Grandes Purges

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Vue partielle d'une plaque avec les photos prises après l'arrestation de victimes de la Grande Terreur.

Les Grandes Purges ou Grande Terreur sont une période de répression politique massive en Union soviétique dans la seconde moitié des années 1930. Totalement dominé par la personnalité de Joseph Staline, le Parti communiste utilise alors à grande échelle l'emprisonnement, la déportation et l'exécution pour éliminer ses opposants politiques réels ou supposés.

Spécificitémodifier | modifier le code

Article général Pour un article plus général, voir Histoire de l'URSS sous Staline.

La plupart des historiens soulignent la spécificité de la Iejovschina1 par rapport aux autres vagues répressives de la période stalinienne. L'historien britannique Orlando Figes résume le point de vue actuel :

« Extraordinaire même à l'aune du régime stalinien, la Grande Terreur n'est pas une vague d'arrestations en masse relevant de la routine, comme celles qui balayèrent le pays tout au long du règne de Staline, mais une politique calculée de meurtre collectif. Ne se satisfaisant plus d'emprisonner ses "ennemis politiques" réels ou imaginaires, Staline ordonne à la police de faire sortir des hommes des prisons ou des camps de travail pour les exécuter. En l'espace de deux ans, en 1937-1938, suivant des statistiques incomplètes, un total stupéfiant d'au moins 681 692 personnes2 et probablement beaucoup plus, furent exécutées pour "crime contre l'État". Dans les mêmes années, la population des camps de travail et des colonies du Goulag s'accrut de 1 196 369 à 1 881 570 personnes, sans tenir compte des 140 000 morts au moins dans les camps eux-mêmes et du nombre inconnu des morts au cours du transport vers les camps3. »

Déroulementmodifier | modifier le code

Après le « Congrès des Vainqueurs4 » de 1934, alors que Staline proclame que « L’homme est le capital le plus précieux », toute personne perçue comme menace potentielle pour le régime est systématiquement poursuivie et aspirée dans un système répressif qui devient tentaculaire (le Goulag)5. La plupart des dirigeants communistes historiques et de très nombreux officiers supérieurs de l'Armée rouge sont les premières victimes de la politique stalinienne. Cependant, la répression ne frappe pas seulement la vieille garde révolutionnaire, mais s'étend à toute la société6.

La purge du Partimodifier | modifier le code

Les purges commencent avant l'arrivée au pouvoir de Staline7. Elles visent d'abord l'élimination drastique des camarades qui ne « méritent » pas leur appartenance au Parti, les « carriéristes » et « égoïstes ». Pour les fonctionnaires par exemple, la purge signifie la disparition de tout espoir d'avancement. La perte de l'affiliation à « l'avant-garde du prolétariat » entraîne au minimum la perte des privilèges de la nomenklatura, mais peut avoir des conséquences plus dramatiques comme l'emprisonnement pour les motifs les plus futiles, voire l'exil intérieur, la déportation dans l'« archipel du Goulag », les travaux forcés ou l'exécution sommaire.

Entre 1929 et 1931, plus de 250 000 communistes sont exclus du Parti, beaucoup pour « déviationnisme droitier »8. Le 28 avril 1933, le comité central du PCUS décrète à nouveau une vaste campagne d'épuration du Parti afin de contrôler le recrutement de ses membres. À la fin de 1936, avant même que les Grandes Purges ne commencent, le PCUS ne compte plus que 1 450 000 membres, soit une diminution de 750 000 en quatre ans. En 1937, première année de purge généralisée, 500 000 membres disparaissent des registres. Sur 139 titulaires et suppléants élus au comité central par le « Congrès des Vainqueurs », 98 sont arrêtés et presque tous exécutés. Il en va de même pour 1 108 des 1 196 délégués à ce même congrès. La purge est particulièrement importante dans la région de Moscou9.

L'assassinat de Sergueï Kirovmodifier | modifier le code

L'assassinat de Sergueï Kirov, le 1er décembre 1934, marque la fin d'un timide dégel politique en 193410 et, selon certains historiens, le début de la Grande Terreur11,12. Cette lecture est cependant remise en cause par le délai relativement long entre la mort de Kirov et le début effectif des Grandes purges13.

Quelques heures seulement après la mort de Kirov, Staline rédige de sa propre main un décret, dit « loi du 1er décembre », qui durcit considérablement la procédure d'enquête : clôture de l'instruction des affaires de terrorisme dans les dix jours, accusés laissés dans l'ignorance des charges pesant contre eux jusqu'à la veille du procès, etc. Le 16 décembre 1934, Kamenev et Zinoviev sont arrêtés. Le 29 décembre, à Léningrad, 14 personnes sont condamnées à mort pour participation directe à l'assassinat de Kirov. Le 16 janvier 1935 a lieu le procès d'un centre de Moscou qui voit les accusés condamnés à cinq ou dix ans de camp. La chasse aux terroristes se diffuse dans toute l'URSS. Dans les trois mois qui suivent, près d'un millier de « zinovievistes » sont ainsi arrêtés à Leningrad, dont certains pour « complicité morale » dans la mort de Kirov14. Oleg Khlevniouk reprend pour sa part le chiffre de 6 501 victimes de la loi du 1er décembre au cours du seul mois de décembre 193415.

Les procès de Moscoumodifier | modifier le code

Article détaillé : Procès de Moscou.

À partir de 1936, plusieurs procès spectaculaires sont organisés à Moscou pour convaincre l'opinion publique intérieure et étrangère de l'existence d'une vaste conspiration antisoviétique et pour servir d'exemple pour les procès qui se déroulent dans le reste du pays. Fondés sur les seuls aveux des accusés, généralement arrachés sous la torture, les procès sont des simulacres. Presque tous les bolcheviks qui ont tenu un rôle de premier plan pendant la Révolution russe de 1917 ou dans le gouvernement de Lénine sont alors éliminés. Quant à Léon Trotski, en exil au Mexique, il est assassiné par un agent soviétique le 21 août 1940. Parmi les vieux bolcheviks, seuls Viatcheslav Molotov, Mikhaïl Kalinine et Staline survivent à ces purges.

Du 19 août 1936 au 23 août 1936 se déroule le procès du « Centre terroriste trotskiste-zinoviéviste ». Lev Kamenev, Grigori Zinoviev et quatorze autres personnalités sont accusés d'être responsable de l'assassinat de Sergueï Kirov en décembre 193416 et d'avoir comploté l'assassinat de Staline et des membres du Politburo afin de restaurer le capitalisme avec l'aide de fascistes allemands et japonais. Les preuves sont visiblement truquées, en particulier celles attestant une rencontre entre les fils de Léon Trotski et les « comploteurs », mais tous les accusés reconnaissent leur culpabilité. Le 24 août 1936, le verdict est rendu : tous les accusés sont reconnus coupables et condamnés à mort. Ils sont exécutés dans les vingt-quatre heures17.

Dans un télégramme du 25 septembre 1936 au Politburo, Staline déclare : « Nous estimons qu'il est absolument indispensable et urgent de nommer le camarade Iejov au poste de Commissaire du peuple de l'Intérieur. Iagoda s'est manifestement montré incapable de démasquer le bloc trotskiste-zinovievien. Dans cette affaire, l'Oguépéou est en retard de quatre ans. Tous les responsables du parti et la majorité des représentants du NKVD l'ont remarqué18 »,19. Le 30 septembre 1936, Nikolaï Iejov remplace Guenrikh Iagoda (officiellement muté au PTT) à la tête du NKVD.

En janvier 1937 se déroule un deuxième procès, celui du « Centre antisoviétique trotskiste de réserve »20. Le verdict est le même que lors du premier procès : les dix-sept accusés sont jugés coupables et, à une exception, tous condamnés à mort.

Lors de la session du Comité central de février–mars 1937, après des débats houleux, Staline, Molotov et Iejov finissent par l'emporter sur les partisans d'une ligne modérée. Ils obtiennent la tête de Nikolaï Boukharine et d'Alexeï Rykov, aussitôt arrêtés (leur ancien collègue Mikhaïl Tomski s'était suicidé).

En juin 1937, Mikhaïl Toukhatchevski et six autres maréchaux sont également jugés sommairement et exécutés. L'armée est décimée. En 1961, durant la politique de déstalinisation menée par Khrouchtchev, le XXIIe congrès du PCUS les réhabilitera en révélant qu'il n'y a eu aucun procès contre les chefs de l'armée et que c'est le politburo qui a décidé de leur liquidation21.

En mars 1938, Boukharine, Rykov et Iagoda passent à leur tour en jugement pour avoir formé un « bloc des droitiers et des trotskistes ». Tous les accusés sont reconnus coupables et à une exception tous exécutés. Selon la Pravda, le verdict est accueilli par des manifestations de joie populaire22.

La Grande Terreurmodifier | modifier le code

Les procès de Moscou sont le signal du début de purges massives. La phase la plus violente se déroule de fin 1936 à 1938, et coïncide avec la Iejovschina. Durant ces deux années, la répression fait plus de deux millions de victimes, dont 725 000 exécutions23. L'ordre opérationnel n° 00447 du 31 juillet 1937, qui ordonne de réprimer les « éléments antisoviétiques et socialement dangereux », marque le début des purges à grande échelle. Iejov y ordonne à la police secrète de fusiller un quota minimal de 75 950 personnes et d'en envoyer 193 000 au Goulag24,23.

Près d'un million de personnes sont exécutées par des pelotons et bien plus sont envoyées dans des prisons ou des camps du Goulag : beaucoup n'y survivent pas. Les estimations du nombre de victimes varient beaucoup25,26. Pour Robert Conquest, la Grande Terreur aurait entraîné au moins six millions d'arrestations, trois millions d'exécutions et deux millions de décès dans les camps du Goulag. Des chiffres que les historiens révisionnistes estiment grossièrement surévalués25 ; ce à partir des archives soviétiques à la disposition des chercheurs depuis 1989. Cette année-ci le responsable du KGB affirma que pendant ces années de Grandes Purges, il n'y eut pas plus d'un million d'arrestations27. Le tableau des exécutions ramène le nombre des condamnations à mort pour ces années-là à 681 692 dans un ensemble d'environ 800 000 (799 455 exactement) entre 1921 et 195328. Cependant en 1993, Nicolas Werth, coauteur en 1997 du Livre noir du communisme, avait publié une estimation encore inférieure : « peut-être un demi-million d'exécutions » sur un total de 642 980 entre 1921 et 195429[réf. insuffisante].

Beaucoup d' « ennemis du peuple » sont poursuivis sous l'inculpation de sabotage économique, d'affiliation avec le trotskisme ou de participation à la subversion étrangère. De nombreux chefs locaux du parti sont dénoncés et accusés d'abus de pouvoir.

L'automne 1938 marque la fin de la « Grande terreur ». En novembre 1938, les exécutions en masse prennent brusquement fin30. Selon les mots de Nicolas Werth, « La Grande Terreur s'arrêta comme elle avait commencé : sur un ordre de Staline31 ». Après une violente critique du fonctionnement du NKVD (non-respect du code de procédure pénale) le 17 novembre 1938 et une confession de Iejov le 23 novembre dans laquelle il reconnaît sa totale responsabilité et demande à être déchargé de sa mission. Au XVIIIe Congrès du parti, Iejov n'est même pas élu au comité central32. Iejov, d'abord rétrogradé au rang de commissaire du peuple au transport fluvial le 21 août 1939, et fusillé en 1940, est remplacé par son adjoint Lavrenti Beria.

Cependant, la pratique des arrestations arbitraires continue jusqu'à la mort de Staline. Selon Anne Applebaum33, les années 1937-1938 ne furent pas les plus mortelles de l'histoire des camps34, ni celles de leur plus grande extension35,36. L'année 1937 marque pourtant une « ligne de partage des eaux »37 : jusqu'alors des lieux où l'on meurt par accident et dans l'indifférence, les prisons soviétiques se transforment en camps meurtriers où l'on tue délibérément et en masse38.

Conséquences des purgesmodifier | modifier le code

En 1937, photo de Staline avec Nikolaï Iejov alors chef du NKVD. En 1937, photo de Staline avec Nikolaï Iejov alors chef du NKVD.
En 1937, photo de Staline avec Nikolaï Iejov alors chef du NKVD.
En 1939, photo truquée de Staline sans Nikolaï Iejov, démis de son poste et qui sera accusé et exécuté un an plus tard.

L'élimination d'un grand nombre d'officiers compétents de l'Armée rouge lors des purges est généralement considérée comme une des raisons principales des défaites soviétiques initiales face à l'attaque de l'Allemagne nazie lors de l'opération Barbarossa en été 194139.

« De mai 1937 à septembre 1938, furent soumis à la répression près de la moitié des commandants de régiments, presque tous les commandants des brigades, tous les commandants de corps d'armée et commandants de régions militaires, membre des Soviets militaires et chefs des directions politiques des régions militaires, la majorité des commissaires politiques des corps d'armées, des divisions et des brigades, près d'un tiers des commissaires de régiments, beaucoup d'enseignants des écoles militaires. »

— Michel Heller et Aleksandr Nekrich, L'Utopie au pouvoir – Histoire de l'U.R.S.S. de 1919 à nos jours, p. 254.

« En deux ans, la purge va faire disparaître les 11 vice-commissaires à la Défense, 75 des 809 membres du Conseil militaire suprême, les 8 amiraux, 2 des 4 maréchaux restants, 14 des 16 généraux d'armée, les 9/10e des généraux de corps d'armée, les 2/3 des généraux de division, plus de la moitié des généraux de brigade, 35 000 officiers. »

— Michel Laran et Jean-Louis Van Regemorter, La Russie et l'ex-URSS de 1914 à nos jours, p. 115-116.

Toutefois, Goebbels rapporte que, si ce fut initialement aussi l'avis d'Hitler, il changea d'opinion par la suite :

« Le Führer explique encore une fois le cas Toukhatchevski et exprime l'opinion que nous étions absolument dans l'erreur à l'époque, lorsque nous croyions que Staline ruinerait ainsi l'Armée rouge. C'est le contraire qui est vrai : Staline s'est débarrassé de tous les cercles d'opposition de l'Armée rouge et a ainsi réussi à ce qu'il n'y ait plus de courant défaitiste dans cette armée. [...] Vis-à-vis de nous, Staline a en plus l'avantage de ne pas avoir d'opposition sociale, car le bolchévisme l'a supprimée elle aussi au cours des liquidations de ces vingt dernières années. [...] Le bolchévisme a éliminé ce danger à temps et peut ainsi tourner toute sa force contre son ennemi »

— Joseph Goebbels, Journal, 8 mai 1943réf. souhaitée].

Malgré ces purges, la plupart des sources militaires estimaient le potentiel de l'Armée rouge comme toujours exceptionnel, comme l'illustrait d'ailleurs sa victoire contre les intrusions des troupes japonaises sur la frontière mandchoue en 1938-193940.

Par ailleurs, outre l'aspect politique, les purges ont également contribué à rajeunir l'armée et à remplacer de nombreux cadres des échelons inférieurs et intermédiaires par de nouveaux cadres qui avaient généralement fait des études secondaires, voire supérieures. L'écrivain russe Alexandre Zinoviev, qui combattit au sein de l'Armée rouge, affirme ainsi que même si l'arrestation des chefs militaires de grades élevés a certainement eu des conséquences tragiques au début de la guerre, ce rajeunissement et l'élévation du niveau culturel et intellectuel associé a été un facteur décisif de la victoire :

« [...] Il y a dans tout mal une part de bien. Grâce à ces répressions et à ces défaites du début de la guerre le niveau d'instruction des officiers a augmenté. Oui, oui ! Des quantités d'hommes ayant fait des études secondaires et supérieures ont pris le commandement de pelotons, de compagnies, de bataillons, de régiments. [...] Si vous voulez le savoir, ce sont les bacheliers de mon école qui ont gagné cette guerre41. »

Quoi qu'il en soit de sa réalité, l'affaiblissement de l'Armée rouge par ces purges a été un des arguments des gouvernements français de Georges Bonnet et anglais de Neville Chamberlain pour repousser une alliance tripartite entre la France, l'URSS et le Royaume-Uni dirigée contre la menace nazie, l'Union soviétique étant décrite comme incapable d'être à la hauteur d'une telle alliance42.

Réhabilitationsmodifier | modifier le code

Une première réhabilitation a eu lieu dès la chute de Nikolaï Iejov à la fin 1938. Aussitôt nommé, Lavrenti Beria annonce une révision des arrestations effectuées sous l'autorité de son prédécesseur. En 1940, 1,5 million d'affaires sont révisées : 450 000 condamnations sont cassées, 128 000 dossiers refermés, 30 000 personnes libérées de prisons et 327 000 des camps du Goulag43. Ce qui conduisit beaucoup à retrouver foi dans le système juridique soviétique, donnant ainsi le beau rôle à Staline et à Iejov celui du méchant enfin démasqué44.

Article détaillé : déstalinisation.

Le 24 février 1956, à la fin du XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique, Nikita Khrouchtchev, alors à la tête de l'État, dénonce la répression stalinienne dans un discours tenu à huis clos devant les seuls délégués soviétiques ; les partis communistes frères sont alors priés de quitter la salle45. Le discours secret est néanmoins rendu public un mois plus tard. Khrouchtchev déclare que les purges étaient un « abus de pouvoir » de Staline et qu'elles eurent des conséquences désastreuses pour le pays. Dans le même discours, il reconnaît que plusieurs des victimes des purges étaient innocentes et que les confessions avaient été obtenues sous la torture.

Dénoncer la répression stalinienne permet à Khrouchtchev, membre du Politburo depuis janvier 1938, d'évincer ses adversaires qui avaient participé aux purges et d'accéder ainsi au poste de président du Conseil des ministres.

Les dernières réhabilitations, comme celle de Nikolaï Boukharine, ont eu lieu en 1988.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Iejovschina ou Iejovchtchina : période pendant laquelle Nikolaï Iejov est à la tête du Commissariat du peuple aux Affaires intérieures (NKVD).
  2. Un chiffre identique est donné par Nicolas Werth, Le Livre noir du communisme, p. 224.
  3. Les Chuchoteurs – Vivre et survivre sous Staline, p. 288.
  4. Dénomination usuelle du XVIIe Congrès du Parti communiste de l'URSS, qui se déroule du 26 janvier 1934 au 10 février 1934. Le congrès voit le triomphe absolu de Staline. Kirov l'appelle « le plus grand chef de tous les temps et de tous les peuples ». (Michel Laran et Jean-Louis Van Regemorter, La Russie et l'ex-URSS de 1914 à nos jours, p. 111.
  5. Nicolas Werth, « L'Empire des camps » in Le Livre noir du communisme, p. 237.
  6. Oleg Khlevniouk, Le Cercle du Kremlin, p. 205.
  7. Orlando Figes, Les Chuchoteurs, p. 82 et suivantes.
  8. Oleg Khlevniouk, Le Cercle du Kremlin, p. 30.
  9. Michel Laran et Jean-Louis Van Regemorter, La Russie et l'ex-URSS, p. 116.
  10. Oleg Khlevniouk, Le Cercle du Kremlin p. 105 et suivantes.
  11. En particulier, Robert Conquest, pour qui l'assassinat de Kirov est « le meurtre du siècle ». Mais il n'est pas le seul. Ainsi, Matthew Lenoe dans (en) The Kirov Murder and Soviet History (Yale University Press 2010) voit dans la répression qui suit immédiatement le meurtre de Kirov une première phase de la Grande Terreur qui irait jusqu'à l'été 1936.
  12. Certains y ajoutent le suicide le 9 novembre 1932 de la seconde épouse de Staline, Nadejda Allilouïeva-Staline, qui laissa ce dernier passablement déprimé. « Sans doute Staline n'a-t-il jamais eu grande confiance en qui que ce soit, mais après [ces] morts, il cessa de se fier à quiconque » (Svetlana Allilouïeva, citée par Orlando Figes, Les Chuchoteurs, p. 291.
  13. Orlando Figes, Les Chuchoteurs, p. 289.
  14. Orland Figes, Les Chuchoteurs, p. 291.
  15. Oleg Khlevniouk, Le Cercle du Kremlin p. 154. Les chiffres sont donnés par V. Maslov et N. Tchistiakov.
  16. Nicolas Werth, Les Procès de Moscou, p. 15.
  17. Nicolas Werth, Les Procès de Moscou, p. 20.
  18. Michel Heller, L'Utopie au pouvoir, p. 253.
  19. Michel Laran et Jean-Louis Van Regemorter, La Russie et l'ex-URSS de 1914 à nos jours, p. 115.
  20. Nicolas Werth, Les Procès de Moscou, p. 22.
  21. Michel Heller, op. cit., p. 255.
  22. Nicolas Werth, Les Procès de Moscou, p. 42.
  23. a et b « Un responsable russe des droits de l'homme qualifie les purges staliniennes de «terrorisme d'État » dans Le Monde du 14 août 2007, lire en ligne
  24. Simon Sebag Montefiore,Staline. La cour du tsar rouge, Éditions des Syrtes, 2005, p. 246.
  25. a et b Nicolas Werth, « La Grande Terreur » in Le Livre noir du communisme, p. 218.
  26. Pour une discussion récente du bilan humain, Anne Applebaum, Goulag – Une histoire, Appendice « Combien ? », p. 629.
  27. Moshe Lewin, Le siècle soviétique Paris, Fayard, Le Monde diplomatique, 2003 p. 513-515.
  28. Moshe Lewin, op cit.
  29. Nicolas Werth, « Goulag, les vrais chiffres », in L'Histoire, septembre 1993.
  30. Anne Applebaum, Goulag – Une histoire, p. 146.
  31. Nicolas Werth, « La Grande Terreur » in Le Livre noir du communisme, p. 223.
  32. Oleg Khlevniouk, Le Cercle du Kremlin, p. 228, Seuil, 1996.
  33. Anne Applebaum, Goulag. Une histoire, p. 130
  34. Mortalité supérieure durant la grande famine des années 1932-1933 ou pendant les années 1942-1943, en pleine Seconde Guerre mondiale (A. Applebaum)
  35. L'effectif maximum des zeks est atteint en 1952
  36. Nicolas Werth, « Un État contre son peuple » in Le Livre noir du communisme, p. 249.
  37. A. Applebaum, p. 130.
  38. A. Applebaum relève toutefois que cette transformation n'est pas systématique et qu'elle prend fin vers 1939 (p. 131).
  39. Par exemple, Michel Heller, L'Utopie au pouvoir – Histoire de l'U.R.S.S. de 1917 à nos jours, Calmann-Lévy, 1982, p. 254.
  40. (en) Michael Jabara Carley, 1939 - The Alliance that never was and the coming of world war II, Ivan R. Dee, Chicago, p. 181, 257.
  41. Alexandre Zinoviev, Le Héros de notre jeunesse, Julliard/L'Âge d'Homme, p. 194.
  42. Michael Jabara Carley 1939 : l’alliance de la dernière chance : une réinterprétation des origines de la Seconde Guerre mondiale.
  43. Orlando Figes, Les Chuchoteurs, p. 335.
  44. Orlando Figes, Les Chuchoteurs, p. 335
  45. Hélène Carrère d'Encausse, La Déstalinisation commence, Éditions Complexe, Bruxelles, 1984, p. 44.

Voir aussimodifier | modifier le code

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Articles connexesmodifier | modifier le code








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