Edward Jenner

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Edward Jenner

Description de cette image, également commentée ci-après

Edward pendant de ses études

Naissance
Berkeley, Gloucestershire
Décès (à 73 ans)
Berkeley, Gloucestershire
Nationalité Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni
Profession Médecin

Compléments

Inventeur du vaccin contre la variole

Edward Jenner, membre de la Royal Society ( - ), était un scientifique et médecin anglais qui a étudié les sciences naturelles dans son environnement à Berkeley, dans le Gloucestershire, en Angleterre. Il est connu comme le premier médecin à avoir introduit et étudié le vaccin contre la variole, bien que Benjamin Jesty, un agriculteur, ait précédemment été vacciné par la vaccine pour induire une immunité contre la variole. Il est admis que Jenner avait fait la même découverte indépendamment.

Biographiemodifier | modifier le code

Il naît le 17 mai 1749 à Berkeley en Angleterre. Jenner fut formé à Chipping Sodbury, dans le Gloucestershire comme apprenti de M. Ludlow, un chirurgien, pendant huit ans à partir de l'âge de 14 ans. Jenner est parti pour Londres en 1771 en vue d'étudier la chirurgie et l'anatomie sous la direction du chirurgien John Hunter et également à l’Université St Georges de Londres. Hunter était un expérimentateur renommé qui fut plus tard membre de la Royal Society.

William Osler rapporte que Jenner était un étudiant à qui Hunter répétait une maxime de William Harvey, très célèbre dans le milieu médical (et caractéristique de l’époque des Lumières): « Ne croyez pas, essayez ». Jenner fut très tôt remarqué par des hommes célèbres pour avoir fait progresser la pratique médicale et les institutions de la médecine. Hunter a continué à correspondre avec lui sur des sujets d'histoire naturelle et l’a recommandé à la Royal Society. De retour dans sa région natale en 1773, il devint médecin généraliste et chirurgien, exerçant son activité d’abord à Berkeley.

Jenner et d'autres collègues fondèrent une société de médecine à Rodborough dans le Gloucestershire et ils se réunissaient pour dîner ensemble et lire des documents traitants de sujets médicaux. Jenner a apporté sa contribution à des articles sur l’angine de poitrine, l’ophthalmie, les maladies des valves cardiaques et fit des observations sur la vaccine. Il a également appartenu à une société analogue qui se réunissait à Alveston, près de Bristol1.

Dans le domaine de la cardiologie, il était partisan de la théorie expliquant l'angine de poitrine par les calcifications observables sur les coronaires. Mais si cette théorie semble plus proche de la vérité que les théories concurrentes de l'époque (« névralgie » pour l'école française, par exemple), il faut se garder d'y voir simplement une correspondance avec l'explication moderne par l'athérosclérose. En effet, la calcification n'était pas censée agir par le rétrécissement du calibre des artères, mais par l'obstacle que leur durcissement mettait à la dilatation du cœur.

Il fut élu membre de la Royal Society en 1788 à la suite d'une étude détaillée sur la vie méconnue du coucou dans son nid en combinant pour son étude l’observation, l’expérimentation et la dissection.

La description par Jenner du coucou tout juste éclos poussant les œufs et les oisillons de son hôte hors du nid a été confirmée au XXe siècle2 lorsqu’il est devenu possible de le photographier. Ayant observé son comportement, il a mis en évidence une adaptation anatomique du bébé coucou qui présente une dépression dans le dos qui n'était plus présente après 12 jours de vie et dans laquelle il rassemble les œufs et les autres poussins pour les pousser hors du nid. On avait supposé que les oiseaux adultes étaient responsables de cette pratique mais l'adulte n’est pas présent dans le nid suffisamment longtemps. Ses conclusions ont été publiées dans les Philosophical Transactions de la Royal Society en 1787.

Il a épousé en mars 1788 Catherine Kingscote (décédée en 1815 d’une tuberculose) qu’il avait rencontrée lorsque les aérostats sont apparus dans l’actualité des sciences et qu’il les avait expérimentés avec d'autres curieux. Au cours de la tentative, son ballon a atterri à Kingscote Parc, propriété d’Anthony Kingscote dont Catherine était l'une des trois filles.

En 1792, il a obtenu son doctorat en médecine de l’université de St Andrews.

Il quittera peu le comté du Gloucestershire où il est né et lorsque James Cook l'invite à participer à son second voyage autour du monde, il refuse.

On dit qu’il était franc-maçon3.

Variolemodifier | modifier le code

À cette époque, la variole était redoutée, car un tiers de ceux qui contractaient la maladie en mouraient et ceux qui survivaient étaient généralement défigurés. Voltaire, quelques années plus tard, rapportait que 60 % des personnes contractaient la variole, et que 20 % de la population en mourait.

À partir de 1769 et dans les années qui ont suivi, six personnes au moins en Angleterre et en Allemagne (Sevel, Jensen, Jesty 1774, Rendall, Plett 1791) avaient expérimenté avec succès la possibilité d'utiliser le vaccin de la vaccine comme vaccination contre la variole chez l'homme4. Par exemple, en 1769, le docteur Jobst Bose, un fonctionnaire du Holstein vivant à Gottingen, montre qu'une protection contre la variole peut être acquise via le lait de vaches malades5, et en 1774 un agriculteur du Dorset, Benjamin Jesty, a réussi à induire une immunité artificielle chez sa femme et ses deux enfants avec la vaccine au cours d'une épidémie de variole, mais ce n’est qu’après les travaux de Jenner une vingtaine d'années plus tard, que le procédé a été largement compris. Cependant, il est généralement admis que Jenner n'était pas au courant du succès de Jesty et est arrivé indépendamment aux mêmes conclusions.

Théorie initiale de Jenner
En fait, il pense que la source initiale de l'infection est une maladie des chevaux, appelée la grease qui était transmise aux vaches par les ouvriers agricoles et, après transformation, se manifestait sous l’aspect de la vaccine. Sur ce point, il avait raison, le détour par le cheval étant sûrement du à une coïncidence.

En partant de l'observation courante que les trayeuses ne contractaient généralement pas la variole, Jenner a théorisé que le pus présent dans les vésicules des trayeuses qui avaient contracté la vaccine (une maladie semblable à la variole, mais beaucoup moins virulente), protégeait les trayeuses de la variole. Il est possible qu’il ait été aidé par le fait d’avoir entendu l’histoire de Benjamin Jesty et peut-être d'autres pionniers qui avaient délibérément infecté leurs familles par la vaccine et constaté une réduction des risques dans ces familles.

Le , Jenner a testé sa théorie en inoculant James Phipps, un jeune garçon de huit ans, avec le contenu des vésicules de vaccine de la main de Sarah Nelmes, une trayeuse qui avait contracté la vaccine transmise par une vache nommée Blossom6. Phipps a été le dix-septième cas décrit dans le premier article de Jenner sur la vaccination.

Jenner inocula Phipps avec le pus de la vaccine dans les deux bras le même jour, en grattant le pus des vésicules de Nelmes avec un morceau de bois puis en le transférant sur les bras de Phipps. Cette inoculation a provoqué de la fièvre et un malaise général mais pas de maladie grave. Plus tard, il a inoculé Phipps selon la technique de la variolisation qui était auparavant la méthode de routine pour obtenir l'immunité contre la maladie. Aucune maladie ne s’est déclarée. Jenner a indiqué que plus tard, le garçon a été de nouveau soumis à la variolisation et n’a pas non plus présenté de signe d'infection.

Faits connus : la variole était plus dangereuse que la variolisation et la vaccine moins dangereuse que la variolisation.

Hypothèse testée : l’infection par la vaccine pourrait conférer une immunité contre la variole.

Le test : Si la variolisation ne parvient pas à déclencher une infection, c’est la preuve que Phipps est immunisé contre la variole.

Conséquence : L’immunité contre la variole peut être induite avec davantage de sécurité.

Il poursuit ses recherches et les transmet à la Royal Society, qui n'avait pas publié le rapport initial. Après l'amélioration de la méthode et d’autres travaux, il publie une étude sur vingt-trois cas. Certaines de ses conclusions étaient correctes et d’autres erronées – les méthodes modernes de microbiologie et de microscopie peuvent permettre de répéter cette étude plus facilement. La communauté médicale, aussi prudente à l’époque qu’aujourd'hui, étudia ses conclusions un certain temps avant de les accepter. Finalement, la vaccination fut acceptée et, en 1840, le gouvernement britannique interdit la variolisation et encouragea la vaccination gratuite.

Le vaccin contre la variole a ensuite été accepté dans toute l'Europe. Napoléon Ier tiendra même à ce que son fils, le roi de Rome, reçoive le traitement préventif. Louis Odier (1748-1817), médecin suisse qui a vécu à Londres, contribue à son adoption en Suisse et en France.

1802 caricature de Jenner vaccinant des patients qui craignaient qu'il leur fasse pousser des cornes de vaches.

La poursuite de ses travaux sur la vaccination empêchait Jenner de continuer sa pratique médicale habituelle. Appuyé par ses collègues et après une requête du Parlement, le roi lui accorda 10 000 £ pour ses travaux sur la vaccination. En 1806, il reçut à nouveau 20 000 £ pour ses travaux.

En 1803 à Londres, il s'est impliqué dans le développement de la Jennerian Institution, une société s'occupant de la promotion de la vaccination pour éradiquer la variole. En 1808, avec l'aide du gouvernement, cette société devient le National Vaccine Establishment. Jenner est membre de la Medical and Chirurgical Society à sa fondation en 1805 et il y présente un certain nombre de ses articles. C'est maintenant la Société Royale de Médecine.

De retour à Londres en 1811, il observe un nombre significatif de cas de variole survenus après une vaccination. Il constate que, dans ces cas, la gravité de la maladie a été considérablement atténuée par la vaccination antérieure. En 1821, il est nommé médecin éminent par le roi George IV, un honneur national, et a été élu maire de Berkeley et juge de paix. Il poursuit ses recherches dans le domaine de l'histoire naturelle. En 1823, dernière année de sa vie, il présente ses observations sur la migration des oiseaux à la Royal Society.

Il a été victime le d’une crise d’apoplexie qui s’est manifestée par une hémiplégie droite. Il n'a jamais récupéré de sa paralysie, et est décédé des suites de ce qui était apparemment un accident vasculaire cérébral (il avait déjà subi une première attaque cérébrale) le , à 73 ans. Il a eu un fils et une fille. Son fils aîné est mort de tuberculose à l'âge de 21 ans.

Œuvremodifier | modifier le code

En 1980, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que la variole était une maladie éradiquée. Ce résultat était le fruit d'une coordination des efforts de santé publique accomplis par de nombreuses personnes, mais la vaccination a été une composante essentielle de ce succès. Bien que le virus ait été déclaré éradiqué, des échantillons sont conservés dans certains laboratoires du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta (Georgie) aux États-Unis, et du State Research Center of Virology and Biotechnology (VECTOR) à l'oblast de Koltsovo à Novossibirsk, en Russie.

Hommagesmodifier | modifier le code

  • La maison de Jenner est aujourd'hui un petit musée de logement où sont exposées, entre autres, les cornes de la vache Blossom. Il est situé au village de Berkeley dans le Gloucestershire.
  • Le mot vaccination vient du latin vaccinia, de vacca, vache.
  • Jenner a été enterré dans le chœur de l'église paroissiale de Berkeley.
  • Une statue de marbre, due à Robert William Sievier, a été érigée dans la nef de la Cathédrale de Gloucester.
  • Une statue a été érigée à Trafalgar Square qui a été plus tard déménagée à Kensington Gardens1.
  • Près du petit village de Uley, dans le Gloucestershire Downham Hill est connu localement sous le nom de La colline de la variole, probablement en raison du travail que Jenner a effectué à cet endroit sur la maladie.
  • L’Université St-Georges de Londres possède une aile qui porte son nom ainsi qu'un buste de l’illustre médecin7.
  • Un petit groupe de villages du comté de Somerset, aux États-Unis, ont été baptisés en l'honneur de Jenner au début du XIXe siècle par les colons anglais, y compris des bourgades qui sont maintenant les villes de Jenner Township, Jenner Crossroads et Jennerstown. La population de toutes ces villes est d'environ 6 000 personnes au total.
  • Les premières vaccinations en France eurent lieu à Boulogne-sur-Mer le 18 juin 1800 sur trois petites filles de la rue des Pipots. En souvenir de cette première vaccination, le 11 septembre 1865, fut inaugurée la statue du docteur Edward Jenner, située au pied des fortifications de la Haute-Ville.
  • En 1867, la rue des Deux-Moulins à Paris prend le nom de rue Jenner.

Publicationsmodifier | modifier le code

  • 1798 An Inquiry Into the Causes and Effects of the Variolæ Vaccinæ
  • 1799 Further Observations on the Variolœ Vaccinœ
  • 1800 A Continuation of Facts and Observations relative to the Variolœ Vaccinœ 40 pages
  • 1801 The Origin of the Vaccine Inoculation 12 pages

Notes et référencesmodifier | modifier le code

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Edward Jenner » (voir la liste des auteurs)

  1. a et b (en) Collège royal de médecine, « JENNER, Edward (1749-1823) », AIM25 Archives
  2. (en) The Jenner Museum, « Edward Jenner and the Cuckoo »
  3. http://www.freemasons-freemasonry.com/tonyfield.html
  4. (de) Plett, Peter C. « Peter Plett und die übrigen Entdecker der Kuhpockenimpfung vor Edward Jenner » Sudhoffs Archiv 2006;90(2):219-232.
  5. "The Greatest Killer: Smallpox in History", par Donald R. Hopkins, page 80 [1]
  6. (en) Edward Jenner Museum
  7. (en) St George's, University of London, « Our History »

Voir aussimodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
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Liens externesmodifier | modifier le code

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