la Belgique, ce qui fait de sa garnison la dernière unité belge combattante sur le sol belge à se rendre.

Juin 1940 modifier

« Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. »

  • Saint-Nazaire : le capitaine de vaisseau Ronarch réussit à faire sortir du bassin de carénage le cuirassé Jean-Bart, qui était en cours d'armement. Il met le cap sur Casablanca.
  • À Saumur, résistance héroïque des 800 cadets de l'École de cavalerie, appuyés par 1500 soldats également désireux de sauver l'honneur. Ils réussiront à stopper l'avance de la Wehrmacht pendant deux jours.
  • Entrée en vigueur des conventions d'armistice. La France est vaincue, après une campagne d'environ quarante jours durant laquelle plus de 100 000 Français, militaires et civils, ont trouvé la mort. C'est la plus grande catastrophe militaire de l'histoire de France. Dans sa grande majorité la population française accueille la fin des combats avec un immense soulagement. Seule une infime minorité entend bien continuer la lutte, soit à l'intérieur du pays, soit en rejoignant le Royaume-Uni.
  • Nouveau discours du maréchal Pétain : « … Vous avez souffert. Vous souffrirez encore. (…) Ce n'est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La terre, elle, ne ment pas… »
  • France : l'ancien président du Conseil Paul Reynaud est victime d'un accident de voiture dans lequel sa maîtresse, la comtesse Hélène de Portes, trouve la mort.
  • Libye : mort d'Italo Balbo (°1896), chef de l'aviation italienne et gouverneur de la Libye italienne. L'avion qui transportait le maréchal Italo Balbo a été abattu accidentellement par la DCA italienne au-dessus du port de Tobrouk. Dignitaire du parti fasciste, vétéran de la marche sur Rome, Italo Balbo s'était rendu célèbre par ses raids aériens au-dessus de l'Atlantique. Homme de caractère, il n'avait pas caché à Mussolini son opposition à l'entrée en guerre de l'Italie. On a affirmé (sans preuve) que le Duce l'avait fait assassiner.
  • Sur les 10 000 soldats français évacués de Narvik, un millier environ, parmi lesquels le lieutenant-colonel Monclar et le capitaine Koenig, se rallient à de Gaulle. Ils constitueront le noyau des Forces françaises libres (FFL).
  • Le juriste René Cassin rejoint la France libre.
  • Suisse : mort à Muralto du peintre et graphiste allemand d'origine suisse Paul Klee (°1879).

Juillet 1940 modifier

  • 1er juillet : L'amirauté britannique ordonne à l'amiral Somerville, chef de la "Force H", d'exécuter l'opération Catapult : saisie, prise sous contrôle, mise hors de combat ou destruction de tous les navires français pouvant être atteints.
  • 3 juillet : Bataille de Mers el-Kébir, les navires britanniques bombardent la flotte française.
  • 4 juillet : Rupture des relations diplomatiques entre la France de Vichy et le Royaume-Uni. Londres décide de mettre en place un blocus de la France et des colonies françaises.
  • 6 juillet : Allemagne : de retour à Berlin, Hitler est accueilli par des foules enthousiastes.
  • 10 juillet :
  • 11 juillet : Vichy : le maréchal Pétain promulgue trois Actes constitutionnels qui font de lui le chef de l'État français avec les pleins pouvoirs, abolissent la présidence de la République et ajournent les Chambres. Pierre Laval est vice-président du Conseil.
  • 12 juillet : Vichy : l'Acte constitutionnel no IV, sur la suppléance et la succession du chef de l'État, désigne Pierre Laval comme successeur de Pétain.
  • 14 juillet :
  • 16 juillet : Directive no 16 de Hitler, dite « Seelöwe » ("Lion de mer" ou "Otarie") : « …J'ai décidé de préparer une opération de débarquement et de l'exécuter si nécessaire. Le but de cette opération est d'éliminer la métropole britannique en tant que base pour continuer la guerre contre l'Allemagne et, si ce devait être nécessaire, de l'occuper entièrement. »
  • 17 juillet : Allemagne : l'OKH met au point un plan détaillé de débarquement au Royaume-Uni.
  • 19 juillet :
  • 21 juillet :
    • Berlin : au cours d'une conférence d'état-major, Hitler déclare à ses généraux qu'il faut en finir vite avec le Royaume-Uni, car il a l'intention d'attaquer la Russie. Il ordonne au maréchal von Brauchitsch de préparer un plan d'invasion de l'URSS.
    • Londres : création d'un gouvernement tchécoslovaque en exil, dirigé par le Dr Edvard Benes.
  • 22 juillet :
    • Lord Halifax fait connaître la réponse officielle du Royaume-Uni à l'offre de paix de Hitler : « L'Allemagne obtiendra la paix si elle évacue tous les territoires qu'elle a occupés, restaure toutes les libertés qu'elle a abattues et donne des garanties pour l'avenir. »
    • France : loi de Vichy sur la révision de toutes les naturalisations intervenues depuis 1927.
  • 25 juillet : Annexion de facto par l'Allemagne des départements de la Moselle, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.
  • 29 juillet : Royaume-Uni : la Royal Navy renonce à utiliser des destroyers dans la Manche. Cette mesure clôt la première phase de la bataille d'Angleterre, que l'on peut appeler "Bataille du Channel".

Août 1940 modifier

Septembre 1940 modifier

Octobre 1940 modifier

Novembre 1940 modifier

Décembre 1940 modifier

  • 8 décembre : Déclenchement de l'opération Compass, la contre-offensive britannique dans le désert de Libye menée à partir de l'Égypte. En deux mois (fin 9 février 1941) les forces du Commonwealth vont écraser une armée italienne pourtant bien supérieure en nombre.
  • 13 décembre : "Coup d'État" à Vichy : Pétain fait arrêter le chef du gouvernement, Pierre Laval (qui sera libéré par les Allemands). Laval sera d'abord remplacé par Pierre-Étienne Flandin, puis par l'amiral Darlan.
  • 15 décembre : Paris : l'Allemagne rend à la France la dépouille de Napoléon François Charles Joseph Bonaparte, dit Napoléon II, le roi de Rome ou encore l'Aiglon. Le corps du fils de Napoléon Ier avait été enterré à Vienne après sa mort en 1832 ; il va reposer désormais dans la crypte des Invalides, à côté du sarcophage de son père. La cérémonie franco-allemande, conçue pour coïncider avec le 100e anniversaire du retour des cendres de l'Empereur en France, se déroule dans une atmosphère glaciale, dans tous les sens du terme, en raison de la crise qui a éclaté entre le Reich et Vichy après le renvoi de Pierre Laval. Goguenards, les Parisiens murmurent : « Ils nous prennent le charbon et ils nous rendent les cendres ! »2.
  • 18 décembre : Hitler fixe les plans de l'opération Barbarossa contre l'URSS.
  • 21 décembre : États-Unis : mort à Hollywood de l'écrivain Francis Scott Fitzgerald (°1896).
  • 22 décembre : Royaume-Uni : Anthony Eden remplace lord Halifax comme ministre des Affaires étrangères. Lord Halifax deviendra le nouvel ambassadeur britannique à Washington.
  • 23 décembre : France : Jacques Bonsergent est fusillé à Vincennes par les nazis. Le seul crime de cet ingénieur de 28 ans était d'avoir permis de s'enfuir à un jeune couple de ses amis qui, le 10 novembre, avait bousculé par mégarde un sous-officier de la Wehrmacht.
  • 26 décembre : France : l'amiral Darlan rencontre Hitler à La Ferrière-sur-Epte, au sud de Beauvais.
  • 29 décembre : Des bombardiers allemands infligent à Londres les plus grands dégâts que la capitale britannique ait subis depuis le grand incendie de 1666.

Extrême-Orient modifier

Mars 1940 modifier

Août 1940 modifier

Septembre 1940 modifier

Décembre 1940 modifier

1941 modifier

Europe modifier

Janvier 1941 modifier

Février 1941 modifier

Mars 1941 modifier

  • 1er mars :
    • La Bulgarie adhère au pacte tripartite. 6 divisions allemandes (dont 3 blindées) appartenant à la XIIe armée du maréchal List franchissent le Danube et pénètrent dans le pays.
    • Libye : à la tête d'une colonne des FFL venue du Tchad, le colonel Leclerc s'empare du fort italien de l'oasis de Koufra, dans le sud-est du pays. Les Français libres y captureront un important butin. Le lendemain Leclerc prononcera ce qui est resté dans l'Histoire comme le serment de Koufra, jurant de ne pas déposer les armes avant que le drapeau français flotte à nouveau sur la cathédrale de Strasbourg. Il tiendra parole.
  • 4 mars : Raid des commandos britanniques sur les îles norvégiennes Lofoten.
  • 6 mars : Directive de Churchill dite « Bataille de l'Atlantique ».
  • 8 mars :
    • Atlantique : le sous-marin allemand U-47, commandé par Gunther Prien, est coulé par le destroyer HMS Wolverine au sud de l'Islande. Il n'y a aucun survivant. Gunther Prien (°1908) s'était rendu très célèbre en octobre 1939 en coulant le cuirassé britannique HMS Royal Oak en rade de Scapa Flow. Son tableau de chasse comportait 28 navires alliés, soit 230 000 tonnes.
    • Washington : le Sénat américain adopte la loi « prêt-bail » par 60 voix contre 31.
  • 9 mars : Albanie : l'armée italienne lance son « offensive de printemps », soutenue par un appui aérien massif.
  • 11 mars :
    • Échec de l'offensive italienne en Albanie.
    • Libye : le 5e régiment de panzers termine son débarquement à Tripoli. Il dispose de 120 chars, dont 60 moyens. Pendant ce temps la division blindée italienne Ariete, équipée de 80 tanks, avance vers l'est.
    • Washington : promulgation de la loi « prêt-bail ».
  • 17 mars : Atlantique : au cours de l'attaque du convoi HX-112, deux des plus grands as allemands de la guerre sous-marine sont mis hors de combat par la flottille d'escorte commandée par le capitaine de frégate Donal Macintyre : il s'agit de Joachim Schepke, qui avec son U-100 avait détruit 30 cargos alliés (150 000 tonnes) et Otto Kretschmer, commandant de l'U-99 et champion des capitaines de U-Booten, avec 44 navires coulés soit 266 000 tonnes. Schepke a été tué dans l'abordage de son bâtiment par le destroyer Vanoc, tandis que Kretschmer a été capturé. Quand il sera informé de ce succès, Churchill télégraphiera au capitaine Macintyre : « Depuis le début la guerre, c'est la meilleure nouvelle reçue ».
  • 19 mars : Londres subit un de ses plus violents bombardements depuis le début de la guerre. On dénombre 750 tués.
  • 24 mars : Libye : la 5e division légère de l'Afrika Korps s'empare presque sans coup férir de la position britannique d'El Agheila. Pour gonfler ses effectifs, Rommel avait fait construire des chars en carton, sur des châssis de camions ; c'est la première des ruses de guerre qui lui vaudront son surnom de "Renard du désert". Il s'agit de la première offensive de l'Afrika Korps.
  • 25 mars : La Yougoslavie adhère au pacte tripartite.
  • 26 mars : Yougoslavie : mécontente de l'adhésion du pays au pacte tripartite, la population défile dans les rues de Belgrade aux cris de « Mieux vaut la guerre que le Pacte ! Plutôt la mort que l'esclavage ! » Ce mouvement de protestation, soutenu par les Britanniques, touche aussi les syndicats, les paysans, l'Église et l'armée.
  • 27 mars :
    • Coup d'État pro-allié en Yougoslavie. Le jeune prince Pierre monte sur le trône sous le nom de Pierre II. Furieux, Hitler convoque ses généraux et, par sa directive no 25, ordonne que la Yougoslavie soit « écrasée avec une rigueur impitoyable ». La principale conséquence de cette décision est que l'opération Barbarossa, l'invasion de l'URSS, devra être retardée de quatre semaines.
    • Érythrée : fin de la bataille de Keren. Après huit semaines de combats, durant lesquels l'armée italienne a fait preuve d'un mordant inhabituel, les troupes du Duce battent en retraite. Les forces du Commonwealth ont perdu durant les combats de Keren 536 tués et 3229 blessés, les Italiens environ 3000 tués et 4000 blessés.
  • 28 mars :
    • Royaume-Uni : mort (par suicide) de la romancière et féministe Virginia Woolf (°1882).
    • Méditerranée : au large du cap Matapan, la Royal Navy rencontre une escadre italienne et lui coule 3 croiseurs (Fiume, Pola et Zara).
  • 29 mars : Vichy : Xavier Vallat quitte le secrétariat général des Anciens Combattants pour prendre la direction du Commissariat général aux questions juives, nouvellement créé.
  • 30 mars : Adolf Hitler déclare à ses généraux que la guerre à l'Est sera une guerre d'extermination.
  • 31 mars : Libye : la 5edivision légère de l'Afrika Korps attaque les positions britanniques à Mersa-Brega.

Avril 1941 modifier

  • 1er avril :
    • Afrique orientale : des troupes indiennes occupent Asmara, capitale de l'Érythrée.
    • Moyen-Orient : coup d'État pro-allemand en Irak. Le régent, l'émir Abdul al-Illah, est remplacé par le germanophile Cherif Charaf, qui prend Rachid Ali comme Premier ministre.
  • 2 avril : Allemagne : premier vol d'un avion à réaction, le biréacteur Heinkel He 280.
  • 3 avril : Hongrie : suicide du Premier ministre, le comte Pál Teleki (né en 1879), qui entend ainsi protester contre la participation de son pays à la prochaine invasion de la Yougoslavie par les forces de l'Axe.
  • 4 avril : Libye : les Allemands prennent Benghazi, capitale de la Cyrénaïque.
  • 5 avril : À Moscou, la Yougoslavie signe un traité d'amitié et de non-agression avec l'Union des républiques socialistes soviétiques
  • 6 avril :
    • En riposte à la signature du traité d'amitié et de non-agression entre l'Union soviétique et la Yougoslavie, l'armée allemande, soutenue par des troupes italiennes, hongroises et bulgares, attaque la Yougoslavie (opération "Opus 25") et la Grèce (opération Marita).
    • Yougoslavie : violent bombardement de Belgrade par la Luftwaffe (opération Châtiment).
    • Libye : Richard O'Connor, l'un des plus brillants généraux britanniques et l'artisan des succès de l'hiver, ainsi que le Lieutenant général Philip Neame commandant de la Cyrénaïque sont capturés par les Allemands.
    • Éthiopie : les Britanniques libèrent Addis-Abeba tandis que les troupes belgo-congolaises de la Force Publique du Congo belge battent les Italiens au sud et obtiennent leur reddition à Asosa.
  • 9 avril : Grèce : après trois jours d'une vaillante résistance, les forces qui défendaient la ligne Metaxas capitulent, laissant 70 000 prisonniers aux mains des Italo-Allemands.
  • 17 avril : Capitulation de l'armée yougoslave. L'invasion de la Yougoslavie a été une promenade militaire (les Allemands n'ont compté que 151 tués et 15 disparus). Cette facile victoire ne laisse en rien présager l'horreur que va connaître ce pays jusqu'à sa libération à la fin de 1944, avec l'apparition de puissants mouvements de résistance provoquant en réaction une répression implacable de la part des forces d'occupation, le tout doublé d'une véritable guerre civile.
  • 18 avril : Début de la guerre anglo-irakienne entre le Royaume-Uni et le gouvernement nationaliste du Royaume d'Irak (fin 30 mai 1941).
  • 27 avril : Athènes est occupée par des troupes allemandes. Le drapeau allemand flotte sur l'Acropole.

Mai 1941 modifier

  • 5 mai : Éthiopie : pour le cinquième anniversaire de l'occupation italienne d'Addis-Abeba, l'empereur Haïlé Sélassié Ier rentre triomphalement dans sa capitale.
  • 10 mai : Rudolf Hess, numéro deux du régime nazi, est capturé en Écosse après avoir sauté hors de son avion. Il semble avoir eu l'intention de rencontrer des dirigeants britanniques afin de négocier la paix. Sur instruction de Hitler, la presse allemande affirma qu'il avait agi de sa propre initiative, et qu'il était atteint de troubles mentaux. Toute la lumière n'a jamais été faite sur cette affaire, et Rudolf Hess est mort dans la prison de Spandau en 1987 en emportant son secret dans la tombe.
  • 11 mai :
  • 15 mai : Libye : dans le cadre de l'opération Brevity, une contre-attaque à objectifs limités, les forces du Commonwealth reprennent Solloum et occupent la passe d'Halfaya.
  • 18 mai : Allemagne : le cuirassé Bismarck, portant la marque de l'amiral Lütjens, prend la mer avec le croiseur lourd Prinz Eugen pour gagner l'océan Atlantique et faire la chasse aux convois alliés (opération Rhein).
  • 19 mai :
    • Méditerranée : les Britanniques évacuent leur aviation de Crète.
    • Éthiopie : fin de la bataille d'Amba-Alagi. Après quinze jours de résistance, ses troupes étant privées d'eau et de munitions et soumises à un bombardement incessant, le duc d'Aoste, vice-roi d'Éthiopie, capitule avec les 5000 hommes qui lui restent. Cette reddition met fin à la présence italienne en Afrique de l'Est, bien qu'une partie de l'armée du Duce continue à résister.
  • 20 mai :
  • 23 mai : Allemagne : directive de Göring à propos de l'exploitation économique de la Russie.
  • 24 mai : Au large de l'Islande, le cuirassé allemand Bismarck coule le croiseur de bataille britannique HMS Hood, le plus grand et l'un des plus beaux navires de la Royal Navy. Un obus allemand ayant touché sa soute à munitions, le HMS Hood explosa et sombra très rapidement, entraînant avec lui tout son équipage sauf 3 hommes.
  • 25 mai :
  • 27 mai : La Royal Navy prend sa revanche : les cuirassés HMS King George V et HMS Rodney coulent le Bismarck dans l'Atlantique, à 650 km au nord-ouest de Brest (un doute subsiste si le navire allemand, touché, ne s'est pas sabordé).
  • 28 mai : Paris : signature des protocoles Darlan-Warlimont, ouvrant aux Allemands de larges possibilités dans l'utilisation des ports français d'Afrique.
  • 30 mai : Irak : défaite de Rachid Ali. Les troupes britanniques occupent Bagdad, et réinstallent comme régent l'émir Abdul al-Illah.

Juin 1941 modifier

  • 1er juin : Fin de l'évacuation de la Crète par les forces britanniques. La Royal Navy a perdu 3 croiseurs et 6 destroyers durant la bataille de Crète. Les pertes des parachutistes allemands ont été très lourdes. L'Allemagne nazie ne lancera plus jamais d'opération aéroportée de cette envergure.
  • 8 juin :
    • Début de la campagne de Syrie ou Opération Exporter qui vit l'invasion par les Alliés de la Syrie et du Liban, alors contrôlés par le gouvernement de Vichy, après que la région eut servi de support à des activités allemandes lors de la guerre anglo-irakienne. L'opération est menée sous le commandement en chef du général britannique Henry Maitland Wilson avec des troupes britanniques, indiennes, australiennes et françaises libres (fin 14 juillet 1941).
    • Les troupes coloniales belges remportent une victoire contre les Italiens sur la rivière Bortaï.
Ce cliché de l'un des panzers III de la 18e Panzerdivision franchissant, à l'aide du Schnorchel, la rivière du Boug occidental fut exploité dans les revues d'actualité allemandes. Le franchissement de la ligne de démarcation germano-soviétique qui séparait le Reich de l'URSS depuis l'invasion de la Pologne et son équivalente soviétique était éminemment symbolique pour l'opération Barbarossa ; la propagande se targua d'une première dans l'utilisation des véhicules amphibies.

Juillet 1941 modifier

Août 1941 modifier

Septembre 1941 modifier

Octobre 1941 modifier

  • 2 octobre : Front de l'Est : la Wehrmacht lance l'opération Tempête d'Hiver, la grande offensive contre Moscou.
  • 4 octobre :
    • Vichy : Acte constitutionnel no 10, instituant le serment de fidélité des fonctionnaires au maréchal Pétain.
    • Vichy : promulgation de la charte du Travail.
    • Washington : les États-Unis suspendent toute livraison de pétrole au Japon.
  • 7 octobre :
    • Front de l'Est : le Groupe d'armées Centre de von Bock s'empare de Berdiansk, fermant ainsi la poche de Viazma et capturant 600 000 prisonniers soviétiques.
    • Ukraine : les SS massacrent 17 000 Juifs près de Rovno.
  • 8 octobre : Front de l'Est : au sud de Moscou, les forces de Guderian prennent Orel.
  • 12 octobre :
    • Front de l'Est : au terme de très durs combats, le GA Centre s'empare de Briansk.
    • URSS : les civils - femmes et enfants - commencent à évacuer Moscou.
  • 13 octobre : Front de l'Est : l'Armée rouge évacue Viazma. Les Allemands occupent Kalouga, à 165 km au sud-ouest de Moscou.
  • 14 octobre : Front de l'Est : les panzers du général Hoth s'emparent de Kalinine, au nord-ouest de Moscou.
  • 27 octobre : L'armée roumaine massacre les Juifs d'Odessa.

Novembre 1941 modifier

  • 1er novembre :
    • Front de l'Est : les Allemands lancent une grande offensive vers Rostov et le Caucase.
    • URSS : le maréchal Chapochnikov devient le chef d'état-major général de l'Armée rouge.
  • 2 novembre : Front de l'Est : la Wehrmacht s'empare de Koursk, à 250 km au nord de Kharkov.
  • 5 novembre : Moscou : Maksim Litvinov, ancien commissaire du peuple aux Affaires étrangères, devient ambassadeur d'URSS à Washington.
  • 7 novembre : Front de l'Est : au cours de la nuit du 6 au 7, la température chute brusquement. Cette arrivée du froid est d'abord bien accueillie par les Allemands, car elle met fin à la « saison de la boue ».
  • 12 novembre : France : le général Charles Huntziger (°1880) trouve la mort dans un accident d'avion près du Vigan (Gard).
  • 13 novembre : Front de l'Est : la température en Russie tombe à --20 °C. Le fameux « général hiver » arrive enfin à la rescousse de Staline et de l'URSS. L'hiver 1941-42 va être le plus froid depuis un siècle. Cette irruption brutale d'un froid glacial va, en quelques jours, provoquer de terribles pertes au sein d'une Wehrmacht absolument pas équipée pour faire face à de telles conditions climatiques.
  • 14 novembre : Méditerranée : le porte-avions britannique HMS Ark Royal est torpillé et coulé par le sous-marin U-81.
  • 16 novembre : Front de l'Est : par une température de --20 °C, l'offensive allemande contre Moscou reprend. 50 divisions allemandes passent à l'attaque.
  • 17 novembre : Allemagne : le général Ernst Udet, directeur technique de la Luftwaffe, se suicide. Né en 1896, ancien as de la Grande guerre et acrobate aérien, Udet était un homme d'action, et certainement pas un bureaucrate ou un planificateur. Les problèmes de la Luftwaffe, aggravés par l'autorité brouillonne de Göring, le dépassèrent complètement.
  • 18 novembre : Libye : déclenchement de l'opération Crusader, offensive de la VIIIe armée britannique destinée à récupérer le terrain conquis par l'Afrikakorps de Rommel, et à dégager Tobrouk.
  • 22 novembre : Mort de l'as de la Luftwaffe Werner Mölders (né en 1913). Son avion a heurté une cheminée d'usine à Breslau, alors qu'il se rendait aux obsèques d'Ernst Udet.
  • 23 novembre : À Auschwitz, première utilisation des chambres à gaz pour tuer des Juifs.
  • 25 novembre : Méditerranée : le cuirassé britannique HMS Barham est coulé par le sous-marin U-331 au large de la Libye. 841 officiers et marins périssent dans le naufrage.

Décembre 1941 modifier

  • 1er décembre : France : entrevue Pétain-Göring à Saint-Florentin dans l'Yonne.
  • 2 décembre : Front de l'Est : les Allemands ne sont plus qu'à quelques kilomètres du Kremlin, le cœur de Moscou.
  • 3 décembre : Front de l'Est : le maréchal Walter von Reichenau remplace von Rundstedt au commandement du Groupe d'armées Sud.
  • 4 décembre : La température descend à -37 ° en Russie.
  • 5 décembre : Front de l'Est : Hitler stoppe l'offensive allemande contre Moscou pour la durée de l'hiver.
  • 6 décembre :
    • Front de l'Est : déclenchement d'une contre-offensive soviétique, d'abord dans le secteur de Moscou (sous les ordres de Joukov), puis sur l'ensemble du front.
    • Le Royaume-Uni (bientôt imité par les Dominions) déclare la guerre à la Finlande, à la Hongrie et à la Roumanie.
  • 7 décembre : Allemagne : le maréchal Keitel signe le décret « Nacht und Nebel » (« Nuit et Brouillard »), concernant la répression des mouvements de résistance dans les territoires occupés.
  • 11 décembre : L'Allemagne et l'Italie déclarent la guerre aux États-Unis.
  • 19 décembre :
    • Méditerranée : nouveaux désastres pour la Royal Navy. Par un raid sur des torpilles humaines, un commando de plongeurs italiens coulent les cuirassés HMS Queen Elizabeth et HMS Valiant en rade d'Alexandrie (les deux navires pourront être renfloués, mais l'opération prendra des mois). D'autre part, 3 croiseurs et 1 contre-torpilleur britannique explosent après avoir heurté des mines. Après ces nouvelles pertes, le Mediterranean Squadron de l'amiral Cunningham est réduit à quelques croiseurs et destroyers.
    • Allemagne : après avoir destitué le maréchal von Brauchitsch, commandant en chef de l'armée de terre depuis février 1938, Hitler prend personnellement le commandement de l'armée allemande, et ordonne de se battre « sans esprit de recul ».
    • Front de l'Est : le maréchal von Bock, chef du Groupe d'armées Centre, demande à être remplacé « pour raisons de santé ». Hitler nomme à sa place le maréchal von Kluge.
    • Allemagne : Josef Goebbels fait appel à la population allemande pour qu'elle envoie des vêtements chauds aux soldats qui se battent sur le front russe.
  • 22 décembre : Washington : ouverture de la conférence Arcadia.
  • 24 décembre : Des éléments des Forces navales françaises libres débarquent dans l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, et provoquent le ralliement de ce territoire à la France libre. Cet évènement va provoquer une crise grave entre Washington et le général de Gaulle; en effet, les Américains avaient signé avec Vichy à l'été 1940 un modus-vivendi « gelant » la situation des territoires français d'Amérique, et ils n'apprécièrent pas du tout que les Français libres se permettent d'intervenir dans ce qu'ils considéraient comme leur chasse gardée.

Extrême-Orient et Pacifique modifier

Janvier 1941 modifier

Juillet 1941 modifier

Décembre 1941 modifier

1942 modifier

Europe modifier

Janvier 1942 modifier

Atelier de confection de fourrures pour le front russe, de janvier à mars 1942. Des soldats allemands en uniformes d'été, qu'ils détenaient depuis le lancement de Barbarossa en juin 1941, étaient morts par -50 °C dans les faubourgs de Moscou. En conséquence, l'OKH a ordonné les (de)directives de la guerre d'hiver pour rééquiper l'armée de terre.
  • 1er janvier : France : parachutage de Jean Moulin en zone libre.
  • 5 janvier : URSS : contre l'avis du général Joukov, Staline ordonne une contre-offensive générale sur l'ensemble du front.
  • 15 janvier : Rio de Janeiro : ouverture de la conférence panaméricaine. Excédé par les attaques des sous-marins allemands contre ses navires de commerce, le gouvernement brésilien annonce qu'il rompt ses relations diplomatiques avec les pays de l'Axe.
  • 17 janvier : Front de l'Est : mort (d'une crise cardiaque) du maréchal Walter von Reichenau (°1884), commandant du GA Sud de la Wehrmacht. C'était un officier compétent, mais contrairement à un certain nombre de ses collègues, il était proche des thèses nazies. Il avait appliqué les consignes de Hitler concernant le caractère idéologique de la guerre à l'Est avec une rigueur impitoyable, ce pourquoi d'ailleurs il était particulièrement apprécié du Führer.
  • 20 janvier : Berlin : Reinhard Heydrich, chef du RSHA, préside la conférence de Wannsee, qui réunit une quinzaine de dignitaires nazis. Le but de cette conférence est d'organiser la « Solution finale du problème juif » en Europe, c'est-à-dire la déportation à l'Est et l'extermination des Juifs d'Europe. Un procès-verbal est rédigé par Adolf Eichmann.
  • 22 janvier : Royaume-Uni : mort à Bath de Walter Sickert, peintre impressionniste britannique d'origine allemande (°1860). Considéré comme l'un des peintres britanniques les plus importants de son époque, il a parfois été soupçonné d'être le fameux criminel Jack l'Éventreur.

Février 1942 modifier

  • 8 février : Mort dans un accident d'avion du Dr Fritz Todt (°1891), ministre du Reich pour l'Armement et les munitions et fondateur de l'organisation Todt. Hitler, qui se méfiait des spécialistes, nomma pour le remplacer son architecte favori, Albert Speer (qui avait failli prendre le même avion). Pour une fois l'une des intuitions du Führer s'avéra juste, car Speer va se révéler un excellent organisateur, au point qu'on a pu dire que son action a prolongé la guerre d'un an.
  • 19 février : Le sous-marin Surcouf, appartenant aux FNFL, est heurté dans la nuit par un cargo américain en mer des Caraïbes, alors qu'il faisait route vers le Pacifique. Il disparaît avec les 126 membres de son équipage. Le Surcouf était le plus grand sous-marin du monde (sa désignation officielle était d'ailleurs « croiseur sous-marin »). D'un déplacement de 3 300 tonnes, il était armé de 2 pièces de 203 mm et 6 tubes lance-torpilles.

Mars 1942 modifier

  • 3 mars : Kenya : mort en captivité à Nairobi du prince Amédée II de Savoie-Aoste, 3e duc d'Aoste, ancien vice-roi d'Éthiopie (°1898). Confronté à la mission très difficile (en l'absence de toute possibilité d'envoi de renforts ou de ravitaillement) de défendre l'Afrique orientale italienne contre les offensives britanniques, il s'était acquitté avec honneur de sa tâche, ne capitulant que quand toute résistance était devenue impossible. Alliés comme adversaires saluèrent la conduite de ce parfait gentleman. Le duc d'Aoste est mort de maladie (tuberculose et malaria).
  • 28 mars : France : raid des commandos britanniques sur le port de Saint-Nazaire. Le but de ce raid était la destruction de la forme-écluse qui avait servi pour la construction du Jean-Bart et qui, parmi les ports de l'Atlantique, était seule capable de recevoir le cuirassé allemand Tirpitz. Pour atteindre leur objectif, les Britanniques enfoncèrent la porte de l'écluse avec le vieux destroyer HMS Campbeltown, bourré d'explosifs. L'explosion détruisit la forme-écluse et fit 400 victimes parmi les Allemands mais aussi au sein de la population civile française, provoquant en outre d'énormes dégâts dans le port. Les pertes des commandos britanniques s'élevèrent à 169 morts.

Avril 1942 modifier

Mai 1942 modifier

Juin 1942 modifier

  • 4 juin : Tchécoslovaquie : Heydrich meurt des blessures subies lors de l'attentat du 27 mai (°1904). Beau, courageux, sportif (c'était un escrimeur de niveau olympique et un pilote accompli), musicien de talent, Reinhard Heydrich incarnait l'Aryen parfait tel que le rêvaient les idéologues nazis. C'était aussi un homme totalement impitoyable, parfaitement amoral et d'une ambition illimitée. Intelligent et travailleur, capable à l'occasion d'utiliser d'autres méthodes que la répression brutale si cela servait ses desseins, il était avant tout soucieux d'efficacité. Il avait déjà réuni d'immenses pouvoirs entre ses mains. S'il n'avait pas été tué dans cet attentat, il n'est pas certain qu'il aurait supporté encore longtemps d'être sous l'autorité de Himmler.
  • 9 juin : Berlin : funérailles nationales de Heydrich. Lors de l'oraison funèbre qu'il prononce, Hitler déclare que le chef du RSHA était un « homme au cœur de fer ».
  • 10 juin :Tchécoslovaquie : à titre de représailles contre la mort de Heydrich, les Allemands massacrent entièrement la population du village de Lidice, soit 340 personnes. La répression se poursuivra durant tout l'été, et fera au total environ un millier de morts.
  • 28 juin : Front de l'Est : déclenchement de l'offensive d'été de la Wehrmacht, l'opération Fall Blau (opération Code bleu). D'une année sur l'autre les moyens de l'armée allemande ont beaucoup décru, aussi l'offensive ne concerne-t-elle que la partie sud du front, de Koursk à la mer d'Azov. Néanmoins, les Allemands ont concentré dans ce secteur des effectifs très importants en hommes et en matériel. De plus, la Wehrmacht conserve encore sa supériorité tactique sur l'Armée rouge. Aussi, dans un premier temps, l'attaque va rencontrer de grands succès, et les formations soviétiques qui reçoivent de plein fouet le choc de la Blitzkrieg de nouveau triomphante vont être annihilées.
  • 30 juin : Front de l'Est : après vingt-quatre jours de violents combats, les Soviétiques commencent à évacuer Sébastopol.

Juillet 1942 modifier

  • 3 juillet : Front de l'Est : la Wehrmacht s'empare de Sébastopol.
  • 16 juillet : Paris : rafle du Vel d'Hiv. 9000 policiers et gendarmes français exécutent la plus grande rafle jamais organisée dans la capitale. 12 884 Juifs étrangers (3031 hommes, 5802 femmes et 4051 enfants) seront au total interpelés. Les Allemands espéraient capturer une trentaine de milliers de Juifs, mais l'aide de la population voire de policiers eux-mêmes permettra à un certain nombre de s'échapper. Les célibataires et les couples sans enfants sont envoyés au camp de Drancy, tandis que les familles (soit 7000 personnes environ) sont entassées pendant plusieurs jours dans des conditions épouvantables au vélodrome d'Hiver. Tous seront déportés ensuite en Allemagne ou en Pologne. Seuls quelques centaines de survivants, dont une trentaine d'enfants, reviendront des camps de la mort en 1945. La rafle du Vel d'Hiv demeure un des pires exemples de la collaboration franco-allemande.

Août 1942 modifier

Septembre 1942 modifier

Un tireur d'élite de l'armée allemande à son poste de tir en septembre 1942. L'assaut sur Stalingrad bat son plein.

Octobre 1942 modifier

  • 23 octobre : Début de l'offensive victorieuse britannique à la bataille d'El Alamein. La bataille se décompose en deux opérations LightFoot et Supercharge et se termine le 3 novembre.

Novembre 1942 modifier

Décembre 1942 modifier

Extrême-Orient et Pacifique modifier

Février 1942 modifier

  • 15 février : Capitulation de la colonie britannique de Singapour devant l'armée japonaise. La chute de Singapour est un évènement d'une importance considérable, dont le retentissement dépasse même le cadre du présent conflit. C'est l'un des piliers de l'Empire britannique qui s'écroule, et cette défaite est d'autant plus humiliante pour les Britanniques que la forteresse de Singapour était réputée imprenable (personne n'avait songé au Royaume-Uni qu'on puisse l'attaquer par voie de terre, car la jungle était jugée impénétrable par des unités militaires). En humiliant ainsi les Blancs et en prouvant qu'ils n'étaient pas invincibles, les Japonais vont ébranler les fondements même sur lesquels étaient bâtis les empires coloniaux des puissances européennes. La prise de Singapour s'accompagne de massacres commis par les soldats nippons, en particulier à l'égard de la population chinoise. Plus de 10 000 personnes sont tuées.

Mars 1942 modifier

  • 11 mars : Philippines : à la demande de Roosevelt, le général MacArthur quitte Bataan aux Philippines pour l'Australie.
  • 17 mars : Arrivé en Australie, le général MacArthur prend le commandement des forces alliées du Pacifique Sud-Ouest. Il déclare que son objectif essentiel est de sauver les Philippines. « J'en suis venu et j'y retournerai », promet-il.

Avril 1942 modifier

Mai 1942 modifier

  • Mai : Lancement dans le nord de la Chine de la Politique des Trois Tout (三光作戦, Sankō Sakusen?, « tue tout, brule tout, pille tout »), une stratégie de la terre brûlée par laquelle l'armée japonaise, selon l'historien Mitsuyoshi Himeta, exterminera environ 2,7 millions de civils en 3 ans. Mise en place des premiers maquis en Grèce.
  • 4-8 mai : Bataille de la mer de Corail. C'est la première bataille « porte-avions contre porte-avions » de l'Histoire. Bien que s'achevant par une victoire tactique japonaise (les Japonais n'ont perdu que le petit porte-avions Shoho alors que le porte-avions lourd USS Lexington a été coulé), il s'agit en fait du premier coup d'arrêt à l'expansion nippone. En effet la force d'invasion de Port-Moresby a dû faire demi-tour. D'autre part, les porte-avions Shokaku et Zuikaku ont subi des dommages qui les empêcheront de participer à la prochaine opération japonaise contre les îles Midway. Du côté américain, le porte-avions USS Yorktown a été gravement endommagé, mais les arsenaux de Pearl Harbor accompliront des prodiges pour le remettre en état le plus rapidement possible.
Prélude à l'opération Fall Blau, l'attaque de Crimée sur la péninsule de Kertch occasionne une défaite locale de l'Armée rouge ; cinq soldats soviétiques se rendent sur cette photo prise en mai 1942.

Juin 1942 modifier

Juillet 1942 modifier

  • 3 juillet : Pacifique Sud : Guadalcanal tombe aux mains des Japonais. Les Japonais commencent à construire un aérodrome dans cette île de l'archipel des Salomon.

Août 1942 modifier

  • 7 août : Pacifique Sud : les soldats de la 1re division de Marines débarquent à Guadalcanal sans rencontrer de résistance. Par contre, ils devront livrer de sévères combats pour s'emparer des îles voisines (Gavutu, Tanambogo et Tulagi).
  • 9 août : Pacifique Sud : bataille de l'île de Savo : c'est la première des six batailles navales qui, d'août 1942 à février 1943, vont se dérouler dans les eaux de Guadalcanal. Au cours d'une brillante action nocturne, les croiseurs japonais de l'amiral Mikawa coulent 4 croiseurs lourds alliés (1 australien et 3 américains) et endommagent gravement 1 croiseur lourd et 1 destroyer américains. Mais ils manquent l'occasion de détruire la flotte de transport.
  • 10 août : Pacifique Sud : le sous-marin américain S-44 venge partiellement l'honneur allié en coulant le croiseur japonais Kako.

1943 modifier

Europe modifier

Janvier 1943 modifier

Février 1943 modifier

  • 2 février : Victoire soviétique à Stalingrad (qui aura duré près de 6 mois) : capitulation de la VIe armée allemande de Friedrich Paulus sur le front de l'Est.
  • 18 février : Allemagne : au Sportpalast de Berlin, devant 15 000 personnes enthousiastes, Josef Goebbels prononce un discours sur le thème « Guerre totale pour une guerre victorieuse ». Il termine par cette phrase involontairement prophétique : « Maintenant levez-vous! et que la tempête se déchaîne ! »

Mars 1943 modifier

Avril 1943 modifier

Mai 1943 modifier

  • 30 mai : Reddition sans condition des forces de l'Axe en Tunisie marquant une première victoire totale et définitive des Alliés sur le sol africain avec environ 180000 prisonniers de l'Axe.
  • 12-27 mai : La conférence Trident à Washington entérine le principe d’un débarquement sur les côtes françaises. Churchill en fait repousser la réalisation au printemps 1944.
  • 30 mai : Charles de Gaulle s'installe à Alger

Juin 1943 modifier

Juillet 1943 modifier

  • 5 juillet : Front de l'Est : début de l'opération Citadelle, contre-offensive allemande dont le but est de « liquider » le saillant de Koursk. Les Soviétiques connaissaient le plan de l'attaque grâce à leurs services secrets, et ils ont donc préparé une défense sur plusieurs lignes, tandis que des forces très importantes étaient prêtes à contre-attaquer.
  • 8 juillet : Jean Moulin, chef de la Résistance française, meurt des suites des tortures subies, durant son transfert en Allemagne (° 1899).
  • 10 juillet : Campagne d'Italie : débarquement des alliés en Sicile (fin 17 août).
  • 12 juillet :
    • Front de l'Est : près de Prokhorovka se déroule l'une des plus grandes batailles de chars de l'Histoire. Malgré leurs nouveaux blindés Tiger, Panther et Elefant, les Allemands ne parviennent pas à enfoncer le front russe.
    • L'armée soviétique lance une contre-offensive dans le secteur du saillant d'Orel.
  • 13 juillet : Hitler ordonne l'arrêt de l'opération "Citadelle".
  • 24 juillet : l'Opération Gomorrah commence : Des avions britanniques et canadiens bombardent Hambourg la nuit, les Américains le jour. À la fin de l'opération en novembre, 9 000 tonnes d'explosifs ont tué plus de 30 000 personnes et détruit 280 000 bâtiments.
  • 24 juillet : Rome : par 19 voix contre 8 et 1 abstention, le Grand Conseil du fascisme, malgré l'opposition de Mussolini, vote une motion proposée par le comte Dino Grandi réclamant le retour du roi Victor-Emmanuel III à la tête des forces armées, dans l'intérêt du pays.
  • 25 juillet : Rome : convoqué par le roi, Mussolini est remplacé à la tête du gouvernement italien par le maréchal Badoglio, et emprisonné. Quand la nouvelle du renversement de Mussolini est connue, des manifestations de joie éclatent dans toute l'Italie.
  • 28 juillet : Opération Gomorrah - Les Britanniques bombardent Hambourg causant une tempête de feu qui tue 42 000 civils allemands.

Août 1943 modifier

Septembre 1943 modifier

  • 3 septembre :
    • Débarquement allié en Italie, à Reggio de Calabre. C'est le début de la campagne d'Italie.
    • Le gouvernement de Badoglio signe avec les Alliés un armistice secret qui doit prendre effet le 8 septembre.
  • 8 septembre : Proclamation de la capitulation de l'Italie. Les Allemands réagissent en désarmant et en internant les troupes italiennes. Dans l'île grecque de Céphalonie, des combats opposent les anciens partenaires de l'Axe. Environ 15 000 soldats italiens prisonniers seront massacrés par les Allemands.
  • 9 septembre : Italie : les Américains lancent l'opération Avalanche contre Salerne, et les Britanniques l'opération Slapstick, contre Tarente.
  • 10 septembre :
    • La flotte italienne capitule, et rejoint l'île de Malte. Une "bombe planante" allemande coule le cuirassé Roma.
    • La Wehrmacht occupe Rome. Les Italiens, qui avaient cru un peu trop rapidement que la guerre était finie pour eux, doivent déchanter.
  • 11 septembre : Italie : les Allemands sont maîtres de tout le centre et le nord de la péninsule. Près de 700 000 soldats italiens ont été désarmés, et dirigés vers des camps de prisonniers en Allemagne.
  • 12 septembre : Italie : Benito Mussolini, qui était retenu prisonnier au Gran Sasso, est libéré par un raid audacieux des commandos allemands commandés par Otto Skorzeny. Après avoir rencontré Hitler, Mussolini prendra la tête de la République Sociale italienne (encore appelée République de Salo).
  • 25 septembre : Désireux d'améliorer ses relations avec les Alliés, Franco ordonne le rapatriement de la division Azul, qui combat sur le front de l'Est. Au total environ 47 000 volontaires espagnols (et aussi quelques centaines de Portugais) ont servi en Russie. Sur ce chiffre près de 5000 ont été tués. Malgré le rappel de la division, un certain nombre de volontaires continueront le combat aux côtés des Allemands, parfois en s'engageant dans la Waffen SS, jusque dans les ruines de Berlin.

Octobre 1943 modifier

Novembre 1943 modifier

Décembre 1943 modifier

  • 24 décembre : Le général Eisenhower est nommé commandant en chef des forces alliées qui débarqueront en Normandie
  • 26 décembre : Le croiseur de bataille allemand Scharnhorst est coulé au large du cap Nord par une formation de la Royal Navy comprenant le cuirassé HMS Duke of York et les croiseurs lourds HMS Belfast, HMS Norfolk et HMS Sheffield. Repéré par les radars britanniques alors qu'il pourchassait le convoi JW55, le Scharnhorst fut d'abord attaqué par les trois croiseurs, avant que les canons de 356 mm du Duke of York ne viennent l'achever. Sur les 1900 membres de son équipage, il n'y eut que 36 survivants.

Extrême-Orient et Pacifique modifier

Janvier 1943 modifier

Février 1943 modifier

Avril 1943 modifier

Août 1943 modifier

Novembre 1943 modifier

1944 modifier

Europe modifier

Janvier 1944 modifier

Février 1944 modifier

Mars 1944 modifier

Avril 1944 modifier

Mai 1944 modifier

Juin 1944 modifier

Juillet 1944 modifier

  • 9 juillet : Normandie : les ruines de Caen sont libérées par les Britanniques après de terribles bombardements.
  • 17 juillet : Sa voiture ayant été attaquée par un chasseur-bombardier allié, le maréchal Rommel est gravement blessé.
  • 20 juillet : Opération Walkyrie : attentat contre Hitler à son QG de la "Wolfsschanze" ("Tanière du loup"), en Prusse-Orientale. Le colonel comte Claus von Stauffenberg a placé une bombe qui a explosé, et tué plusieurs officiers, mais le Führer lui-même n'a été que légèrement blessé. Il mettra sa survie sur le compte de la "Divine providence". Cet attentat va encore aggraver la mauvaise santé et la paranoïa d'Adolf Hitler, ainsi que sa haine envers le corps des officiers allemand. La répression sera sanglante.
  • 20 juillet : Winston Churchill visite les ruines de Caen.
  • 25 juillet : Normandie : dans la région d'Avranches, les Américains déclenchent l'opération Cobra, qui a pour objectif de percer les lignes allemandes pour en finir une fois pour toutes avec la bataille du bocage. L'attaque est précédée d'un très important bombardement aérien, qui pulvérise les positions de la Wehrmacht, mais fait aussi des victimes dans les rangs alliés.

Août 1944 modifier

Septembre 1944 modifier

Octobre 1944 modifier

Novembre 1944 modifier

Décembre 1944 modifier

  • 16 décembre : Début d'une contre-offensive allemande dans les Ardennes. Accompagnant les troupes allemandes, de petites unités de soldats allemands déguisés avec des uniformes américains et parlant l'anglais comme aux États-Unis, sèment la perturbation dans les mouvements de l'armée américaine. Ils sabotent les communications et lancent de fausses informations sous les ordres du colonel S.S.Otto Skorzeny. Mais les américains, encerclés dans Bastogne et Saint-Vith, parviennent à résister à l'encerclement de la Wehrmacht jusqu'à leur dégagement par les secours du général Patton, le 25 décembre. À divers endroits, dans les campagnes, des massacres de civils et de prisonniers américains sont perpétrés par des S.S. Mais l'offensive allemande s'essouffle.

Extrême-Orient et Pacifique modifier

Juin 1944 modifier

Juillet 1944 modifier

Septembre 1944 modifier

  • 15 septembre : Bataille de Peleliu : les forces américaines se sont battues pour la petite île de Peleliu et son terrain d'aviation. Le général américain William H. Rupertus (en) avait prévu que l'île serait sécurisée en quatre jours, mais en raison de fortifications bien installées et de la forte résistance japonaise, les combats ont duré plus de deux mois. Cette bataille est sûrement la plus controversée de la guerre, en raison de la valeur stratégique douteuse de l'île et du grand nombre de morts (fin 25 novembre).

Octobre 1944 modifier

1945 modifier

Europe modifier

Janvier 1945 modifier

Février 1945 modifier

Mars 1945 modifier

Avril 1945 modifier

Mai 1945 modifier

Extrême-Orient et Pacifique modifier

Janvier 1945 modifier

Février 1945 modifier

Mars 1945 modifier

Avril 1945 modifier

  • 1er avril : Début de la bataille d'Okinawa. Les forces alliées convergent sur l'île d'Okinawa. Plus de 500 000 soldats interviendront dans cette opération amphibie. L’île est conquise complètement le 21 juin (50 000 victimes américaines, morts ou blessés).
  • 5 avril : Japon : Le gouvernement de Kuniaki Koiso, incapable d'assurer une protection adéquate du territoire national, démissionne suite aux bombardements de Tokyo. Hirohito nomme Kantaro Suzuki comme remplaçant.
  • 7 avril : L'aéronavale américaine coule le plus gros bâtiment de la marine japonaise, le cuirassé Yamato.
  • 14 avril : Des centaines de Boeing B-29 américains bombardent Tokyo.

Mai 1945 modifier

Juin 1945 modifier

Juillet 1945 modifier

  • 27 juillet : « Déclaration de Potsdam » : les Alliés réunis lors de la conférence de Potsdam invitent le Japon à se rendre sans conditions sous peine de destruction.
  • 30 juillet : Le croiseur USS Indianapolis, qui avait transporté la première bombe atomique américaine, est coulé par un sous-marin japonais. Le naufrage laisse à la mer environ 800 survivants, dont plusieurs centaines périront, entre autres à cause des requins. Le drame de l’Indianapolis donnera lieu à une commission d'enquête et à un procès.
Champignon atomique produit par l'explosion sur Hiroshima, le 6 août 1945

Août 1945 modifier

Septembre 1945 modifier

  • 2 septembre : L’empereur du Japon reconnaît officiellement la défaite. Son ministre des Affaires étrangères, Mamoru Shigemitsu signe avec le général Douglas MacArthur sur le cuirassé américain USS Missouri, dans la Baie de Tokyo, le document de sa capitulation sans conditions. Cet acte met fin au dernier conflit en cours de la Seconde Guerre mondiale et entérine l'occupation du Japon par les États-Unis.
  • Le gouvernement japonais reste en place à condition d’exécuter les instruction des vainqueurs : démilitarisation de la société, dissolution des zaibatsu (trusts enrichis par l’industrie de guerre), abolition de la police contrôlant l’opinion publique, réforme agraire, loi sur les unions ouvrières.
  • Communistes et nationalistes se retrouvent face à face en Chine. Mao Zedong domine le Nord, pénètre en Mandchourie occupée par les Soviétiques. Tchang Kaï-chek regagne Nankin et récupère la plupart des grandes villes.
  • La Malaisie repasse sous contrôle britannique.
  • 2 septembre : proclamation officielle par Ho Chi Minh, à Hanoi, de la République Démocratique du Viet Nam et de l’indépendance. Les Japonais se rendent aux forces de Ho Chi Minh.
  • 5 septembre : début du débarquement à Saigon des troupes britanniques (comprenant un contingent français symbolique sous uniforme britannique) chargées de désarmer les Japonais au sud du 16e parallèle.
  • 12 septembre : arrivée des Chinois à Hanoi (un maximum de 180 000 hommes) chargés de désarmer les Japonais au nord du 16e parallèle.
  • 21 septembre : le major général britannique Gracey décide de libérer les 1 500 soldats français du 11° RIC détenus par les Japonais depuis le 9 Mars.
  • 5 octobre : il reste toujours 4 000 militaires français internés à la citadelle de Hanoi.

Notes et références modifier

  1. "Servir", mémoires du général Gamelin, Paris 1946.
  2. Georges Poisson, Le retour des cendres de l'aiglon, éd. Nouveau Monde Éditions, 2006

Voir aussi modifier

Bibliographie modifier

  • Bernard Phan, Chronologie de la Seconde Guerre mondiale, Coll. Points Histoire, Seuil, 2010

Articles connexes modifier

Liens externes modifier