Hama

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hama (homonymie) et Épiphanie (homonymie).
Hama
(ar) حماة
Image illustrative de l'article Hama
Administration
Pays Syrie Syrie
Muhafazah (محافظة) Hama
Démographie
Population 530 994 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 35° 08′ 00″ N 36° 45′ 00″ E / 35.1333333, 36.75 ()35° 08′ 00″ Nord 36° 45′ 00″ Est / 35.1333333, 36.75 ()  
Altitude 289 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Syrie

Voir sur la carte Syrie administrative
City locator 14.svg
Hama

Hama (en arabe : ḥamāh, حماة), Hamah et parfois Hamath, est une ville se trouvant en Syrie, connue dans l'Antiquité sous le nom d'Epiphania. De la forteresse au centre de la ville il ne reste guère que la colline sur laquelle elle était construite en bordure de l'Oronte. Elle fut le théâtre de violents affrontements entre les Frères musulmans, les nationalistes arabes du Baath irakien, la gauche syrienne et l'armée Syrienne de Hafez el-Assad en .

Révolte de 1982modifier | modifier le code

Article détaillé : Massacre de Hama.

En 1980, un Frère musulman tente d’assassiner le président syrien Hafez el-Assad. Plusieurs imams sont alors arrêtés par les autorités. Le 2 février 1982, sous la conduite de 150 officiers des frères musulmans, la ville de Hama se révolte. Assad réagit violemment en donnant l’ordre d’assiéger la ville et de la bombarder à l’artillerie lourde. On estime entre 7 000 et 35 000 le nombre de victimes lors de la répression de cette insurrection1.

La ville aujourd'hui est une ville agréable, étape entre Damas et Alep, dominée par les très grandes norias sur le fleuve Oronte. Malgré la répression de 1982, Hama demeure une ville très religieuse, tant par le nombre de mosquées (sans cesse en expansion) que par les mœurs locales.

Révolution de 2011modifier | modifier le code

Lors du printemps arabe en 2011 une rébellion armée éclate contre le pouvoir en place de Bachar el-Assad, qui réprime violemment les manifestations pro-démocratie dont Hama est l'un des foyers d'origine.

De nombreux massacres ont lieu à Hama ; les chars de l'armée syrienne rentrent le 31 juillet, tuant au moins 140 personnes en six jours 2, selon les organisations des droits de l'homme 3 , puis ils repartent le 10 août 2011 sous la pression internationale de l'ambassadeur de Turquie en Syrie 4 5.

Pourtant l'armée syrienne réinvestit la ville le jeudi 15 décembre 20116. Ce retour violent est dû à une attaque survenue après que des soldats déserteurs ont tendu, la veille, une embuscade à quatre jeeps militaires dans la ville, faisant huit morts dans les rangs de l’armée régulière7.

Personnalitésmodifier | modifier le code

Galeriemodifier | modifier le code

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et référencesmodifier | modifier le code

Annexesmodifier | modifier le code

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesmodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Georges Pillement, Liban, Syrie et Chypre inconnus, Albin Michel, coll. « Les guides Pillement, »,‎ 1971, 380 p.







Creative Commons License