Guerre d'Algérie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guerre d'Algérie
De gauche à droite, 1er rang : colonne de l'ALN ; patrouille de M8 Greyhound de l'Armée française ;  Pieds-Noirs du Constantinois s'organisant en groupes d'autodéfense. 2e rang : discours de Charles de Gaulle au GG d'Alger (« Je vous ai compris ») ; rassemblement d'« Européens » au Forum d'Alger le 13 mai 1958 avec bannières « de Gaulle au pouvoir » et « Ville d'Hussein Dey » ; anciens combattants musulmans « harkis » au Forum en 1958. 3e rang : insurrection de la semaine des barricades en janvier 1960 ; émeutiers anti-indépendantistes du FAF jetant des pierres aux M8 Greyhound de l'Armée française le 9 décembre 1960 ; soldat français utilisant un détecteur de métaux pour vérifier que des musulmanes en hayek ne dissimulent ni bombe ni arme. 4e rang : émeute FLN à Bab el Oued du 10 décembre 1960 ; gardes mobiles utilisant un lance-grenades défensives à Alger ; sympathisants FLN face à face avec les parachutistes français durant la manifestation FLN du 10 décembre 1960.
De gauche à droite, 1er rang : colonne de l'ALN ; patrouille de M8 Greyhound de l'Armée française ; Pieds-Noirs du Constantinois s'organisant en groupes d'autodéfense. 2e rang : discours de Charles de Gaulle au GG d'Alger (« Je vous ai compris ») ; rassemblement d'« Européens » au Forum d'Alger le avec bannières « de Gaulle au pouvoir » et « Ville d'Hussein Dey » ; anciens combattants musulmans « harkis » au Forum en 1958. 3e rang : insurrection de la semaine des barricades en janvier 1960 ; émeutiers anti-indépendantistes du FAF jetant des pierres aux M8 Greyhound de l'Armée française le  ; soldat français utilisant un détecteur de métaux pour vérifier que des musulmanes en hayek ne dissimulent ni bombe ni arme. 4e rang : émeute FLN à Bab el Oued du  ; gardes mobiles utilisant un lance-grenades défensives à Alger ; sympathisants FLN face à face avec les parachutistes français durant la manifestation FLN du 10 décembre 1960.
Informations générales
Date -1
&&&&&&&&&&&028037 ans, 8 mois et 4 jours
Lieu Algérie
France
Tunisie
Casus belli guerre de décolonisation débutée le 1er novembre 1954
Issue Accords d'Évian
Indépendance de l'Algérie
Exode des pieds-noirs
Changements territoriaux Perte des départements français d'Algérie et du Sahara pour la France
Belligérants
Flag of Algeria (1958-1962).svg FLN
Flag of Algeria (1958-1962).svg MNA
Flag of Parti communiste algérien.gif PCA (1954-1956)
Drapeau de la France France
Drapeau de la France MPC (1961-1962)
Drapeau de la France FAF (1960-1961)
Oas logo public.svg OAS (1961-1962)
Commandants
Krim Belkacem
Mostefa Ben Boulaïd
Ferhat Abbas
Larbi Ben M'Hidi
Rabah Bitat
Mohamed Boudiaf
Lakhdar Bentobal
Pierre Mendès France
Guy Mollet
René Coty
Jacques Massu
Maurice Challe
Charles de Gaulle
Jacques Dauer
Saïd Boualam
Pierre Lagaillarde
Raoul Salan
Edmond Jouhaud
Antoine Argoud

Jean-Jacques Susini
Roger Degueldre
Jacques Soustelle
Georges Bidault
Jean Bastien-Thiry

Forces en présence
30 000 460 000 3 000 (OAS)
Pertes
300 000-460 000 morts en très grande partie des civils, 1 million et demi selon l'État algérien • 28 500 morts
• 65 000 blessés
• 30 000 à 90 000 morts harkis
4 000 à 6 000 civils européens
• 100 morts (OAS)
• 2 000 prisonniers (OAS)
Notes
Armes de la Guerre d'Algérie
Batailles
Du 1er novembre 1954 au 19 mars 1962
Toussaint Rouge — Opération Eckhmül — Opération Aloès — Opération Véronique — Opération Violette — Opération Timgad — Bataille d'El Djorf — Opération Massu — Embuscade de Palestro — Bataille d'Alger — Bataille de Bouzegza — Coup du 13 mai — Opération Résurrection — Opération Couronne — Opération Brumaire — Semaine des barricades — Manifestation de Décembre 1960 — Putsch des généraux — Combat du Fedj Zezoua — Plan Challe —Opération Oiseau bleu
Du 19 mars 1962 au 5 juillet 1962
Bataille de Bab el Oued — Fusillade de la rue d'Isly

La guerre d’Algérie ou Révolution algérienne (mais aussi guerre d'indépendance algérienne ou guerre de libération nationale), est un conflit qui se déroule de 1954 à 1962, principalement en Algérie, avec également des répercussions en France métropolitaine. Elle est avant tout une guerre d'indépendance et de décolonisation, opposant des nationalistes algériens, principalement réunis sous la bannière du Front de libération nationale (FLN), à la France. Elle est aussi une double guerre civile, entre les communautés d'une part et à l'intérieur des communautés d'autre part2.

Elle entraîne de graves crises politiques en France, avec pour conséquences le retour au pouvoir de Charles de Gaulle et la chute de la Quatrième République, remplacée par la suite par la Cinquième République. Après avoir donné du temps à l'armée pour écraser définitivement l'insurrection en utilisant tous les moyens à sa disposition, De Gaulle penche finalement pour l'autodétermination en tant que seule issue possible au conflit, ce qui conduit une fraction de l'armée française à se rebeller et entrer en opposition ouverte avec le pouvoir, rapidement matée. Le conflit débouche, après les accords d'Évian du , sur l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet suivant, et entraîne l'exode de la population des Européens d'Algérie, dits Pieds-Noirs, ainsi que le massacre de plusieurs dizaines de milliers de musulmans pro-français3.

Le terme officiellement employé à l'époque par la France était « événements d'Algérie », bien que l'expression « guerre d'Algérie » ait eu cours dans le langage courant. L'expression « guerre d'Algérie » a été officiellement adoptée en France le 4.

Cette période de combats armés et d'échanges diplomatiques est désignée en Algérie, et à l'époque par les partisans de l'indépendance, sous les termes de « Révolution algérienne »5.

Sommaire

Contextemodifier | modifier le code

La guerre d'Algérie prend place dans le mouvement de décolonisation qui affecta les empires occidentaux après la Seconde Guerre mondiale. Elle s'inscrit dans le cadre du combat anti-impérialiste.

Elle oppose principalement l'armée française, faisant cohabiter commandos de troupes d'élite (parachutistes, légionnaires), goums marocains (jusqu'à leur dissolution en avril 1956), forces de maintien de l'ordre (gardes mobiles, CRS), appelés du contingent et supplétifs indigènes (harkis, moghaznis), à l'Armée de libération nationale (ALN), branche armée du Front de libération nationale (FLN) à l'origine de l'insurrection.

Le conflit se double d'une guerre civile et idéologique à l'intérieur des deux communautés, donnant lieu à des vagues successives d'attentats, assassinats et massacres sur les deux rives de la Méditerranée. Côté algérien, elle se traduit par une lutte de pouvoir qui voit la victoire du FLN sur les partis algériens rivaux, notamment le Mouvement national algérien (MNA) et par une campagne de répression contre les Algériens pro-français soutenant le rattachement de l'Algérie à la République française. Par ailleurs, elle suscite côté français l'affrontement entre une minorité active hostile à sa poursuite ( Libéraux d'Algérie,mouvement pacifiste), une seconde favorable à l'indépendance (les « porteurs de valises » du Réseau Jeanson, le Parti communiste algérien), et une troisième voulant le maintien de l'« Algérie française » (Front Algérie française, Jeune Nation, Organisation armée secrète (OAS)).

Selon Guy Pervillé, le nombre d'Algériens engagés dans l'un et l'autre camp (partisans de la présence française et FLN) serait du même ordre de grandeur.

Cette guerre s'achève à la fois sur la reconnaissance de l'indépendance de l'Algérie le lors d'une allocution télévisée du général de Gaulle, à la suite du référendum d'autodétermination du 1er juillet prévu par les accords d'Évian du , sur la naissance de la République algérienne démocratique et populaire le 25 septembre, et sur l'exode d'une grande partie des Pieds-Noirs (au nombre d'un million) qui refusent d'accepter l'indépendance de ce pays[réf. nécessaire].

Divergences de qualification juridique et enjeux politiquesmodifier | modifier le code

Remarque historiographiquemodifier | modifier le code

Les archives officielles de la guerre d'Algérie ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles aux chercheurs en France6, et inaccessibles en Algérie7. La loi française du 15 juillet 2008 relative aux archives8 a raccourci les délais de communication des archives publiques, y compris pour certaines archives classifiées « secret défense » communicables après un délai de 50 ans9. En 2008, au cours de la discussion de ce texte au Parlement, un amendement adopté par le Sénat français visait à prescrire un délai de 75 ans concernant les pièces « susceptibles de porter atteinte à la vie privée »10. Cette disposition, vivement critiquée par des historiens car elle aurait accru les délais de communicabilité des archives relatives à la guerre d'Algérie11, a finalement été retirée du texte au cours de son examen à l'Assemblée nationale.

Terminologiemodifier | modifier le code

En Algérie, cette guerre est appelée également « révolution algérienne » (appellation initiale) par analogie avec les révolutions américaine, française et russe. Elle se nommera très peu de temps après son déclenchement « guerre de libération nationale » ou « guerre d'indépendance ». Le terme « révolution » est massivement adopté par le FLN à partir de 1956, année de son congrès de La Soummam, en Kabylie. Le terme prendra des connotations résolument socialistes dans les premières années d'indépendance. Pour les populations algériennes dans leur ensemble, ce fut « La Guerre ».

Pour des raisons assez complexes[Lesquelles ?], la France a reconnu qu'il s'agissait d'une guerre en 1999, sous la présidence de Jacques Chirac. Toutefois, dans les textes législatifs notamment, l'expression officielle consacrée continue d'être les événements d'Algérie. Ce fait demeure unique dans l'époque contemporaine et constitue une exception française.

Refus français de la qualification de « guerre »modifier | modifier le code

Le l'ONU ne reconnaît pas le droit de l'Algérie à l'indépendance à la suite du seul vote d'opposition de la France qui considère que le problème algérien est un problème interne12,13.

La qualification des accords d'Évian relève de la même problématique. Ces accords sont considérés comme un instrument juridique bilatéral de première importance dans les relations entre les deux pays[travail inédit ?].

Avec la reconnaissance officielle de la guerre par la représentation nationale française14, la première position est en passe de disparaître, d'autant plus que l'expression « guerre d'Algérie » était déjà utilisée par les historiens et les journalistes français et étrangers depuis le déclenchement du conflit et que le grand public reconnaît également cette expression.

Conséquences du statutmodifier | modifier le code

À l'époque même des faits, le gouvernement français, et un bonne partie de l'opinion publique (qui évolua d'ailleurs au cours de la guerre) considéraient qu'il ne s'agissait pas d'une guerre mais de troubles à l'ordre public et plus substantiellement des troubles contre l'ordre établi. Ces mots avaient des conséquences pratiques importantes : les insurgés ne pouvaient bénéficier du statut de prisonnier de guerre, et ce n'est que bien après la guerre que les pensions versées aux soldats français ou leurs veuves furent alignées sur celles versées dans le cas de guerres officielles15.

Concernant les prisonniers français du FLN, des recherches récentes 16 ont montré que la prise de prisonniers par le FLN était liée à sa stratégie visant à se poser en belligérant légitime, du fait de la non-reconnaissance de la guerre par le pouvoir français.

Reconnaissance des crimesmodifier | modifier le code

Si la France a reconnu la guerre, seuls ont été également reconnus officiellement des actes individuels commis par les militaires sans pour autant les condamner. Le caractère organisé, systématique, massif et scientifique de la répression des Algériens suspectés d'appartenance ou de sympathie vis-à-vis du FLN (tortures, exécutions sommaires, massacres, etc.) par les militaires au nom de l'État français n'a, lui, jamais été reconnu, tout comme celui de l'abandon d'un certain nombre de harkis par la France, lors des derniers jours de la guerre.

Côté algérien, à l'occasion du cinquantième anniversaire du congrès de la Soummam et des massacres de Philippeville (actuellement Skikda), le président Abdelaziz Bouteflika a reconnu dans un message du 20 août 2006 que « Notre guerre de libération nationale a été menée par des hommes et des femmes, que l'élan libérateur portait le plus souvent à un haut niveau d'élévation morale, mais elle comporte des zones d'ombre à l'instar de tous les processus de transformation violente et rapide des sociétés humaines »17. L’État algérien reconnaissait alors l'existence de faits jusque-là tabous et occultés comme la vérité sur la mort et le testament du colonel Amirouche18 ou même sur la personne qui a vendu Ali la Pointe… En 2009, il affirme que la Révolution a respecté les « Conventions internationales, dont celles de Genève19».

Conflit nationaliste et relations franco-algériennesmodifier | modifier le code

La nation algériennemodifier | modifier le code

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (14 mai 2013)
Articles connexes : Algérianisme et Nationalisme.

L'issue de la guerre qui débouche à la fois sur l'indépendance de l'Algérie et sur l'exode de sa population de souche européenne voit poindre l'avènement de l'Algérie moderne comme État-nation, dont les frontières sont, abstraction faite de la partie saharienne, peu différentes de celles de la Régence d'Alger[réf. nécessaire].

L'indépendance est perçue par les Algériens comme un recouvrement de la souveraineté autrefois représentée par l'État de l'émir Abdelkader ou, plus tôt encore, par la Régence d'Alger[réf. nécessaire]. En réalité, la guerre d'Algérie est un conflit complexe, difficile à analyser en raison des passions qu'il ne cesse d'entretenir, et incluant un volet franco-français, celui de la guerre civile des insurrections d'Alger en 1958 et 1960 et de la guerre secrète se jouant entre l'OAS et les barbouzes du MPC, ces derniers s'étant alliés avec les nationalistes algériens20[réf. à confirmer].

Cependant, avant, pendant et bien après la guerre d'Algérie, la majorité des populations musulmanes, y compris celles qui ont adhéré à la vision du FLN, considère les Pieds-Noirs comme des Algériens à part entière, que les vicissitudes de l'histoire ont lancés sur le chemin de l'exil. La similitude des façons de penser, de voir le monde, teintés par l'extrémisme et l'ardeur, voire la passion portée à son paroxysme sans parler du langage, unit les deux communautés bien plus qu'on a tendance à le penser et ce, en dépit du déni des uns et des autres et de leur entêtement à voir les choses selon un prisme idéologique.

« La guerre des mémoires »modifier | modifier le code

Histoires nationalesmodifier | modifier le code
Article connexe : Concurrence des mémoires.

La guerre d'Algérie devient alors l'enjeu d'une bataille mémorielle entre la France et l'Algérie, chaque nation essayant d'imposer à l'autre sa version nationale/nationaliste des faits. De cette « guerre des mémoires »21 naît, côté français, en 2005 une polémique concernant ce que les médias locaux ont appelé, le projet de loi sur « le rôle positif de la colonisation ».

Côté algérien, outre la réplique politique de 201021, cette lutte mémorielle se manifeste, entre autres, par la production d'une série de films dénonçant la « sale guerre » menée par l'Armée française et visant à l'assimiler à une « guerre injuste » en lui opposant la lutte nationaliste algérienne, assimilable, elle, à une « guerre juste »[réf. nécessaire]. Cette production spécifique adopte le regard de l'Algérien musulman avec une galerie de personnages principaux interprétés par des acteurs franco-algériens[réf. nécessaire]. L'usage de la torture par l'Armée française contre le FLN et les communistes y est dénoncé dans le film produit par Yacef Saâdi, membre du FLN (La Bataille d'Alger en 1966).

Commémoration du 19 marsmodifier | modifier le code

En France, une bataille mémorielle et politique divise en deux camps les Anciens Combattants d'Algérie, l'enjeu en est la commémoration - ou pas - de la date du qui est celle du cessez-le feu bilatéral en Algérie22 et donc de la fin formelle de la guerre d'Algérie. Ceux qui dénoncent cette date, dont le CRI23 (Collectif des Rapatriés Internautes) soutenu par l'ADIMAD et le collectif Harkis Infos24, arguent du fait qu'il s'agit en réalité d'un arrêt formel des hostilités mais pas de la guerre d'Algérie, puisque l'OAS a poursuivi sa lutte anti-indépendantiste (bataille de Bab el Oued) en ignorant le cessez-le feu entre la France et le FLN (termes des accords d'Évian le ) et que les massacres ont continué après cette date (fusillade de la rue d'Isly le , puis massacre d'Oran le ). Le sénateur Paul Girod (UMP), en quête d'un « consensus », estime à 155 000 le nombre des morts de l'après cessez-le feu dans la Question écrite no 35405 publiée dans le journal officiel du Sénat le 25.

Les partisans de la commémoration du 19 mars soutiennent la proposition pendant une décennie, comme en atteste le dossier de 2005 portant sur la « journée nationale du souvenir de la guerre d'Algérie »26. Initialement, le Bernard Charles (Radical-citoyen-vert) dépose une proposition de loi « tendant à instituer une journée nationale du souvenir des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. » fixée par l'Article 2 au 19 mars27, entre 2000 et 2001. Cette proposition est redéposée par Jean-Pierre Soisson (UMP)28, Alain Bocquet (Parti communiste français)29, Jean-Pierre Michel (Radical-citoyen-vert)30, Alain Néri (Parti Socialiste)31 et Didier Julia (UMP)32. Le texte no 762 dit « petite loi » est adopté par l'Assemblée nationale en première lecture le 33.

La FNACA fait valoir que la date du 5 décembre, retenue par le président de la République Jacques Chirac en 2003 en référence à l'inauguration d'un mémorial national d'AFN quai Branly en 2002, n'a aucune valeur historique. Au-delà de cette querelle de dates, il s'agit de célébrer — ou pas — une victoire ou une défaite.

En 2003, le maire de Paris, Bertrand Delanoë (Parti socialiste), commémore le cessez-le feu en baptisant une voie « place du Dix-Neuf-Mars-1962 ». De même, il existe des « rue du 19-mars-1962 » et « avenue du 19-mars-1962 » en France.

Depuis une loi française du 6 décembre 2012, le 19 mars, « jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie », est déclaré « journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc »34.

Accusations réciproques de « crimes contre l'humanité »modifier | modifier le code
La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ?

Cette querelle franco-française liée à la date 19 mars se prolonge, le , avec la proposition de loi de Thierry Mariani (UMP) « visant à établir la reconnaissance par la France des souffrances subies par les citoyens français d'Algérie, victimes de crimes contre l'humanité du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique »35.

La question de la repentance est une des constantes des relations franco-algériennes. Dès 1964, des voix se sont élevées pour condamner l'amnistie totale et générale accordée à tous les criminels de guerre et auteurs de crimes contre l'humanité durant le conflit.

Du côté officiel algérien, on observe le mutisme absolu et le gouvernement élude systématiquement et invariablement toute accusation de génocide envers l'armée française. Au niveau des manuels scolaires en usage en Algérie, les crimes colonialistes français en Algérie sont qualifiés de génocide et de crimes contre l'humanité depuis 1979. Un manuel d'histoire datant de 1985, retiré depuis une dizaine d'années, va encore plus loin en qualifiant la colonisation de vaste processus de destruction de la vie et de la culture de l'homme sur terre.

En 1999, 2004 et en 2007, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a, en différentes occasions, qualifié la colonisation française de génocide culturel et a appelé la France à assumer son histoire en présentant des excuses formelles.

Le , le député FLN Moussa Abdi, l'un des deux cents députés de la chambre basse du parlement algérien, dans une proposition de loi au parlement algérien, déclare : « nous envisageons de créer des tribunaux spéciaux pour juger les responsables de crimes coloniaux ou de les poursuivre devant les tribunaux internationaux »36. Un article du Figaro du résume la situation en ces termes :

« Cent vingt-cinq députés de différents partis politiques algériens, dont le FLN au pouvoir, ont signé une proposition de loi criminalisant le colonialisme français (1830-1962)37. »

Cette initiative se voulait comme une réponse indirecte à la loi française sur le rôle positif de la colonisation de 2005.

Qualification des combattantsmodifier | modifier le code

Le conflit armé qui débute le 1er novembre 1954 est qualifié de « Glorieuse Révolution » dans les discours officiels de la Présidence algérienne38. Les agents du FLN se définissent comme des « résistants », alors que les autorités politiques françaises les qualifient de « rebelles ».

Parallèlement, en France, les manifestations d'hommage aux anti-indépendantistes, désignés dans la presse de l'époque comme des « activistes »20 mais qualifiés par l'ADIMAD (association proche de l'OAS) de « partisans patriotes de l’Algérie française », crée une controverse soulevée par l'association de gauche LDH[réf. nécessaire] et le quotidien algérien El Watan en 2005 (affaire de la stèle de Marignane) et 2006 (affaire de la flamme du soldat inconnu)[réf. nécessaire].

Contexte socio-économiquemodifier | modifier le code

Société algériennemodifier | modifier le code

Évolution démographiquemodifier | modifier le code

Contrairement à des colonies de peuplement telles les États-Unis (Amérindiens) ou l'Australie (Aborigènes d'Australie), la population indigène, diminue sensiblement entre 1830 et 1868 puis croît fortement durant la colonisation française de l'Algérie entre 1880 (environ 3 millions de musulmans, pour environ 500 000 non-musulmans) et 1960. À cette date, l'Algérie compte environ 9,5 millions de musulmans et environ 1 millions d'Européens non-musulmans.

Les villes sont traditionnellement peuplées surtout d'Européens mais la population musulmane urbaine progresse pendant toute la première moitié du XXe siècle. En 1954, certaines villes sont à majorité musulmane comme Sétif (85 %), Constantine (72 %) ou Mostaganem (67 %).

L'espérance de vie en 1958 s'élevait à 60 ans pour les hommes et 67 ans pour les femmes (contre respectivement 67 ans et 73 ans en France métropolitaine) toutes populations confondues. La mortalité infantile est très élevée en Algérie. Elle diminue fortement pour les populations européennes entre 1946 et 1954 (environ 50 pour 1000), mais reste très forte pour les musulmans (environ 85 pour 1000 en 1954)39.

Droit commun et droit coraniquemodifier | modifier le code

Scènes de rue à Alger, quartiers européen et musulman (Bab el Oued et Casbah), avant les évènements de novembre 1954.

En 1954, la population des départements d'Algérie est composée de deux catégories distinctes de Français au statut civil inégal (Sénatus-consulte du 14 juillet 1865). D'une part, un million de « citoyens français de statut civil de droit commun » (les « Européens », surnommés « Pieds-Noirs ») qui étaient installés en Algérie souvent depuis plusieurs générations (l'arrivée des premières familles européennes datant de 1830) et auxquels étaient associés les indigènes juifs (excepté pour la période du statut des Juifs de 1940 à 1943 avec l'abrogation du Décret Crémieux). D'autre part, près de neuf millions de « citoyens français de statut civil de droit coranique » (les « musulmans » ou « indigènes »).

Cependant, si les citoyens français de statut civil de droit commun jouissaient exactement des mêmes droits et devoirs que leurs compatriotes métropolitains, les citoyens français de statut civil de droit coranique qui avaient les mêmes devoirs (étant de nationalité française ils étaient mobilisables par le contingent), étaient privés d'une partie de leurs droits civiques (ils votaient au Second collège électoral où leur voix exprimée avait moins de valeur que celle des votants au Premier collège, citoyens de statut civil et notables musulmans).

L'arrivée au pouvoir de Charles de Gaulle en 1958 uniformise le statut des citoyens français d'Algérie par l'adoption (en 1962) du collège unique qui aboutit à l'indépendance de l'Algérie à la suite de sa mise au vote par référendum.

Économie algériennemodifier | modifier le code

En Algérie, depuis les années 1930, près d'un million de Pieds-Noirs y vivent dont quelques milliers possèdent les meilleures terres agricoles.

Population et répartition de la propriété en Algérie40
Musulmans Pieds-Noirs Total
Surface (ha) 9 196 000 1 136 000 10 332 000
 % des terres agricoles 75 25 100
 % de la population totale 89 11 100
 % de la population agricole 98 2 100

De nombreux agriculteurs européens sont des viticulteurs (400 000 ha consacrés à la vigne en Algérie) dont les productions sont exportées surtout vers la France métropolitaine qui l'achète assez cher (selon l'historien Daniel Lefeuvre) pour maintenir le niveau de vie des colons. L'agriculture n'occupe que 9 % de la population active française (contre 26 % en métropole) mais les paysans d'origine française occupent l'essentiel des meilleures terres cultivables.

L'essentiel de la population musulmane est pauvre. Ce sont essentiellement de petits propriétaires terriens vivant sur les terres les moins fertiles, ou des journaliers. Dans les années 1950, les surfaces cultivables stagneraient autour de 7 millions d' ha. La production agricole augmente peu entre 1871 et 1948, contrairement au nombre d'habitants. Selon Daniel Lefeuvre, la production annuelle de céréales passe de 3,88 quintaux/hab à 2q/hab. L'Algérie doit donc importer des produits alimentaires.

Le chômage est important, 1,5 millions de personnes sans emplois en 1955. La commune d'Alger aurait compté 120 bidonvilles avec 70 000 habitants en 1953.

Si la population musulmane est majoritairement pauvre, Daniel Lefeuvre rapporte qu'environ 600 000 Algériens musulmans « appartiennent aux groupes sociaux les plus favorisés » (grands propriétaires fonciers, professions libérales, membres de l'armée et de la fonction publique)41.

D'une manière générale, l'Algérie loin de présenter une source économique avantageuse est un lourd fardeau pour la métropole et ses contribuables42.

Économie françaisemodifier | modifier le code

La France vit alors une période de très forte croissance, les Trente Glorieuses, marquées par un boom de l'investissement et de la consommation, qui n'est pas perturbé par autres les autres tensions géopolitiques apparues en 1955 et 1956: indépendance du Maroc et de la Tunisie, ou nationalisation du canal de Suez.

Contexte politiquemodifier | modifier le code

Côté françaismodifier | modifier le code

L’évolution vers un engagement européen, contradictoire avec le maintien de l’ancien Empiremodifier | modifier le code

Le 18 avril 1951, la France signe le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). Le 27 mai 1952, le traité instituant la Communauté européenne de défense (CED) est adopté par le gouvernement français (mais ne sera pas ratifié par le Parlement). Le 1er juin 1955 se tient la conférence de Messine préparant le traité de Rome du 25 mars 1957 qui institue la Communauté économique européenne, prélude à l’Union européenne d’aujourd’hui, née le 7 février 1992.

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la France s'engage résolument dans une politique européenne qui dessine l'avenir de la nation. Au début de la guerre d'Algérie, des forces politiques encore puissantes essayent de maintenir ce qui reste de l'Empire colonial français, mais les conséquences du choix du Président de Gaulle pour la France sont inexorables. Le Président de Gaulle se prononce pour l'autodétermination de l'Algérie le 16 septembre 1959.

La fin de la guerre d'Indochine et la décolonisation de l'Union françaisemodifier | modifier le code

Le conflit s'inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se déroule après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la France, cela concerne entre autres les colonies françaises d'Indochine (guerre d'Indochine de 1946-1954), la Guinée, Madagascar (insurrection malgache de 1947), l'Afrique-Équatoriale française et l'Afrique-Occidentale française, ainsi que les protectorats du Maroc et de la Tunisie.

Prémices de cette guerre, les massacres de Sétif et Guelma, le , alors qu'est fêtée en Europe la victoire des Alliés contre le nazisme, font entre 10 000 et 20 000 morts selon les divers travaux historiques — les nationalistes algériens ayant parlé sur l'heure de 45 000 victimes43, et les États-Unis eux-mêmes44 de 40 000 morts à la suite de manifestations45. L'Armée française qui doit rétablir l'ordre le fait sans ménagement pour la population civile. La marine et l'aviation sont ainsi engagées pour bombarder les populations civiles.

Dans son rapport, le général Duval, maître d'œuvre de la répression, se montra prophétique : « je vous donne la paix pour dix ans, à vous de vous en servir pour réconcilier les deux communautés »46,47.

L’impossibilité des réformes sous la IVe Républiquemodifier | modifier le code

La principale cause du déclenchement de cette guerre réside dans le blocage de toutes les réformes, dû au fragile équilibre du pouvoir sous la IVe République, et à l'opposition obstinée de la masse des Pieds-Noirs et de leurs représentants hostiles à toute réforme en faveur des musulmans.

Alors que des dizaines de milliers d’habitants de l'Algérie française, estimés à 68 000 combattants, ont participé à la libération de la France et que plusieurs intellectuels revendiquent l’égalité des droits, les habitants musulmans de l'Algérie française sont à l'époque considérés comme des citoyens de second ordre, alors même que le régime de l'indigénat est abrogé en théorie en 1945.

En 1947, l'application du nouveau statut de l'Algérie française fut presque ouvertement faussée par l'administration, qui fit arrêter les « mauvais » candidats et truqua les résultats en faveur des intransigeants, au point que certains furent élus çà et là par plus de 100 % des inscrits.
Pendant les douze mois qui précédèrent le déclenchement du 1er novembre, ce ne sont pas moins de 53 attentats (« anti français ») qui furent commis48.

Les combattants européens d'Algérie dans l'armée françaisemodifier | modifier le code

Les combattants musulmans d'Algérie dans l'Armée françaisemodifier | modifier le code

En 1960, 85 000 musulmans (appelés, engagés, militaires d'active, appelés FSNA ou Français de souche nord-africaine) servaient dans l'Armée régulière plus environ 150 000 supplétifs (60 000 harkis, 62 000 GAD, 8 600 GMS et 19 000 Mokhaznis) soit au total près de 235 000 musulmans combattant aux côtés des soldats français.

Au total, un peu plus de 110 000 FSNA furent incorporés dans l'armée régulière de 1956 à 196149.

Le 19 mars 1962, jour du cessez-le-feu, selon le rapport à l'ONU du contrôleur général aux armées Christian de Saint-Salvy, on dénombrait en Algérie, 263 000 musulmans engagés du côté français (60 000 militaires (FSNA), 153 000 supplétifs dont 60 000 harkis et 50 000 notables francophiles) représentant, familles comprises, plus de 1 million de personnes menacées sur 8 millions de musulmans algériens50.

L'Armée française recruta également environ 3 000 anciens éléments du FLN et de l'ALN dont certains formèrent le célèbre Commando Georges du lieutenant Georges Grillot. La plupart d'entre eux furent victimes de représailles à partir de 196251.

Selon Maurice Faivre, on comptait ainsi quatre fois plus de combattants musulmans dans le camp français que dans celui du FLN52.

Côté algérienmodifier | modifier le code

Article détaillé : Mouvement national algérien.

Mouvement national algérien pour la revendication au droitmodifier | modifier le code

Messali Hadj, père du nationalisme algérien et président fondateur du Parti du peuple algérien

Au début du XXe siècle, plusieurs dirigeants algériens exigent de la France le droit à l'égalité ou à l'indépendance. Plusieurs partis vont être créés et plusieurs pamphlets seront écrits pour défendre le droit pour les algériens. Plusieurs penseurs algériens vont villipender les plus importantes personnalités du régime colonial français. La plupart des figures du mouvement algérien vont être surveillées de près par les services policiers français, d'autres seront exilées vers d'autres pays comme l' a été l'émir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi en Égypte puis en Syrie.

Malek Bennabi53, Mohamed Hamouda Bensai, Saleh Bensai, Messali Hadj54, Ben Badis55, Mohamed Bachir El Ibrahimi, Fodil El Ouartilani, Larbi Tébessi, Ferhat Abbas, Omar Ouzeggane, etc., tous vont diverger entre eux sur la question algérienne, cela provoquera l'émergence de plusieurs associations et partis algériens: Parti de la réforme ou mouvement pour l'égalité, Association des oulémas musulmans algériens, association de l'Étoile nord-africaine, le parti Parti du peuple algérien, Amis du Manifeste des Libertés, Parti communiste algérien, etc.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le plan Marshall prévoit une aide économique à la France et l'Algérie.

Le massacre du 8 mai 1945modifier | modifier le code

Général de Gaulle, Président du gouvernement provisoire jusqu'en octobre 1945
Article détaillé : Massacres de Sétif et Guelma.

Le 8 mai 1945 ont lieu des manifestations d’Algériens dans plusieurs villes de l’Est du pays (Sétif, et le Constantinois), qui devaient permettre de rappeler leurs revendications nationalistes, de manière concomitante avec la liesse de la victoire. À Sétif, après des heurts entre policiers et nationalistes, la manifestation tourne à l’émeute et la colère des manifestants se retourne contre les « Français » : 27 Européens et juifs sont assassinés (103 trouveront la mort dans les jours suivants), ainsi que 700 musulmans. La répression de l’Armée française est brutale.

Officiellement, elle fait 1 500 morts parmi les musulmans, chiffre sous-estimé et probablement plus proche des 20 000 à 30 000 selon l’historien Benjamin Stora. Le Parti du peuple algérien (PPA) estime qu'il y a eu 45 000 morts56. Du fait de la radicalisation qu'ils ont engendrée dans les milieux nationalistes algériens, certains historiens considèrent ces massacres comme le véritable début de la guerre d'Algérie57.

De 1945 à 1954modifier | modifier le code

À la suite de la mort suspecte[réf. nécessaire] de Ben Badis en 1940, à l'emprisonnement de Messali Hadj et à l'interdiction du Parti du peuple algérien, le parti Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques revendique après le statut de l'égalité l'indépendance de l'Algérie en 1948. L 'Association des oulémas musulmans algériens est alors interdite. L'Organisation spéciale apparait et a pour but de rassembler les armes pour le combat. Mohamed Belouizdad fut le premier chef de l'organisation clandestine. Hocine Aït Ahmed prend ensuite la tête de l'Organisation et continue à œuvrer pour l'achat des armes. La poste d'Oran est attaquée par les membres de l'OS.

Ahmed Ben Bella prend la place de Hocine Aït Ahmed en 1949. Le plan de l'organisation est dévoilé et une chaîne d'arrestations est entamée par les autorités françaises en 1950. Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques nie tout relation avec l'Organisation spéciale afin d'éviter les arrestations.

Le CRUA,fondé en mars 1954, organisera la lutte armée. Le parti du Mouvement national algérien est fondé en juillet 1954 par les messalistes58. Par la suite, le Front de libération nationale (Algérie) est fondé en octobre 1954 par la branche du CRUA (Comité révolutionnaire d'unité et d'action).

Le Front de libération nationale (Algérie) et le Mouvement national algérien rivalisent non seulement pour prendre le contrôle de la révolution mais surtout pour la représentation du futur État. Messali Hadj sera libéré de prison en 1958 et sera assigné à résidence surveillée en France.

Le Front de libération nationalemodifier | modifier le code

Article détaillé : Front de libération nationale.
« Groupe des six », chefs du FLN. Photo prise à Alger, boulevard de la Marne, juste avant le déclenchement des hostilités le 1er novembre 1954. Debout, de gauche à droite : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf.Assis : Krim Belkacem à gauche, et Larbi Ben M'Hidi à droite.

En 1954, l’Algérie compte approximativement huit millions d'autochtones et un peu plus d'un million de « Français d'Algérie » (Pieds-Noirs et Juifs d'Algérie naturalisés).

La lutte pour l'égalité des droits est engagée depuis longtemps par des intellectuels, et en particulier par le mouvement des oulémas. Le recours au combat est initié par le « Front de libération nationale » (FLN), une organisation nationaliste algérienne basée en Algérie et à l'extérieur. Le FLN commence ses actions en 1954, seulement deux ans avant que la Tunisie et le Maroc obtiennent leur totale indépendance par la négociation (la Tunisie et le Maroc n'étaient pas des colonies mais des protectorats). Quelques hommes politiques français d'extrême gauche, appelés les « porteurs de valises », soutinrent ce mouvement (envoi d'armes et d'argent)59.

Dès 1954, le combat armé pour l'indépendance de l'Algérie par le FLN se traduit par des exactions contre les populations civiles d'origine européenne et autochtone ainsi que par une guérilla, des maquis et des affrontements avec l'Armée française, qui comprend également des unités de supplétifs musulmans appelés « harkis » (cf. Harkis pendant la guerre d'Algérie). Le 1er novembre 1954 des civils européens et musulmans sont assassinés par le FLN, dont l'instituteur Monnerot. Cet assassinat marquera profondément les consciences des Algériens et Européens d'Algérie.

Minoritaire au début, voire totalement ignoré des populations musulmanes, le FLN utilise la terreur, la torture, les mutilations (menaces de mort pour les « traîtres ») pour contrôler les populations civiles, qui sont ainsi très tôt prises pour cibles dans des attentats ou des massacres comme à El Halia, petit village minier près de Philippeville en août 1955, et pour susciter chez les Européens une répression[réf. nécessaire]. Ceci provoqua un début d'internationalisation des évènements d'Algérie et un début de scission entre communautés, créé par la répression aveugle et l'usage disproportionné de la violence.

L'historien Omar Carlier note que « de 1955 à 1958, plusieurs milliers d'hommes sont tombés, et davantage encore ont été blessés, en France et en Algérie, dans l'affrontement entre le Mouvement national algérien (MNA) et le FLN », cependant que d'autres encore sont morts dans les brefs combats qui ont opposé le Parti communiste algérien (PCA) et le FLN60 ».

L’appel au peuple algérienmodifier | modifier le code

Le 1er novembre 1954, le Secrétariat général du Front de libération nationale diffuse la Déclaration du 1er novembre 1954 grâce un appel radiophonique61 destiné « au peuple algérien » et écrit afin d'« éclairer sur les raisons profondes qui [les] ont poussés à agir en […] exposant [le] programme [du FLN], le sens de [son] action, le bien-fondé de [ses] vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. ». Il décrit son action comme « dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. ». Le FLN exige donc que les « autorités françaises […] reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes » sans quoi il annonce « la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de [son] but […] la restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques. » Le FLN appelle l'ensemble des communautés d'Algérie, quelles que soient leurs confessions, à rejoindre sa cause.

Les combattants Européens d'Algérie dans le F.L.N.modifier | modifier le code

  • Daniel Timsit, est un étudiant en médecine62 et militant du Parti communiste algérien, qui, en désaccord avec ce dernier63 rejoint clandestinement le FLN afin d'y constituer « une « branche européenne » regroupant des militants pieds-noirs, chrétiens et juifs »63. Les membres du réseau Timsit prennent part à la mise en place de laboratoires d'explosifs64 (élaboration de bombes à retardement) et à la lutte armée63. Timsit est incarcéré en 1956.
  • L'aspirant du Train Henri Maillot déserte son unité le 4 avril 1956 en emportant avec lui un camion d'armes et de munitions qu'il remit aux combattants du FLN dans la vallée du Chéliff. Il fit partie des combattants du FLN avec lesquels il participa à des combats contre des unités de l'armée française jusqu'à sa mort en juin 1956, peu après sa capture et son exécution sommaire par des légionnaires.
  • Danièle Minne, poseuse de bombe à l'Otomatic pour le compte du FLN, et complice de l'attentat à la bombe contre le Milk Bar, militante active de la cause algérienne, amnistiée en 1962.
  • Pierre Ghenassia, jeune militant juif communiste qui s'engage dans le FLN à l'âge de 17 ans et mourut au combat[réf. nécessaire].

Les soutiens étrangers au FLNmodifier | modifier le code

Aide financière au FLN en 1959. (en anciens francs)
Articles connexes : Panarabisme, Nassérisme et Crise de Suez.

Le FLN bénéficie de plusieurs soutiens étrangers, d'abord de la part des « pays frères », le royaume du Maroc et la république de Tunisie, qui échappant au statut de protectorats français en 1956 et dont les territoires de leurs confins frontaliers respectifs avec l'Algérie jouent le rôle de sanctuaires et de bases arrières. Cette complicité conduira à la bataille des frontières, qui amènera les Français à édifier sur la frontière algéro-tunisienne la fameuse Ligne Morice ainsi que la Ligne Challe. Autres conséquences, l'arraisonnement de l'avion de Ben Bella et l'affaire de Sakiet qui, elle, débouche sur le coup du 13 mai 1958 à Alger et la chute de la Quatrième République.

La Libye joue un rôle clé dans l'organisation des convois d'armes à destination des maquis algériens.

Le soutien au FLN vient d'un autre pays arabe, l'Égypte, où le lieutenant-colonel Nasser prône une politique de panarabisme (nassérisme), et, bénéficiant de l'appui soviétique, fournit des armes au FLN. Les services secrets français (SDECE) qui surveillent le raïs, parviennent à démontrer l'aide militaire fournie au FLN par l'Égypte. Ainsi est arraisonné le cargo Athos transportant plus de 70 tonnes d'armes tchèques le 65. Faisant valoir le soutien apporté par l'Égypte au FLN, la France planifie avec ses alliés israéliens et britanniques la campagne de Suez.

Globalement, la plupart des pays membres de la Ligue arabe, ceux du bloc afro-asiatique et les pays d'Europe de l'Est ont soutenu l'indépendance de l'Algérie.

Des pays d'Europe de l'Est comme la Yougoslavie (le maréchal Tito soutient dès le début l'insurrection algérienne), la Tchécoslovaquie et la Hongrie soutiendront activement le FLN de 1957 à 1962 en fournissant la plupart des armes à destination des maquis internes de l'ALN

Il faut souligner également le rôle assez important assumé par les forces de la gauche italienne, toutes tendances confondues, dans leur soutien moral à la cause algérienne.

L'appel aux puissances étrangères, c'est enfin le recours aux instances de l'ONU, où le FLN parvient à faire inscrire « la question algérienne » à l'ordre du jour de la commission politique des Nations Unies66,67. Les Américains proposent une médiation, ce sont « les bons offices », qui sont par ailleurs rejetés par la France.

les principaux soutiens diplomatiques du FLN puis du GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) sont L'union soviétique, la république populaire de Chine, l'Inde, l'Indonésie et le Viêt Nam.

Les faits importants de la guerremodifier | modifier le code

Carte du découpage du territoire de l'Algérie combattante en six wilayas, élaboré par les chefs du FLN lors du congrès de la Soummam en 1956.
France Air Force Douglas AD-4N Skyraider en Algérie68

Un vaste mouvement de révoltes naît au fil des ans. L'Algérien sujet, sans droit politique, de la France devient citoyen français par la loi du 20 septembre 194769 et peut désormais circuler librement entre l'Algérie et la métropole70,71. Selon le journaliste et écrivain Yves Courrière : « Lors du XXe siècle, 75 % des Algériens n'étaient pas scolarisés. La majorité de la population était au chômage. Les colons faisaient leurs affaires. L'Algérien était sujet de la France et non un citoyen de la France »72. La majorité des Algériens vivaient dans les campagnes. Avec l'aide américaine du plan Marshall, 403 503 élèves sont scolarisés dans l'enseignement primaire en 1951 - 1952 à travers tout le territoire de l'Algérie. Cependant le programme pour agrandir les villes et diminuer la proportion de gens des campagnes n'a été réalisé que partiellement par le gouvernement français. En 1954, l'élimination des nationalistes algériens lors des élections de l'Assemblée algérienne marque le point de rupture politique et l'échec des nationalistes. Lors de la réunion des 22, le vote se prononce en faveur de la lutte armée. L'action armée va venir du CRUA. Le déclenchement de la révolution algérienne a été décidé à Alger lors de la réunion des 6 chefs du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA)73,74. Le CRUA se transformera en Front de libération nationale (FLN). Les six chefs du FLN qui ont fait le déclenchement des hostilités le 1er novembre 1954 sont Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad, Mohamed Boudiaf, Krim Belkacem et Larbi Ben M'Hidi. La Déclaration du 1er novembre 1954 est émise par radio depuis Tunis. Dans la nuit du , la caserne de la ville de Batna est attaquée par les moudjahidines. Cette nuit sera appelée par les historiens français « Toussaint rouge ». Un caïd et deux enseignants français vont être abattus sur la route de Biskra et Arris. Il y aura deux versions différentes des faits. Des attentats sont enregistrés dans les trois districts de Batna, Biskra et Khenchela et le reste du pays.

Au cours d'un voyage en Algérie, François Mitterrand déclare « La présence française sera maintenue dans ce pays ». Les opérations sont déclenchées dans les Aurès. L'Armée de libération nationale (ALN) ne dispose alors que de 500 hommes qui seront, après quelques mois, plus de 15 000 à défier l'autorité française75. 100 000 soldats français sont affectés dans les Aurès et plus tard ils seront plus de 400 000 en Algérie. Le général Cherrière donne l'ordre de faire le ratissage des Aurès. Il croit gagner, mais va subir une grosse défaite72.

Ensuite, il y eut le massacre de Skikda (ex-Philippeville ou Skikda), la mort d'une centaine de manifestants algériens, du 20 au 26 août 1955.La même année, l'affaire algérienne est inscrite à l'ordre du jour à l'Assemblée générale de l'ONU. À noter aussi la mort de Mostefa Ben Boulaïd, de Zighoud Youcef, etc. Plusieurs chefs sont emprisonnés72.

Des intellectuels français vont aider le FLN72. Maurice Audin fut torturé et tué par les services français76. Frantz Fanon s'engage auprès de la résistance algérienne et a des contacts avec certains officiers de l'ALN (Armée de libération nationale) et avec la direction politique du FLN, Abane Ramdane et Benyoucef Benkhedda en particulier. Il donne sa démission de médecin-chef de l'hôpital de Blida-Joinville en novembre 1956 au gouverneur Robert Lacoste, puis est expulsé d'Algérie en janvier 1957. Albert Camus, natif d'Algérie, fut un défenseur des droits algériens77, dans les années 1940, avant de refuser de prendre position pour l'indépendance par ces phrases prononcées à Stockholm en 1957 : « En ce moment, on lance des bombes dans les tramways d’Alger. Ma mère peut se trouver dans un de ces tramways. Si c’est cela la justice, je préfère ma mère. »78. Dès 1956, Jean-Paul Sartre et la revue Les Temps modernes prennent parti contre l'idée d'une Algérie française et soutiennent le désir d'indépendance du peuple algérien. Sartre s'élève contre la torture79, revendique la liberté pour les peuples de décider de leur sort, analyse la violence comme une gangrène, produit du colonialisme80. En 1960, lors du procès des réseaux de soutien au FLN, il se déclare « porteur de valise »81 du FLN82. Cette prise de position n'est pas sans danger, son appartement sera plastiqué deux fois par l'OAS et Les Temps modernes saisis cinq fois.

Après la condamnation de Larbi Ben M'Hidi et après le déroulement du Congrès de La Soummam, le FLN intègre les dirigeants du Mouvement national algérien (MNA). Plusieurs partis algériens adhèrent à la cause du FLN. Le Front de libération nationale et l'armée française tiennent le même langage : « Ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous »72.

La guerre éclate entre les chefs kabyles (Krim Belkacem, Ouamrane, etc) et les chefs chaouis et aussi entre les chefs chaouis des Aurès et les chefs chaouis de Nemencha83. Abdelhai et Abbès Leghrour seront condamnés à mort par les partisans du Congrès de la Soummam et le Comité de coordination et d'exécution (CCE). Il y a aura aussi un conflit entre les hommes du Sud algérien et les dirigeants kabyles72. La Tunisie va être le théâtre d'affrontement entre les différents chefs. Le président Bourguiba devait intervenir pour pacifier les choses. Les Aurès, le Constantinois, l'Ouest de l'Algérie, la Kabylie, seront les zones les plus stratégiques de la révolution. Le Maroc aussi va jouer un rôle important, notamment pour faire transiter les armes, organiser des réunions du FLN et héberger des troupes militaires algériennes. Le Maroc et la Tunisie, sous protectorat français jusqu'en 1956, hébergeront néanmoins les deux armées de l'ALN aux frontières ainsi que plusieurs chefs du FLN comme Ferhat Abbas

L'armée française fait construire le barrage de la mort, 320 km de long, 7 000 volts, un poste de contrôle chaque 15 km, des milliers de mine terrestre, etc., pour empêcher le passage des armes dans les Aurès et dans tout l'est de l'Algérie. Mais les éléments de l'ALN (Armée de libération nationale) vont déjouer toute la stratégie militaire française. Les villes (population algérienne) seront sous le contrôle de l'Armée de libération algérienne. La bataille d'Alger fera la une de la presse internationale et interne. Le conflit est porté jusqu'à L'ONU. Aussi, il y aura plusieurs grèves et manifestations dans les villes. Les protestations ont été organisées par le FLN.

Le colonel Amirouche Aït Hamouda fera un massacre dans les Aurès en voulant intervenir pour unifier des zones des Aurès et faire passer les armes en Kabylie84. L'Aurès fut le lieu de passage des armes vers l'intérieur du pays. Le colonel Amirouche Aït Hamouda réussira à faire passer les armes qui provenaient d'Égypte en passant par la frontière de Tunisie et de l'Algérie. Il franchira les Aurès pour rejoindre la Kabylie. Une vingtaine de chaouis vont être du voyage, mais à la fin, ils abandonneront les troupes du colonel Amirouche pour revenir aux Aurès. Krim Belkacem voulait contrôler la région des Aurès pour établir l'union des forces. Les hommes de Ben Bella et de Abdelhafid Boussouf désiraient aussi avoir un pied dans les Aurès. Au même moment, la France connaîtra sa crise interne jusqu'à l'arrivée au pouvoir du général Charles de Gaulle à cause de la situation en Algérie. Les ultras européens veulent garder l'Algérie française. L'Armée française décide de créer les zones interdites sous contrôle des SAS (sections administratives spécialisées) et entame une lutte contre les Djounoudes (maquisards) et la population locale, dans les villes, dans les villages, dans les douars et sur tous les territoires sensibles au FLN. Les bombardements massifs, les tueries, les massacres, la torture, les viols, etc., tous les actes de crime ont été employés dans cette guerre. Plusieurs attentats seront organisés par l'ALN dans les villes et les villages, dans les zones interdites et dans les zones montagneuses des Aurès. Le CCE (Comité de coordination et d'exécution) s'est agrandi et décide de garder le cap sur les objectifs militaires et ainsi que la primauté de l'intérieur par rapport à l'extérieur. Une grave crise apparaît entre les membres du Comité de coordination et d'exécution.

Selon Yves Courrière, Abane Ramdane s'opposera sévèrement aux militaires. Il choisira de prendre le maquis et désignera Hadj Ali, un homme de l'Aurès, pour renverser le CCE à Tunis mais sera condamné à la prison au Maroc par le CCE. Plus tard, il sera tué au Maroc, mais les sources de FLN diront qu'il aurait été tué lors d'un accrochage avec l'Armée française. Le général Charles de Gaulle chef de l'État français engage une lutte contre les éléments de l'armée de libération nationale algérienne et il apporte les réformes tant attendues pour donner tous les droits aux Algériens. L'Armée française élimine presque tous les réseaux de l'Armée de libération nationale en Kabylie et dans quelques régions sensibles dans l'Opération jumelles. Les colonels Amirouche Aït Hamouda et Si el haouès sont tués lors d'un accrochage avec les éléments de l'Armée française. Le FLN appelle les éléments de son armée à tenir jusqu'au bout.

François Mitterrand ministre de l'intérieur en visite en Algérie le 12 novembre 1954, juste après le lancement de l’insurrection armée par le FLN . A son arrivé il déclare « l’Algérie, c’est la France!, la négociation avec les rebelles c'est la guerre. » A l'issue de son voyage, le gouvernement va décider d'envoyer des renforts militaires. Mais alors pour beaucoup va se poser le problème d'accepter ou non la répression. C'est ce qui provoquera la chute du cabinet de Mendès France.
Port d'Alger en 1956, l'arrivée des Appelés du contingent en Algérie, Contrairement à la guerre d'Indochine (1946-1954), la France a recours aux appelés du contingent, plus de 1,5 million de jeunes appelés français envoyés en Algérie entre 1954 et 196285 et, à ce titre, elle a profondément marqué toutes les familles françaises. Pas une qui ne compte un parent, un fils ou un cousin envoyé en Algérie.

.

Délégation des principaux dirigeants du FLN (de gauche à droite : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella) après leur arrestation à la suite du détournement, le 22 octobre 1956 par l'Armée française, de leur avion civil marocain, entre Rabat et Tunis, en direction du Caire (Égypte).
Abane Ramdane (1920-1957), militant nationaliste, surnommé « l'architecte de la révolution.» Il a su regrouper et unir au sein du FLN l’ensemble des courants politiques pour lutter contre la domination française. Principal organisateur du congrès de la Soummam, il trace les grandes lignes du mouvement révolutionnaire consistant à créer un État dans lequel l'élément politique l'emporte sur l'élément militaire, et a opté pour le pluralisme politique et linguistique en Algérie.

La Délégation des principaux dirigeants du FLN (Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella) est arrêtée, à la suite du détournement, le 22 octobre 1956 par l'armée française, de leur avion civil marocain, entre Rabat et Tunis, en direction du Caire (Égypte)86.

En 1959, Messali Hadj sort de prison, et est assigné à résidence surveillée en France87. Les Algériens en France organisent des attentats et des manifestations en France en faveur du FLN.

1960, la semaine des barricades à Alger fait 22 morts algériens et des centaines de prisonniers. Le général de Gaulle annonce la tenue du référendum pour l'indépendance de l'Algérie. Les Algériens sont tenus à se prononcer. Certains généraux français se rebellent contre l'autorité du général de Gaulle (le putsch d'Alger (1958) et putsch des généraux). Le général de Gaulle reprend en main le destin de la France. Il annonce la tenue de référendum et invite le FLN à faire la paix des braves. Au même moment, le Gouvernement provisoire de la République algérienne est proclamé. Ferhat Abbas décline l'invitation française. Le colonel Houari Boumédiène est alors le chef de Armée de libération nationale.

En 1960, l'ONU annonce le droit à l'autodétermination du peuple algérien. Le côté français organise des pourparlers avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne. Plusieurs réunions à l'extérieur du pays vont aboutir aux accords d'Évian. Le colonel Houari Boumédiène refuse que les pieds-noirs restent en Algérie.

Le 17 octobre 1961, des Algériens sont tués lors d'une manifestation du FLN à Paris (Massacre du 17 octobre 1961). Il y aura aussi des milliers d'arrestations. Ce fait survient à la suite de l'instauration d'un couvre-feu à Paris et sa banlieue pour les seuls Algériens à la suite de l'assassinat de 21 policiers français par le FLN. À Alger. Le peuple algérien sort dans les rues pour manifester sa joie à l'indépendance. Il y aura plusieurs morts et blessés par la police française72.

L'Organisation armée secrète (OAS) organise des attentats contre les Algériens malgré l'accord de cesser le feu et les résultats du référendum pour l'indépendance pour sanctionner les gens qui étaient pour. L'indépendance de l'Algérie est proclamée après les résultats88. La plus grande bibliothèque d'Alger a été complètement détruite par l'OAS (Organisation armée secrète88.

Des éléments de l'armée française restent en Algérie pour évacuer un million de Français (pieds-noirs, les Harkis, les Juifs, etc.). Un million de réfugiés algériens reviennent en Algérie.

Chronologiemodifier | modifier le code

Un soldat français du contingent muni d'un pistolet mitrailleur modèle MAT 49.
Nicole G, âgée de 10 ans et Danielle Michel-Chich, âgée de 7 ans, victimes de l'engrenage de la violence lors de l'attentat du Milk bar à Alger, perpétré par le « réseau bombes » de Yacef Saadi, la bombe est déposée par Zohra Drif le 30 septembre 1956.
Alger, 26 janvier 1957 : Evacuation des blessés après l'attentat du Coq hardi perpétré par le « réseau bombes » de Yacef Saadi, bilan : 4 morts et 39 blessés.
Le massacre de Melouza, photographié par l'armée française. Le 28 mai 1957, une unité de l'ALN extermine au couteau les 301 hommes du village de Melouza pro MNAdu Messali Hadj.
Général Jacques Massu : commande la 10e division parachutiste et reçoit tous les pleins pouvoirs à Alger. Il dirige les opérations de la bataille d’Alger.
Alger, le Coup d'État du 13 mai 1958 qui abouti à la chute de la IVe République. L'immeuble du gouvernement général de l'Algérie. Depuis le balcon le général Salan crie « Vive de Gaulle », proclame un comité de salut public est exige la formation, à Paris, d'un « gouvernement de salut public ».
Au premier plan, le général Salan à sa droite Jacques Soustelle, arrière plan : le général Massu et le général Jouhaud.
Défilé dans les rues d'Alger de
la 10e division parachutiste du général Massu durant la bataille d'Alger.
(été 1957).
L'enfance algérienne engagée dans la guerre d'indépendance :
Petit Omar, 12 ans, agent de liaison au sein de la Zone autonome d'Alger pendant la bataille d'Alger. Tué dans la Casbah d'Alger par les commandos parachutistes du 1er REP qui firent sauter la maison au 5, rue des Abdérrames où les siens se cachaient.
Alger, le 4 juin 1958. Il est 19h. Au balcon du siège du gouvernement général de l'Algérie, tendu de tricolore, le général de Gaulle vient de prononcer la fameuse phrase historique à la foule algéroise « Je vous ai compris... » Aux côtés du général se tiennent le général Salan à sa droite et Jacques Soustelle à gauche.
Un commando marine de l'armée française attend d'être héliporté par un Sikorsky H-34, dans le sud oranais lors des opérations du plan Challe en avril 1961
Évian (France) : Délégation du FLN à sa tête Krim Belkacem lors de la signature des accords d'Évian, le 18 mars 1962 qui ont mit fin à la guerre d'Algérie. De gauche à droite : Taïeb Boulahrouf, Saâd Dahlab, Mohamed Seddik Benyahia, Krim Belkacem, le colonel Amar Benouda, Redha Malek, Lakhdar Bentobal, M'Hamed Yazid et Chawki Mostefaï.
Alger, 22 avril 1961, le « quarteron » de généraux auteurs de la tentative de putsch du 22 avril 1961 contre de Gaulle et pour sauvegarder l'Algérie française. De gauche à droite : André Zeller, Raoul Salan, Maurice Challe et Edmond Jouhaud.
Affiche de l'organisation terroriste Organisation armée secrète (OAS)
Delphine Renard, âgée de 4 ans victime d'un attentat terroriste, commis par l'Organisation armée secrète (OAS) le 7 février 1962 visant André Malraux à son domicile de Boulogne-Billancourt. Deuxieme photo son visage ensanglanté après l'attentat.
Alger, le 26 mars 1962 : Fusillade de la rue d'Isly. Une manifestation de pieds-noirs partisans de l'Algérie française tourne au drame, des coups de feu éclatent, les manifestants éperdus se jettent à terre, s'aplatissent sur le sol aux pieds de la Grande poste pour se mettre à l'abri des rafales automatiques tirées par une unité de l'armée française, le 4e R.T., qui a reçu l'ordre de riposter. Bilan 46 morts et plus de 200 blessés dont certains ne survivront pas.
Alger le 16 mai 1962. A quelques mètres de soldats français, le corps d'une femme de ménage musulmane gît au sol, tuée par des commandos de l'OAS.
Une image qui date de 1959 sortie des archives du journal L'Humanité. Au dos, on lit ceci : ‹‹ Prisonniers FLN torturé en Algérie ››
Dans la région de Constantine, deux soldats français, appelés du contingent, posent avec leur jeune prisonniere algérienne, mise à nu, est une pratique courante avant le début des sévices.
Des combattants de l'Armée de libération nationale (ALN) abattus par des soldats français lors d'un accrochage en 1959.


Des combattants de l'Armée de libération nationale (ALN) à l'entrainement défilent, drapeau algérien en tête, près de la frontière tunisienne, en septembre 1957. En 1958, les historiens estiment que 50.000 hommes sont engagés dans l'ALN, dont 20.000 sont des combattants.
La guerre d'Algérie exportée sur le sol français.
Paris, le 17 octobre 1961 : une manifestation pacifique des algériens en plein Paris, organisée par la Fédération de France du FLN et interdite par le gouvernement français tourne au drame. La police réagit violemment, bilan plusieurs morts et des centaines de blessés
Combattants de l'ALN
1-Djoundi de l'armée des frontières (1958)
2-Commando zonal (1957-58)
3-Soldat mitrailleur en tenue d'hiver (1957-59)
Un avion de guerre français abattu par les combattants algériens de l'ALN dans la région de Medéa
Les femmes dans la guerre d'Algérie : des combattantes de
l'Armée de libération nationale (ALN) (1958).
Zoulikha Oudai, (menottée à un blindé sous l'œil vigilant d'un soldat français) est une militante et combattante dans les rangs de Armée de libération nationale (ALN), responsable politico-militaire de la ville de Cherchell en wilaya IV, arrêtée par l'armée française et exécutée le 25 octobre 1957. Son corps sera retrouvé 27 ans plus tard en 1984 après le témoignage d’un paysan qui dit avoir trouvé le corps d’une femme sur une route et l’avoir enterré à Marceau. Il les guide jusqu’à une tombe. Elle avait toujours ses menottes aux mains. Elle est enterrée aujourd’hui au cimetière des combattants de l'ALN morts pour la patrie, situé à Menaceur.
La sinistre prison coloniale Barberousse située dans les hauteurs d'Alger, des centaines de militants algériens du FLN de la base au sommet avaient été emprisonnés dans ses geôles, 58 d'entre eux ont été guillotinés dans la cours de la prison, parmi eux : Ahmed Zabana, Fernand Yveton et Abderrahmane Taleb.
Générateur électrique ou la fameuse « Gégène », utilisée comme outil de torture par l'armée française.

La IVe République et la conduite des affaires algériennes (1954-1958)modifier | modifier le code

Attentats et État d'urgence (novembre 1954-juillet 1955)modifier | modifier le code

Massacres du Constantinois (20-26 août 1955)modifier | modifier le code

Article détaillé : Massacres du Constantinois.

Du 20 au 26 août 1955, la guerre change radicalement de visage avec les évènements sanglants qui secouent le Nord du département de Constantine et plus particulièrement la ville de Philippeville où surviennent de terribles massacres de civils de part et d'autres suivis par une répression aveugle de l'armée française réduisant à néant tout espoir de paix. De plus en plus d'historiens estiment que c'est à la suite de ces massacres et non pas de ceux de Sétif (mai 1945) que se radicalise l'insurrection en optant pour la guerre à outrance comme unique moyen de parvenir à se faire écouter des autorités coloniales françaises.

Journée des tomates (février 1956)modifier | modifier le code

Le , à la suite des élections législatives, l'Assemblée nationale investit le gouvernement Guy Mollet qui entre en fonction le . Le , le général Georges Catroux est nommé Résident Général en Algérie en remplacement de Jacques Soustelle, le départ de ce dernier provoque une forte mobilisation de soutien à Alger : la foule le suit jusqu'au quai d'embarquement et déborde le service d'ordre ; monsieur Soustelle est obligé d'emprunter une échelle volante pour se rendre à bord du bateau le ramenant en métropole89.

Le , le voyage à Alger de Guy Mollet (Front Républicain), selon ses termes « pour étudier sur place la situation »90, résulte sur un incident passé à la postérité sous le nom de « journée des tomates ». Lorsque le cortège officiel se rend au Monument aux Morts d'Alger, il est conspué et accueilli par une foule hostile menée par le Comité d'Entente des Anciens Combattants91 qui lui lance, entre autres, tomates et quolibets en signe de mécontentement face à la nomination du général Catroux92. La voix des maires d'Alger est relayée dans la presse locale, c'est la célèbre formule de L'Écho d'Alger : « le maintien du général Catroux signifierait l'effondrement de l'Algérie »93, ce à quoi le journal socialiste Le Populaire répond que « les pressions des ultras, les démonstrations de force et de violence seront sans efficacité »94. À la suite de la journée des tomates, Georges Catroux présente sa démission à René Coty pour éviter d'« entrer en conflit de conception et d'action sur un problème national capital avec ses anciens compagnons d'arme »95; le général Catroux est substitué par Robert Lacoste.

Opération Oiseau bleu (1956)modifier | modifier le code

Article détaillé : Opération Oiseau bleu.

L'aspirant Maillot, Palestro (avril-mai 1956)modifier | modifier le code

Articles détaillés : Aspirant Maillot et Embuscade de Palestro.

Massacre de Beni Oudjehane (mai 1956)modifier | modifier le code

Article détaillé : Massacre de Beni Oudjehane.

Le Congrès de la Soummam (août 1956)modifier | modifier le code

Article détaillé : Congrès de La Soummam.

Affaire égyptienne (1956)modifier | modifier le code

Articles détaillés : Protocoles de Sèvres et Crise du canal de Suez.

En 1956, la France qui soupçonne le colonel Nasser de soutenir le FLN en moyens et en armes s'engage dans la « campagne d'Égypte » ce qui gèle ses relations avec les pays arabes et l'URSS96.

Avec l'aide d'Israël et du Royaume-Uni, les parachutistes français battent les Égyptiens et reprennent le contrôle du canal de Suez mais le président de l'URSS Nikita Khrouchtchev menace de faire usage de l'arme nucléaire contre Londres et Paris si le corps expéditionnaire anglo-français ne se retire pas d'Égypte96. Les États-Unis font alors pression sur le premier ministre britannique Anthony Eden en le menaçant de dévaluer la monnaie de son pays si ses troupes ne se retirent pas d'Égypte, ce qu'elles feront ainsi que leurs alliés français (la flotte du corps expéditionnaire est placée sous haut commandement britannique)96.

Détournement de l'avion de Ben Bella (octobre 1956)modifier | modifier le code

Le , le SDECE qui a appris le déplacement de responsables indépendantistes en informe les membres du cabinet de Robert Lacoste ministre de l'Algérie. Ceux-ci organisent le détournement vers Alger du DC-3, de la compagnie civile marocaine Air Atlas, faisant la liaison Rabat-Tunis97. L'équipage est français et le commandant Gaston Grellier reçoit ses instructions en vol. À bord, l'hôtesse Claudine Lambert tente de ne pas éveiller les soupçons des passagers qui sont armés, il s'agit de cinq chefs historiques du FLN, Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed et Mohamed Boudiaf. Une fois l'avion posé, les troupes françaises donnent l'assaut et interpellent Ben Bella et ses compagnons. L'audace de l'opération provoque des crispations diplomatiques entre Paris et Rabat et une polémique naît à la suite de l'affirmation dans les médias, selon laquelle les Forces Armées en Algérie auraient opéré ce coup de force sans en prévenir les autorités civiles, c'est-à-dire Robert Lacoste. Cependant l'armée française, par la voix du général Massu, réfute cette version et nie toute implication dans l'affaire qui serait en réalité l'œuvre du cabinet Lacoste98.

L'appel au contingent (1956-1957)modifier | modifier le code

La Ligne Morice, ligne de défense à haute tension, longue de 460 km, érigée par les français sur la frontière algéro-tunisienne.
Sur la photo : Une haie électrifiée interdit le passage. Ceux qui tentent quand même de la forcer risquent de s'électrocuter, comme ce combattant algérien de l'Armée de libération nationale (ALN) en octobre 1957. L'état major du FLN va créer des unités spéciales entrainées à franchir le barrage munies de gants et de cisailles.
Ahmed Wahby, chante pour les enfants dans un camp pour réfugiés algériens en Tunisie. (1958).
Cartographie de la Ligne Morice sur la frontière algéro-tunisienne.
La carte des grandes opérations militaires du « plan Challe » menées sur tout le territoire algérien, de 1959 à 1961.

La même année, Guy Mollet décide de faire appel au contingent pour ce que l'on appelle la pacification en Algérie. La guerre a mobilisé plus de 1,5 million de jeunes appelés entre 1954 et 196299. Le Général Salan prend le commandement de la région militaire que constitue l'Algérie. Les attentats se multiplient dans tout le territoire et la guérilla commence à se signaler dans les montagnes, les légionnaires et les parachutistes doivent intervenir régulièrement dans les Aurès, en Kabylie et ailleurs. L'armée française est sur la défensive. Chaque mois, des milliers d'attentats ont lieu, augmentant la violence de la répression ; ainsi, rien que durant le mois de janvier 1957, le FLN a conduit plus de 100 attentats à Alger et près de 4 000 dans le reste du pays100.

Conscient que la guérilla en milieu rural ne lui permettra jamais d'avoir une audience internationale, Le FLN tente par divers moyens d'infiltrer Alger pour y mener une campagne terroriste, ce qui conduira à la bataille d'Alger.

Massacre de Melouza (1957)modifier | modifier le code

Article détaillé : Massacre de Melouza.

En 1957, la rivalité entre le Front de libération nationale et le Mouvement national algérien donne lieu au massacre de Melouza dont le bilan officiel est de 315 morts.

Intensification des hostilités (1957-1958)modifier | modifier le code

L'année 1957 voit le déroulement de la bataille d'Alger. Sous les ordres du général Massu, la 10e division parachutiste fait du maintien de l'ordre dans la capitale. Les parachutistes (8 000 hommes) parviennent à anéantir les poseurs de bombes. Le FLN perd la bataille et sa structure dans la capitale est détruite.

Dans le même temps, le général Salan organise la contre-guerrilla grâce à des techniques de quadrillage. Moins entrainés, les hommes du contingent ainsi que nombre de réservistes plus âgés sont le plus souvent cantonnés dans des casernes ou à établir des missions de surveillance tandis que les troupes mobiles organisent, sur le terrain, l'éradication des maquis101. Des ratissages et des opérations de recherche-destruction sont menés en permanence à l'aide d'hélicoptères. Des centaines de hameaux sont investis par les forces spéciales à la recherche de caches d'armes de la guérilla indépendantistes donnant lieu à un nombre élevé de dérapages.

La bataille d'Alger (7 janvier - 24 septembre 1957)modifier | modifier le code

Article détaillé : Bataille d'Alger.

Le 7 janvier 1957, le gouvernement général donne les pleins pouvoirs de police au général Jacques Massu et ses 6 000 parachutistes de la 10e division parachutiste sur le grand Alger. Leur mission est de démanteler les cellules du FLN à Alger. Afin d'atteindre cet objectif, les parachutistes auront massivement recours à la torture systématique selon le concept torture contre terreur. En neuf mois, les cellules Algéroises du FLN sont démantelées une à une mais au prix de 3 024 disparitions de suspects. La torture est tolérée par l'ensemble des pouvoirs publics d'autant plus qu'elle permet la prévention d'attentats à la bombe. Les techniques de la torture se perfectionnent : torture à l'électricité ou « gégène », pendaison par les membres, « baignoire », ...). L'usage des exécutions sommaires de suspects est banalisé.

Affaire tunisienne (1957-1958)modifier | modifier le code

Du 12 septembre 1957 au 7 février 1958, près de vingt incidents de frontière sont signalés dans la région du village tunisien de Sakiet Sidi Youssef102. Le 8 février 1958, jour de marché hebdomadaire dans la petite localité frontalière de Sakiet Sidi Youssef, des bombardiers de l'armée de l'air française effectuent des raids meurtriers sur la principale place du village, entrainant la mort de presque 80 personnes, sans compter des dizaines de blessés, en majorité des civils tunisiens et des réfugiés algériens.

Bleuite (1957-1958)modifier | modifier le code

Article détaillé : Bleuite.

Putsch d'Alger et Comité de salut public (mai 1958)modifier | modifier le code

À la suite du départ de Félix Gaillard qui laisse vacant le poste de chef du gouvernement, une grave crise ministérielle s'installe le 15 avril. L'armée prend alors le pouvoir le 13 mai 1958, à Alger.

À 18 heures dans la capitale de l'Algérie française - deuxième ville de France - Pierre Lagaillarde, leader étudiant de la rébellion contre la république française et commandant de réserve, lance ses miliciens du Groupe des 7 à l'assaut de l'immeuble du Gouvernement Général d'Alger, symbole de l'autorité nationale et de la République française. À 18 h 30 le « GG » présidé par le gouverneur Lacoste (SFIO) tombe aux mains des rebelles. À Paris, en réaction au « putsch d'Alger », le Gouvernement Pierre Pflimlin (MRP) est créé, il durera jusqu'au 28 mai 1958. L'image de la France dans le monde, et plus particulièrement en Europe occidentale en est fortement dégradée.

Pendant ce temps à Alger, le général Massu, commandant la 10e division parachutiste de la bataille d'Alger, prend la tête du comité de Salut Public et fait savoir au président René Coty de l'Union républicaine (UR) qu'il attend la formation d'un « gouvernement de Salut Public ».

Le 16 mai, des manifestations de « fraternisation » entre européens et musulmans ont lieu sur la place du Forum à Alger. À propos de ces événements, le Président du Conseil de Gaulle déclare lors de son premier voyage en Algérie, le 6 juin 1958 à Mostaganem, département d'Oran :

« Il est parti de cette terre magnifique d'Algérie un mouvement exemplaire de rénovation et de fraternité. Il s'est élevé de cette terre éprouvée et meurtrie un souffle admirable qui, par-dessus la mer, est venu passer sur la France entière pour lui rappeler quelle était sa vocation ici et ailleurs… Il n'y a plus ici, je le proclame en son nom et je vous en donne ma parole, que des Français à part entière, des compatriotes, des concitoyens, des frères qui marchent désormais dans la vie en se tenant par la main »

— Discours de Mostaganem, 6 juin 1958

Le 1er juin, à la suite de l'Opération Résurrection en Corse qui annonce l'imminence d'un putsch à Paris, le président annonce qu'il délègue ses pouvoirs au « plus illustre des Français », le général de Gaulle. Celui-ci forme un gouvernement de salut public et dans la foulée annonce la création d'une nouvelle constitution. C'est la fin de la Quatrième République.

De Gaulle et la conduite des affaires algériennes (1958-1962)modifier | modifier le code

Retour aux affaires et Ve République (septembre 1958-1959)modifier | modifier le code

Proposé sous la présidence de la République de René Coty et du gouvernement dirigé par Charles de Gaulle, le Référendum du 28 septembre 1958 demandait aux Français de ratifier le texte de la nouvelle constitution qui posait les fondements de la Cinquième République. Confortée par plus des quatre cinquièmes des voix, la constitution fut promulguée le 4 octobre 1958 et la Ve République proclamée le jour suivant. Dans les colonies françaises le référendum vise également à la création de la Communauté française.

Concernant la signification du référendum en l'Algérie, le général de Gaulle déclare le 30 août 1958:

« Par leur vote, les habitants de l’Algérie vont fournir une réponse à la question de leur propre destin. Les bulletins qu’ils mettront dans l’urne auront, sur un point capital, une claire signification. Pour chacun, répondre « oui » dans les circonstances présentes, cela voudra dire, tout au moins, que l’on veut se comporter comme un Français à part entière et que l’on croit que l’évolution nécessaire de l’Algérie doit s’accomplir dans le cadre français103 »

96 % des Algériens, Européens et musulmans, soit 75 % des 4 412 171 électeurs inscrits, disent « oui » à la nouvelle Constitution malgré les appels en faveur du boycottage lancé par le FLN. Il s'agit du premier scrutin auquel les femmes algériennes participent104,105. Après les résultats du référendum en Algérie, de Gaulle déclare le 3 octobre à Constantine :

« Trois millions et demi d'hommes et de femmes d'Algérie, sans distinction de communauté et dans l'égalité totale, sont venus des villages de toutes les régions et des quartiers de toutes les villes apporter à la France et à moi-même le bulletin de leur confiance. Ils l'ont fait tout simplement sans que nul ne les y contraignent et en dépit des menaces que des fanatiques font peser sur eux, sur leurs familles et sur leurs biens. Il y a là un fait aussi clair que l'éclatante lumière du ciel. Et ce fait est capital […] pour cette raison qu'il engage l'une envers l'autre et pour toujours l'Algérie et la France106 »

.

Il annonce également un vaste plan d'investissement en Algérie, le Plan de Constantine, laissant entendre un engagement durable de la France en Algérie. Cependant la toute nouvelle constitution prévoit dans son article 53 qu'une partie du territoire français puisse être cédée avec l'accord des populations concernées en vertu d'une simple loi107,108.

Le 16 septembre 1959, De Gaulle ouvre dans un discours la voie à l'autodétermination. Il annonce que l'ensemble des Algériens auront à se prononcer sur leur avenir. Trois options se dessinent109 :

  • ou bien la sécession conduisant de fait à l'indépendance.
  • ou bien la francisation conduisant, en raison de l'égalité des droits, à un unique État de Dunkerque à Tamanrasset.
  • ou bien un gouvernement autonome en Algérie, en association avec la France qui garderait ses prérogatives sur l'économie, l'enseignement, la défense et les affaires étrangères.

De Gaulle ne cache pas son hostilité aux deux premières solutions. Selon lui, la première risque de conduire à la misère et à une dictature communiste. En ce qui concerne la seconde, il avait expliqué à Alain Peyrefitte, en mars 1959 : « [...] Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas, vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très intelligents. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se séparent de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber 10 millions de musulmans qui demain seront 20 millions, et après demain 40 ? Si nous faisons l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! [...]110. »

La possibilité d'une sécession, ouverte par ce discours du 16 septembre et l'utilisation du suffrage universel, inquiète les partisans de l'Algérie Française.

Plan Challe (1959-1961)modifier | modifier le code

Article détaillé : Plan Challe.

Semaine des barricades (janvier 1960)modifier | modifier le code

Barricades dans la rue Michelet d'Alger, avec une banderole des insurgés portant la mention "Vive Massu" (janvier 1960)
Article détaillé : Semaine des barricades.

Affaire Si Salah (juin 1960)modifier | modifier le code

Article détaillé : Affaire Si Salah.

Manifestation et émeutes de décembre 1960modifier | modifier le code

Article détaillé : Manifestation de Décembre 1960.

Putsch des généraux (avril 1961)modifier | modifier le code

Article détaillé : Putsch des généraux.

La partition de l'Algérie en question (1961)modifier | modifier le code

Article détaillé : Partition de l'Algérie.

Le 28 juin 1961, le Premier ministre Michel Debré fait officiellement part d'un ultime recours, la partition de l'Algérie, en s'appuyant sur l'expérience d'une même sécession dans plusieurs autres pays à cette époque (Afrique du Sud, Allemagne, Corée, Viêt Nam). L'idée est étudiée par le député Alain Peyrefitte à la demande de de Gaulle, le député gaulliste propose de regrouper entre Alger et Oran tous les Français de souche et les musulmans pro-français, de transférer dans le reste de l'Algérie tous les musulmans préférant vivre dans une Algérie dirigée par le FLN et de mettre en place une ligne de démarcation dans Alger, à l'instar de Berlin et Jérusalem, qui séparerait le quartier européen du quartier musulman. La proposition est rejetée par de Gaulle en novembre 1961. Pour Maurice Allais, si la solution de la partition, dont on a souvent dressé des « images caricaturales », a rencontré peu de faveur c'est pour la seule raison qu'elle a été farouchement rejétée par les extrémistes des deux camps. Selon lui, cette partition était « cependant la seule solution raisonnable »111.

Nouvelle affaire tunisienne (juillet 1961)modifier | modifier le code

Article détaillé : Crise de Bizerte.

En juillet, à la suite de nouvelles tensions entre la Tunisie indépendante et Paris à propos de la base navale stratégique française de Bizerte, une guerre brève mais meurtrière (1 000 à 2 000 morts112) éclate entre la France et la Tunisie, alliée du FLN, dont le territoire sert de sanctuaire à l'ALN.

Organisation armée secrète (1961-1962)modifier | modifier le code

Cessez-le-feu et référendum en métropole (mars 1962)modifier | modifier le code

Au 18 mars 1962, à la suite des accords d'Évian, Charles de Gaulle annonce à l'ORTF (alors l'autorité en matière de radio et télévision) le cessez-le-feu et la tenue prochaine d'un référendum en métropole concernant l'autodétermination de l'Algérie. Ce referendum eut lieu le 8 avril 1962 et recueillit 90 % de oui. Il sera suivi d'un second référendum portant sur le collège unique en Algérie.

Bataille de Bab El-Oued (mars 1962)modifier | modifier le code

Article détaillé : Bataille de Bab El-Oued.

Rejetant le cessez-le feu proclamé le 13 mars par de Gaulle, les activistes de l'OAS se retranchent dans son bastion de Bab El-Oued, dit « quartier européen » d'Alger. La bataille qui s'ensuit donne lieu à une lutte entre les extrémistes du commando Delta et les gardes mobiles français. Bientôt l'aviation de l'aéronavale pilonne les bâtiments occupés par l'OAS, tandis que les chars de l'armée française prennent position dans le quartier en état de siège.

Fusillade de la rue d'Isly (mars 1962)modifier | modifier le code

Article détaillé : Fusillade de la rue d'Isly.

Attentat du port d'Alger (2 mai 1962)modifier | modifier le code

le 2 mai 1962, un attentat terroriste à la voiture piégée commis par des membres de l'OAS au port d'Alger fait 110 morts et 150 blessés, en majorité des dockers et des demandeurs d'emploi. Au vaste élan de solidarité déclenché à partir des différents quartiers de la capitale par toute la population, européens et musulmans confondus, répondaient les tirs des ultras de l’OAS à partir d' immeubles avoisinants, lesquels ont pris pour cibles les blessés, les ambulances et les personnes venues nombreuses participer aux opérations de secours, provoquant ainsi un véritable carnage.

Exode des Pieds-Noirs (été 1962)modifier | modifier le code

Après la répression d'Isly et l'anarchie créée par les attentats conjugués et croisés de l'OAS et du FLN, une fraction de la population européenne d'Algérie qui a adhéré aux visions de l'OAS refuse[réf. nécessaire] de vivre dans un territoire non-français et débute un exode massif. Ce n'est que plus tard[Quand ?] et dans la hâte que se décideront les autres Français d'Algérie (Européens et israélites)-d'abord indécis- à se faire rapatrier en métropole, sous la pression[Laquelle ?], tandis qu'une infime partie d'entre eux (les plus extrémistes), se sentant trahis par le gouvernement français, émigre à l'étranger, en particulier à Alicante113 sur la côte espagnole (foyer historique de nombreuses familles du département d'Oran) ou en Argentine114,115. Les pieds-noirs du département de Constantine rentreront presque tous en France où malgré les mauvaises conditions d'accueil, continueront à y vivre.

Accords secrets OAS-FLN (juin 1962)modifier | modifier le code

En juin 1962, Jean-Jacques Susini, théoricien de l'OAS, prend l'initiative de contacts secrets avec le FLN en vue de négocier le maintien en Algérie de la population de souche européenne116,117. Après être parvenu à un accord de principe avec un représentant du FLN, Susini annonce le cessez-le feu des combattants de l'OAS. Cependant les accords sont dénoncés par des dirigeants du FLN, tandis que parallèlement des chefs de l'OAS refusent les principes d'un tel accord, accusant Susini de haute trahison. Il est menacé de mort par ses pairs. Finalement, l'opération de réconciliation entre les deux communautés d'Algérie tourne court et l'OAS fera tout, y compris en semant la terreur au sein de la communauté européenne pour qu'on évacue clandestinement[réf. nécessaire] les anciens départements français avant leur dissolution; non sans pratiquer la politique de la terre brulée (sabotage du port d'Oran, incendie de la bibliothèque d'Alger, plastiquages, assassinats, etc.).

Résolution de l'affaire algérienne (juillet 1962)modifier | modifier le code

Le 3 juillet 1962, trois mois après les accords d'Évian et deux jours après le référendum d'autodétermination du 1er juillet en Algérie, le président de Gaulle annonce officiellement la reconnaissance par la France de l'indépendance de l'Algérie, et un échange de lettres entre lui et le président de l'Exécutif Provisoire constate le transfert de souveraineté118,119. L'Exécutif Provisoire était un organisme mis en place par les accords d'Évian et chargé d'assurer la direction du pays pendant la période de transition entre le cessez-le-feu et le transfert de souveraineté puis jusqu'à l'élection d'une assemblée constituante en Algérie120.

Massacre d'Oran (juillet 1962)modifier | modifier le code

Article détaillé : Massacre du 5 juillet 1962.

Guerre vécue par les communautés d'Algérie (1954-1962)modifier | modifier le code

Article détaillé : Pieds-Noirs.

Durant la période de la guerre d'Algérie, trois communautés principales cohabitent dans les départements français d'Algérie. La communauté majoritaire est celle dite « musulmane » formée d'Arabes (dont les descendants des Maures d'Espagne), de Kabyles, d'autres Berbères et des descendants des Ottomans. Elle cohabite avec deux minorités. La plus nombreuse des deux est la communauté dite de l'ensemble des populations d'origine « européenne » (principalement Alsace-Lorraine, Languedoc, Suisse) et « méditerranéenne » (Corse, Malte, les Pouilles, la Sardaigne, les Baléares, l'Andalousie) dénommés Pieds-Noirs (désignation à l'origine incertaine), tandis que la plus ancienne est celle dite des « israélites », autochtones au pays (la présence juive en Algérie est très ancienne et remonte à 3 000 ans) et qui n'a cessé de recevoir des apports au fil des siècles, notamment d'Espagne après la reconquista et de Livourne et dont les origines précèdent la débarquement français de 1830.

La diversité individuelle de chaque communauté se retrouve aussi dans la diversité et la contradiction des engagements politiques au sein de chacune d'elles ; en ce sens cette guerre, du moins telle qu'elle est vécue en Algérie, peut être perçue comme une guerre civile. Chaque communauté devient l'enjeu des différents belligérants qui tentent de susciter l'intérêt pour sa lutte et le ralliement de la population à sa cause.

Communauté musulmane durant la guerremodifier | modifier le code

Articles détaillés : Camp de regroupement et Harki.

, Pour empêcher les populations d'aider le FLN, l'armée concentre, selon le rapport Rocard de 1959, un million de civils (dont la moitié d'enfants) des zones rurales dans des « camps de regroupement »121. En février 1959, Michel Rocard, élève à l'ENA et en stage en Algérie, adresse un rapport sur les camps de regroupement à un proche de Paul Delouvrier, délégué général en Algérie. Le 31 mars, ce dernier donne l'ordre aux autorités militaires de suspendre les regroupements, et de concentrer les moyens sur l'amélioration des camps existants. Cet ordre sera assez mollement suivi. L'existence des camps de regroupement et leur état est en général ignoré de la population métropolitaine, jusqu'au 22 juillet 1959, où Le Figaro fait la une avec un reportage de Pierre Macaigne qui scandalise les lecteurs. Une campagne d'opinion se lance. La comparaison avec les camps de concentration est évoquée.

L'armée bombarde massivement au napalm et aux bombes incendiaires des villages et des hameaux dans les Aurès afin de mater la rébellion Chaouis122,123. De son côté, le FLN a recours aux attentats ciblés, aux assassinats et aux massacres de rivaux notamment du MNA124,125.

Après l'indépendance, l'Armée française refuse d'intervenir pour assurer la sécurité de ses supplétifs musulmans, tout comme elle n'intervient pas le 5 juillet 1962 à Oran pour protéger les Européens126,127.

Entre 15 000 et 150 000 harkis auraient été massacrés par le FLN128,129 et 30 000 harkis se réfugient en France où ils sont parqués dans des camps d'internement sur ordre du gouvernement. En suivant les travaux d'autres historiens, le chiffre varie entre 15 000 et 50 000 sans toutefois parvenir à une estimation réelle, vu que le problème a pris une tournure idéologique partisane marquée par les passions, notamment en France.

« […] Il est possible que le général de Gaulle, dans une vue panoramique du monde, ait estimé qu'il était superflu de ramener en France plus de trois mille harkis. Le Conseil des ministres avait en effet déclaré : on en ramènera trente mille. Et au Conseil des ministres suivant on s'est aperçu que trente mille harkis ou maghaznis, cela faisait trois cent mille personnes, parce qu'il fallait compter avec la femme, la mère et les enfants! A peu près dix personnes par harki ou par moghazni. Alors M. Louis Joxe a tranché, et avec son air toujours un peu excédé, et sa courtoisie lassée, il a dit: « Réduisons à trois mille. » Il en est revenu quatre mille cing cents, parce que la marine présente cette particularité exceptionnelle d'avoir des bateaux pour transporter et des traditions à respecter130. »

Communauté européenne durant la guerremodifier | modifier le code

Communauté juive durant la guerremodifier | modifier le code

Pendant la guerre d'Algérie, la communauté juive, profondément algérienne131 s'est orientée d'une manière générale vers une attitude neutraliste. Les organisations communautaires font preuve d'une extrême modération et refusent de prendre politiquement position, car elles considèrent que ce n'est pas de leur ressort, pourtant - malgré les nombreux attentats - certains embrassent la cause du FLN et d'autres, s'engagent dans l'OAS.

Certains intellectuels juifs, comme Henri Alleg, ont pris fait et cause pour les nationalistes algériens du FLN (Front de libération nationale).

À l'inverse, des Juifs sympathisent avec l'OAS, à Alger et à Oran essentiellement (ils sont particulièrement actifs à Oran). Regroupés au sein des « Commandos Colline » Ces groupes sont liés aux réseaux « France Insurrection » et conduits par Elie Azoulai et Ben Attar, tuent certains élus musulmans, essaient de mettre le feu à une prison où sont détenus des hommes du FLN et abattent des officiers français (dont le lieutenant-colonel Rançon).

Les attentats du FLN touchent les synagogues et les rabbins (en janvier 1962, le FLN commet des attentats dans le quartier juif de Mostaganem, une grenade est lancée sur un marché du quartier juif de Constantine en mai…). Auparavant, le chanteur Raymond Leyris était abattu au pistolet en avril 1961, à Constantine[réf. nécessaire].

Des Juifs d'Algérie furent également victimes de l'OAS (en novembre 1961 à Alger : William Lévy, en décembre 1961 : Moïse Choukroun…).

Guerre vécue de la métropole (1954-1962)modifier | modifier le code

Contrôle de l'information par l'État (1954-1962)modifier | modifier le code

La Radiodiffusion-télévision française (RTF), unique organisme audiovisuel français, est composée de cinq chaînes de radio et deux chaînes de télévision. Elle est placée sous le contrôle direct de l'État, conformément à l'ordonnance de 1945 sur le monopole d'État sur les ondes nationales. En conséquence l'Élysée contrôle entièrement l'information et s'arroge le droit de censure, la métropole ne perçoit les évènements d'Algérie que par le prisme de l'État.

En Algérie, la presse écrite, aux mains du capital des grands propriétaires terriens, publie chaque jour tout le long du conflit des unes dans lesquelles l'information s'apparente plus aux communiqués de la victoire en usage dans les dictatures totalitaires [réf. nécessaire] et où les victimes civiles musulmanes étaient systématiquement assimilées, d'abord, à des hors-la-loi, puis à des combattants rebelles. Les bilans des tués parmi ces derniers, fournis par les services du renseignement étaient toujours importants.[réf. nécessaire]

La guerre d'Algérie est le principal épisode de censure et de contrôle de l'information de l'après guerre. Les gouvernements des 4e et 5e républiques l'emploient non seulement pour des raisons de sécurité militaire, mais aussi pour préserver le moral et empêcher la constitution d'une opposition organisée à la guerre. Répression et intimidation sont également employées, avec arrestations des journalistes et accusation des rédactions d'être des traitres à la patrie. Les saisies de journaux sont courantes, certains titres comme France Observateur ou L'Humanité sont régulièrement retirés des ventes en France, en Algérie c'est L'Express, Libération et l'Humanité qui sont complètement interdits. Les saisies ont un impact économique sur la presse vu qu'elles ont lieu après l'impression, ce qui multiplie les coûts de production. Le plus grand scandale dû à la censure au cours de cette période est lié au livre La Question qui raconte l'interdiction du journal Alger républicain en Algérie, l'arrestation de son directeur et sa torture par des miltaires. Les articles qui traitent du livre sont saisis de même que le livre lui-même, ce qui constitue en France la première saisie d'un livre pour motifs politiques depuis le XVIIIe siècle selon son éditeur132

Camps d'assignation à résidence (1957-1962)modifier | modifier le code

Article détaillé : Camp d'internement français.

Durant la guerre d'Algérie, le ministère de l'Intérieur français obtint en 1957 la possibilité de recourir à nouveau à l'internement administratif collectif. Plusieurs centres d'assignation à résidence surveillée furent créés en métropole sur des sites militaires : Larzac (Aveyron), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), Saint-Maurice-l'Ardoise (Gard), Thol (Ain), Vadenay (Marne). Près de 14 000 Algériens suspectés d'être membres du Front de libération nationale (FLN) y furent internés.

Manifestations en soutien de l'armée française en Algérie (1957, 1958)modifier | modifier le code

En réaction à un article de L'Express condamnant la pratique de la torture par l'armée française en Algérie, une manifestation accusant la torture pratiquée par le FLN est organisée. Le 22 juillet 1956, le capitaine Moureau, chargé des affaires indigènes, est enlevé à Bouizakarne, Maroc et remis au FLN qui le torture pendant un an. Un commando français le retrouve, mutilé, et abrège ses souffrances à sa demande133. La manifestation en hommage au capitaine Moureau, captif du FLN, a lieu à la Place de l'Étoile le 3 avril 1957 et dégénère en affrontement avec la police parisienne sur les Champs-Élysées134.

Le 13 mai 1958 a lieu aux Champs-Élysées une manifestation en mémoire des trois militaires français faits prisonniers par le FLN qui les a exécutés le 9 mai135.

Manifestations pacifistes (1960-1962)modifier | modifier le code

Articles connexes : Objection de conscience et Pacifisme.

Les Trente ou Action civique non violente (ACNV) est un groupe hétéroclite, composé de déserteurs refusant de remplir leur obligation de servir en Algérie, d'hommes d'église et de musulmans, qui s'est livré à des manifestations pacifistes en métropole136.

Réseau Jeanson (1960)modifier | modifier le code

Articles connexes : Porteurs de valises et Manifeste des 121.

À la suite du procès des « porteurs de valises » du réseau Jeanson, des intellectuels et artistes lance le manifeste des 121 le . En réaction, le maréchal Alphonse Juin lance le « contre-manifeste des 340 »137.

Assassinat de Camille Blanc, maire d'Évian (1961)modifier | modifier le code

Le maire d'Évian, M. Camille Blanc est assassiné par l'OAS le 31 mars 1961 pour avoir officiellement accueilli dans sa ville des délégués du FLN venus négocier avec une délégation française.

Attentats du FLN contre la police (1958-1961)modifier | modifier le code

Le couvre-feu est établi à Paris en 1961 pour les Français musulmans d'Algérie à la suite de l'assassinat de 21 policiers français par le FLN. De 1958 à 1961 les attentats du FLN font 191 victimes dans les rangs de la police; soit 54 morts et 137 blessés138.

Manifestations en soutien du FLN (1961)modifier | modifier le code

Attentats de l'OAS (1962)modifier | modifier le code

Affiche de propagande pour le retour de la paix entre européens et musulmans à la veille de l'indépendance du pays. (1962)

Au début de l'année 1962, sous l'impulsion d'André Canal, la Mission III (branche métropolitaine de l'OAS) multiplie les attentats en région parisienne. Le 4 janvier, un commando en voiture mitraille l'immeuble du Parti communiste, place Kossuth, blessant grièvement un militant au balcon du 2e étage.

Dans la nuit du 6 au 7 janvier, c'est le domicile de Jean-Paul Sartre qui est l'objet d'un plasticage. Le 24 janvier, on compte 21 explosions dans le département de la Seine, visant des personnalités ou des organisations supposées hostiles à l'idéologie de l'OAS139.

Un quadrillage policier est mis en place dans Paris, ce qui n'empêche que, dans l'après-midi du 7 février, dix charges plastiques explosent au domicile de diverses personnalités : deux professeurs de droit, Roger Pinto et Georges Vedel, deux journalistes, Pierre Bromberger, du Figaro, et Vladimir Pozner, blessé grièvement, deux officiers, le sénateur communiste Raymond Guyot dont la femme est blessée. Un dernier attentat qui vise André Malraux blesse au visage une fillette de 4 ans, Delphine Renard139.

Affaire de la station de métro Charonne (février 1962)modifier | modifier le code

Affaire Bastien-Thiry (août 1962)modifier | modifier le code

Article détaillé : Opération Charlotte Corday.

Bilanmodifier | modifier le code

Alger, 5 juillet 1962, manifestation des algériens le jour de la proclamation de l'indépendance du pays et la fin du conflit qui a duré 8 longues années.

Bilan humainmodifier | modifier le code

Le bilan humain a longtemps été difficile à établir étant données les divergences de l'histoire officielle reconnue par les deux pays140.

Les pertes françaisesmodifier | modifier le code

Bourokba (Algérie) : cimetière des combattants algériens morts pour la patrie (1954-1962)

Les chiffres concernant les Français de métropole et d’Algérie, les « Français musulmans » et les légionnaires sont les mieux connus (JO des 4 et 7 août 1986) : 24 614 militaires décédés dont 371 marins, 1 047 de l'Armée de l'air et 487 gendarmes. Après le cessez le feu, 360 autres militaires sont morts, sans compter les disparus. Sur ces près de 25 000 militaires décédés, on dénombre environ 5 000 « Français musulmans » tués dont les deux tiers étaient des appelés141. En outre, on compte 65 000 blessés militaires142.

Pour les civils français, le total est de 2 788 tués142,143. Il faut y ajouter, après le cessez le feu, 3 018 enlèvements dont 1 282 retrouvés (déclaration de Broglie du 24 novembre 1964, confirmée par lettre Santini du 9 novembre 1994), chiffres proches de ceux de Pervillé qui évoque 2 000 tués sur 3 000 enlevés142.

Après le 2 juillet 1962, il est à déplorer plus de 500 militaires « morts pour la France » en Algérie, dont plus de la moitié ont été tués ou enlevés par l'ALN144.
D'après le Service historique du ministère de la Défense, il est constaté :

  • En 1962 : 1 039 militaires morts (540 appelés et 209 engagés).
  • En 1963 : 122 militaires morts (74 appelés et 18 engagés).
  • En 1964 : 46 militaires morts (15 appelés et 17 engagés).

Les pertes algériennesmodifier | modifier le code

Monument des martyrs de la guerre d'Algérie à Alger

Les sources divergent beaucoup sur la question des pertes algériennes, qui sont difficiles à évaluer avec précision, faute d'une enquête réalisée dans toutes les localités d'Algérie145. Benjamin Stora évoque la difficulté de décompter le nombre des victimes civiles: tués dans les zones éloignées, victimes des opérations armées ou de bombardements de l'armée française, exécutées par l'ALN et ceux pris entre deux feux146.

Le général de Gaulle parlait de 78 000 victimes en octobre 1958, et de 145 000 en novembre 1959147.

Selon Djamila Amrane (archives algériennes), sur un total cumulé de 336 748 moudjahidines (132 290 maquisards du FLN et 204 458 civils du FLN) 152 863 ont été tués148,149, valeur qui correspond sensiblement à l’évaluation du 2e Bureau.

Les civils forment la majeure partie des pertes humaines des populations musulmanes. Les chiffres de un million (journal El Moudjahid, dès 1959), puis de un million et demi de morts, ont été avancés en Algérie, sans base historique sérieuse146.

Des historiens et des démographes se sont penchés sur la question : selon Guy Pervillé « Contrairement au mythe accrédité en Algérie [...] la guerre n'a pas causé 1 million ni 1 million et demi de morts algériens [...] même si la comparaison des recensements d'avant et d'après 1962 ne permet pas d'établir en toute certitude un bilan inférieur à 300 000, voire à 250 000 morts »150,151. Xavier Yacono, dans une étude parue en 1982, estime, toujours à partir des recensements, les pertes algériennes à un peu moins de 300 000 morts152, bilan proche d'une estimation de Krim Belkacem153. Exploitant les travaux de chercheurs ayant utilisé la même méthode scientifique classique de comparaison des recensements de population et d'analyse de la pyramide des âges pour calculer « la surmortalité de la guerre », Benjamin Stora situe le déficit entre 350 000 et 400 000 morts, soit 3 % de la population algérienne146.

La guerre fratricide entre le FLN et le MNA, mouvement de Messali Hadj fait 4 300 tués et 9 000 blessés en France et environ 6 000 tués et 4 000 blessés en Algérie142.

Le FLN a été responsable, entre 1954 et le 19 mars 1962, de la mort de 16 378 civils algériens et de 13 296 disparus, selon Guy Pervillé142.

Quant au nombre de harkis massacrés après le cessez-le-feu, les estimations varient entre 15 000 et 100 000 personnes154. Les chiffres des morts sont encore contestés car basés sur des témoignages locaux et supposés étendus à l’ensemble du pays ; ce qui est peu probable. Toutefois selon Jean-Charles Jauffret : « Il semble qu'un consensus rassemble peu à peu les historiens français à propos de cette question et qu'une évaluation entre 60 à 80 000 victimes soit retenue »155. Les massacres de supplétifs ont commencé dès mars 1962 et ont culminé à l’automne. Ils sont dus à des règlements de compte entre clans rivaux, des vengeances mais aussi au zèle des « marsiens », ralliés FLN de la 25e heure, voulant montrer leur patriotisme de façade.

Par ailleurs, la torture pendant la guerre d'Algérie a été pratiquée aussi bien par l'armée française que par les insurgés algériens. Le nombre de torturés n'est pas connu mais il devrait concerner des centaines de milliers d'indigènes et des centaines de prisonniers français156.

Le nombre de disparus n'a jamais été connu. Certains ayant été exécutés et ensevelis dans des fosses communes clandestines ou dans des stades municipaux.

Amnisties françaisesmodifier | modifier le code

Des lois d'amnisties ont été promulguées durant et après la guerre.

Durant la guerremodifier | modifier le code

La première loi d'amnistie a concerné les membres du FLN et a été instaurée en Conseil des Ministres, le , par le premier président de la Ve République prenant fonction, Charles de Gaulle157, dans le cadre de la paix des braves ; il s'agit du premier conseil des Ministre du président de Gaulle.

Après la guerremodifier | modifier le code

Les Accords d'Évian ont stipulé la garantie de non poursuite pour tous les actes commis par les parties en conflit en Algérie avant le 19 mars 1962158. Cette politique a perduré après la guerre (lois ou décrets de 1962159,160, 1966161, de 1968162, de 1974, de 1982 et de 1987)163. Une loi spécifique est votée pour amnistier les responsables de l'affaire Audin160. Après les doubles lois de 1962, les seuls actes pouvant être poursuivis sont ceux de torture commis par les forces françaises contre des membres de l'OAS160.

Dans son arrêt du 17 juin 2003164, la Cour de cassation considère qu'il n'y a pas eu de crime contre l'humanité pendant la guerre d'Algérie. Elle écarte ainsi la possibilité de poursuites contre le général Paul Aussaresses. Sans nier les faits de torture, ni leur qualification de crime contre l'humanité au sens du code pénal actuel (entré en vigueur le 1er mars 1994), la jurisprudence actuelle écarte la qualification de crime contre l'humanité au sens du code pénal de l'époque : dès lors que les événements sont antérieurs au 1er mars 1994, seuls les faits commis par les puissances de l'Axe sont susceptibles de revêtir la qualification de crime contre l'humanité.

Des associations de défense des droits de l'homme comme la FIDH demandent un revirement165.

En 1982, sous le gouvernement Mauroy, dans la continuité des amnisties antérieures, intervient l’« ultime normalisation administrative »166, la « révision de carrière »167 et la réhabilitation des généraux putschistes168.

La loi du 23 février 2005 (dont seul l'article 4 a été retiré) accorde une « indemnité forfaitaire » et non imposable aux « personnes […] ayant fait l’objet, en relation directe avec les événements d’Algérie […], de condamnations ou de sanctions amnistiées » (art.13)169, et ne figurant pas parmi les bénéficiaires mentionnés dans la loi (n° 82-1021170) du 3 décembre 1982171. Athanase Georgopoulos, ancien de l'OAS réfugié en Espagne avant de revenir en France, a été nommé à la Commission chargée d'implémenter ces indemnisations (arrêté du 29 décembre 2005)169.

Le général de Bollardière, sanctionné de soixante jours d'arrêts de forteresse pour avoir dénoncé la torture, n'a pas été réhabilité. Il fut à l'époque le seul officier supérieur français à condamner la torture172.

Amnisties algériennesmodifier | modifier le code

Article détaillé : Crise de l’été 1962.


Les accords signés à Évian le contenaient une clause dans laquelle le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), garant de l'autorité dans l'Algérie indépendante, s'engageait à observer une amnistie générale garantissant formellement la non poursuite des militaires français ayant commis des crimes de sang173.

La visée de cet accord était, pour le président de Gaulle, d'obtenir des garanties concernant l'Armée française et certains segments de la population européenne qui, en théorie, devait choisir de rester ou non en Algérie ainsi que la fraction de la partie musulmane ayant combattu avec l'armée française pour le maintien de l'Algérie au sein du territorial national français. Ainsi, les dispositions communes du Chapitre II De l'indépendance et de la coopération / A) DE L'INDÉPENDANCE DE L'ALGÉRIE / II - Des droits et libertés des personnes et de leurs garanties stipulent que173:

« Nul ne pourra faire l'objet de mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d'une discrimination quelconque en raison :

  • d'opinions émises à l'occasion des événements survenus en Algérie avant le jour du scrutin d'autodétermination ;
  • d'actes commis à l'occasion des mêmes événements avant le jour de la proclamation du cessez-le-feu ;
  • Aucun Algérien ne pourra être contraint de quitter le territoire algérien ni empêché d'en sortir. »

— Accords d'Évian173

Des violations de cette amnistie générale ont débouché, d'une part, sur des incidents isolés tel le massacre d'Oran (communauté européenne) consécutif à la proclamation d'indépendance le et, d'autre part, au début des représailles et règlements de comptes contre des Harkis ainsi que ces derniers entre eux. (communauté musulmane). Mais globalement, aucun criminel de guerre, appartenant à l'un ou l'autre des belligérants n'a été poursuivi après la guerre.

La guerre d'Algérie au niveau internationalmodifier | modifier le code

Nelson Mandela entouré de cadres algériens de l’Armée de libération nationale (ALN) à la frontière marocaine en mars 1962, où il a reçu une formation militaire.
28 ans plus tard, Mandela déclare : « C'est l'Algérie qui a fait de moi un homme.» lors de sa visite à Alger, en mai 1990, juste deux mois après sa libération174.

Aux Nations uniesmodifier | modifier le code

  • Le 13 juin 1956, les 13 pays afro-asiatiques ont demandé la tenue d'une session extraordinaire consacrée à la situation en Algérie. Cependant, l'Alliance Atlantique dont les pays membres soutenaient la position de la France avait poussé le Conseil de sécurité à rejeter la demande.
  • Le 1er octobre 1956, les délégations des pays africains, arabes et asiatiques ont introduit une nouvelle demande pour inscrire la question algérienne à l'ordre du jour des travaux de la 11e session de l'ONU.
  • Le 16 juillet 1957, lors de la tenue de la 12e session, le groupe de pays afro-asiatiques présenta de nouveau une demande d'inscription de la question algérienne à l'ordre du jour.
  • Au cours de la session tenue en 1958, le principe du droit du peuple algérien à l'autodétermination fut évoqué. Cet évènement a coïncidé avec la constitution, le 19 septembre 1959, du gouvernement provisoire algérien.
  • Le 16 juin 1959, le comité d'orientation des Nations unies a recommandé l'inscription officielle de la question algérienne à l'ordre du jour des travaux de l'assemblée générale et ce en dépit de l'opposition du délégué de la France, M. Hermann Bernard.
  • Le 22 août 1960, le Gouvernement provisoire algérien a demandé à l'ONU l'organisation d'un référendum populaire sous son contrôle.
  • le 20 décembre 1961, l'Assemblée générale des Nations Unies a rendu public un communiqué demandant aux deux parties de poursuivre les négociations. La résolution fut adoptée par 62 voix contre 32.

Aux États-Unismodifier | modifier le code

Dans un rapport de mission en Afrique remis au président Eisenhower au début de l'année 1957, Richard Nixon émettra de très sérieuses critiques à l'égard de la politique de la France en Algérie et se montrera favorable à l'indépendance de l'Algérie.

Le 2 juillet 1957, le sénateur John Fitzgerald Kennedy prononce un discours à la chambre haute (Sénat) des États-Unis sur le thème de la guerre d'Algérie dans lequel il souligne que cette guerre atroce a cessé de représenter un problème interne purement français et que les Américains sont directement concernés par ce conflit lequel a « dépouillé jusqu'à l'os les forces continentales de l'OTAN ».

À l'issue de ce discours, le sénateur Kennedy exhorte son pays à s'engager en faveur de l'indépendance de l'Algérie. Un projet de résolution est adressé à cet effet à l'administration US du président Dwight Eisenhower mais n'aboutira pas pour cause de procédures.

Sur le plan stratégique, le Pentagone s'inquiétait de voir les moyens de l'OTAN de plus en plus détournés au profit du soutien logistique des armées françaises en Algérie au détriment de l'équilibre des forces en Europe face au bloc de l'est.

En Suissemodifier | modifier le code

Depuis mai 1958, le Comité International de la Croix Rouge sollicite le GPRA d'adhérer à l'article 3 des quatre conventions de Genève, possibilité offerte aux acteurs non internationaux d'un conflit armé de s'engager à respecter un minimum d'obligations humanitaires. Le GPRA dépose finalement le 20 juin 1960 ses instruments d'adhésion auprès du gouvernement suisse qui est dépositaire de ces accords, en exploitant habilement l'enregistrement de sa candidature par la Suisse comme reconnaissant internationalement un État algérien. La Suisse doit rappeler par une note du 20 juillet, que cette adhésion est sans portée juridique pour les États qui n'ont pas reconnu le GPRA, qu'elle comporte tout au plus un engagement pris par le GPRA de respecter les Conventions de Genève175. Toutefois, succédant au GPRA, l'État algérien est réputé aujourd'hui avoir adhéré aux Conventions de Genève le 20 juin 1960176.

En Italiemodifier | modifier le code

La guerre d'Algérie offre une occasion inespérée à l'Italie de reprendre son rôle en Méditerranée sur fond d'anciennes rivalités avec la France. Tandis que la France s'oppose totalement à toute tentative d'internationalisation du conflit, l'Italie oscille, en fonction d'intérêts géopolitiques et de politique interne, entre une bienveillance manifeste à l'égard des indépendantistes algériens et une solidarité envers la France.

Cependant, c'est la gauche italienne qui se montre la plus intransigeante contre ce qu'elle appelle l’« impérialisme français » en Afrique du Nord. De nombreux activistes italiens soutiendront les réseaux du FLN en Europe.

Dès 1957 alors qu'il était à la tête de la compagnie pétrolière ENI, l'industriel italien Enrico Mattei tente de transformer l'Italie en base arrière du FLN en lui fournissant secrètement des financements et des facilités avant de disparaître dans un accident aérien suspect en octobre 1962.

En Espagnemodifier | modifier le code

En Union soviétiquemodifier | modifier le code

En Chine populairemodifier | modifier le code

Aspects militaires de la guerre d'Algériemodifier | modifier le code

Formations et unités : nomenclaturemodifier | modifier le code

Forces françaisesmodifier | modifier le code

  • SLNA : Service des liaisons nord-africaines
  • DST - Direction de surveillance du territoire

Forces supplétives de l'armée françaisemodifier | modifier le code

  • GMPR (groupes mobiles de la police rurale), unité supplétive créée en janvier 1955.
  • Les Moghazni, unités supplétives créées en 1955.
  • Les Harkis, constitués en avril 1956.
  • Les unités territoriales, créées en mai 1956 et devenues Unités de réserve (UR) en 1960.
  • Les groupes d'autodéfense ou GAD : 287 groupes en 1957 ; 2030 groupes en 1960.
  • Les forces K (Kobus) : forces musulmanes spéciales constituées de 1 400 hommes créées en 1957 par Djilali Belhadj en vue d'imiter un maquis de l'ALN dans le but de combattre cette dernière. En Kabylie la force K était en fait une cellule du FLN chargée de la collecte d'armes, l'armée française sera trompée par cette stratégie kabyle pendant de nombreux mois177.
  • Commandos sud-algériens, comptabilisés plus tard dans les effectifs des Harkis.
  • FAFM (Force auxiliaire franco-musulmane) ou Djich Sidi Chérif, force encadrée par des officiers français.

ALN-FLNmodifier | modifier le code

Les estimations du nombre maximal des combattants de l'ALN-FLN à l'intérieur des frontières de l'Algérie varient de 15 000 (« probablement », selon Anthony Clayton178), à 50 000, de sources militaires françaises179, ou 70 000, de sources algériennes180 (au total, 90 000, en incluant les troupes stationnées au Maroc et en Tunisie, d'après les mêmes sources).

D'après les statistiques du 2e Bureau (renseignements militaires), le nombre de combattants de l'ALN-FLN en 1960 était de l'ordre de 28 000 répartis en petits groupes de 10 ou 12 hommes pouvant parfois se regrouper en des unités de 200 hommes.

  • Les fidaïyines ou fidaïs (commandos affectés à des tâches spéciales)
  • Les djounouds (éléments réguliers formant les Katibas)
  • Les mousseblines (agent de liaison à la population)

Unités engagéesmodifier | modifier le code

Armements utilisésmodifier | modifier le code

Les armes utilisées autant par les militaires français que par les guérilleros algériens étaient principalement de fabrication française, allemande et américaine. Cette guerre fut l'occasion pour l'armée française d'utiliser à grande échelle des hélicoptères dans le cadre de la lutte anti-insurrectionnelle et des armes dites de troisième dimension dans l'un des engagements militaires les plus intensifs de l'histoire militaire de la France.

Lexiquemodifier | modifier le code

MAB
Manufacture d'armes de Bayonne
MAC
Manufacture d'Armes de Châtellerault
MAS
Manufacture d'armes de Saint-Étienne
MP
Maschinenpistole (pistolet mitrailleur allemand)
MAT
Manufacture d’Armes de Tulle
AA
Arme Automatique
BAR
Browning Automatic Rifle
CAL 30
Calibre .30 (0,30 pouce = 7,62 mm)

Armes de poingmodifier | modifier le code

Pistolets mitrailleursmodifier | modifier le code

Fusils et carabinesmodifier | modifier le code

Fusils semi automatiquesmodifier | modifier le code

Fusils mitrailleursmodifier | modifier le code

Mitrailleusesmodifier | modifier le code

Bombesmodifier | modifier le code

Controversesmodifier | modifier le code

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (10 juin 2013)
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2012). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Des deux côtésmodifier | modifier le code

  • Réduction de la guerre d'Algérie au débat sur l'usage de la torture
  • Amnésie collective
  • Assimilation des victimes civiles algériennes à des rebelles ou à des combattants
  • Assimilation des musulmans d'Algérie à des indépendantistes
  • Assimilation des européens d'Algérie à des anti-indépendantistes
  • Assimilation de la guerre d'Algérie à la seconde guerre mondiale
  • Fermeture des archives relatives à la guerre d'Algérie
  • Usage du napalm et d'incendiaires
  • Accusations de génocide et révisionnisme
  • Allégations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité
  • Violations des conventions de Genève
  • Bataille des chiffres
  • Enseignement de la guerre d'Algérie par des ex-belligérants
  • Propagande et révisionnisme dans les œuvres cinématographiques relatives à la guerre d'Algérie

Côté françaismodifier | modifier le code

  • Censure des œuvres littéraires et cinématographiques relatives à la guerre d'Algérie
  • Contrôle du média audiovisuel ORTF durant la guerre d'Algérie
  • Mauvais accueil des pieds-noirs et la difficulté de leur adaptation
  • Enlèvement de personnes et viol massif de femmes européennes dans les villes
  • L'usage massif et systématique de la torture et des exécutions sommaires et extra-judiciaires
  • Exécution systématique des prisonniers de guerre français par le FLN
  • Laissez-faire de l'État français et de l'armée française après le cessez-le-feu
  • Enlèvements, viols et exécutions sommaires collectifs après le cessez-le-feu
  • Rôle des communistes durant la guerre

Côté algérienmodifier | modifier le code

Voir aussimodifier | modifier le code

Bibliographie indicativemodifier | modifier le code

Généralitésmodifier | modifier le code

  • Yves Courrière, La Guerre d'Algérie 1954-1957 Tome 1 Éditions Fayard, Paris, 2001 (ISBN 2-21361-118-1)
  • Yves Courrière, La Guerre d'Algérie 1957-1962 Tome 2 Éditions Fayard, Paris, 2001 (ISBN 2-21361-121-1)
  • Linda Amiri, La Bataille de France, la guerre d'Algérie en métropole, Robert Laffont, 2004.
  • Gérard Bélorgey, « L’Algérie dans nos têtes », Revue Politique et Parlementaire n° 1032-1033, octobre-décembre 2004.
  • Georges-Marc Benamou, Un mensonge français, Retours sur la guerre d'Algérie, Robert Laffont, 2003.
  • Raphaëlle Branche, La Guerre d’Algérie, une histoire apaisée ?, Points Seuil, coll. L’Histoire en Débat, 2005.
  • Raphaël Delpard, Les Oubliés de la Guerre d'Algérie, Michel Lafon, 2003
  • Bernard Droz, Évelyne Lever, Histoire de la guerre d'Algérie, Seuil, 1982 ; réédité en 2002.
  • René Galissot, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, Maghreb. 2 Algérie : engagements sociaux et question nationale, de la colonisation à l'indépendance de 1830 à 1962, l’Atelier, 2007.
  • Mohammed Harbi, Les Archives de la Révolution algérienne, 1981.
  • Mohammed Harbi et Benjamin Stora, La Guerre d'Algérie (1954-1994). La fin de l'amnésie, Robert Laffont, 2004.
  • Mohammed Harbi et Gilbert Meynier, Le FLN, documents et histoire 1954-1962, Paris, Fayard, 2004.
  • (en) Alistair Horne, A Savage War of Peace: Algeria 1954-1962, Penguin Books, 1977.
  • Jean-Jacques Jordi, Un silence d’État. Les disparus civils européens de la guerre d’Algérie, Paris, Soteca-Belin, 2011.
  • (en) Gearge Armstrong Kelly, Lost Soldiers: The French Army and Empire in Crisis, 1947-1962, MIT Press, 1965.
  • Daniel Lefeuvre, Chère Algérie: La France et sa colonie (1930-1962), Flammarion, 2005
  • Gérard Lorne, Du rouge au noir. Mémoire vive d'un porteur de valise, éditions du Monde Libertaire, 1998
  • Claire Mauss-Copeaux, Appelés en Algérie. La parole confisquée, Paris, Hachette-Littératures, 1999, réédité en poche dans la collection « Pluriel ».
  • Claire Mauss-Copeaux, À travers le viseur. Algérie 1955-1962, Lyon, éd. Aedelsa, 2003.
  • Gilbert Meynier, Histoire intérieure du FLN, Paris, Fayard, 2002.
  • Yves Michaud (direction), La Guerre d'Algérie (1954-1962), Université de tous les savoirs, Odile Jacob, 2004
  • Pierre Miquel, La Guerre d'Algérie, Paris, Fayard, 1993.
  • Guy Pervillé, Pour une histoire de la guerre d'Algérie, Picard, 2002.
  • Jean-Pierre Rioux (dir), La Guerre d'Algérie et les Français, Fayard, 1990.
  • Benjamin Stora, Histoire de la guerre d'Algérie, 1954-1962, la Découverte, 1993.
  • Sylvie Thénault, Histoire de la guerre d'indépendance algérienne, Flammarion, 2005.
  • Kateb Yacine, Nedjma
  • Isabelle Bournier et Jacques Ferrandez, Des Hommes dans la Guerre d'Algérie, Casterman, 2010.

Articles et documents annexesmodifier | modifier le code

  • Serge Adour, « En Algérie : de l’utopie au totalitarisme », Le Monde 31/10-5/11/1957 –document historique sur la « pacification » par un sous-lieutenant du contingent, « l’un des meilleurs articles contre la guerre que nous imposait son pays », selon Mohammed Harbi « Une vie debout » (La Découverte, 2001) – consultable au Centre d’Histoire de Sciences-Po, fonds Bélorgey et sur « www. ecritures-et-societe.com ».
  • Raphaëlle Branche, La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962, Paris, Gallimard, 2001.
  • Hartmut Elsenhans, La Guerre d’Algérie 1954-1962. La transition d’une France à une autre. Le passage de la IVe à la Ve République (1974), Publisud, 1999. Préface en ligne.
  • Jean-Charles Jauffret :
    • Soldats en Algérie, 1954-1962. Expériences contrastées des hommes du contingent, Paris, Autrement, 2000.
    • Des hommes et des femmes en guerre d'Algérie, Paris, Autrement, 2003.
  • Sylvie Thénault :
    • Une drôle de justice : les magistrats dans la guerre d’Algérie, La Découverte, Paris, 2001.
    • « France-algérie pour un traitement commun du passé de la guerre d'indépendance », in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 85, janvier-mars 2005, Paris, Presses de Sciences Po, p. 119-128, lire en ligne.
    • « Travailler sur la guerre d'indépendance algérienne : Bilan d'une expérience historienne », in Afrique & histoire, vol. 2, 2004, p. 193-209, lire en ligne.
  • Irwin Wall, Les États-Unis et la Guerre d'Algérie, Soleb, 2006
  • W. K. Rice (chef du JICAME Branch AFN, services de renseignements américains en Afrique du Nord), The national archives-E.Records Administration, Washington D. C., Military Reference Branch.

Témoignagesmodifier | modifier le code

  • Si Azzedine, On nous appelait Fellaghas, Stock, 1976
  • Lakhdar Belaïd, Mon père, ce terroriste : MNA contre FLN en France, Seuil, 2008
  • Robert Barrat, Un Journaliste au cœur de la guerre d'Algérie, éditions Témoignage chrétien, 1987 ; Éditions de l’Aube, 2001
  • Armand Bénésis de Rotrou, Commando Georges et l'Algérie d'après, Dualpha, 2009
  • Mehdi Charef, À bras-le-cœur, Mercure de France, 2006.
  • Mohand-Amokrane Kheffache, Une enfance kabyle pendant la guerre d'Algérie de 1955 à 1958. L'Harmattan, 2005. La guerre d'Algérie vue de l'intérieur, par les yeux d'un enfant.
  • M-A Kheffache, Une adolescence à Alger (2e partie, 1958-1962), L'Harmattan, 2006.
  • Abdelmadjid Maâlem, Les Témoignages de Bézouiche, tomes 1, 2 et 3, Éditions ANEP, Algérie, 2004.
  • Paul René Machin, Djebel 56, Lettres Du Monde, 1978.
  • Étienne Maignen, Treillis au djebel - Les Piliers de Tiahmaïne Yellow Concept, 2004
  • Benoist Rey, Les Égorgeurs, Éditions de Minuit, 1961
  • Arnaud de Vial "Ceux de Cherchell", éditions I.J.A. le Puy en Velay (ISBN 2-911794-83-4)
  • Arnaud de Vial " Le Courage des morts" éditions I.J.A. le Puy en Velay(ISBN 978-2-911794-84-1)
  • Arnaud de Vial "De Cherchell aux djebels" éditions I.J.A. le Puy en Velay, 2012, (ISBN 978-2362620102)
  • Claude Vinci, Les Portes de Fer. « Ma guerre d’Algérie » et « ma » désertion, Le Temps des cerises, 2003

Sources primairesmodifier | modifier le code

  • Tracts publiés par le Bureau psychologique de la 10e région militaire : BNF, cote Rés. Fol Lk8 3172
  • Tracts du FLN : BNF, cote Rés. Fol Lk8 3173
  • Tracts et affiches sur la guerre d'Algérie : BNF, cote 4 Lk8 3537

Articles connexesmodifier | modifier le code

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Guerre d'Algérie.

Sur les autres projets Wikimedia :

Histoire de l'Algériemodifier | modifier le code

Protagonistesmodifier | modifier le code

Modèle de guerremodifier | modifier le code

Guerre secrètemodifier | modifier le code

Filmographiemodifier | modifier le code

Filmsmodifier | modifier le code

Documentairesmodifier | modifier le code

Romans et œuvres littéraires sur la guerre d'Algériemodifier | modifier le code

Liens et documents externesmodifier | modifier le code

Archives médiamodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Un cessez-le-feu est proclamé officiellement le 19 mars 1962, mais selon Benjamin Stora, la Guerre d'Algérie s'achève « En Algérie, le 11 septembre avec la victoire de Ben Bella et de Boumediene après les luttes internes compliquées entre maquis de l'intérieur et armée des frontières, GPRA, groupes de Tlemcen et de Tizi-Ouzou. En France, la guerre d'Algérie se termine le 22 août 1962 avec l'ultime attentat de l'OAS, manqué de peu, contre le général de Gaulle au Petit-Clamart. » - Benjamin Stora, entretien avec Christophe Lucet Algérie, derniers feux, Sud Ouest, samedi 17 mars 2012, p.4
  2. Guy Pervillé, Pour une histoire de la guerre d´Algérie, chap. « Une double guerre civile », Picard, 2002, p. 132-139.
  3. Jean-Charles Jauffret écrit dans Historiens et géographes : « Il semble qu'un consensus rassemble peu à peu les historiens français à propos de cette douloureuse question et qu'une évaluation entre 60 à 80 000 victimes soit retenue », Historiens et géographes, numéros 373-374, Association des professeurs d'histoire et géographie, 2001, p. 490
  4. (fr) « Loi relative à la substitution, à l'expression “aux opérations effectuées en Afrique du Nord”, de l'expression “à la guerre d'Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc” », sur www.senat.fr (consulté le 11 juin 2010)
  5. L'expression de révolution algérienne peut cependant également englober, dans le vocabulaire de l'État algérien, les réformes appliquées dans le pays après l'indépendance de 1962.
  6. Conditions de communicabilité sur le site du Service Historique de la Défense française
  7. Mohammed Harbi: «Les Algériens se passionnent pour le rapatriement de leurs archives qui sont encore en France et à quelques voix près, on omet de dire que les archives disponibles en Algérie sont sous scellés» -Algerie360.com
  8. Loi du 15 juillet 2008 au JORF
  9. Loi no 2008-696 du 15 juillet 2008 relative aux archives (dossier du site de l'Assemblée nationale).
  10. Chloé Leprince, Archives: Vichy et la guerre d'Algérie bientôt inaccessibles?, in Rue89, 17 avril 2008, article en ligne
  11. Mohamed Salah Boureni, Un nouveau projet de loi : Les archives algériennes reviennent à l'Assemblée française, in Le Quotidien d'Oran, 4 mai 2008, article en ligne
  12. Marie-Claude Smouts, « Décolonisation et sécession : double morale à l'ONU ? », Revue française de science politique, 22e année, no 4, 1972, p. 832-846 (Lire en ligne, p. 839)
  13. Chronologie des événements en Algérie (1954-1962), CVCE.eu (Anciennement: Navigateur européen ENA.)
  14. Reconnaissance du 19 mars (loi) – Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie.
  15. « Troisième Partie : Les Articles Rattachés I. Article 73 : La Majoration Des Pensions Des Veuves », sur Sénat.fr (consulté le 9 mai 2010)
  16. « Prisonniers du FLN, par l'historienne Raphaëlle Branche »
  17. Voir « Le message d'Abdelaziz Bouteflika », Le Nouvel Observateur, 21 août 2006.
  18. cf. le livre de Said Sadi, Amirouche : une vie, deux morts, un testament. Une histoire algérienne, éd. L'Harmattan, 2010
  19. Abdelaziz Bouteflika, le 20 août 2009 : « Si, par le passé, l'occupant a bafoué les valeurs humaines en commettant des génocides collectifs parmi les populations et en perpétrant des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité par la spoliation de la terre et de la mémoire, la Révolution a, elle, respecté les lois régissant les situations de guerre et les clauses des conventions internationales dont celle de Genève » — Message pour la journée nationale du Moudjahid sur le site de la Présidence algérienne, 43e alinéa.
  20. a et b Historia thématique no 76 mars-avril 2002 : La Face cachée de la guerre d'Algérie - L'OAS, Les Secrets d'une organisation clandestine, Rémi Kauffer, Jean Monneret, et alii, chapitre « Les adversaires : Barbouzes-FLN, une alliance inavouée » par Jean Monneret.
  21. a et b « Que l'État français reconnaisse ses fautes !. Mardi 9 février, toutes les rédactions, à Alger comme à Paris, ne parlent plus que de cela : « Une loi algérienne va criminaliser la colonisation. » Dans les milieux politiques des deux pays, les déclarations incendiaires se répondent d'une rive à l'autre.» in France-Algérie, la guerre des mémoires, Le Monde, Article publié le 14 février 2010, Georges Morin, Le Monde
  22. Cérémonies du 19 mars : la FNACA ne désarme pas…, H., La Voix du Nord, 19.03.2010
  23. « Campagne lancée le 26 mars 1962 par le CRI (date anniversaire de la fusillade de la rue d'Isly) » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-03-20
  24. La FNACA et le 19 mars 1962, un sondage bidon de plus…, Harkis.infos, 12 mars 2007
  25. Journée officielle de commémoration de la fin de la guerre d'Algérie 11e législature
  26. Dossier: Journée nationale du souvenir de la guerre d'Algérie
  27. Proposition de loi no 2147
  28. Proposition de loi no 2202
  29. Proposition de loi no 2286
  30. PROPOSITION DE LOI no 2290
  31. Proposition de loi n°3064
  32. Proposition de loi no 3273
  33. TEXTE ADOPTÉ no 762 « Petite loi »
  34. Loi n° 2012-1361 du 6 décembre 2012 relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc
  35. no 2477 - Proposition de loi de M. Thierry Mariani visant à établir la reconnaissance par la France des souffrances subies par les citoyens français d'Algérie, victimes de crimes contre l'humanité du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique
  36. Simon Benichou, « Nouvelles crispations entre Paris et Alger », Le Figaro avec AFP, 9 février 2010.
  37. « Colonialisme/Algérie : Chatel tempère », article du Figaro via dépêche AFP, 10 février 2010.
  38. Voir par exemple [1], [2], [3], etc.
  39. D'après un article de Daniel Lefeuvre dans le hors-série de Guerre & Histoire, Algérie 1954-1962, la dernière guerre des Français, mars 2012
  40. R. Aron et al., Les Origines de la guerre d'Algérie, Paris, Fayard, 1962
  41. D'après un article de Daniel Lefeuvre dans le hors-série de Guerre & Histoire, Algérie 1954-1962, la dernière guerre des Français, mars 2012, p.45
  42. Jacques Marseille, Empire colonial et capitalisme français. Histoire d’un divorce, 1984
  43. Voir page 149 in Modern Algeria: The Origins and Development of a Nation, John Douglas Ruedy, Indiana University Press, 2005.
  44. Par l'intermédiaire de son consul général à Alger « mai 1945 : les massacres de Sétif et Guelma », LDH de Toulon, 12 juin 2004.
  45. W.K.Rice JICAME Branch AFN (chef des services de renseignements américains en Afrique du Nord), The national archives-E.Records Administration, Washington D.C., Military Reference Branch.
  46. La Guerre d'Algérie de Mohammed Harbi, Benjamin Stora, Collectif Hachette Littérature Collection Pluriel, p. 185.
  47. « La guerre d'Algérie a commencé à Sétif », Le Monde diplomatique, mai 2005, p. 21.
  48. Jean-Charles Jauffret (dir.) La Guerre d'Algérie par les documents, t. 2, Les Portes de la guerre 1946-1954, Service historique de l'Armée de terre, Vincennes, 1998, in 4°, 1023 p. 
  49. Charles-Robert Ageron, Le drame des Harkis en 1962, Vingtième Siècle. Revue d’histoire, année 1994, volume 42, numéro 42, pp. 3-6 lire en ligne
  50. Philippe Denoix, Article Harkis in Encyclopædia Universalis, 2010
  51. [PDF]Pascal Le Pautremat, Le commando Georges. De la contre-guérilla à la tragédie (1959-1962), Guerres mondiales et conflits contemporains 2004/1, no 213, p.  95-103
  52. Harkis : un devoir de mémoire par général Faivre in Mémoire et vérité des combattants d'Afrique du Nord, Collectif, éd. L'Harmattan, 2001, p.  151
  53. Le dictionnaire des livres de la guerre d'Algérie: romans, nouvelles, poésie, photos, histoire, essais, récits historiques, témoignages, biographies, mémoires, autobiographies : 1955-1995. Par Benjamin Stora. Publié par Éditions L'Harmattan, 1996 (ISBN 978-2-7384-4863-7), page 45 lire en ligne
  54. Messali Hadj: pionnier du nationalisme algérien, 1898-1974, Par Benjamin Stora, Messali Hadj. Publié par RAHMA, 1991
  55. Histoire de l'Afrique contemporaine: de la Deuxième Guerre mondiale à nos jours. Par Marianne Cornevin. Édition: 2. Publié par Payot, 1978. page 37,40
  56. Les Français d'Algérie: vie, mœurs, mentalité de la conquête des Territoires du Sud à l'indépendance. Pierre Mannoni. L'Harmattan, 1993 (ISBN 978-2-7384-1377-2), p. 272-273
  57. « La guerre d’Algérie a commencé à Sétif », Mohammed Harbi, Le Monde diplomatique, mai 2005.
  58. 1er novembre 1954
  59. Alec G. Hargreaves, Memory, Empire, and Postcolonialism: Legacies of French Colonialism, Lexington Books, 2005, p. 112.
  60. Omar Carlier, « Violence(s) », dans Mohamed Harbi et Benjamin Stora (dir.), La Guerre d'Algérie, éd. Hachette, 2005, p. 511
  61. (fr) Appel au peuple algérien, Texte intégral du premier appel adressé par le Secrétariat général du FLN le 1er novembre 1954
  62. Histoire du F.L.N., Jacques C. Duchemin, Ordre du jour, Table ronde, 1962, p.  217
  63. a, b et c Archives juives, Volumes 29-30, Commission française des archives juives, 1966, p. 65 & 68
  64. Récits de la longue patience: journal de prison, 1956-1962, Daniel Timsit, Flammarion/Bouchène, 2002, p.  16
  65. LE YACHT PIRATE EGYPTIEN " ATHOS", Les Actualités Françaises - 24/10/1956
  66. LA QUESTION ALGERIENNE DEVANT LA COMMISSION POLITIQUE DE L'ONU, Les Actualités Françaises - 11 décembre 1957.
  67. DECLARATION DE GUY MOLLET, JT 20H - 9 janvier 1957.
  68. « The First Helicopter War: Logistics and Mobility in Algeria, 1954-1962 - Charles R. Shrader - Google Livres », sur Books.google.fr (consulté en 2014-03-18)
  69. Voir page 232 in Européens, « indigènes » et juifs en Algérie (1830-1962), Kamel Kateb, PUF, 2001
  70. Joseph Leriche, « Les Algériens en France. Étude démographique et sociale », Population, 1955, Volume 10, Numéro 1, p. 100
  71. Valérie Morin, Qu’est-ce qu’être français en Algérie ? L’ambiguïté coloniale
  72. a, b, c, d, e, f et g Yves Courrière, La Guerre d'Algérie
  73. Le MTLD le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, 1947-1954, De Jacques Simon
  74. Jacques Simon, Le MLDT
  75. Yves Courrière, La guerre d'Algérie
  76. Monique Lafon, Le Parti communiste français dans la lutte contre le colonialisme, Éditions sociales, 1962, p. 140
  77. Fragments d'un combat: 1938-1940, Alger. Républicain, le Soir Républicain : articles par Albert Camus, Jacqueline Lévi-Valensi, André Abbou. Publié par Gallimard, 1978 Notes sur l'article: v. 1-2. page 565
  78. Voir les étapes de déformation de cette phrase ayant conduit à cette signification toute autre : « Si j'avais à choisir entre la justice et ma mère, je choisirais encore ma mère », dans Philippe Lançon, Camus cet étrange ami, Libération.fr, 2 janvier 2010 lire en ligne.
  79. Anne Mathieu, Jean-Paul Sartre et la guerre d'Algérie, Monde diplomatique, novembre 2004
  80. Arno Münster, Sartre et la praxis, p. 257
  81. Sympathisant du FLN chargé du transport de fonds et de documents confidentiels à l'intérieur de la métropole
  82. (fr) « Exposition Bnf sur Sartre : Sartre et le Parti communiste français », sur expositions.bnf.fr (consulté le 11 juin 2010)
  83. Yves Courrière, La Guerre d'Algérie, page 78
  84. Yves Courrière, La Guerre d'Algérie, page 92, 93
  85. Algérie : une guerre d'appelés Le Figaro, du 19 mars 2013
  86. (fr)[PDF]« Le 22 octobre 1956 était détourné l’avion du FLN », sur www.al-djazair.com (consulté le 11 juin 2010)
  87. La Fédération de France de l'union syndicale des travailleurs algériens, USTA: son journal. Par Jacques Simon, Union syndicale des travailleurs algériens. Fédération de France. Publié par L'Harmattan, 2002 (ISBN 978-2-7475-3083-5). page 134
  88. a et b ALGÉRIE 1962 - La grande dérive: la grande dérive. Par M-Ali Haroun. Publié par L'Harmattan, 2005. ISBN 978-2-7475-8865-2.Page 53
  89. MONSIEUR SOUSTELLE QUITTE ALGER JT 20H - 03/02/1956
  90. Allocution télévisée de Guy Mollet suivant les élections législatives.
  91. Clément Steuer, Susini et l'OAS, Éditions L'Harmattan, 2004, p. 29
  92. Voyage de Guy Mollet à Alger, JT 20H - 08/02/1956
  93. Henri Alleg, La Guerre d'Algérie: Des promesses de paix à la guerre ouverte, Temps actuels, 1981, p. 22-23
  94. Patrick Kessel, Guerre d'Algérie: écrits censurés, saisis, refusés 1956-1960-1961, Éditions L'Harmattan, 2003, p. 106
  95. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées allegtome2.
  96. a, b et c [réf. incomplète]Documentaire L'Affaire de Suez, Peter Hercombe, 2006
  97. Ben Bella est arrêté le 22 octobre 1956…, Jean Boisson, Études et recherches historiques, 1978, p.  62
  98. Massu sur l'intervention à Suez et l'interception de l'avion de Ben Bella, Objectifs, ORTF, 15/10/1971
  99. Algérie : une guerre d'appelés Le Figaro, du 19 mars 2013
  100. Voir p.  125 in A Diplomatic Revolution: Algeria's Fight for Independence and the Origins of the Post-cold War Era, Matthew James Connelly, Oxford University Press, 2002
  101. Voir pages 13-14 in France and the Algerian War, 1954-62: Strategy, Operations and Diplomacy, Martin Alexander & John Keiger, Frank Cass Publishers, 2002
  102. SAKIET SIDI YOUCEF AFFAIRE DE (1958)
  103. Charles de Gaulle, Discours et messages: Avec le renouveau, mai 1958-juillet 1962, Éditions Édito-Service, 1970, v5, p.  40
  104. Pascal Le Pautremat, La politique musulmane de la France au XXe siècle; de l'hexagone aux terres d'Islam. Espoirs, réussites et échecs, 2003, Éditions Maisonneuve et Larose, p. 438-439
  105. Lucien Neuwirth, Référendum du 28 septembre 1958, vidéo sur Ina.fr
  106. Maurice Allais, Les accords d'Évian, 1962, p. 120
  107. Benjamin Stora, Le mystère de Gaulle, son choix pour l'Algérie, Robert Laffont (2009)
  108. article 53 de la constitution de 1958
  109. Benjamin Stora, Le mystère De Gaulle, son choix pour l'Algérie, Robert Laffont (2009)
  110. Propos en date du 5 mars 1959 in C'était de Gaulle, Alain Peyrefitte, Gallimard, 2000
  111. Maurice Allais, L'Algérie d'Evian (1962), Jeune Pied-Noir, 1999, p.  104
  112. « Patrick Pesnot, Rendez-vous Avec X: Bizerte, France Inter, 25 décembre 2004. », sur France Inter (consulté le 9 mai 2010)
  113. Alicante des pieds noirs, Panorama - 18/12/1969]
  114. Un bateau pour l'Argentine, Cinq colonnes à la une, 03/01/1964
  115. Les pieds noirs d'Argentine, Cinq colonnes à la une, 04/12/1964
  116. Patrick Pesnot, Rendez-vous avec X: Les accords FLN-OAS, France Inter, samedi 8 février 2003
  117. Historia Thématique no 76 mars-avril 2002: L'OAS, Les Secrets d'une Organisation Clandestine, Les adversaires: Incroyable, mais vrai : le pacte OAS-FLN, Gilbert Meynier
  118. Reconnaissance solennelle de l'indépendance de l'Algérie par la France (J.O.R.F. du 4 juillet 1962, p. 6483) ; transfert de souveraineté entre la France (J.O. de l'état algérien du 6 juillet 1962, p. 4) et l'exécutif provisoire de l'état algérien (J.O. de l'état algérien du 6 juillet 1962, p. 5)
  119. Le GPRA, qui a refusé le 3 juillet la démission de l'exécutif provisoire, fixe la fête de l'indépendance au 5 juillet, jour du 132e anniversaire de la signature de la convention entre le Dey d'Alger et le Comte de Bourmont
  120. Déclaration du général de Gaulle, JT20h, ORTF, 18 mars 1962 (INA)
  121. Michel Rocard, Rapport sur les camps de regroupement et autres textes sur la guerre d'Algérie, éd. Mille et une nuits, 2003, introduction, p.  14
  122. Au forgeron de Batna, Jean-Pierre Marin
  123. Algérie: le passé, l'Algérie française, la révolution, 1954-1958 De Jacques Simon
  124. Voir page 136 in The wars of French decolonization, Anthony Clayton, Longman, 1994
  125. Voir aussi Chapitre 6 « Visions of Reconciliation, Visions of Rupture: Violence, Propaganda, and Representations of Difference » pages 165-213 in Uncivil war: intellectuals and identity politics during the decolonization of Algeria, James D. Le Sueur (avec la collaboration de Pierre Bourdieu), University of Pennsylvania Press, 2001
  126. Voir page 238 in Wars of the Cold War: Campaigns and Conflicts, 1945-1990, David Stone, Brassey's Edition, 2004
  127. Voir page 105 in Algeria, 1830-2000: A Short History, Benjamin Stora, Jane Marie Todd (traduction), Cornell University Press, 2004
  128. (fr) « Voir page 32 in France since 1945, Robert Gildea, Oxford University Press, 2002 », sur books.google.fr (consulté le 11 juin 2010)
  129. Voir page 45 in The invention of decolonization: the Algerian War and the remaking of France, Todd Shepard, Cornell University, 2006
  130. J'ai choisi la défense, Jean-Louis Tixier-Vignancour, éd. Éditions de la Table ronde, 1964, chap. Le procès de l'attentat du Petit-Clamart, p.  254.
  131. Gérard Nahon, Le judaïsme algérien, de l'antiquité au décret Crémieux, dans les Nouveaux Cahiers, no 29, 1972
  132. The Media in France, Raymond Kuhn, Routledge, 1994, p. 57-59
  133. CAPITAINE MOUREAU
  134. MANIFESTATIONS A L'ÉTOILE POUR LE CAPITAINE MOUREAU ET BAGARRES SUR LES CHAMPS ÉLYSEES
  135. MANIFESTATIONS DU SOUVENIR AUX CHAMPS ÉLYSEES
  136. Réfractaires à la guerre d’Algérie
  137. État des lieux: La France isolée à l'extérieur, divisée à l'intérieur, Frédéric Guelton, Historia no 76, 01/03/2002
  138. Brunet, Police contre FLN, p.  82
  139. a et b Brunet, Charonne, p. 117-126
  140. LDH-Toulon combien de morts ?
  141. Chiffres du service du ministère des Armées, Benjamin Stora, Les mots de la guerre d'Algérie, Presses Univ. du Mirail, 2005, p.  24
  142. a, b, c, d et e Guy Pervillé, « La guerre d'Algérie en face », L'Histoire, no 331, mai 2008, p. 96
  143. Jean-Jacques Jordi, Un silence d'État. Les disparus civils européens de la guerre d’Algérie, Paris, Éditions SOTECA, 2011, compte rendu en ligne
  144. La voix du combattant no 1733 de mars 2008
  145. Xavier Yacono, « Les pertes algériennes de 1954 à 1962 », Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, no 34,‎ 1982, p. 129 note 37 (lire en ligne)
  146. a, b et c Benjamin Stora, Les mots de la guerre d'Algérie, Presses Universitaires du Mirail 2005; (ISBN 2-85816-777-X), p. 23-25
  147. Voir page 147 in Aux vents des puissances, Jean-Claude Allain & Jean-Marc Delaunay, Presses Sorbonne Nouvelle, 2009
  148. Voir reprise de ces chiffres, de provenance ministérielle algérienne, dans "Guerre d'Algérie Les derniers secrets" 53,9 % des maquisards, et 39,8 % des civils combattants auraient été tués
  149. voir page 65 in L'ère des décolonisations : sélection de textes du Colloque « Décolonisations comparées », Aix-en-Provence, 30 septembre-3 octobre 1993, Charles-Robert Ageron & Marc Michel, Ed. Karthala, 1995 lire en ligne
  150. Guy Pervillé, La Guerre d'Algérie, PUF, 2007, p.115
  151. Voir « Mémoire et histoire de la guerre d’Algérie, de part et d’autre de la Méditerranée », Guy Pervillé, page 157-68 in Confluences Méditerranée (no 19), automne 1996
  152. Xavier Yacono, op.cit., pp. 128-129
  153. X. Yacono, ibidem, p. 121
  154. D’après Jean-Jacques Jordi. op. cit. p. 48 « SORTIES DE GUERRE » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-03-20 [PDF]
  155. Jean-Charles Jauffret, Historiens et géographes, Numéros 373-374, Association des professeurs d'histoire et géographie, 2001, p. 490
  156. Collectif, Anissa Barrak, Bénédicte Muller, FEMMES ET GUERRES, L'Harmattan,‎ 1996 (ISBN 2-7384-4181-5), p. 91
  157. L'Algérie au parlement, 1958-1962 (Volume 14 de Bibliothèque historique Privat), p.  82, Michèle Salinas, Privat, 1987
  158. Nul ne pourra faire l'objet de mesures (…) de justice (…) en raison: d'opinions émises à l'occasion des évènements survenus en Algérie (…) d'actes commis à l'occasion des mêmes évènements avant le jour de proclamation du cessez-le-feu. - Déclarations gouvernementales ("Accords d'Evian") du 19 mars 1962, aux "dispositions communes" - §1 du chapitre II - Sur site Legifrance
  159. Deux décrets du 22 mars 1962 : 1 et 2 sur Legifrance
  160. a, b et c La torture pendant la guerre d'Algérie, entretien avec Pierre Vidal-Naquet sur le site de la Ligue des droits de l'homme, juillet 2003
  161. Jean-Pierre Delannoy, Les Religions au parlement français : du général de Gaulle (1958) à Valéry Giscard d'Estaing (1975), Éditions du CERF, 2005, p. 422.
  162. Loi d'amnistie du 31 juillet 1968 - Gérard Chaliand, Jean Lacouture, André Versaille, Voyage dans le demi-siècle : entretiens croisés avec André Versaille, Éditions Complexe, 2001, p. 160.
  163. Benjamin Stora, Les mots de la guerre d'Algérie, Presses universitaires du Mirail, 2005, p. 13
  164. Cass. crim. no 02-80719 du 17 juin 2003 lire en ligne
  165. « Aussaresses : La Cour de cassation rejette la poursuite des crimes contre l’humanité commis pendant la guerre d’Algérie »
  166. Section de Toulon de la LDH, juillet 2002 lire en ligne
  167. Loi no 82-1021 du 3 décembre 1982 relative au règlement de certaines situations résultant des évènements d'Afrique du Nord, de la guerre d'Indochine ou de la seconde guerre mondiale lire en ligne
  168. Jean Guisnel, Les généraux : enquête sur le pouvoir militaire en France, La Découverte, 1990, p. 66-78
  169. a et b Olivier Le Cour Grandmaison, Sarkozy, mythologie coloniale et anciens de l’OAS, L'Humanité, 8 avril 2009.
  170. Loi de 1982 sur Legifrance
  171. Loi de 2005 en ligne sur Legifrance
  172. LDH-Toulon il y a cinquante ans, le général Jacques de Bollardière condamnait la pratique de la torture
  173. a, b et c Texte complet des accords d'Évian
  174. « C'est Algérie qui a fait de moi un homme.» El Watan, du 7 décembre 2013
  175. Maurice Flory - Algérie algérienne et droit international - 1960 -Lire en ligne - page 988
  176. Liste des pays adhérents et date d'adhésion
  177. Djoudi Attoumi, Le Colonel Amirouche entre légende et histoire, édition à compte d'auteur, Alger, 2004.
  178. A. Clayton, The wars of french decolonization), New York 1994, sourcé par James R. Rogers, Tactical success is not enough…, Naval war college de Newport, 2004, p. 1 ; Lire en ligne
  179. Maximum de 60 000 hommes en début 1958, dont 10 000 stationnés en Tunisie. Donné par Guy Pervillé, La Guerre d'Algérie, PUF 2007, p. 65 ; (ISBN 978-2-13-054172-1)
  180. Le journaliste Achour Cheurfi, se référant à diverses sources algériennes, notamment Mohammed Téguia, donne un millier d'hommes au début de la guerre d'Algérie, un apogée de 90 000 hommes (60 000 à 70 000 à l'intérieur et 15 000 à 20 000 aux frontières), et enfin un reflux dans les dernières années de la guerre, réduisant les effectifs de 50 %, soit entre 30 000 et 35 000 hommes. Achour Cheurfi, Dictionnaire de la révolution algérienne, p. 41
  181. archive.org
  182. Le Destin d'un capitaine, documentaire par Alain de Sédouy – Eliane Cochi en partenariat avec MCA - 2008 ADS PRODUCTIONS, 2008







Creative Commons License