Compiègne

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Compiègne
La place de l'Hôtel de ville
La place de l'Hôtel de ville
Blason de Compiègne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise (sous-préfecture)
Arrondissement Compiègne (chef-lieu)
Canton Compiègne (chef-lieu de 3 cantons)
Intercommunalité Agglomération de la région de Compiègne
Maire
Mandat
Philippe Marini
2014-2020
Code postal 60200
Code commune 60159
Démographie
Gentilé Compiégnois
Population
municipale
39 517 hab. (2011)
Densité 744 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 54″ N 2° 49′ 23″ E / 49.4149, 2.823056 ()49° 24′ 54″ Nord 2° 49′ 23″ Est / 49.4149, 2.823056 ()  
Altitude Min. 31 m – Max. 134 m
Superficie 53,10 km2
Localisation

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Liens
Site web compiegne.fr

Compiègne kɔ̃ piɛɲ est une commune française située dans le département de l'Oise, dont elle est sous-préfecture, en région Picardie.
Pendant la Révolution française, la ville fut appelée « Marat-sur-Oise ».

Ses habitants sont appelés les Compiégnois.

Géographiemodifier | modifier le code

Localisationmodifier | modifier le code

La ville de Compiègne est située en aval du confluent des rivières Oise et Aisne, dans le département de l'Oise. Elle en constitue la troisième aire urbaine, avec 97 861 habitants1.
Au Sud-Est s'étend la forêt domaniale de Compiègne.
La cité se situe aux limites du Valois et du Soissonnais, point de jonction naturel des trois zones géographiques et culturelles que sont la Picardie, la Champagne et l’île-de-France. De par sa position géographique, Compiègne subit d'ailleurs l'influence de nombreuses villes et agglomérations alentour, dans, et en dehors de la Picardie2 :

Compiègne - Distance des villes principales les plus proches et leurs influences3
Ville / Département Statut Fonctions et attraits principaux Distance orthodromique4 Distance routière5 Direction
Crépy-en-Valois 60 emploi
20,7 km
23,8 km
Sud
Noyon 60 emploi, soins
22,0 km
28,8 km
Nord-Est
Senlis 60 emploi
29,5 km
35,8 km
Sud-Ouest
Clermont 60 emploi
30,2 km
34,4 km
Ouest
Creil 60 emploi
30,9 km
39,7 km
Sud-Ouest
Soissons 02 commerces, culture, enseignement, soins
36,3 km
38,5 km
Est
Beauvais 60 Préfecture administration, commerces, justice, transports
53,0 km
58,7 km
Ouest
Amiens 80 Capitale régionale administration, enseignement, justice, soins
65,3 km
98,8 km
Nord-Ouest
Paris 75 Capitale nationale administration, commerces, culture, emploi, enseignement, soins, transports
71,3 km
84,3 km
Sud-Ouest

Géologie et reliefmodifier | modifier le code

Hydrographiemodifier | modifier le code

Lieux-dits et hameauxmodifier | modifier le code

Communes limitrophesmodifier | modifier le code

Distances orthodromiques6 des communes dont le territoire est limitrophe de celui de Compiègne7.

Communes limitrophes de Compiègne
Margny-lès-Compiègne (0,9 km) Clairoix (2,9 km) Choisy-au-Bac (4,3 km) Rethondes (8,2 km)
Venette (1,8 km) Compiègne Vieux-Moulin (8,2 km) Trosly-Breuil (10,2 km)
Jaux (4,9 km) La Croix-Saint-Ouen (7,5 km) Saint-Jean-aux-Bois (9,7 km)

Voies de communication et transportsmodifier | modifier le code

Vue générale sur le centre-ville de Compiègne depuis le bâtiment Benjamin-Franklin de l'UTC.

L'agglomération de Compiègne est desservie par six lignes de bus totalement gratuites depuis 1975, du lundi au samedi, qui ont transporté 4,7 millions de voyageurs en 2000. Il y a seulement une ligne (payante) qui dessert la ville le dimanche8. Elle est desservie par des trains vers Creil, Paris, Amiens, Saint-Quentin, Maubeuge. Un service de covoiturage a aussi été créé par la ville.

Toponymiemodifier | modifier le code

Le nom est attesté sous la forme latine Compendium au VIe siècle.

Albert Dauzat et Charles Rostaing9 l'expliquent par un bas latin *compendium « chemin de traverse ». Ce mot n'est pas attesté ailleurs dans la toponymie et n'a pas d'héritier en ancien français.

En latin, on trouve compendia via « chemin de traverse » ou compendĭārĭa (via) « voie plus courte »10.

Le terme français compendium est un emprunt au latin médiéval compondium au sens de « résumé d'une science, d'une doctrine, etc. » qui ne convient pas ici.

Ces mêmes auteurs classent Compiègne sous la rubrique Compains, commune à laquelle ils attribuent le nom de personne gallo-roman Compendius, de signification obscure.

En fin de compte, l'origine du nom reste mal éclaircie, faute de formes anciennes. On peut très bien envisager une explication à partir du préfixe gaulois com- / con- 'avec', 'ensemble', 'également' entrant dans la composition de nombreux anthroponymes et toponymes, suivi d'un élément *pennia > *pendia (cf. Arpent, d'origine gauloise arependis < arepennis11).

Histoiremodifier | modifier le code

Antiquitémodifier | modifier le code

À l'époque gallo-romaine, Compiègne fut un point de passage sur l'Oise (Isara) relié au réseau de voies secondaires à la frontière des territoires des Bellovaques (Beauvais) et des Suessions (Soissons). Le gué se trouvait au lieu-dit « le clos des roses ».

Au centre-ville actuel, les fouilles menées n'ont pas découvert de vestiges gallo-romains. Dans le quartier du Clos des Roses ont été retrouvés les vestiges d'un bâtiment romain, peut-être un poste de garde militaire du gué. Dans les environs, quelques vestiges de villae furent mises au jour.

Moyen Âgemodifier | modifier le code

Compiègne fut associée à la couronne de France, et donc à l'Île-de-France, dès l'avènement des Mérovingiens.

Article détaillé : Abbaye Saint-Corneille.

Période de la Renaissancemodifier | modifier le code

La province de l'Île-de-France au XVIIIe siècle - qui incorporait Compiègne - et les communes et départements actuels.

Révolution et Empiremodifier | modifier le code

Restauration et Second Empiremodifier | modifier le code

Première Guerre mondialemodifier | modifier le code

Seconde Guerre mondialemodifier | modifier le code

  • 22 juin 1940 : dans le même lieu, aménagé entre-temps en clairière, dite clairière de Rethondes ou clairière de l'Armistice, et dans le même wagon qu'en 1918, signature de l'armistice entre la France et l'Allemagne représentée par la délégation française présidée par le Général Huntziger, envoyée par le maréchal Pétain et l'Allemagne représentée par le maréchal Keitel. Adolf Hitler et de nombreux dignitaires allemands se sont déplacés la veille, jour inaugural de la négociation d'Armistice.

La population et l'administration de Compiègne en 1627modifier | modifier le code

Vue cavalière de Compiègne en 1671.

L’administration royale est à Compiègne, ville de 8 000 habitants, d’après le recensement d’Arthur de Marsy19, et dans les environs de la ville, peu importante, comme d'ailleurs dans l’ensemble des villes du royaume.

Quelques notables (médecins, chirurgiens, etc.) sont classés parmi eux. Par contre, les marchands, les industriels, les taverniers et les artisans sont classés dans une autre catégorie : Commerces et industries diverses. Cette catégorie s’étend aux mariniers et aux laboureurs, vignerons ou encore aux jardiniers.

Le premier ordre est lui aussi classé à part. Arthur de Marsy, auteur d'un recensement en 1627 Marsy ne donne que les chiffres des membres du clergé séculier par paroisse :

– Saint-Jacques : 12 ;
– Saint-Antoine : 6 ;
– Saint-Germain : 2 ;
– Saint-Jehan le Petit : 1.
L'abbaye Saint-Corneille et l'hôtel de ville.

Sur les 83 maîtres ou maîtresses d’écoles, 29 sont des ecclésiastiques. Mais, le nombre de membres du clergé régulier dans les établissements reste la grande inconnue. Le nombre des pauvres et celui des mendiants est de 320, chiffre peu important, si on le compare avec la situation de Châteauroux qui en 1789 avec 7 000 habitants doit secourir 3 000 malheureux venus principalement du Massif Central. Par contre, il est supérieur à celui des pauvres vers 1760 à Morlaix, ville de 10 000 habitants qui est de 100.

Villemodifier | modifier le code

Le capitaine de la ville de Compiègne, les gouverneurs-attournés, le receveur de la ville, le greffier de la ville et celui du bureau de la ville, le contrôleur de la ville, et le serviteur.

Justicemodifier | modifier le code

L'élection est la juridiction la plus complète, on y trouve un président, neuf élus, le procureur du roi, l'avocat du roi, le lieutenant, le contrôleur, le greffier, le commis-greffier et deux huissiers, en tout 48 fonctionnaires.

Le lieutenant au bailliage, le lieutenant particulier, la procureur et l'avocat du roi ; un greffier et un commis greffier ; le prévôt de l'exemption, le prévôt de Margny, le prévôt forain, et leurs greffiers, ainsi que le greffier du prévôt de Thourotte, Deux grenetiers et deux contrôleurs du grenier à sel. Trois receveurs des tailles, un des consignations et un des Gabelles, ainsi qu'un commis aux Gabelles. Vingt avocats. Neuf notaires. Vingt-sept procureurs. Dix praticiens. Trente et un sergents. Le greffier et quatre sergents pour la police de Saint-Corneille. Le geôlier et deux exécuteurs des hautes œuvres.

Le lieutenant, le greffier et trois archers de la Maréchaussée, cinq archers de robe courte.

Compiègne sous l'Ancien Régime vue de l'Oise.

Forêtsmodifier | modifier le code

Forêts de Compiègne et de Cuise. - Le capitaine de la forêt, le maître particulier, le lieutenant, un garde marteau, un greffier, un greffier du maître verdier, trois sergents dangereux, et un sergent louvetier.

Forêt de Laigue - Un maître particulier, un lieutenant, un procureur du roi, un garde marteau, un greffier et un sergent dangereux.

Diversmodifier | modifier le code

Un concierge du logis du roi, un maître du Pont, un maître des relais, quatre portiers aux portes de la ville. Cinq médecins, sept chirurgiens, sept apothicaires et trois sages-femmes. Trois arpenteurs, le recommandeur des trépassés.

Signalons encore un fondeur et un charpentier de l'artillerie du roi, le fauconnier du gouverneur, et quelques officiers de la maison royale, ou de celles des princes, dont on trouve les noms aux différents tours qu'ils habitent.

Politique et administrationmodifier | modifier le code

La ville de Compiègne est une sous-préfecture de l'Oise, elle est administrativement partagée en trois cantons :

Tendances politiques et résultatsmodifier | modifier le code

Liste des mairesmodifier | modifier le code

Liste des maires de Compiègne
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1987 Jean Legendre CNIP député de l'Oise
1987 en cours Philippe Marini UMP sénateur de l'Oise (depuis 1992)
Réélu pour le mandat 2014-202020

Jumelagesmodifier | modifier le code

Population et sociétémodifier | modifier le code

Démographiemodifier | modifier le code

Évolution démographiquemodifier | modifier le code

En 2011, la commune comptait 39 517 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ansNote 1,Note 2.

           Évolution de la population  modifier
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 000 7 058 7 165 7 228 8 879 8 895 9 076 9 762 10 795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 364 12 137 10 714 10 775 13 393 14 008 14 375 14 498 15 225
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 503 16 868 17 046 16 179 17 361 17 852 18 885 18 218 22 325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
24 427 29 700 37 699 40 384 41 896 41 254 42 036 39 517 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 199921 puis Insee à partir de 200422)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âgesmodifier | modifier le code

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 26,1 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 15 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 22,3 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 22,4 %).
Pyramide des âges à Compiègne en 2007 en pourcentage23
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
4,7 
75 à 89 ans
9,2 
10,0 
60 à 74 ans
12,0 
17,9 
45 à 59 ans
19,4 
21,2 
30 à 44 ans
19,1 
26,1 
15 à 29 ans
22,3 
19,7 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage24
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignementmodifier | modifier le code

Enseignement primaire et secondairemodifier | modifier le code

Enseignement supérieurmodifier | modifier le code

Manifestations culturelles et festivitésmodifier | modifier le code

Flandrin, Langlois et Lansquenet.
  • Palais en Jazz, festival de jazz se déroulant le dernier week-end du mois de juin au Château de Compiègne. La première édition eut lieu en juin 2012 avec Peter Cincotti, Dee Dee Bridgewater et Kyle Eastwood26. La seconde édition de Palais en Jazz se tiendra les 28 et 29 juin 2013 et accueillera Manu Katché, Mariama, Dominique Fillon et China Moses27.
  • Les Notes bleues, association organisatrice de concerts, créée en 200028.
  • Fête du Muguet : Animation annuelle pour le 1er mai (instituée en 192229), avec concert(s) la veille et défilé ce jour-là de troupes musicales30,31 entourant la Reine du Muguet et précédant les trois géants traditionnels locaux.
  • Les trois Picantins, en costume du XVIe siècle, représentent les trois ennemis de la France de l'époque : Flandrin (le Flamand), Langlois (l’Anglais) et Lansquenet (l’Allemand). Il rappellent les trois jacquemarts de l'hôtel-de-ville.
  • Fêtes Jeanne d'Arc32, dont l'édition 2012 eut lieu les 19 et 20 mai33,34,35,36. Le 600e anniversaire de la naissance de l'héroïne fut l'occasion de la participation de 450 personnes costumées venues des « villes johanniques »37. Une petite rétrospective des festivités depuis le début du XXe siècle fut l'objet d'une exposition en mai 2012 au musée Vivenel38.
  • Ville fleurie : Label 3 fleurs attribué en 2007 par le Conseil des Villes et Villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris39.

Santémodifier | modifier le code

Sportsmodifier | modifier le code

  • La ville possède un champ de course : l'hippodrome du Putois.
  • Elle possède aussi un terrain de baseball aux normes internationales qui accueille le Compiègnois BaseBall Club fondé en 1989 par Christophe Chodorowski et Stéphane Holzer qui fut en 2009 équipe championne de France de baseball.
  • Élue ville la plus sportive de France en 2009.
  • Le Rugby Club compiégnois évolue en Fédérale 2.
  • Le club de football américain, « Les scorpions », qui évolue en 4e division (régional)
  • Le club de hockey sur glace, les Lions, évolue en Division 2.
  • L'Association Football Club de Compiègne évolue en Championnat de France Amateur (CFA).
  • Le club d'aviron reste depuis 1933 en première division (SNC) 40.
  • Départ de Paris-Roubaix
  • L'équipe de basket-ball féminine du Stade Compiégnois Basket-Ball évolue en nationale 3 depuis plusieurs saisons.
  • La ville accueillant les Championnats de France d'Athlétisme de l'UGSEL 2011.
  • La ville accueille chaque année de nombreuses compétitions équestres au stade dédié. Aux Championnats du Monde des Chevaux d'endurance de 7 et 8 ans se retrouvent les meilleurs chevaux d'endurance du monde.

Médiasmodifier | modifier le code

Cultesmodifier | modifier le code

Économiemodifier | modifier le code

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Compiègne est classée ville la plus attractive dans sa catégorie en 2008 et 2006 par Le Point[réf. nécessaire], et présente un taux d'imposition parmi les plus bas[évasif][réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoinemodifier | modifier le code

Lieux et monumentsmodifier | modifier le code

Patrimoine civilmodifier | modifier le code

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Trente éléments du patrimoine civil de Compiègne sont protégés au titre des monuments historiques, dont trois ont disparu : une maison à colombages, le pont Jeanne-d'Arc et l'enseigne de l'auberge des Trois-Lurons. Trois monuments seulement sont classés, à savoir le château, l'hôtel de ville et l'hôtel d'Agincourt, rue Fournier-Sarlovèze. Quinze objets protégés sont des maisons d'habitation ou des immeubles, dont l'intérêt réside le plus souvent davantage dans leur importance historique que dans leur architecture. Un nombre important d'hôtels particuliers et maisons à colombages remarquables ne sont ni classés inscrits.

  • Château de Compiègne, place du général de Gaulle (classé monument historique par arrêté du 24 octobre 199441) : Construit par Ange-Jacques Gabriel, puis son élève Louis Le Dreux de La Châtre. De l'ancien château médiéval, on ne trouve plus qu'une tour à moitié ruinée et des vestiges de remparts. Le parc du château est un lieu de promenade réputé.
  • Hôtel de ville, place de l'Hôtel-de-Ville (classé monument historique par liste de 184042) : L'hôtel de ville de Compiègne se trouve au même emplacement depuis 1367, hébergé dans une série de maisons louées puis léguées à la ville par Jean Loutrel. Un beffroi avait sans doute été érigé au moment de l'obtention de la charte de commune en 1153. Au XVe siècle, le beffroi menace ruine, et un nouvel hôtel de ville est donc construit en 1504-1505 sous la direction de Pierre Navyer, dit de Meaux. De style gothique flamboyant, il allie fantaisie et robustesse, et il passe pour être l'hôtel de ville le plus remarquable de Picardie. Sa restauration entre 1854 et 1882 est lancée sur l'impulsion d'Eugène Viollet-le-Duc et confiée à Aymar Verdier, puis à Auguste Laffolye. Les statues de la façade avaient toutes été détruites en août 1792 et ont dû être refaites, mais la bancloque fondue en 1303 a pu être préservée. Dans ses trois niches, le beffroi abrite les trois « picantins » qui représentent les trois ennemis du pays, et obéissent aux noms Flandrin, Langlois et Lansquenet. L'intérieur a été aménagé dans le style néogothique. Le mobilier d'origine a été dispersé à la Révolution mais les principales pièces de l'étage possèdent un beau mobilier du XVIIIe siècle. Le salon d'honneur et le cabinet Vivenel rassemblent des meubles et objets d'art de la collection d'Antoine Vivenel, et complètent ainsi le musée Antoine-Vivenel43.
  • Théâtre impérial de Compiègne, rue d'Ulm, à côté du château de Compiègne (classé monument historique par arrêté du 24 octobre 199441) : Il a été construit à la demande de Napoléon III sur l'emplacement de l'ancien Carmel, sous la direction de l'architecte Gabriel-Auguste Ancelet qui s'inspire apparemment de l'Opéra royal du château de Versailles. Au moment de la fin du Second Empire, le théâtre reste encore inachevé et le chantier s'arrête. Il n'est repris que plus d'un siècle plus tard sous l'initiative d'une association, et l'inauguration peut être célébrée en 1991 seulement. La salle est de style néoclassique et est plafonnée grâce à une audacieuse structure métallique. Le bois est toutefois le matériau dominant et assure une excellente acoustique qui fait la réputation du théâtre, où près de 900 spectateurs trouvent de la place44.
  • Remparts de la ville, jardin des Remparts, impasse des Fossés / rue des Fossés (inscrits monument historique par arrêté du 23 mai 195145) : Les remparts actuels remplacent ceux édifiés à l'époque carolingienne et ont été bâtis au XIIe siècle, la partie le long de l'Oise ayant probablement été achevée sous le règne de Philippe Auguste. De nombreux remaniements sont intervenus jusqu'au XVIIe siècle. Le nombre de tours a atteint les quarante-cinq et des bastions plats ont été aménagés dans les fossés à partir du XVe siècle. Le tunnel qui relie le jardin des Remparts au 21 rue des Domeliers (fermé au public) date du milieu du XVIe siècle. Les remparts sont devenus inutile avec l'éloignement des frontières du royaume en 1678, enlevant la menace d'invasions étrangères. Sous Louis XV, les remparts sont déclassés et les fossés aliénés. Le château est construit au-dessus des anciens remparts et l'ancienne ligne de défense est percée par de larges avenues. La partie le long de l'Oise est rasée et trois des quatre portes principales sont démolies entre 1732 et 1810 ; ne reste que la porte de la Chapelle. Les courtines subsistent en grande partie, mais sont généralement enclavées dans des jardins privés. Le jardin des Remparts donne ainsi la seule occasion d'en apercevoir une portion significative46.
  • Villa Marcot, 16 avenue Thiers (inscrite monument historique par arrêté du 16 décembre 198647) : Œuvre de l'architecte Henri Sauvage de 190748.
  • Maison à colombages disséminées partout dans le centre-ville ancien, dont notamment la maison « Vieille Cassine » en partie du XVe siècle, 10 rue des Lombards, et la maison « Le Bouchon » du XVIIe siècle, 2 place d'Austerlitz, inscrites monuments historiques par arrêtés du 9 octobre 1970 et du 22 août 194949.
  • Ancien grenier à sel, 46 place du Changé (façade sur la rue inscrite monument historique par arrêté du 16 janvier 194650) : Transféré depuis Noyon, un grenier à sel existe à Compiègne depuis 1396. Il est longtemps installé dans l'actuelle rue Vivenel. La construction d'un nouvel édifice est décidée en 1775 et confiée à l'architecte Claude-Nicolas Ledoux. Achevé en 1784, le bâtiment affiche un sobre style classique et se veut avant tout fonctionnel. La façade rythmée par des bossages est surmontée par un fronton triangulaire qui repose sur des consoles alternant avec des rosettes. Sa niche abrite un groupe sculpté allégorique autour des armes de France sur un globe terrestre, œuvre de Randon malheureusement très abîmée. Le grand portail desservait l'entrepôt, et des locaux administratifs existaient à l'étage. Désaffecté à la Révolution, le grenier est utilisé comme halle à la viande et puis aux poissons. La ville le rachète en 1850 et en fait un marché public. Des galeries en bois remplacent le grenier dont ne subsiste plus que la façade à la fin du XIXe siècle. L'ensemble est réaménagé en 198151.
  • Tour Jeanne-d'Arc, entre la rue d'Austerlitz et la rue Jeanne-d'Arc (inscrite monument historique par arrêté du 30 mai 192752) : aussi appelée Grosse Tour du roi ou tour Beauregard, elle peut être datée de la première moitié du XIIe siècle et a peut-être été bâtie sur des bases carolingiennes. C'est un donjon royal qui était le centre du palais des derniers Carolingiens et des premiers Capétiens. Dès Louis IX de France, le château n'est plus guère utilisé, et Philippe le Bel l'abandonne définitivement. Restent dans un premier temps le donjon et la grande salle, qui est désaffectée à son tour au XVe siècle. Jeanne d'Arc a probablement combattu devant la tour, d'où elle tient l'un de ses surnoms ; l'autre provenant du domaine ayant occupé l'ancien couvent des Jacobins à partir du début du XIXe siècle. La tour a beaucoup souffert du siège de 1430 sans être réparée, et elle s'est partiellement effondrée en 1868, perdant un quart de sa hauteur. La place autour de la tour a été aménagée après 1918, une fois que les gravats étaient enfin dégagés53.
  • Ancien hôpital Saint-Joseph, 37 rue Saint-Joseph (inscrit monument historique par arrêté du 5 septembre 194654) : Le complexe de style néoclassique avec une remarquable chapelle était d'abord un pensionnat, fondé par les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny en 1843. La transformation en hôpital chirurgical intervint en 1923 sous l'impulsion du maire Fournier-Sarlouvèze, qui a sa tombe dans le jardin. Depuis 1995, les lieux abritent une maison de retraite55 et viennent d'être restaurés.
  • Colombier de l'ancienne ferme de l'abbaye de Royallieu (inscrit monument historique par arrêté du 22 août 194956)
  • Haras national de Compiègne, rue de la Procession : Il est installé depuis 1875 dans les « Grandes Écuries » bâties par Ange-Jacques Gabriel au pied des remparts, le long de la rue Saint-Lazare57.
  • Forêt de Compiègne
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Patrimoine religieuxmodifier | modifier le code

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Parmi le patrimoine religieux de Compiègne, dix éléments sont protégés au titre des monuments historiques. Les deux principales églises, la chapelle Saint-Corneille, et les restes de deux abbayes (en partie) sont classées ; une église désaffectée, les restes de quatre abbayes et couvents et les vestiges d'un cimetière sont inscrits. La première église paroissiale de la ville, l'église Saint-Germain, ainsi que l'hôtel-Dieu médiéval ne sont ni classés, ni inscrits.

  • Église Saint-Jacques, place Saint-Jacques (classée monument historique par liste de 186258) : C'est un édifice de taille moyenne, d'une longueur totale de 51 m, issu de deux périodes distinctes : le chœur, le transept et la nef avec ses bas-côtés ont été bâtis entre 1235 et 1270, sauf la partie haute de la nef ; cette dernière, le clocher, les chapelles le long des bas-côtés et le déambulatoire ont été ajoutés entre 1476 et le milieu du XVIe siècle. Ces extensions reflètent le style gothique flamboyant, sauf le lanternon au sommet du clocher, qui est influencé par la Renaissance. Le clocher est une œuvre remarquable, tout comme le chœur et le transept, qui quant à eux représentent les parties les plus anciennes de l'église et sont une intéressante illustration du style pré-rayonnant. L'intérieur de l'église est marqué par les transformations de la fin de l'Ancien Régime, portant notamment sur un revêtement en marbre du chœur et un habillement des piliers de la nef par des boiseries59.
  • Église Saint-Antoine, place Saint-Antoine (classée monument historique par liste de 184060) : Comme l'église Saint-Jacques, l'autre église du centre-ville, elle a été fondée en 1199 et dépendu étroitement de l'abbaye Saint-Corneille qui possédait le patronnage de toutes les cures de la ville. La construction s'effectue pendant la première moitié du XIIIe siècle, mais l'église est profondément transformé au XVIe siècle, sans doute en raison des dégâts subis pendant la guerre de Cent Ans, et elle se présente ainsi comme un édifice assez homogène de style gothique flamboyant. La façade et le chœur avec ses collatéraux et son déambulatoire datent même entièrement du XVIe siècle ; avec leur riche décor sculpté et une grande élégance et finesse des formes, ce sont les parties les plus remarquables de l'église. À l'intérieur, ces parties sont également les plus intéressantes, se caractérisant par des supports prismatiques et des voûtes avec un dessin particulier à liernes et tiercerons. La nef et ses bas-côtés sont par contre assez monotones et ne montrent que peu de recherche stylistique. L'église a perdu la plupart de ses œuvres d'art en 1768, quand un curé soucieux de rendre l'intérieur plus lumineux la fait vider de la majeure partie de son contenu. L'église est restaurée profondément à partir de 186361.
  • Ancienne église Saint-Pierre des Minimes, rue des Minimes (inscrite monument historique par arrêté du 26 mars 192762) : Elle accueille actuellement l'espace culturel Saint-Pierre des Minimes, géré par la ville de Compiègne. Des vestiges de l'ancien couvent des Minimes à l'est de l'église, sur les emprises de l'actuelle école Pierre-Sauvage, sont inscrits par arrêté du 11 juin 200163) ; voir ci-dessus sous Musées.
  • Ancienne abbaye Saint-Corneille, rue Saint-Corneille (cloître, murs de clôture et restes du clocher classés monument historique par arrêté du 26 octobre 1964 sous-sol et restes du réfectoire inscrits par arrêté du 28 septembre 194464) : deux galeries du cloître du XIIIe siècle, bien conservé et restauré, abritent un musée (voir ci-dessus) ; le reste des bâtiments est utilisé par les bibliothèques municipales.
  • Ancien hôtel-Dieu Saint-Nicolas-au-Pont, rue Jeanne-d'Arc et rue du Grand-Ferré, actuellement chapelle Saint-Nicolas (ni classé, ni inscrit) : La fondation du premier hôtel-Dieu de Compiègne serait due à saint Éloi, et il aurait été reconstruit par Charles II le Chauve. L'établissement a longtemps été administré par l'abbaye Saint-Corneille, et il possédait trois dépendances : l'hospice-hôpital Saint-Nicolas-au-Pont, l'école et asile de nuit Saint-Nicolas-le-Petit et la maladrerie Saint-Lazare. Saint-Louis fit agrandir l'hôtel-Dieu Saint-Nicolas-au-Pont et le dota richement. Les malades étaient soignés par des religieux et religieuses qui vivaient selon la règle de saint Augustin. Saint-Louis leur préféra les Trinitaires, mais face à la hostilité de l'abbaye Saint-Corneille, ils partirent dès 1303. Les moines s'en allèrent en 1601, et les Augustines furent remplacées par les Sœurs de Saint Vincent de Paul en 1792. Entre temps, une importante reconstruction au XVIIe siècle apporte une modification de la façade, une subdivision de la salle en deux niveaux, une décoration baroque de la chapelle et l'aménagement de la salle capitulaire. L'hôtel-Dieu est fermé avec la réunion à l'Hôpital Général en 1894, dont la capacité a été augmentée au préalable. L'édifice est sévèrement endommagé pendant la Première Guerre mondiale. Après la restauration qui s'échelonne jusqu'en 1933, l'édifice ne retrouve plus sa vocation d'hospice, mais accueille des salles de réunion, et la chapelle est remise à la disposition de la paroisse. L'immense retable en bois de chêne est un chef-d'œuvre de la sculpture baroque et sort d'un atelier parisien ; il a probablement été financé par Marie de Médicis et la famille Legras. La superbe salle souterraine dite cellier de Saint-Louis n'est plus accessible depuis la Seconde Guerre mondiale et a été en partie comblée65.
  • Vestiges du couvent des Jacobins, au parc Songeons, 1 rue d'Austerlitz, derrière le musée Pierre-Vivenel (classés monument historique par arrêté du 19 mars 193166) : Le couvent des Dominicains, appelés ici Jacobins, a été fondé en 1257 par saint Louis dans l'enceinte du château royal. L'emplacement de l'église, rebâtie en 1422 après un incendie et démolie sous la Révolution, est occupé par un hôtel particulier néoclassique depuis 1800 environ. Il abrite le musée Antoine-Vivenel depuis 1952 grâce au legs du comte Songeons, qui porta également sur le parc municipal qui porte son nom. Ce parc abrite un nombre de vestiges peu importants, mais certains proviennent du château royal et il n'est pas toujours certain lesquels peuvent être attribués au couvent. Seulement le mur de clôture près du musée et les deux portails du parc proviennent assurément du monastère. Les sept arcades subsistent probablement du cloître, mais puisqu'elles sont parallèles à la courtine du château contre laquelle s'appuie la maison du conservateur du musée, certains archéologues les interprètent comme un vestige du château. Dans le parc, une porte en anse de panier est dite de la chambre de saint Louis, et le mur avec une fenêtre en tiers-point et les traces d'une porte sont associés à la salle des gardes du château. Une partie du parc recouvre les anciens remparts du début du XIIIe siècle, et un bastion de la seconde moitié du XVIe siècle se situe en contrebas, près de l'Oise. Deux gisants longtemps exposés aux intempéries au parc sont mal identifiés. Protégés au même titre que le couvent, ils ont été rapatriés dans le musée du cloître de l'abbaye Saint-Corneille sous l'identité du maréchal d'Humières et de Jeanne de Hangest, morts tous les deux en 151467. Le mur d'enceinte est à son tour inscrit par arrêté du 20 mai 1930, à l'exception des parties classées. La porte de l'ancien cimetière de Clamart de 1787 et deux sépultures provenant de ce même cimetière se trouvent aujourd'hui également dans le parc Songeons ; elles sont inscrites par arrêté du 18 mars 194768.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours : la première chapelle a été construite en 1636 à la suite d'un vœu du père Boniface, qui avait demandé à la Vierge de protéger le couvent des Capucins de l'invasion espagnole. Quelques guérisons miraculeuses ont fait affluer les pèlerins et rendu la chapelle célèbre, si bien que le père Léonard d'Auxerre parvint à faire venir le roi et la reine en 1653. Leur financement a permis de construire une chapelle plus grande, et les familles royales de Louis XIV à Charles X l'ont fréquenté. La principale période de pèlerinage était la neuvaine de l'Annonciation. Fait exceptionnel, la chapelle a été entièrement préservée des ravages de la Révolution française grâce à l'engagement d'une famille, et elle est restée propriété privée jusqu'en 1980, quand elle a été offerte à la ville. La chapelle se situe au bout d'une allée de verdure et son allure est simple et harmonieuse, ce qui contraste avec la richesse de son mobilier qui est toujours celui d'origine, dont la peinture de la Vierge à l'Enfant allaitante devant laquelle le père Boniface a prié en 163669.
  • Vestiges de l'abbaye de Royallieu, au parc de Bayser, avenue des martyrs de la Libération (inscrits monument historique par arrêté du 16 décembre 194756) : Il s'agit de la porterie, d'un chapiteaux et de deux vases en pierre au parc, et de restes d'un bâtiment conventuel au sud du parc, dont une fenêtre ou porte. Ces restes servent aujourd'hui de mur de clôture vers l'ancienne ferme de l'abbaye. Le bâtiment d'habitation, dit château de Bayser, est également inscrit au même titre.
  • Chapelle Saint-Corneille en forêt de Compiègne, parcelle 1251 (classée monument historique par arrêté du 23 septembre 192270)
  • Église Saint-Germain, rue des Frères-Gréban / square de l'église Saint-Germain (ni classée, ni inscrite) : Saint-Germain était la première paroisse de Compiègne, et un oratoire dédié à saint Germain d'Auxerre existe dès le VIe siècle sur le chemin du gué de Venette. La paroisse perd son importance après la construction des églises Saint-Antoine et Saint-Jacques, et son église se trouve en-dehors de l'enceinte de la ville, ce qui explique sa destruction lors des sièges de 1414 et 1430. La reconstruction se fait attendre et ne commence qu'en 1482 grâce à des libéralités ; encore, n'est-elle pas menée à son terme, et le clocher-porche n'est édifié que sous Louis XIII. L'église n'a toujours pas de chœur et reste simplement plafonnée. Le legs du curé Boudeville, mort en 1879, permet enfin de parachever l'église en ajoutant un chœur et en voûtant la nef de briques et de plâtre. Le mobilier provient en partie des établissements religieux éteints de la ville. Quatre colonnes torsadées et richement décorées du début du XVIIe siècle sont de l'église Saint-Pierre-des-Minimes, et la tribune qu'elles supportent semble être celle de l'hôtel-Dieu Saint-Nicolas. Les pierres tombales sont celles de l'abbaye de Royallieu. Avec l'extension urbaine, l'église se retrouve de nouveau au milieu d'un quartier résidentiel et a regagné de l'importance71.
  • Église Sainte-Thérèse, rue du Bataillon-de-France (ni classée, ni inscrite)
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Muséesmodifier | modifier le code

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  • Château de Compiègne, avec les appartements historiques du XVIIIe siècle, du Premier Empire et du Second Empire ; le musée du Second Empire ; le musée de l’Impératrice Eugénie et le musée national de la Voiture et du Tourisme72.
  • Musée Antoine-Vivenel, rue d'Austerlitz / rue de la Baguette : Installé dans l'hôtel Songeons-Bicquilley de la fin du XVIIIe siècle, le musée d'art et d'archéologie Antoine Vivenel possède l'une des plus importantes collections de céramiques grecques de France après le Louvre73.
  • Musée du cloître de l'ancienne abbaye Saint-Corneille, rue Saint-Corneille : dépendance du musée Antoine-Vivenel, il est consacré à l'histoire de l'abbaye Saint-Corneille et la sculpture religieuse du Moyen Âge74.
  • Musée de la Figurine historique, place de l'Hôtel de Ville (l'accès est situé juste à sa droite, sous un porche surmonté d'un imposant blason75) : Sa création remonte au début du XXe siècle et a été possible grâce à plusieurs donations, qui ont constitué le fond d'environ 100 000 figurines en bois, plomb, étain, carton et d'autres matières. Le musée a emménagé dans un annexe de l'hôtel de ville en 1984 et s'étend sur environ 500 m². Divisé en six espaces chronologiques, il présente des maquettes et diorames au sujet des grands épisodes de l'histoire de la ville de Compiègne et de sa forêt, ce qui rend l'exposition très vivante76.
  • Espace culturel Saint-Pierre des Minimes, rue des Minimes : la ville de Compiègne propose des expositions gratuites dans l'ancienne église77, qui a été édifiée entre 1130 et 1160 comme chapelle d'un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Corneille. Les Minimes s'y sont installés au XVIIe siècle et ont bâti les bâtiments conventuels aujourd'hui occupés par l'école Pierre-Sauvage. En 1791 les Minimes ont cedé la place aux Frères des écoles chrétiennes, qui, chassés dès 1792, ne sont revenus en 1818. L'église est toutefois restée désaffectée au culte, et si le mobilier subsiste encore en grande partie, il a été dispersé à la Révolution, et le bâtiment est aujourd'hui entièrement vide. La perte du clocher et du bas-côté sud est également attribuable à la Révolution, alors que le triplet du chevet a été maladroitement remplacé par un oculus sous le Second Empire. Il ne faut pas s'étonner du voûtement d'arêtes du bas-côté nord, qui ne date que de l'installation des Minimes. La sculpture des culs-de-lampe sur lesquels retombent les nervures des voûtes est assez originale, ainsi que la décoration du portail, malheureusement très dégradée78.
  • Mémorial du camp de Royallieu, avenue des Martyrs de la Libération : aménagée par la ville en 2008, il retrace l'histoire de ce camp d'internement et de déportation, qui a fonctionné de 1941 à 1944, et dont 50 000 des 54 000 prisonniers sont morts dans la déportation. Quatre anciennes baraques et l'ancienne chapelle du camp restent en place79.
  • La clairière de l'Armistice en forêt de Compiègne, comportant le wagon de l'Armistice dans le cadre du musée de l'Armistice80.

Pèlerinage de Compostellemodifier | modifier le code

Compiègne est une étape intermédiaire entre la via Gallia Belgica et les grandes voies françaises du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'étape notable précédente est Saint-Quentin81. Au-delà de Compiègne, le pèlerin pouvait rejoindre l'une des trois voies principales vers Saint-Jacques-de-Compostelle : la via Turonensis plus directe par Paris, la via Lemovicensis par Vézelay et Limoges, la via Podiensis par Le Puy-en-Velay et Moissac.

Personnalités liées à la villemodifier | modifier le code

Y sont nésmodifier | modifier le code

Y ont été sacrésmodifier | modifier le code

Y sont enterrésmodifier | modifier le code

Plaque commémorative sur un mur de l'abbaye Saint-Corneille.

Plusieurs rois et un dauphin y sont enterrés d'après une plaque sur un mur de l'ancienne abbaye Saint-Corneille dont :

L’abbaye Saint-Corneille, son église et les sépultures qu'elle renfermait furent profanées pendant la Révolution et détruites, comme le furent celles de la basilique de Saint-Denis. La rue Saint-Corneille a été percée à l'emplacement de la nef et du bas-côté Sud de l'abbatiale.

Y sont mortsmodifier | modifier le code

Y ont vécu ou y sont passésmodifier | modifier le code

Héraldique, devise et logotypemodifier | modifier le code

Blason de la ville de Compiègne

Ses armoiries se blasonnent : d'argent au lion d'azur semé de fleurs de lys d'or, armé et lampassé de gueules, et couronné d'or.

Sa devise est : Regi et regno fidelissima « Au roi et au royaume la plus fidèle »84.

Voir aussimodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

Pour les sujets spécifiques traités dans des articles indépendants, se reporter à ces articles.

  • Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Compiègne, son patrimoine : La ville et sa forêt, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de Picardie »,‎ 1994, 132 p.

Articles connexesmodifier | modifier le code

Liens externesmodifier | modifier le code

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Notes et référencesmodifier | modifier le code

Notesmodifier | modifier le code

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Référencesmodifier | modifier le code

  1. http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=au2010-089
  2. Sources : bases de données de l'Insee - http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?page=services%2Frecherche.htm&cx=011031962541167842879%3Aradlwwkh1lw&cof=FORID%3A9&ie=ISO-8859-1&q=Compi%E8gne&sa=Ok&siteurl= - cf. reste de l'article wikipédia pour les détails afférents à chaque domaine ayant permis la constitution du tableau
  3. Sources : bases de données de l'Insee - http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?page=services%2Frecherche.htm&cx=011031962541167842879%3Aradlwwkh1lw&cof=FORID%3A9&ie=ISO-8859-1&q=Compi%E8gne&sa=Ok&siteurl= - cf. reste de l'article wikipédia pour les détails afférents à chaque domaine ayant permis la constitution du tableau
  4. http://www.distance2villes.com/
  5. Itinéraire linéaire le plus rapide, http://www.distance2villes.com/
  6. http://www.lion1906.com/Php/Resultats/Resultat_Proximite_Coord.php?RadLat1=0.862294&RadLong1=0.054372
  7. Cartes des communes des cantons de Compiègne, Compiègne-Nord, Compiègne Sud-Ouest, Compiègne Sud-Est et Attichy : http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/carte_comcan.asp?codecan=6097 + http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/carte_comcan.asp?codecan=6009 + http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/carte_comcan.asp?codecan=6041 + http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/carte_comcan.asp?codecan=6037 + http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/carte_comcan.asp?codecan=6001
  8. plan du réseau urbain
  9. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 205.
  10. Dictionnaire latin français, Gaffiot 1934. p. 360.
  11. Walther von Wartburg et Oscar Bloch, Dictionnaire étymologique de la langue française, éditions Larousse 1954.
  12. Flach/ori Anc France V4, publié par Ayer Publishing, (ISBN 0-8337-1147-4 et 9780833711472)
  13. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 2002, p. 439
  14. Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle : mémoire, pouvoirs, noblesse, 2001, p. 36
  15. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p
  16. Jean-Yves Bonnard, Rethondes, le jour où l'Histoire s'est arrêtée (11 novembre 1918 - 21 juin 1940), Éditions du trotteur ailé, 2008.
  17. « Un mémorial de l'internement inauguré à Compiègne », Le Monde,
  18. Il s'agit du décret 60-516 du 2 juin 1960, publié au Journal officiel du 3 juin, p. 5007 et disponible en ligne[PDF].
  19. La Population de Compiègne en 1627.
  20. « COMPIEGNE Le nouveau conseil municipal installé », Picardie express, Le Courrier picard,‎ 29 mars 2014 (consulté le 29 mars 2014)
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  23. « Évolution et structure de la population à Compiègne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  25. École supérieure de commerce de Compiègne
  26. Programme culturel 2012-2013 du château de Compiègne.
  27. leparisien.fr, 15 janvier 2013.
  28. Les Notes bleues
  29. Bref hisotrique de la Fête du Muguet, sur le site municipal officiel.
  30. Prestation du Marchingband MVB à Compiègne, le 1er mai 2011.
  31. Prestation du Fanfarencorps Königstein à Compiègne, pour la Fête du Muguet 2011.
  32. Page spécifique "Événements culturels" du site municipal officiel
  33. Le Courrier Picard, 20 mai 2012.
  34. leparisien.fr, 31 janvier 2012.
  35. leparisien.fr, 5 mai 2012
  36. Petite vidéo, réalisée par FMC TV.
  37. Programme des festivités 2012, publié par le site municipal officiel
  38. Page spécifique du site du musée Vivenel présentant l'exposition mise en place pour la Nuit européenne des musées
  39. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008
  40. Site officiel du club
  41. a et b « Château de Compiègne », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. « Hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 50-51.
  44. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 39.
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  46. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 17-18.
  47. « Villa Marcot », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 40-41.
  49. « Maison Vieille Cassine », base Mérimée, ministère français de la Culture et « Maison Le Bouchon », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. « Grenier à sel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  51. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 47.
  52. « Tour Jeanne-d'Arc », base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  54. « Hôpital Saint-Joseph », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 85.
  56. a et b « Colombier », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  57. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 43.
  58. « Église Saint-Jacques », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  59. Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard,‎ 1987, 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 176-184.
  60. « Église Saint-Antoine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  61. Paul Guynemer, Étude sur la paroisse et l'église Saint-Antoine de Compiègne, Compiègne, Progrès de l'Oise,‎ 1909, 105 p. (lire en ligne), p. 9-52
  62. « Église Saint-Pierre des Minimes », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. « École Pierre-Sauvage », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. « Abbaye Saint-Corneille », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  65. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 76-77 et 85.
  66. « Couvent des Jacobins », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  67. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 62-63.
  68. « Couvent des Jacobins », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  69. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 81.
  70. « Chapelle Saint-Corneille », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  71. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 82.
  72. « Château de Compiègne » (consulté le 11 avril 2013).
  73. « Musée Antoine-Vivenel » (consulté le 11 avril 2013).
  74. « Musée du cloître Saint-Corneille », sur Musée Antoine-Vivenel (consulté le 11 avril 2013).
  75. « Musée de la figurine historique » (consulté le 11 avril 2013).
  76. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 54.
  77. « Espace culturel Saint-Pierre des Minimes » (consulté le 11 avril 2013).
  78. Bonnet-Laborderie et Callais 1994, p. 54-55.
  79. « Memorial de Royallieu » (consulté le 11 avril 2013).
  80. « Musée de l'Armistice » (consulté le 11 avril 2013).
  81. www.grsentiers.org Sentier Saint-Jacques de Compostelle
  82. Site de la mairie de Choisy-au-Bac
  83. « Eugénisme : Quand cessera-t-on de célébrer Alexis Carrel ? », L'Humanité,
  84. (fr) « Histoire de la salle du Conseil Municipal » (consulté le ) : « Le corps d’[Henri III] fut transporté à l'abri des injures des ligueurs, par Henri IV, son successeur légitime bien qu'encore huguenot, jusqu'à la ville de Compiègne qui méritait ainsi sa devise : « regi et regno fidelissima »,[...] , ce qui signifie « la plus fidèle au Roi et au Royaume. » »


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Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
Coquille Saint-Jacques
Via Gallia Belgica
-- Itinéraire par GR 655 --
(? km jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle)
Paris
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