Gépides

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539-551.

Les Gépides sont un peuple germanique du rameau ostique, proche des Goths, qui était installé en basse Vistule, puis au centre de l'Europe (bassin des Carpates, 269–670) durant le haut Moyen Âge.

Les Gépides sont mentionnés pour la première fois par une source latine durant l'année 269. À cette époque, sous leur roi Fastida, ils menacent la Dacie romaine. Ils chassent devant eux les Vandales et attaquent les Wisigoths qui les avaient précédés dans la région.

En 451, lors de la bataille des champs Catalauniques, les Gépides, vassaux des Huns, combattaient sous les ordres d'Ardaric : celui-ci avait vraisemblablement été mis au pouvoir par Attila.

Après la mort du roi des Huns, en 453, les Gépides — qui constituaient une « innombrable » armée selon Jordanes — s'installèrent en Dacie : leur chef Ardaric l'emportèrent à la bataille de la Nedao ; en 455, ils se libérèrent définitivement de la tutelle des Huns en participant à une coalition qui vainquit le nouveau roi de ces derniers, Ellak, fils d'Attila. Ils étendirent ensuite leurs territoires jusque vers le milieu du VIe siècle.

En 539, les Gépides mènent la guerre contre l'Empire d'Orient et s'étendent en Mésie.

Vers 550, leur territoire comprend les terres situées entre Dobroudja et Tisza d'ouest en est, et entre Carpates (du sud et orientales) et Danube, du nord au sud (source byzantine postérieure, d'après Cassiodore).

En 551, les Gépides sont contrés par les Lombards, alliés de l'empereur Justinien.

C'est finalement sous les coups des Lombards poussés par Byzance à partir de 565 (les Gépides sont repoussés au nord du Danube vers la Bavière) puis, surtout, sous les coups des Avars, que les Gépides perdent leur puissance avant de disparaître de l'Histoire.

Une partie d'entre eux suivit les Lombards en Italie en 568 ; un nombre réduit de survivants put demeurer en Transylvanie, mais il ne reste aucune trace d'eux après 670. Les descendants de ceux qui avaient suivi les Lombards en Italie en 568 sont encore attestés à la fin du VIIIe siècle par Paul Diacre (Histoire des Lombards, L. II, XXVI.), ce qui montre que tout en étant sujets du royaume lombard, les Gépides, avaient préservé en Italie leur propre identité.

En art, les Gépides ont laissé de nombreux exemplaires d'une des parures les plus connues de l'époque des migrations de peuples : la boucle à tête d'aigle, souvent appelée abusivement « gotique ».

L'historien des Goths Jordanès était d'ascendance gépide, et la concubine du roi lombard Alboïn, Rosemonde, était une princesse gépide, fille du roi Cunimond qui avait été vaincu et tué par les Lombards. Selon la légende, Rosemonde, forcée par Alboïn à boire le vin de la victoire dans le crâne de son père, l'assassina avant de se donner la mort avec son amant Helmageis (Elméchis).

Bibliographie et sourcesmodifier | modifier le code

  • Ouvrage collectif (sous la direction de Béla Köpeczi), Histoire de la Transylvanie, Akadémiai Kiadó, Budapest 1992 (ISBN 963-05-5901-3) traduction en français disponible en ligne à l'adresse http://mek.oszk.hu/02100/02114/html/ ;
  • Jordanès, Histoire des Goths (c. 550).







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