Commerce de détail

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Le commerce de détail est le maillon final de la chaîne de distribution. Il se distingue ainsi du commerce en gros. L'activité est double :

Types de détaillantsmodifier | modifier le code

Commerces de proximitémodifier | modifier le code

La raison d'être du commerce de proximité est d'offrir des produits et/ou des services à un ensemble de clients dans une relation de proximité géographique. Proximité illustrée par la notion de zone de chalandise.

Détaillant spécialisé dans la vente de fromages
"Boutique" en Allemagne

Commerce lié à la production artisanalemodifier | modifier le code

Il correspond à la vente de spécialités et de services liés à ces mêmes spécialités.

Ce type de commerce est également appelé « artisanal » ou « professionnel » : il ne vend que les produits maitrisés du fait de la fabrication, de la préparation, de la conservation et/ou de la compétence professionnelle qu'il représente : boulangerie, pâtisserie, boucherie, fromagerie, fleuristeetc.

Commerce forainmodifier | modifier le code

Article détaillé : Forain.

Cette forme de commerce est pratiquée par un intermédiaire commerçant non sédentaire, payant un droit de place, pour vendre des produits sur un marché ou une foire foraine. À ciel ouvert — dans les rues ou sur les places — ou dans des halles fermées prévues à cet effet, les marchés et foires ont lieu au cœur des communes et villes.

Commerce ambulantmodifier | modifier le code

Forme de commerce pratiquée dans les zones rurales : le commerçant se déplace en camionnette selon des tournées plus ou moins régulières pour proposer ses produits au domicile, sinon au plus près du domicile de ses clients. L'éventail des produits proposés étant en général restreint.

Boutiques et « concept stores »modifier | modifier le code

Les boutiques pratiquent une activité traditionnelle d'achat et de revente au détail : prêt à porter, merceries, quincailleries. Placées le long des rues des villes ou dans des centres commerciaux, elles proposent au client un assortiment choisi de produits et surtout des prestations de conseil.

Le concept store est une tentative récente (milieu des années 1990) pour renouveler l'offre marchande des boutiques. L'idée générale étant de faire en sorte que la boutique dans l'esprit du consommateur soit un point de vente associé à une thématique plutôt qu'à un rassemblement plus ou moins logique de produits. Ceci implique que la boutique soit capable de mettre en scène une offre-produits à travers un style de vie ou une image de marque.

Magasins en libre service et « supérettes »modifier | modifier le code

À la différence des formules précédentes, où le service et le conseil au client sont assurés, les magasins en libre service sont des points de vente souvent de petite taille, à dominante alimentaire, où le client choisit directement ses produits, sans assistance d'un vendeur. il existe maintenant des distributeurs entièrement automatiques pour tous produits (y compris froids). Ceux-ci peuvent être gérés à distance ce qui permet un approvisionnement ciblé.(globalserviceinnovation)

Magasins « premiers prix » ou « discounters »modifier | modifier le code

Article détaillé : Hard discount.

Il s'agit le plus souvent d'un libre-service alimentaire jouant la carte de la proximité et pratiquant des prix bas. Pour ce faire, les charges du point de vente sont optimisées : personnel réduit, présentation sommaire, assortiment limité (1 000 à 1 500) aux produits de base. Les marques nationales sont peu ou pas présentes. En revanche les produits sous marques de distributeur ou sans marque sont présentés en bonne place. À ces prix bas, peut s'ajouter en milieu de semaine qui est la période la moins achalandée une offre promotionnelle d'une dizaine de produits non alimentaires et ce à des prix particulièrement attractifs pour renforcer l'image de compétitivité-prix.

Grand commercemodifier | modifier le code

Alors que le commerce de proximité repose essentiellement sur une zone de chalandise restreinte, le modèle de gestion du « grand commerce » ne peut trouver son efficacité que par le traitement de volumes importants et la réalisation d'économies d'échelle. Leur zone de chalandise est donc beaucoup plus étendue et la question de leur implantation et de leur accessibilité est fondamentale.

Grands magasinsmodifier | modifier le code

Article détaillé : Grand magasin.

Super et hypermarchésmodifier | modifier le code

Articles détaillés : Hypermarché et Supermarché.

Grandes surfaces spécialisées (GSS)modifier | modifier le code

Voir article : Grande surface spécialisée

Magasins populairesmodifier | modifier le code

Article détaillé : Magasin populaire.

Les magasins populaires sont généralement des points de vente de taille moyenne (surface de vente comprise entre 600 et 2 000 m2). Ce sont des magasins généralistes, commercialisant entre 700 et 1 000 références en textile et bazar et 1500 à 4 000 références en alimentaire.
Ils sont caractérisés par un assortiment ample, large et superficiel. Ils ont une politique de marge basse et sont généralement situés en centre-ville.

Magasins d'usinemodifier | modifier le code

La dénomination de magasin d'usine ne peut être utilisée que par des producteurs qui vendent directement au public la partie de leur production non écoulée dans leur circuit de distribution ou faisant l'objet de retour. Ces ventes directes concernent exclusivement les productions de la saison antérieure de commercialisation, justifiant ainsi une vente à prix minoré.

Distribution sans surface de ventemodifier | modifier le code

Ce type de distribution n'est pas nouveau : les origines de la vente par correspondance remontent à près d'un siècle... Mais la formule connait un renouveau sans précédent du fait de l'irruption des nouvelles technologies de l'information et de la communication NTIC.

Vente par correspondancemodifier | modifier le code

Article détaillé : Vente par correspondance.

La vente par correspondance (ou VPC) est un mode de vente où l'acheteur et le vendeur ne se rencontrent pas. L'ensemble de la transaction (offre produit, commande et paiement ) se fait à distance.

L'offre produit est réalisée par la mise à disposition d'un catalogue écrit ou figurant sur un site internet.
La commande est faite avec intervention d'un vendeur à distance (télévente) ou par des moyens directs (bon de commande écrit, internet...).
L'acheteur se fait livrer son achat à domicile ou va le chercher dans un relais proche de chez lui.

Drivemodifier | modifier le code

Un drive est un magasin de détail sans surface de vente. Ce type de distribution connait un essor spectaculaire pour avoir franchi la barre des 1.000 implantations en France durant l'année 2012 1.
Ce concept consiste à charger ses courses dans le coffre de sa voiture, généralement après avoir passé préalablement une commande par internet à un site approprié.
Plusieurs formules coexistent : Le Drive Solo , le drive adossé, le drive « picking » magasin.

E-commercemodifier | modifier le code

Articles détaillés : commerce électronique et cybermarché.

L'e-commerce (ou commerce électronique ou vente en ligne) est l'échange de biens et de services via les réseaux informatiques, notamment Internet.
L'expression cybermarché correspond à une formule offrant en ligne sur le web l'assortiment d'un supermarché et les fonctionnalités utiles pour passer commande et se faire livrer à domicile des produits de consommation courante.

Distributeur automatiquemodifier | modifier le code

Article détaillé : Distributeur automatique.

Un distributeur automatique (En anglais = vending machine / au Québec = machine distributrice) est une machine qui permet d'obtenir des produits ou services, sans intervention humaine (en libre-service), grâce aux techniques d'automatisme.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Veille économique du Grand Lyon

Voir aussimodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code

Liens externesmodifier | modifier le code

  • WiKiDétail , un wiki dédié strictement au commerce de détail : enjeux, statistiques, professions, sous-secteurs, pratiques RH.

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Bernadette Mérenne-Schoumaker, Localisation du magasin : guide pratique, Comité royal belge de la distribution, Bruxelles, 2009 (5e éd. revue et mise à jour), 188 p.
  • Frédéric Willems, La face cachée des magasins d'usine, L'Harmattan, Coll. Logiques Juridiques, Paris, 2010, 362 pages.
  • Jean-Pierre Thiollet, Créer ou reprendre un commerce, coll. Guid'Utile, Ed. Vuibert, 2011 (3e éd.).







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