Giuliano Amato

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Giuliano Amato
Giuliano Amato, en 2013.
Giuliano Amato, en 2013.
Fonctions
Juge à la Cour constitutionnelle
de la République italienne
En fonction depuis le
Président Franco Gallo
Gaetano Silvestri
Ministre de l'Intérieur
Président du Conseil Romano Prodi
Gouvernement Prodi II
Prédécesseur Giuseppe Pisanu
Successeur Roberto Maroni
78e président du Conseil des ministres

(&&&&&&&&&&&&04121 an, 1 mois et 16 jours)
Président Carlo Azeglio Ciampi
Gouvernement Amato II
Législature XIIIe
Coalition Ulivo
Prédécesseur Massimo D'Alema
Successeur Silvio Berlusconi
Ministre du Trésor, du Budget et
de la Programmation économique
Président du Conseil Massimo D'Alema
Gouvernement D'Alema I et II
Prédécesseur Carlo Azeglio Ciampi
Successeur Vincenzo Visco
Ministre pour les Réformes institutionnelles
Président du Conseil Massimo D'Alema
Gouvernement D'Alema I
Prédécesseur Aucun
Successeur Antonio Maccanico
72e président du Conseil des ministres

(&&&&&&&&&&&&02989 mois et 24 jours)
Président Oscar Luigi Scalfaro
Gouvernement Amato I
Législature XIe
Coalition DC-PSI-PLI-PSDI
Prédécesseur Giulio Andreotti
Successeur Carlo Azeglio Ciampi
Ministre du Trésor
Président du Conseil Giovanni Goria
Ciriaco De Mita
Gouvernement Goria
De Mita
Prédécesseur Giovanni Goria
Successeur Guido Carli
Vice-président du Conseil des ministres
Président du Conseil Giovanni Goria
Gouvernement Goria
Prédécesseur Aucun
Successeur Gianni De Michelis
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Turin (Italie)
Nationalité Italien
Parti politique PSI (1972-1994)
PD (depuis 2007)
Profession Juriste

Giuliano Amato
Présidents du Conseil des ministres de l'Italie

Giuliano Amato, né le à Turin, est un homme politique et universitaire italien, membre du Parti démocrate (PD).

Ancien ministre, président du Conseil par deux fois, il est nommé, en 2013, juge à la Cour constitutionnelle de la République italienne par le président Giorgio Napolitano

Biographiemodifier | modifier le code

Une formation de juristemodifier | modifier le code

Issu d'une famille sicilienne, il grandit en Toscane et accomplit ses études secondaires à Lucques. Il intègre ensuite le collège médico-juridique de Pise, où il obtient une licence de droit. Il se perfectionne en 1962, passant avec succès un Master of Laws à l'université Columbia.

Il a été élève et collaborateur de Carlo Lavagna, spécialiste en droit public et constitutionnel. D'abord professeur associé à l'université de Modène et de Reggio d'Émilie, une fois devenu professeur ordinaire il enseigne à l'université de Pérouse et puis à l'université de Florence. Il achève sa carrière à la faculté de Sciences politiques de l'université de Rome "La Sapienza", où il a été de 1975 à 1997 professeur de droit constitutionnel italien et comparé.

Il est actuellement professeur émérite à l'Istituto Universitario Europeo de Fiesole, où il avait enseigné pendant des années. Depuis 2009 il tient des séminaires à l'université Luiss de Rome.

Un socialiste proche de Bettino Craximodifier | modifier le code

Il commence par adhérer au Parti socialiste italien d'unité prolétarienne (PSIUP), mais rejoint, en 1972, le Parti socialiste italien (PSI). D'abord proche du ministre du Budget et de la Programmation économique Antonio Giolitti, dont il est le conseiller juridique, il se rapproche ensuite du secrétaire du parti, Bettino Craxi, dont il devient le conseiller économique et politique.

Candidat aux élections générales anticipées des 26 et 27 juin 1983, il est élu à la Chambre des députés dans la première circonscription, qui comprend la province de Turin. Le 5 août suivant, il est choisi par Craxi, nouveau président du Conseil des ministres, pour occuper le poste de sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil, secrétaire du Conseil des ministres. Il est reconduit le , quand Craxi constitue son second gouvernement.

Il doit finalement quitter l'exécutif le , après la fin de la coalition au pouvoir, et est réélu député aux élections générales anticipées du 14 juin suivant. Le 28 juillet, il est nommé vice-président du Conseil des ministres et ministre du Trésor dans le gouvernement du démocrate-chrétien Giovanni Goria. Reconduit à son ministère par Ciriaco De Mita le , il cède la vice-présidence au socialiste Gianni De Michelis.

Au XLVe congrès du PSI, à Milan en , Bettino Craxi le choisit comme vice-secrétaire du parti. À peine deux mois plus tard, le 22 juillet, il perd sa place au gouvernement, désormais dirigé par Giulio Andreotti.

La présidence du Conseil, durant l'opération Mani pulitemodifier | modifier le code

Lors des élections générales des 5 et 6 avril 1992, alors que le scandale de corruption et de financement illégal des partis, « Tengentopoli », prend de l'ampleur, il est réélu à la chambre basse mais dans la dix-septième circonscription, en Toscane.

Craxi, mis en cause dans ce qui devient l'opération Mains propres (Mani pulite), doit renoncer à former le gouvernement et propose Giuliano Amato au nouveau président de la République, Oscar Luigi Scalfaro. Le 28 juin, étant parvenu à s'allier avec la Démocratie chrétienne (DC), le Parti libéral italien (PLI) et le Parti social-démocrate italien (PSDI), il présente son premier gouvernement.

Il s'engage alors à ce que tout ministre mis en cause pour corruption quitte son équipe, ce qui entraînera de nombreux départs au cours de son mandat. Toutefois, le , son gouvernement approuve un décret-loi dépénalisant le financement illégal de partis politiques avec effet rétroactif. Ce texte suscite un véritable tollé et le président Scalfaro refuse de le promulguer. Le 21 avril, Amato remet sa démission, trois jours après l'adoption d'une nouvelle loi électorale par référendum.

Un indépendant de centre-gauchemodifier | modifier le code

À l'approche des élections générales anticipées des 27 et 28 mars 1994, il renonce à se porter candidat à un quatrième mandat et quitte le PSI, alors en pleine déconfiture. Il participe à la création du « Pacte pour l'Italie », une coalition centriste formée par Mariotto Segni et le Parti populaire italien (PPI), mais celle-ci se révèle un échec à la Chambre des députés.

Retiré de la vie politique, il est nommé, en 1994, président de l'Autorité de garantie de la concurrence et du marché (AGCM). Par la suite, il se rapproche de L'Olivier, une coalition de centre-gauche fondée en 1995 par Romano Prodi et qui remporte les élections générales anticipées du 21 avril 1996.

Le , le secrétaire des Démocrates de gauche (DS), Massimo D'Alema, remplace Prodi comme président du Conseil des ministres et forme son premier gouvernement, dans lequel Amato est nommé ministre sans portefeuille, chargé des Réformes institutionnelles. À la suite de l'élection de Carlo Azeglio Ciampi à la présidence de la République, il le remplace en tant que ministre du Trésor, du Budget et de la Programmation économique, le . Il est reconduit le 22 décembre suivant, dans le gouvernement D'Alema II.

Le retour à la présidence du Conseilmodifier | modifier le code

À la suite de la défaite de L'Olivier aux élections régionales du , D'Alema démissionne et la coalition au pouvoir désigne Giuliano Amato pour occuper les fonctions de président du Conseil des ministres. Il prend ses fonctions et présente son second gouvernement neuf jours plus tard, le 25 juin.

De l'opposition au ministère de l'Intérieurmodifier | modifier le code

Aux élections générales du 13 mai 2001, il se présente sous les couleurs de L'Olivier au Sénat de la République, dans la quatorzième circonscription de Toscane, et l'emporte par 48,1 % des voix. Tout au long de la législature, il siège au sein du groupe mixte. En , il est choisi comme vice-président de la convention sur l'avenir de l'Europe.

Pour les élections générales des 9 et 10 avril 2006, il se présente à la Chambre des députés, dans la douzième circonscription, qui correspond à la Toscane. Revenu à la chambre basse, il est nommé ministre de l'Intérieur par Romano Prodi le 17 mai suivant. Lorsque, le , L'Olivier se transforme en Parti démocrate (PD), il rejoint cette nouvelle formation, retrouvant une activité partisane après treize ans sans carte d'un parti.

Son retrait de la politiquemodifier | modifier le code

À la suite de la chute du gouvernement Prodi II, le , il renonce à être candidat aux élections générales anticipées des 13 et 14 avril suivants et se met alors en retrait de la vie politique.

En , il accepte de présider la commission sur l'avenir de Rome voulue par le maire de la capitale italienne, Gianni Alemanno, élu le sous les couleurs du Peuple de la liberté (PDL). La commission pour l'avenir de Rome devrait réunir une quarantaine de membres issus de la société civile, religieuse et politique, sur le modèle de la commission Attali pour "la libération de la croissance", mise en place en France par Nicolas Sarkozy1. Toutefois, il doit renoncer, suite à des déclarations du maire. Celui-ci avait condamné, lors d'une visite à Jérusalem le , « les lois raciales », considérées comme « le mal absolu », mais pas le fascisme, « un phénomène complexe »2.

Depuis le il est président de l'Institut de l'Encyclopédie Treccani. Il a été désigné président de l'École supérieure Sainte-Anne de Pise le .

Le , Giuliano Amato, dont le nom avait été évoqué au mois d'avril pour la succession du président de la République, Giorgio Napolitano, au palais du Quirinal, est nommé par ce dernier, juge de la Cour constitutionnelle, pour un mandat de neuf ans.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. « En cédant à l'ouverture politique, M. Amato déconcerte la gauche italienne », Le Monde, .
  2. « M. Amato rompt avec le maire de Rome », Le Monde, .

Annexesmodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code

Liens externesmodifier | modifier le code

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