Fils de la charité

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Les Fils de la charité sont une congrégation religieuse catholique de religieux laïcs (frères) et de prêtres fondée à Paris le 25 décembre 1918 par le père Jean-Émile Anizan (1853-1928) pour l'évangélisation des milieux populaires. Cet institut est de droit pontifical.

Activitésmodifier | modifier le code

Les Fils de la charité sont présents dans 12 pays et sur tous les continents :

  1. - Europe (France, Espagne, Portugal),
  2. - Afrique (République démocratique du Congo, Congo, Côte d'Ivoire),
  3. - Amérique (Québec-Canada, Mexique, Cuba, Colombie, Brésil)
  4. - Asie (Philippines).

Les Fils de la charité sont très impliqués dans l'évangélisation des milieux populaires. Ils sont souvent en charge de paroisses populaires. Là, ils accompagnent très souvent la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne). Mais les paroisses ne sont pas leur unique lieu d'apostolat puisqu'ils travaillent également, par exemple, auprès des plus pauvres à la Cité Saint-Pierre à Lourdes (cité du Secours catholique) comme aumônier, en Afrique sur le Port d'Abidjan (Côte d'Ivoire) à l'évangélisation des marins et des pêcheurs (Apostolat de la mer). Cherchant toujours à répondre à la tension voulue par leur fondateur le père Jean-Emile Anizan de s'occuper des paroisses et de ce qu'il appelait alors les « œuvres » (extra paroissial).

Le mal de Dieu et le mal du peuplemodifier | modifier le code

L'un des grands axes de leur charisme spirituel est marqué par une dialectique voulue par leur fondateur « le mal de Dieu et le mal du peuple », c'est-à-dire que Dieu et les hommes ne sont pas séparables mais se tiennent et forme un tout indissociable. Aller vers les hommes en passant par Dieu et aller à Dieu en passant par les hommes. Mais il est bon aussi de rappeler que pour leur fondateur le P. Anizan, ce qui est premier c'est le service de la gloire de Dieu. Comme le rappelle le premier biographe l'abbé Gabriel Bard, pour le P. Anizan, "le Mal des âmes" n'était qu'un corollaire de son "mal du peuple."1 Le mot « mal » doit être compris ici comme une forme de « douleur d'amour », une forme de compassion (dans le sens de « être passionné avec »), poussant vers les autres et à agir pour les autres.

Les figures marquantesmodifier | modifier le code

Les figures les plus marquantes dans cette congrégation religieuse sont Gaston Courtois (1897-1970) Fondateur de Cœurs vaillants et Âmes vaillantes, la future Action catholique des enfants (ACE), Pierre Thivollier (1910-2004) , Georges Michonneau (1899-1983), Louis Rétif (1911-1985) qui furent des acteurs de l'élan missionnaire des années 1940-50 dans l'Église de France, ainsi que Frédy Künz (1920-2000), fondateur de la « Fraternité du Serviteur souffrant » très connue en Amérique Latine.

Voir aussimodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Jean-Emile Anizan, Quand la charité s'empare d'un homme, éditions du Cerf-Paris 1992, (réédité en 2003) (ISBN 2-204-04631-0) (introduction aux écrits du fondateur de M. Anizan).
  • Philippe Bradel, Prier 15 jours avec... Jean-Emile Anizan, fondateur des Fils de la charité, éditions Nouvelle Cité-Paris 2003, (n°77) (ISBN 2-85313-442-3)
  • Jean-Yves Moy, Petite vie du... Père Anizan, éditions Desclée de Brouwer-Paris 2000 (ISBN 2-220-04816-0) (petite biographie très simple)
  • Jean-Yves Moy, Le Père Anizan, prêtre du peuple, éditions Cerf-Paris 1997 (ISBN 2-204-05712-6)

Filmmodifier | modifier le code

  • Amalia Escriva, Jean-Emile Anizan, On n'est pas assez imprudent, 26 minutes, avril 2007.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Gabriel BARD, Jean Emile Anizan, fondateur des Fils de la Charité 1853-1928, édition Spes-Paris, 1945, p324

Annexesmodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code

Lien externemodifier | modifier le code








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