Creil

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Creil
L'hôtel de ville de Creil.
L'hôtel de ville de Creil.
Blason de Creil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Chef-lieu du Canton de Creil-Sud
(+ Canton de Creil-Nogent-sur-Oise)
Intercommunalité Communauté de l'agglomération creilloise
Maire
Mandat
Jean-Claude Villemain (PS)
2008-2020
Code postal 60100
Code commune 60175
Démographie
Gentilé Creillois
Population
municipale
33 741 hab. (2011)
Densité 3 042 hab./km2
Population
aire urbaine
104 029 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 30″ N 2° 29′ 00″ E / 49.2583333333, 2.48333333333 ()49° 15′ 30″ Nord 2° 29′ 00″ Est / 49.2583333333, 2.48333333333 ()  
Altitude Min. 26 m – Max. 129 m
Superficie 11,09 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-creil.fr

Creil est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Située dans la vallée de l'Oise, au nord de la région parisienne, cette ville de près de 35 000 habitants, appelés Creillois, est au centre de l'unité urbaine de Creil rassemblant 116 662 habitants en 20091, la première du département de l'Oise et la deuxième de la région Picardie.

Siège d'un château royal au Moyen Âge, Creil s'est surtout développée au cours du XIXe siècle, grâce à une industrie bénéficiant de la présence du chemin de fer à partir de 1844 et de la proximité de la capitale. Spécialisée dans un premier temps dans la faïence, l'agglomération est devenue un grand centre métallurgique et abrite à partir du XXe siècle plusieurs usines liées au secteur automobile. La ville, dont le site historique est situé sur l'île Saint-Maurice puis sur la rive gauche, s'est étendue aux alentours de la gare, sur la rive droite à partir de 1850. Avec la période des Trente glorieuses, de nouveaux quartiers sous la forme de grands ensembles sont édifiés sur le plateau dominant la vallée. La ville subit cependant de plein fouet la crise du secteur métallurgique à partir des années 1970, entraînant une montée du chômage et des problèmes sociaux, qui se concentrent dans les quartiers du plateau. Un important projet de renouvellement urbain, lancé en 2007, concerne plusieurs quartiers de la ville.

Géographiemodifier | modifier le code

Localisationmodifier | modifier le code

Creil est située dans le bassin parisien, au sud de la Picardie. Elle est située historiquement à la limite entre le Valois et le Beauvaisis. Creil est située à 45 km de Paris, 35 km de Beauvais et 72 km d'Amiens2.

Communes limitrophes de Creil3
Nogent-sur-Oise
Montataire Creil[3] Verneuil-en-Halatte
Saint-Maximin Apremont

Creil est le centre d'une unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) composée de 22 communes : Angicourt, Blaincourt-lès-Précy, Brenouille, Cauffry, Cinqueux, Cramoisy, Laigneville, Liancourt, Mogneville, Monceaux, Monchy-Saint-Éloi, Montataire, Nogent-sur-Oise, Précy-sur-Oise, Rantigny, Rieux, Saint-Leu-d'Esserent, Thiverny, Verneuil-en-Halatte, Villers-Saint-Paul, Villers-sous-Saint-Leu, regroupant ainsi 116 662 habitants en 20094,5. C'est la première agglomération de l'Oise et la deuxième agglomération de Picardie6. Son aire urbaine reprend les mêmes limites avec une commune de plus : Verderonne, regroupant ainsi officiellement 104 029 habitants en 20087.

La ville est traversée par l'Oise. Ville porte du Parc naturel régional Oise-Pays de France, Creil est bordée à l'est par la forêt d'Halatte et au sud-est par la Forêt de Chantilly,

Topographie et géologiemodifier | modifier le code

Le site originel de la ville est un ancien gué sur la rivière Oise, en contrebas d'un plateau dominant la vallée. Le site étant très étroit sur la rive gauche, la ville s'est étendue sur la rive droite, beaucoup plus large et plate. Entre les deux, se trouve l'île Saint-Maurice. Le point le plus bas est situé au niveau de la rivière, en aval de la ville, à 25 m d'altitude. Le point le plus haut est située dans la forêt de la Haute-Pommeraie, à 129 m de haut.

La ville ancienne est construite sur des sables cuisiens sur la rive gauche, alors que, sur la rive droite, elle se développe sur des limons récents. Le plateau est composé de calcaire du Lutétien recouvert, sur le territoire de la commune, par des limons8. La position en rebord de plateau, avec l'affleurement de la roche, a favorisé le développement de carrières de pierre (Carrières de Saint-Maximin et pierre de Saint-Leu) puis d'habitations troglodytes, appelées « tufs », qui ont aujourd'hui presque toutes été murées9.

Hydrographiemodifier | modifier le code

La ville est traversée par l'Oise qui donne son nom au département. Elle s'y sépare en deux bras où se trouve l'île Saint-Maurice.

En aval immédiat de la commune, se trouve un barrage appelée barrage ou écluse de Creil, situé en réalité sur la commune de Saint-Leu-d'Esserent. Ce barrage a été totalement reconstruit en 2003-2004 afin de procéder à une modernisation de son mode de fonctionnement, l'ancien datant de 1902. Il possède deux passes navigables de 31 m, une passe non navigable de 12 m ainsi qu'une passe à poissons. Il est muni de clapets métalliques pesant jusqu'à 50 tonnes. Le site intègre deux écluses de 125 m et 185 m de long qui ont elles aussi fait l'objet d'une rénovation en 2002-200310.

L'Oise, en aval de Creil, a fait l'objet d'un dragage afin de limiter les risques de crues mais aussi de permettre le passage de péniches de lourd tonnages (jusqu'à 4 000 tonnes), dans le cadre du projet de Liaison Seine-Escaut mené par Voies navigables de France11.

Climatmodifier | modifier le code

Creil connaît un climat océanique dégradé.

Creil 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1 3,2 4,7 8,3 11 13,1 12,9 10,3 7,6 3,9 1,4 6,6
Température maximale moyenne (°C) 6,6 7,8 11,6 14,9 18,7 21,9 24,7 24,6 20,6 15,6 10,1 6,5 15,3
Record de froid (°C)
date du record
-21,6
1985
-18,5
1956
-11,4
1971
-5,3
1973
-2,6
1981
0,7
1975
3,5
1960
3,2
1965
-0,6
1971
-5
2003
-11,3
1998
-16,7
1970
-21,6
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
15,9
2003
21,4
1960
24,8
1955
27,9
1955
31,7
1976
36,4
2011
37,3
1984
39,1
2003
32,3
1982
28,3
2011
19,6
1993
16,9
2000
39,1
2003
Précipitations (mm) 58,8 46,5 52,6 48,1 61,8 58,2 55,6 56,6 50,1 70,8 56,6 65,4 681,1
Source : « données climatiques », sur meteofrance.com (consulté en novembre 2013)


Voies de communication et transportsmodifier | modifier le code

Réseau routiermodifier | modifier le code

Articles détaillés : A1 et Route Départementale 1016.

L'ancienne route nationale 16, ancienne route royale qui allait de Pierrefitte-sur-Seine à Dunkerque en passant par Amiens, traversait autrefois la ville par le centre-ville et la rue de la République. Désormais numérotée Départementale 1016, elle bénéficie d'une rocade à quatre voies qui contourne la ville par l'est. Les D200 et D201 permettent pour leur part de contourner la commune par l'ouest. Creil est par ailleurs reliée à l'Autoroute A1 par la D1330 qui passe par Senlis et permet ainsi de rejoindre Paris. Elle est aussi reliée à Beauvais par la D1016 et la RN31, elles aussi à quatre voies.

Réseau ferroviaire et transports en communmodifier | modifier le code

Entrée de la gare de Creil
Article détaillé : Gare de Creil.

La gare de Creil constitue un véritable nœud ferroviaire, carrefour desservi à la fois par les trains de la ligne D du RER, du réseau Paris-Nord du Transilien (ligne H), le TER Picardie et enfin l'Intercités. Ces lignes permettent de rejoindre Paris-Gare du Nord, Pontoise, Compiègne, Amiens, Beauvais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Quentin. Cependant, l'essentiel des trajets se font depuis et vers Paris : par le Intercités, directs en 25 min, le TER, semi-directs en 32 min ou encore le RER, omnibus en 52 min. Le trajet Paris-Creil a représenté 1 193 000 voyages en 200612. En , Réseau ferré de France a annoncé la création, à l'horizon 2017/2020, de la ligne Roissy - Picardie passant par Creil, qui placera la ville à 20 minutes des gares et aéroports de Roissy-Charles de Gaulle, via des lignes TER et TGV13.

La communauté de l'agglomération creilloise (CAC) en tant qu'autorité organisatrice de transports a complètement réorganisé son réseau de bus urbains le 2 avril 2012. Ce réseau est exploité par la Société de transport de l'agglomération creilloise (STAC), filiale du groupe Keolis, sous le régime de la délégation de service public. Les quatre communes de la CAC sont desservies par cinq lignes régulières numérotées A à E, trois lignes scolaires, trois lignes de soirée « Flexo » et trois lignes à la demande « Résago ». Les trente-et-un bus de la STAC transportent 22 000 voyageurs par jour et parcourent 1,3 million de km par an14. Le billet à l'unité coûte 0,90 €. Sur ce réseau centré autour de la gare, quatre lignes desservent les quartiers du plateau (Ligne 1, 2 6 et 8). Les lignes 3, 5 et 10 desservent les quartiers de la commune situés sur la rive droite15,16.

Réseau fluvialmodifier | modifier le code

Creil possède un port fluvial de commerce sur l'Oise. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise17. Canalisée à grand gabarit, la rivière permet le passage à Creil de péniches atteignant jusqu'à 180 m de long pour 11,50  m de large et un poids de 4 000 tonnes. Creil se trouve ainsi à un peu moins de 50 km de la confluence avec la Seine par voie fluviale18.

Aérodrome et aéroportsmodifier | modifier le code

Le seul aérodrome situé sur le territoire de la commune, celui de la base aérienne militaire (code AITA : CSF), sur le plateau, est réservé aux aéronefs militaires et à quelques avions civils avec restriction. L'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est accessible en 30 minutes via l'autoroute (autoroute A1) et l'Aéroport de Beauvais-Tillé en 30 minutes. Il existe une ligne de bus régulière entre Creil et Roissy-Charles de Gaulle via Senlis qui fait la liaison en 45 min19.

Urbanismemodifier | modifier le code

Morphologie urbainemodifier | modifier le code

La place Carnot, principal aménagement urbanistique au centre-ville datant de la reconstruction de l'après-guerre.
La tour Descartes

Creil est constitué de plusieurs quartiers nettement distincts. Le centre-ville est situé de part et d'autre de la rivière et en partie sur l'île Saint-Maurice. Il s'agit d'un quartier dense constitué d'immeubles mélangeant habitat, commerces et services. Ce quartier ancien et dense a subi de lourds bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale et a été reconstruit dans les années 1950, notamment dans la zone située à proximité de la gare. Il a connu ensuite une politique de résorption de l'habitat insalubre sous la forme d'une Zone d'aménagement concerté (ZAC) dans les années 197020.

Le quartier de Gournay - les Usines : c'est un quartier industriel ancien en voie de totale désindustrialisation, partagé avec la commune de Montataire et celle de Nogent-sur-Oise plus à la marge. Seules quelques usines sont encore en activité, le reste du quartier étant partagé entre des zones d'activités en cours de reconversion et des maisons de villes prenant parfois la forme de cités ouvrières. Le quartier fait l'objet d'un plan de rénovation urbaine, ce qui est exceptionnel pour une zone d'habitat individuel21.

Le quartier du plateau peut être distingué lui-même en trois quartiers :

  • Le plateau Rouher : grand ensemble construit dans les années 1960, il comprend un peu plus de 12 000 habitants en 2006 pour 4 430 logements, sur 132 ha. C'est un ensemble de barres et de tours avec plusieurs équipements collectifs : écoles, collège, hôpital, église, mosquée, synagogue. On trouve aussi en périphérie de petites zones pavillonnaires. Il est classé en zone urbaine sensible, en zone franche urbaine et fait l'objet d'un plan de rénovation urbaine spécifique22,23.
  • Les Cavées : lui-même constitué de trois ensembles de logements sociaux : la Cavée de Paris, la Cavée de Senlis (où se trouve la tour Descartes, le plus haut gratte-ciel de la ville) et le quartier Guynemer entre les deux. Le quartier regroupe 1 900 logements et un peu plus de 6 400 habitants24.
  • Le quartier du Moulin : ce quartier a fait l'objet d'une ZAC dans les années 1970 (où se trouve la tour Carpeaux, le deuxième plus haut gratte-ciel de la ville). Il en résulte un quartier d'habitats collectifs sociaux de petite taille au plan masse diversifié et intégrant des équipements publics et des zones pavillonnaires. Le quartier regroupe ainsi 1 450 logements pour un peu plus de 5 100 habitants25. Les constructions les plus emblématiques sont sans doute les logements à gradin construits par Andrault et Parat en 197626. Ils ont eux-mêmes fait l'objet d'une réhabilitation.

L'espace communal intègre aussi deux anciens villages autrefois séparés de la ville :

  • Vaux : ancien village situé en direction de Verneuil-en-Halatte, sur un coteau au-dessus de l'Oise, c'est à la fois une zone résidentielle pavillonnaire et d'anciennes maisons rurales et une zone d'activité.
  • Le Plessis Pommeraye : ancien hameau isolé sur le plateau, il se trouve actuellement en périphérie immédiate de la base aérienne.

Politique de la ville dans la communemodifier | modifier le code

Le quartier Saint-Medard, sur la rive gauche de l'Oise.

Très tôt, certains quartiers de la commune sont pris en charge par les politiques de la ville mises en place par les gouvernements successifs. Le quartier Rouher entre ainsi dès 1980 dans le processus baptisé alors « Développement social des quartiers » (DSQ) puis un premier contrat de ville est signé en 1989, en association avec la commune de Villers-Saint-Paul, un deuxième en 1994 avec les communes de Montataire et de Nogent-sur-Oise. Dans ce dernier cadre, le quartier Rouher est défini comme une zone urbaine sensible en 1996 et fait l'objet d'une zone franche urbaine dès 1997, toujours valable de nos jours. En 2000, un troisième contrat de ville est signé avec les mêmes communes et dans ce cadre, est défini un grand projet de ville qui est signé en 2001, s'occupant là encore du quartier Rouher et cette fois-ci du quartier Gournay-Les Usines27,28.

En septembre 2007, un projet de renouvellement urbain est signé avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) pour l'agglomération creilloise (Creil, Nogent-sur-Oise, Montataire et Villers-Saint-Paul)29. Ce projet concerne pour la commune de Creil, deux quartiers :

  • Le quartier Rouher : destruction de 458 logements sociaux et reconstruction de 518 logements pour l'essentiel en accession à la propriété, 1 783 logements réhabilités, 1 500 résidentialisés, création de nouvelles voies d'accès vers le centre-ville, la restructuration du centre commercial et l'installation de nouveaux équipements. Le nombre de logements a depuis été revu à la baisse depuis le contrat avec désormais 338 logements reconstruits. Le montant total des investissements dans le quartier s'élève à 85 millions d'euros30.
  • Le quartier Gournay-Les Usines : réalisation de 1 032 logements sur 8 sites différents, notamment dans le cadre d'une ZAC, pour moitié en logement social, réaménagement des infrastructures routières avec la création de nouveaux axes et d'accès au quartier, la réalisation d'une maison de quartier, d'une nouvelle école et la réservation d'un peu moins de 20 000 m2 réservé aux activités économiques, principalement dans le domaine du tertiaire et du commerce. Là aussi, quelques changements ont été effectués depuis avec un nombre de logement ramené à un peu moins de 800 et une surface d'activité portée à 22 000 m2. Le montant total des investissements dans le quartier s'élève à 103 millions d'euros30.

En juin 2007, un contrat urbain de cohésion social, succédant aux contrats de ville, est signé entre la communauté de communes et l'État pour une durée de deux ans et concerne à Creil, cette fois-ci, toujours le quartier Rouher, mais aussi la Cavée de Senlis et le quartier du Moulin-Ouest31.

Logementmodifier | modifier le code

La tour Carpeaux

Il existe 13 206 logements à Creil en 2006 : 94,3 % sont des résidences principales, 83 % sont des appartements. Par comparaison, seulement 31 % des logements du département sont des appartements. Les logements comportent en moyenne 3,3 pièces contre 4,2 dans le reste de l'Oise. Parmi ces logements, 77,5 % sont en location, dont 6 829 des logements HLM loués vides, soit 54,8 % du total32,33.

Parmi les bailleurs sociaux, Oise Habitat possède 5 697 logements situés dans tous les quartiers de la ville, soit 43 % des logements de la ville et 83 % des logements sociaux. On trouve ensuite Le Logement francilien, qui possède 1200 logements situés dans le quartier Rouher et l'OPAC de l'Oise, organisme lié au Conseil général de l'Oise, qui possède 600 logements sur le plateau34.

Toponymiemodifier | modifier le code

Le nom de la ville apparaît pour la première fois dans un texte en 656 sous le nom Criolo dans une Vie de saint Éloi, ensuite Crioilum vers 672, puis plus par la suite, sous la forme Credilium en 851. Cretheltense castrum désigne un château dans un texte de 94235 et Credulii vers 1115.

Le second élément -eil s'explique vraisemblablement par le gaulois ialo36 qui est un appellatif ialon, et non pas un suffixe selon Xavier Delamarre, et qui a signifié « lieu défriché, clairière » avant de prendre le sens de « village » (cf. gallois ial, tir ial « clairière, espace découvert »)37. Généralement, il donne la finale -euil ou -ueil dans le nord de la France, mais exceptionnellement on trouve -eil (voir également *Corbo-ialum > Corbeil37).

L'identification du premier élément s'avère plus problématique. En effet, il faut exclure les formes de 656 et 672 pour identifier dans Creil le nom de personne gaulois Credius36. Xavier Delamarre associe également cet anthroponyme à Credus et Credanus, autres noms de personnes attestés, peut-être issus du mot crid(io)- signifiant « cœur » (avec r >ri > re), même racine que le vieil irlandais cride « cœur » et le breton kreiz « centre, milieu »38. D'autres auteurs, cités par François de Beaurepaire39 y décèlent le mot latin creta > craie (creide XIe siècle) ce qui est phonétiquement et sémantiquement possible.

Cependant, les formes les plus anciennes Criolo et Crioilum contredisent ces interprétations : elles sont semblables à celles de Criel-sur-Mer (Criolium 1059 ; Crioil 1070) et Saint-Germain-du-Crioult (Crioil 1198)36,39, basées sur un élément non identifié *cri- et les formes ultérieures en Cred- de Creil seraient liées à une latinisation savante suivant un processus bien connu par ailleurs. En fin de compte, seul l'appellatif ialon est identifié avec certitude.

Histoiremodifier | modifier le code

Préhistoire de la villemodifier | modifier le code

Les traces archéologiques les plus anciennes à Creil sont situées sur le plateau, en limite de la commune de Saint-Maximin. Une station d'époque néolithique est attestée sur le site de Canneville, où de nombreux outils lithiques ont été retrouvés40. Les archéologues pensent que ce site a servi d'oppidum à l'époque gauloise, dominant la vallée de l'Oise du haut de l'éperon rocheux. Une petite nécropole d'époque de l'âge du bronze final a été mise au jour lors de fouilles réalisées un peu plus au nord, à l'emplacement du parc d'activité Alata, en 1999-200041.

À l'époque gallo-romaine, la commune est le lieu de passage d'une voie allant de Senlis (Augustomagus) à Beauvais, en passant l'Oise par un gué au niveau de l'écluse actuelle. Un trésor monétaire, datant de 273 environ, a d'ailleurs été retrouvé à cet endroit en 1974. Cette voie traversait un petit vicus, appelé Litanobriga, que plusieurs archéologues situent sur le plateau, à l'entrée de la forêt de la Haute-Pommeraie actuelle42.

La ville au Moyen Âge et à l'époque modernemodifier | modifier le code

La première indication de l'existence de la ville date de 633 environ. À cette date, selon la Vie de saint Éloi, écrite par Dadon de Rouen, le roi mérovingien Dagobert Ier y reçoit l'hommage du roi breton Judicael. Au Xe siècle, c'est un château appartenant aux seigneurs de Senlis, situé sur l'actuelle île Saint-Maurice. Vers 1150, la collégiale Saint-Evremond est fondée à proximité du château, accueillant des reliques faisant l'objet d'un pèlerinage très suivi. Un bourg se développe sur l'extrémité de l'île mais aussi sur la rive gauche de la rivière, autour d'une nouvelle paroisse, Saint-Médard. Ce développement est tel qu'une charte communale est accordée le 23 janvier 1197 par le seigneur Louis de Clermont autorisant les bourgeois de la ville à tenir un conseil de ville. Un hôtel-dieu et une maladrerie sont présentes dans la ville dès le XIIe siècle. Louis IX acquiert la seigneurie et les rois de France y résident régulièrement. Charles le Bel y nait en juin 129443.

La révolte de la Grande Jacquerie est initiée à Saint-Leu-d'Esserent en 1358, juste au sud de la commune. En 1374, Charles V de France intervient pour faire restaurer le marché de la commune puis rachète l'année suivante la seigneurie à Wenceslas, fils de Béatrice de Bourbon et de Jean Roi de Bohême et comte de Luxembourg. Des travaux sont alors lancés pour reconstruire la forteresse. Charles VI de France, atteint de folie, y est envoyé en résidence. La ville subit plusieurs combats de la Guerre de Cent Ans et est définitivement reconquise en 1441.

À l'époque moderne, la ville est de nouveau occupée par des troupes armées : en 1567, la ville est prise par les Huguenots, puis à nouveau occupée pendant la Fronde. En 1782, la seigneurie, qui est entrée dans les propriétés des Princes de Condé, est vendue par ceux-ci à Pierre Juéry, un magistrat d'origine roturière. Pendant cette période, l'activité économique de la ville se limite à l'exploitation de la pierre et de la meunerie le long de la rivière.

Le développement industriel du XIXe sièclemodifier | modifier le code

En 1797, un industriel parisien d'origine irlandaise créée une manufacture de cristal, rapidement transformée en faïencerie. Cette faïencerie devient le premier employeur de la ville pour un siècle employant 900 personnes en 184044. Elle ferme ses portes en 1895, à la suite de sa fusion avec l'usine de Montereau-Fault-Yonne. En 1810, l'Oise est reliée à l'Escaut par le tout nouveau Canal de Saint-Quentin et des travaux de canalisation de la rivière sont entamés à partir de 1825. Une nouvelle industrialisation se développe alors dans la commune, sous la forme de four à chaux, à plâtre et de tanneries. Les forges de Montataire, créée en 1793, se développent réellement à partir des années 1830.

En 1846, l'industrie est de nouveau relancée par l'arrivée du chemin de fer et la création de la ligne de Paris-Nord à Lille. La ville se trouve ainsi en connexion directe avec les approvisionnements en fer et charbon du nord et de l'est de la France, d'un côté et à proximité immédiate du débouché parisien de l'autre. Cette fois-ci, l'installation de nouveaux établissements se fait sur la rive droite, autour de la nouvelle gare. Plusieurs usines métallurgiques s'y installent, aux limites des communes voisines : on y trouve des tréfileries, clouteries. Des manufactures leur emboîtent le pas : fabriques de coffres forts Fichet, de machines à imprimer Voirin et Marinoni à Montataire, les ateliers de constructions metallique Daydé et Pillé, ou encore la fonderie d'alliages cuivreux Montupet à Nogent. Une usine d'aluminium fut installée, avec pour directeur Tristan Bernard45. Les besoins de l'armée lors de la Première Guerre mondiale redonne un coup de fouet à l'activité de l'agglomération, située idéalement à proximité du front, avec l'installation de la fonderie de zinc Vieille Montagne et l'usine de produits chimiques de Villers-Saint-Paul.

Des logements pour les ouvriers sont construits sous la forme de cités. La cité Saint-Médard, la plus ancienne (1866), est construite sur la rive gauche à l'initiative du directeur de la faïencerie et futur maire, Henri Barluet46. Sont construites aussi mais sur la rive droite, les cités Lucile, Vieille-Montagne (1925) et de la Tonnellerie (fin des années 1920)47.

Creil au XXe sièclemodifier | modifier le code

Les lendemains de la Première Guerre mondiale marquent un tournant politique pour la ville : la SFIO remporte les élections municipales portant Jules Uhry, avocat d'affaire, à la tête de la commune. Creil est resté depuis un fief socialiste sans interruption. Uhry mène une politique de modernisation municipale sur le modèle des communes socialistes de la région parisienne avec la création de nombreux services : assainissements, ramassage des ordures, écoles professionnelles, équipements sportifs (piscine, vélodrome) et logements sociaux (cité-jardin sur le rebord du plateau). Les usines connaissent en parallèle des difficultés économiques lors de la crise des années 193048.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux mouvements de résistance se distinguent dans la commune : l'Organisation civile et militaire et Libération-Nord, d'influence socialiste. Jean Biondi, maire de la ville et député parmi les 80 ayant refusé les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, anime ce dernier réseau. Il est arrêté en 1942 et relayé par Gabriel Havez. À partir de 1943, la ville subit de lourds bombardements : Creil sert à la fois de base aérienne pour la Luftwaffe (sur l'actuelle base aérienne) et de nœud ferroviaire essentiel, et est voisine des carrières de Saint-Maximin et de Saint-Leu-d'Esserent que servent de base aux V1 de l'armée allemande48.

Après guerre, les Trente Glorieuses marquent le retour de l'activité dans la commune et l'agglomération en général. Dans les années 1950, trois entreprises y embauchent plus de 4 000 personnes : Usinor, qui a absorbé les forges de Montataire, Francolor, l'usine de produits chimiques basée à Villers-Saint-Paul, et l'usine Brissonneau et Lotz, qui produit des véhicules de marque Chausson. Pour répondre à cette demande en main d'œuvre, de nouveaux quartiers sous la forme de grands ensembles sur le plateau et des travailleurs immigrés viennent s'installer, originaire le plus souvent d'Afrique du nord48.

À partir de la fin des années 1960, l'industrie métallurgique connaît ses premières difficultés. Les plus grandes usines voient leurs effectifs fondre ou ferment : Vieille Montagne en 1992, Chausson en 1996. Ces fermetures s'accompagnent de la montée du chômage, l'augmentation des migrations pendulaires vers Paris et les problèmes sociaux. Le vote en faveur du Front national gagne du terrain48. Une politique de la ville, mise en place depuis le début des années 1980, tente de contrecarrer cette évolution.

Héraldiquemodifier | modifier le code

Article détaillé : Armorial des communes de l'Oise.
Armes de Creil

Les armes de Creil se blasonnent ainsi : D'azur au chevron d'argent chargé de trois molettes de sable et accompagné de trois roses d'or.

Une alternative est blasonnée ainsi : D'azur au chevron d'or chargé de trois molettes d'éperon de sable et accompagné de trois roses ou quintefeuilles du second, deux en chef et une en pointe. Ces armoiries étaient celles des seigneurs de Creil35.

Politique et administrationmodifier | modifier le code

Cantons de Creil

Creil est divisée en deux cantons : le canton de Creil-Sud, qui couvre tous les quartiers de la rive gauche et dont le conseiller général est le maire Jean-Claude Villemain, et le canton de Creil-Nogent-sur-Oise, qui comprend les quartiers de la rive droite et les communes de Nogent-sur-Oise et de Villers-Saint-Paul et dont le conseiller général est Gérard Weyn, maire de Villers-Saint-Paul. La ville dépend de l'Arrondissement de Senlis dont elle est la commune la plus peuplée. Le canton de Creil sud dépend de la troisième circonscription de l'Oise, dont le député est Michel Françaix, maire de Chambly (PS) et l'autre canton dépend de la septième circonscription de l'Oise dont le député est Edouard Courtial, maire de Agnetz (UMP).

Administration municipalemodifier | modifier le code

Conseil municipal de Creil (2008-2014)49
Groupe Président Effectif Statut
Creil l’audacieuse (Gauche) Jean-Claude Villemain 28 majorité
Avec Creil pour tous (Div. Gauche) Gilles Seguin 7 opposition
Rassembler pour réussir Creil (UMP) Nourredine Nachite 4 opposition

Liste des mairesmodifier | modifier le code

Liste des maires successifs50
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 M. Triboulet   Curé
1791 1792 M. Gélin    
1793 1796 Jean-Baptiste Hainfray    
1797 1800 M. Jolly    
1800 1806 M. Dromart    
1806 1808 M. Viau Duplessis    
1808 1808 M. Dromart    
1809 1810 M. Viau Duplessis    
avril 1810 mars 1814 Charles de Saint Cricq Cazeaux   Propriétaire de la manufacture de faïence de la ville
avril mai 1814 Marcel Thibault    
mai 1814 juillet 1815 Marcel Juery    
juillet 1815 1816 M. Bernier    
1816 juin 1840 Charles de Saint Cricq Cazeaux    
1841 1842 Pierre baron de Pierlot   Gendre du précédent
1842 1843 Eugène Gastineau-Longpré    
1843 1846 Pierre baron de Pierlot    
1846 1868 Jules Juillet   Médecin à Creil
1868 1869 Antoine Delaplace    
1869 1875 Henri Barluet   Directeur de la manufacture de faïence
1876 1876 M. Vachette    
1877 1877 Charles Auguste Duguet    
1878 1878 Alphonse Hubert    
1878 1880 Léon Denille    
1881 1881 Antoine Obry    
1882 1883 Louis-Gabriel Lebrun    
1884 1885 Antoine Jean    
1886 1891 Louis-Gabriel Lebrun    
1892 1897 Henri Pauquet    
1898 1901 Albert Varé    
1902 1909 Albert Dugué    
1909 1912 M. Darcaigne    
1913 1918 J. Picquot   Comptable dans une usine de la ville
1919 1935 Jules Uhry SFIO Avocat, député
1935 1941 Jean Biondi SFIO Enseignant, député
1941 1944 Robert Arnould   Ingénieur et directeur d'usine, nommé par l'État français
1944 1945 Gabriel Havez SFIO Dessinateur industriel, résistant
1945 1950 Jean Biondi SFIO Député, secrétaire d'État
1950 1963 Gabriel Havez SFIO Mort en fonction
1963 1977 Antoine Chanut PS Principal de collège
1977 2001 Jean Anciant PS Député
2001 2008 Christian Grimbert PS Enseignant
2008 en cours Jean-Claude Villemain PS Conseiller général, député suppléant

Tendances politiques et résultatsmodifier | modifier le code

La commune de Creil est marquée par un ancrage à gauche et particulièrement socialiste d'après les résultats électoraux. Ainsi, à l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal obtient un score de 38,20 % au premier tour contre 22,20 % pour Nicolas Sarkozy alors qu'aucun autre candidat de gauche ne dépasse les 5 % et la candidate socialiste obtient 60,5 % au second tour51. On note par contre une différence entre les deux circonscriptions électorales qui se partagent la commune, avec une tendance plus à droite pour les quartiers ouest. Aux élections législatives de 2007, dans la 3e circonscription, le candidat socialiste a obtenu sur la commune, 33,23 % au premier tour et 60,46 % au second tour. Par contre, dans la 7e circonscription, le candidat de l'UMP, élu au premier tour par l'ensemble de la circonscription, obtient 37,12 % des suffrages dans la commune contre 24,12 % pour le candidat socialiste52,53.

Intercommunalitémodifier | modifier le code

Creil fait partie de la communauté de l'agglomération creilloise. La CAC a pour compétence, outre le développement économique, les transports en commun avec le réseau de bus, l'habitat, la politique de la ville, l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères, l'alimentation en eau potable et l'assainissement, la gestion des gymnases des établissements scolaires de l'agglomération. La CAC coordonne par ailleurs un conseil intercommunal de sécurité et prévention de la délinquance (CISPD) ainsi que le schéma de cohérence territoriale (SCoT) de l'agglomération. Le conseil communautaire comprend 18 délégués de la commune de Creil sur un total de 40 délégués. Dirigée par Jean-Claude Villemain, maire de Creil, trois des vice-présidents sont issus de la commune. Son budget était en 2009 de 15,8 millions d'euros54.

Politique environnementale et collecte des déchetsmodifier | modifier le code

La collecte des ordures ménagères dans la ville est effectuée par la Communauté de l'agglomération creilloise. Seuls le verre et le papier font l'objet de collectes par un prestataire au niveau de points d'apport volontaire55. Les ordures ménagères sont traitées par l'usine de valorisation énergétique de Villers-Saint-Paul, gérée par le Syndicat mixte de la vallée de l'Oise (SMVO) qui assure cette mission pour 263 communes de l'est du département et auquel adhère la CAC pour ses communes membres. Une déchèterie, gérée par le SMVO, est présente sur le territoire de la commune, sur le plateau, à proximité de la base aérienne56,57.

La ville a par ailleurs mis en place un agenda 21, lancé le 6 janvier 2011, et a mis en place des éco-ateliers pour réflechir au développement durable au niveau de la ville et soutient des micro-projet en faveur de l'environnement58.

Jumelagesmodifier | modifier le code

La commune est jumelée avec trois collectivités européennes59 :

Par ailleurs, la ville entretient, depuis 2008, une relation de coopération décentralisée ou jumelage avec trois entités60 :

Population et sociétémodifier | modifier le code

Évolution démographiquemodifier | modifier le code

En 2011, la commune comptait 33 741 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ansNote 1,Note 2.

           Évolution de la population  modifier
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
976 1 000 1 196 1 329 1 550 1 690 1 790 2 223 2 656
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 181 3 626 4 539 4 998 5 737 7 182 7 418 8 183 8 456
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 125 9 272 10 214 10 359 10 558 10 768 10 899 10 024 13 500
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
19 235 32 544 32 509 34 709 31 956 30 675 33 479 33 741 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 199961 puis Insee à partir de 200462.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âgesmodifier | modifier le code

La pyramide des âges de Creil montre une surreprésentation des classes d'âge jeunes par rapport à la moyenne isarienne. Les 15-29 ans représentent 25,9 % de la population contre 19,3 % dans l'Oise. Seulement 12,5 % de la population a plus de 60 ans contre 17 % dans le reste du département.

Pyramide des âges de la commune de Creil en 2006 en pourcentage32.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
> 90
0,5 
2,7 
75-89
4,4 
8,5 
60-74
8,8 
16,6 
45-59
16,2 
22,8 
30-44
20,8 
25,6 
15-29
26,2 
23,7 
0-14
23,1 
Pyramide des âges de l'Oise en 2006 en pourcentage63.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
> 90
0,9 
4,3 
75-89
6,8 
10,6 
60-74
11,3 
21,2 
45-59
20,6 
22,3 
30-44
21,9 
20,1 
15-29
18,6 
21,3 
0-14
20,0 

Immigrationmodifier | modifier le code

En 2008, la population immigrée était de 9 133 personnes soit 26,4 % de la population64. Le taux de personnes de nationalité étrangère était de 21 %. En 1999, les principaux pays d'origine étaient l'Algérie (4,1 %) et le Maroc (4,0%)65.

Enseignementmodifier | modifier le code

Creil dépend de l'académie d'Amiens. La circonscription de l'Éducation nationale de Creil couvre toute la commune pour l'enseignement primaire, ainsi que la commune de Verneuil-en-Halatte66.

La ville compte :

  • 19 écoles maternelles publiques : Jean Biondi, Albert Camus, Joachim Du Bellay, Berthe Fouchère, Rosemonde Gérard, Gournay, Jean de La Fontaine, Jean Macé, Molière, Gérard de Nerval, Louis Pergaud, Marcel Philippe, Jean Racine, Benjamin Raspail, Ronsard, George Sand, Sévigné, Charles Somasco, Edouard Vaillant ;
  • 16 écoles élémentaires publiques : Albert Camus, René Descartes, Victor Duruy, Paul Eluard, Célestin Freinet, Gournay, Victor Hugo, Jean Macé, Louise Michel, Montaigne, Gérard de Nerval, Marcel Philippe, Jacques Prévert, Rabelais, Charles Somasco, Edouard Vaillant.

Quatre établissements publics secondaires sont présents dans la ville :

  • 3 collèges : Jules Michelet (636 élèves et 47 enseignants) ; Jean-Jacques Rousseau (618 élèves et 52 enseignants, en Zone d'éducation prioritaire) ; Gabriel Havez (555 élèves et 57 enseignants, appartenant au Réseau Ambition réussite).

C'est dans ce dernier établissement que s'est déroulée une des premières « affaires du voile islamique » en France, en septembre 1989 : trois élèves sont exclues de l'établissement par le principal du collège en raison du port du voile dans l'établissement. Elles sont réintégrées en octobre de la même année, puis exclues définitivement par la suite.

  • Un lycée : le Lycée polyvalent Jules Uhry67, à la fois d'enseignement général, technologique (1150 élèves et 141 enseignants) et professionnel (281 élèves et 24 enseignants). Le lycée propose des bacs professionnels et technologiques dans le domaine de la santé. Il propose par ailleurs six BTS dans le domaine du commerce, de la gestion et de l'économie sociale familiale. Le lycée a noué un partenariat avec l'Institut d'études politiques de Paris par une Convention éducation prioritaire.

La ville bénéficie de la présence d'un établissement d'enseignement supérieur : l'Institut universitaire de technologie de l'Oise, partagé avec le site de Beauvais, antenne de l'université de Picardie. Cet établissement propose des diplômes universitaires de technologie et des licences professionnelles dans les domaines de la gestion, du commerce et de la logistique. Ce petit pôle universitaire dispose de très peu d'équipements, et n'a par exemple pas d'antenne du CROUS, si ce n'est une résidence universitaire de 97 chambres située en centre-ville68.

Santémodifier | modifier le code

Creil est le siège d'une Caisse primaire d'assurance maladie qui couvre 166 communes du sud de l'Oise69.

La ville bénéficie de deux principaux établissements de santé :

  • un hôpital public : centre hospitalier Laennec, créé en 1978 : il comprend 444 lits pour un budget de 107 millions d'Euros en 200770.
  • une clinique privée : la Clinique Médico-Chirurgicale, en cours de fusion avec les cliniques des Jockeys à Chantilly et Saint-Joseph de Senlis pour constituer l'Hôpital privé de Chantilly71.

On trouve par ailleurs 3 foyers-logements pour personnes âgées et un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes sur le territoire de la commune72.

Sportsmodifier | modifier le code

  • Salles omnisports : Camus ; Salengro (et stade vélodrome) ; Descartes ; Gérard de Nerval,
  • Plaine de jeux : Bois Saint-Romain ; Champ de Mars,
  • Piscine municipale

Arméemodifier | modifier le code

Vue de la base aérienne.

La base aérienne 110 Guy Fanneau de La Horie de Creil est située sur le plateau, en limite est de la commune. L'aérodrome, qui existe depuis 1910, sert de base de décollage pour des avions d'observation pendant la Première Guerre mondiale. Il se développe véritablement lors de la Seconde Guerre mondiale, avec l'installation de la Luftwaffe qui fait construire deux pistes de décollage en béton pour ses bombardiers puis ses chasseurs. Le site est réutilisé par l'United States Air Force entre 1944 et 194573.

En 1947, la base, qui a perdu son rôle militaire, est utilisée par l'Institut géographique national pour y installer son service des activités aériennes chargé des prises de vues. L'IGN est toujours présente sur place avec 71 agents dont 13 agents détachés auprès de l'Établissement géographique inter-armées74.

En 1950, on décide d'installer une base aérienne militaire sur le site de Creil : les travaux durent jusqu'en 1959. En 1954, la 10e escadre est recréée et installée à Creil. Elle est dissoute en 1985. L'activité de la base est alors interrompue. L'activité reprend en 1990 avec l'installation d'un pôle interarmées de renseignement, comprenant notamment des service de la Direction du renseignement militaire : ces services sont regroupés au sein du Centre militaire d’observation par satellites. La base accueille par ailleurs deux escadrons de transport73. 2700 soldats ainsi sont basés à Creil, dirigés par un général de brigade. La base accueille régulièrement des jeunes de Creil ou de l'agglomération dans le cadre de stages de découvertes ou professionnels.

Cultesmodifier | modifier le code

Plusieurs religions possèdent un lieu de culte dans la commune :

  • La paroisse catholique du Creillois centre, qui dépend du Diocèse de Beauvais, regroupe les communes de Creil, Verneuil-en-Halatte et Saint-Maximin. On trouve ainsi deux lieux de culte catholique dans la commune : l'église Saint-Médard et l'église Saint-Joseph-Ouvrier75.
  • La Mosquée Essalam de Creil a été inaugurée en 2004 et construite par l'association cultuelle et culturelle des musulmans de l'Oise (ACCMO). C'est la deuxième mosquée de l'Oise après celle de Montataire. Elle a une capacité d'accueil de 1 500 fidèles76.
  • Un temple protestant est présent dans la commune et regroupe une paroisse affiliée à l'Église réformée de France77 et à l'Église protestante malgache en France78. On trouve aussi dans la commune une association Adventiste79.
  • Une synagogue est présente sur le plateau, gérée par l'association cultuelle israélite de Creil.

Économiemodifier | modifier le code

Niveaux de vie, niveaux de revenusmodifier | modifier le code

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 10 597 €, ce qui place Creil au 30 487e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole80.

Selon le Journal du Net, Creil est, en 2010, la huitième ville de plus de 20 000 habitants la plus pauvre de France81, 82, avec un revenu fiscal de référence moyen de 9 540,20 € et 3434 chômeurs de catégories A, B et C au 31 décembre 2009, ainsi qu'une population active de 22 604 personnes en 2006. Les fermetures des usines Chausson, filiale de Peugeot et Renault ou de Vieille Montagne, ont fait flamber le taux de chômage et réduit le revenu de nombreux creillois83.

Emploimodifier | modifier le code

La commune compte 15 511 actifs soit 68,6 % de la population âgée entre 15 et 64 ans, 46 % de la population totale. Le taux de chômage au sens du recensement est de 20 % en 2006. Il touche essentiellement les 15-24 ans, à plus de 35 % pour les femmes et plus de 25 % chez les hommes. Parmi les actifs ayant un emploi, 28,5 % travaille en dehors de la Picardie, c'est-à-dire essentiellement en Île-de-France, dans la région de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et de Paris32.

On compte 16 229 emplois dans la communes, à 94 % des emplois salariés. 89,3 % de ces emplois sont dans le secteur du tertiaire et seulement 6,8 % dans le domaine secondaire32. Les principaux employeurs sont situés dans le secteur public. Il s'agit pour les cinq premiers du centre hospitalier, de la SNCF, de la commune elle-même, de la CPAM puis de la Poste. Aucun employeur industriel ne se trouve dans les 10 premiers, dans une commune ayant eu longtemps une prépondérance dans le secteur secondaire84.

Des actions de développement de l’emploi sont mises en place dans le cadre notamment d’un plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE). Creil appartient à la zone d'emploi du Sud-Oise, le bassin d'emploi le plus grand de Picardie avec celui d'Amiens85.

Entreprises et commercesmodifier | modifier le code

On dénombre dans la commune 1 212 entreprises en 2008, dont 387 commerces32.

Les principales zones d'activité à Creil sont au nombre de quatre86 :

  • Les Marches de l'Oise : zone franche urbaine (au même titre que le quartier Rouher) de 30 hectares située entre Creil et Montataire sur la rive gauche, le long de la ligne de chemin de fer. Elle correspond à un ancien site industriel ayant fait l'objet d'une reconversion. Elle accueille actuellement 88 entreprises pour 1 100 salariés dans les domaines industriel et tertiaire87.
  • Le parc technologique Alata  : zone de type "technopôle" de 100 ha située sur le plateau, à cheval sur la commune de Verneuil-en-Halatte et spécialisée dans les activités de recherche et de technologie. En périphérie immédiate se trouve le site de l'Institut géographique national.
  • La zone d'aménagement économique et tertiaire du Bois Saint-Romain (ZAET) : zone d'environ 100 ha comprenant une centaine d’entreprises artisanales, industrielles et de services, situé en limite du centre commercial de Saint-Maximin.
  • Le domaine de la Justice : site de 4 ha accueillant actuellement 12 entreprises spécialisées dans les activités artisanales, industrielles non polluantes et des services aux entreprises.

Culture et patrimoinemodifier | modifier le code

Monuments historiquesmodifier | modifier le code

Creil compte trois monuments historiques sur son territoire communal :

  • Vestiges du château et la maison Gallé-Juillet, sur l'île Saint-Maurice, allée du Musée (classés depuis 1923)88 : Le château royal de Creil est mentionné dès le IXe siècle, quand il fut détruit par les Normands. Il n'est reconstruit que sous Charles V, vers 1374. Au XVe siècle, le roi Louis XI profitait souvent de ce château, notamment lors de ses campagnes en Picardie89. Propriété du prince Louis V Joseph de Bourbon-Condé à la fin de l'Ancien Régime, le château est vendu en 1784 et presque totalement démoli. On peut encore en voir les bases de plusieurs tours rondes, les fondations ainsi que des caves au rez-de-chaussée de la maison Gallé-Juillet, construite sur les vestiges vers 1790.
  • Église Saint-Médard, place Saint-Médard (classée depuis 1920)90 : Elle comprend des éléments allant du XIIIe siècle au XVIe siècle dont le clocher. L'église présente un plan particulièrement étrange, dont les contours se rapprochent de la forme d'un triangle irrégulier. Cette forme provient de nombreux remaniements, dont notamment le changement d'orientation au début du XIVe siècle quand le croisillon nord du transept fut démoli pour être remplacé par le nouveau chœur, délimité au fond par le rempart. D'autre part, une route (d'origine moderne) flanquait l'église le long de la façade sud-est. Ces contraintes firent que la travée alors ajoutée n'est en fait qu'une moitié de travée, coupée diagonalement par l'enceinte. L'unique travée du bas-côté est du chœur poursuit cette ligne. À l'ouest, où davantantage de place était disponible, fut construit une grande chapelle latérale de plan carrée, entre 1490 et 1496, dédiée à sainte Catherine. En 1431 ou 1441, la voûte de l'ancien chœur s'effondra et fut reconstruite à un niveau inférieur, avec un toit en appentis, lui faisant perdre son aspect de chœur. De la même époque date le porche devant le croisillon sud du transept initial (et donc à l'extrémité nord de la nef depuis le changement d'orientation), et dont le plan est curieusement trapézoïde. - L'église initiale du XIIIe siècle fut donc orientée classiquement est-ouest et cruciforme, avait un chevet plat, un transept largement saillant de trois travées avec des voûtes de grande portée, une nef et un chœur de deux travées chacun, ainsi que des bas-côtés. La nef et le chœur étaient de longueur à peu près égale. Le clocher actuel fut érigé à partir de 1521 au sud-ouest de l'église, et mesure 34 m de haut. Les travaux ayant été interrompus pendant un certain temps, son étage supérieur présente déjà le style de la Renaissance. Quant au portail vers le sud, il ne donne pas accès à l'église, mais seulement au porche91.
  • Kiosque ou « Temple d'amour », à l'extrémité nord-est de l'île Saint-Maurice, derrière de la piscine municipale, impasse du Palais (classé depuis 1925)92 : C'est une ancienne fabrique de jardin édifiée en 1750 avec le surplus de pierres de la construction du pont de la Boucherie voisin. L'appellation est motivée par les motifs des bas-reliefs qui ornent le pavillon93.
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Autres éléments du patrimoinemodifier | modifier le code

  • Hôtel de ville, île Saint-Maurice : Construit près l'emplacement des ruines de l'ancien château et de la collégiale Saint-Evremond, il a été inauguré le 94.
  • Ancien théâtre, rue Jules-Michelet : Il date de 1882 et comportait sept cents places, ainsi que deux balcons. Devenu cinéma-théâtre en 192694, c'est aujourd'hui une boîte de nuit et salle de spectacles, désaffectée depuis peu de temps.
  • Le monument aux morts pacifiste, allée des Anciens combattants : Sculpture allégorique de la paix intitulée « La paix se révélant à l'humanité », selon l'inscription gravée sur le socle. Avec la statue, la ville de Creil rend hommage à ses enfants morts pour la France, dont les noms figurent sur les plaques en marbre sur les côtés latérales du socle.
  • « Les tufs » , allée des Tufs et rue du Haut des Tufs : anciennes maisons troglodytes creusées dans la roche dont il reste très peu de traces. Les avantages de ces habitations occupées le plus souvent par des familles modestes furent leur faible coût et le climat agréable, frais en été et pas trop froid en hiver94,95. - Sur l'allée des Tufs, voie piétonne sinueuse, les cavités ont été bouchées. Rue du Haut des Tufs, certaines maisons se poursuivent par des pièces troglodytes, sans se distinguer des maisons ordinaires. D'autres maisons disposent encore de boves à l'arrière du jardin ou de la cour, utilisées comme débarras.
  • La clouterie Rivierre, rue des Usines : Installée à la même adresse depuis 1888, la clouterie Rivierre est la dernière usine de clous en activité en France. Elle est classée entreprise du patrimoine vivant depuis 2007 et utilise encore les machines et le savoir-faire de l'époque96 pour fabriquer plus de 2 800 références de clous. La clouterie organise toute l'année des visites guidées de l'usine.
  • La piscine, sur l'Ile Saint Maurice fut la première de l'Oise. Inaugurée en 1923,de style Art déco, elles fut restaurée en 1956 et fermée en 2010. Elle est de nouveau ouverte au public depuis juin 2013, après 3 ans de travaux.

Équipements culturelsmodifier | modifier le code

Musée Gallé-Juillet (à dr.), depuis le nord-ouest.

« La Faïencerie » est le centre culturel de la ville, installé dans un bâtiment contemporain construit au début des années 1990 à l'emplacement de l'ancienne manufacture de faïence. C'est une scène conventionnée au statut d'association loi 1901. Elle propose une programmation de spectacle vivant adulte et jeune public, du cinéma (classé art et essai), des ateliers théâtre. Elle propose aussi une programmation hors-les-murs dans différents lieux de l'agglomération et des environs appelée « Escales nomades »97.

La médiathèque Antoine Chanut, intégrée dans le bâtiment de la Faïencerie mais indépendante dans la gestion, met à disposition 142 000 documents (livres, CD, revues, DVD) à 6 500 lecteurs inscrits. Cette offre est complétée par deux annexes situées sur le plateau : la bibliothèque du quartier du Moulin et la bibliothèque du quartier du Rouher98.

Le Musée Gallé-Juillet, labellisé Musée de France : Auguste et Berthe Gallé, sans descendance à la suite du décès aux combats de leur fils unique Maurice, lors de la bataille de Bouchavesnes en septembre 1916 durant la Grande Guerre, font don en 1930 de leur maison et de toute ce qu'elle contient à la municipalité pour en faire un musée, charge à elle d'en conserver l'aspect. Les salles du musée conservent donc encore la décoration et l'ameublement d'une maison bourgeoise du XIXe siècle. Le musée présente par ailleurs une collection de faïence de Creil-Montereau99. Depuis octobre 2010, cette collection est exposée dans la « maison de la Faïence », située en face du musée.

L'atelier des beaux-arts « Espace Matisse », situé dans le quartier du Moulin est un lieu de pratique d'arts plastiques et d'expositions de plasticiens régionaux. Une quinzaine de disciplines y sont enseignées100.

La « Grange à musique » est une scène de musiques actuelles située sur le plateau de Creil. Créée en 1985 et rénovée en 2009, elle est à la fois un lieu de diffusion de musiques rock et de soutien à la pratique amateur101.

La commune compte enfin un conservatoire à rayonnement communal de musique et de danse qui accueille 400 élèves à l'aide 21 professeurs, situé aussi sur l'île Saint-Maurice102.

Manifestations culturelles et festivitésmodifier | modifier le code

Plusieurs manifestations se déroulent chaque année dans la commune103 :

  • mars : festival « Près de chez vous, des artistes », festival des pratiques artistiques amateurs créé en 2003 organisé par la maison des associations ;
  • avril : la Convention Manga, journée d'animation autour du thème du manga, créé en 2008 ;
  • début juin : les « Rencontres de danse hip-hop » à la Faïencerie, festival créé en 2004 regroupant des groupes amateurs venus de tout le département de l'Oise ;
  • juin : fête des associations, sur l'île Saint-Maurice ; le Mix Up Festival, sur l'île Saint-Maurice ;
  • juillet/août: Creil- Bords de l'Oise, animations estivales sur l’Île saint Maurice.
  • début novembre : foire aux marrons, foire commerciale de la ville qui aurait été créée en 1211104 ;
  • 3e semaine de novembre : Salon du livre et de la bande-dessinée, créé en 1987, il se déroule chaque année dans l'espace de la Faïencerie.
  • 3 e weekend de décembre: Traversée de l'Oise.

Personnalités liées à la communemodifier | modifier le code

Voir aussimodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Eugène Lefèvre-Pontalis, « Saint-Évremond de Creil : Notice nécrologique », Bulletin monumental, Paris / Caen, A. Picard / Henri Delesques, vol. 68,‎ 1904, p. 160-182 (ISSN 0007473X, lire en ligne)
  • Mathon, Histoire de la ville et du château de Creil, accompagnée des vues du château à diverses époques, Paris, Dumoulin M. Libr.,‎ 1861, 93 p. (lire en ligne)
  • Daniel Populaire, Creil : images et documents : 1789-1935, Creil, Queneutte,‎ 1981, 426 + 397 p.
  • Auguste Boursier, Histoire de la ville et chatellenie de Creil, Oise : topographie, domaine, institutions civiles et religieuses chapitre de Saint-Evremond, Creil, Dumerchez,‎ 1983, 576 p.
  • Dominique Nybelen, L'Agglomération creilloise autrefois : Angicourt, Brenouille, Creil, Laigneville, Monchy-Saint-Eloi, Montataire, Nogent-sur-Oise, Nogent-sur-Oise, à compte d'auteur,‎ 1993, 216 p.
  • Auguste Boursier, Histoire de la ville de Creil, Paris, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1996 (1re édition 1882), 344 p.
  • Jean-Pierre Besse, Les Grands ensembles du Bassin Creillois, 1re partie : Les Trente Glorieuses (1945-1973), Creil, Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle du bassin creillois,‎ 2009, 40 p.
  • Jean-Pierre Besse, Les Grands ensembles du Bassin Creillois, 2e partie : Les Temps difficiles, 1973-2008, Creil, Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle du bassin creillois,‎ 2009, 36 p.

Articles connexesmodifier | modifier le code

Liens externesmodifier | modifier le code

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Notes et référencesmodifier | modifier le code

Notesmodifier | modifier le code

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Référencesmodifier | modifier le code

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  2. « Calcul d'orthodromie », sur le site Lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 22 décembre 2009)
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  41. Stéphane Gaudefroy et Isabelle Le Goff, « La nécropole du début du Bronze final de Verneuil-en-Halatte (Oise) », Revue archéologique de Picardie, no 1-2,‎ 2004, p. 19-32 (DOI 10.3406/pica.2004.2387).
  42. Michel Amandry, Pierre Rigault et Pierre-Jean Trombetta, « Le trésor monétaire de l'écluse de Creil (commune de Saint-Maximin, Oise) », Revue archéologique de Picardie, no 1-2,‎ 1985, p. 65-111 (DOI 10.3406/pica.1985.1462).
  43. Émile Laurain, « Séance du 9 février : Date de naissance de Charles IV le Bel », Comptes-rendus des séances de l'année 1900 - Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 44, no 1,‎ 9 février 1900, p. 43-45 (DOI 10.3406/crai.1900.16414).
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  89. a et b http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA110
  90. « Église Saint-Médard », base Mérimée, ministère français de la Culture
  91. Cf. Eugène Lefèvre-Pontalis, « L'église de Creil », Bulletin monumental, Paris / Rouen, A. Picard / Levé, vol. 79,‎ 1920, p. 165-182 (ISSN 0007473X, lire en ligne).
  92. « Kiosque », base Mérimée, ministère français de la Culture
  93. Cf. « Temple d'amour », sur Creil (site officiel) (consulté le 5 octobre 2011).
  94. a, b et c Cf. « Monuments et visites », sur Office de tourisme de Creil (consulté le 5 octobre 2011).
  95. Cf. « Vestiges et troglodytes », sur PNR Oise-Pays de France (consulté le 5 octobre 2011).
  96. [PDF] « Clouterie Rivierre », sur Cité de l'architecture et du patrimoine, portail documentaire (consulté le 22 janvier 2013) ; p. 15.
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  99. « Musée Gallé-Juillet », sur Mairie de Creil (consulté le 21 janvier 2010)
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  101. « Grange à musique », sur Mairie de Creil (consulté le 21 janvier 2010)
  102. « Le Conservatoire de Musique et de Danse », sur Mairie de Creil (consulté le 21 janvier 2010)
  103. « Agenda », sur Mairie de Creil (consulté le 21 janvier 2010)
  104. Franck Brenner, « Le retour du marron « show » », Le Courrier picard,‎ 4 novembre 2009 (lire en ligne)







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