Hendrik Verwoerd

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Hendrik Verwoerd
H.F. Verwoerd vers 1945
H.F. Verwoerd vers 1945
Fonctions
7e Premier ministre d'Afrique du Sud
Prédécesseur Johannes Strijdom
Successeur John Vorster
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Amsterdam
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Le Cap,
province du Cap
Flag of South Africa 1928-1994.svg Afrique du Sud
Nationalité Flag of South Africa 1928-1994.svg Sud-Africain
Parti politique parti national
Conjoint Betsie Schoombie
(1901-2000)
Enfant(s) 7 enfants
Diplômé de université de Stellenbosch
Profession Professeur en psychologie et sociologie
éditorialiste (Die Transvaler)
Religion Calviniste membre de
l'Église réformée hollandaise
Résidence Pretoria
Coat of Arms of South Africa (1932-2000).svg

Hendrik Frensch Verwoerd (né le à Amsterdam aux Pays-Bas - mort le au Cap dans la Province du Cap) est un universitaire, un éditorialiste et un homme politique sud-africain, membre du Parti national, ministre des affaires indigènes (1950-1958) dans les gouvernements Malan et Strijdom puis Premier ministre d'Afrique du Sud de 1958 à 1966.

Afrikaner d'adoption, Hendrik Verwoerd est souvent qualifié de « grand architecte de l'apartheid ». Il est aussi le fondateur de la République d'Afrique du Sud.

Un Afrikaner d'adoptionmodifier | modifier le code

Hendrik Verwoerd (prononcez Fer-Vourt) est le fils cadet de Anje Hendriks Strik (1873-1940) et de Wilhelmus Johannes Verwoerd (1874-1961), prédicateur de l'église réformée hollandaise. Ses parents, sympathisants de la cause des Boers, émigrèrent en Afrique du Sud en 1903 alors qu'il n'a que 2 ans.

Après 10 années passées à Wynberg, près du Cap où Hendrik Verwoerd est scolarisé à l'école luthérienne, la famille Verwoerd déménage en 1913 à Bulawayo en Rhodésie du Sud où Wilhelmus Verwoerd est nommé prédicateur de l'église réformée de la ville. Hendrik Verwoerd est alors scolarisé au lycée de Milton où il obtient une bourse qu'il doit refuser quand ses parents décident en 1917 de revenir en Afrique du Sud et de s'établir à Brandfort, dans l'État libre d'Orange.

Le jeune Hendrik Verwoerd est alors imprégné du ressentiment des Afrikaners contre les Britanniques à la suite de la Seconde Guerre des Boers. Scolarisé au lycée de Brandfort, il est classé premier à l'examen du Matric (équivalent du Bac) au niveau de la province et est classé quatrième au niveau de l'Union de l'Afrique du Sud.

En 1919, il poursuit des études supérieures en théologie, en psychologie et en philosophie à l'Université de Stellenbosch. Membre du conseil des étudiants dont il sera élu président, il est diplômé en 1924 d'un doctorat avec mention en philosophie et psychologie. Allocataire de deux bourses universitaires, il renonce à celle de l'université d'Oxford par nationalisme anglophobe et lui préfère la seconde, plus modeste, en Allemagne.

En 1925, il débarque en Allemagne et poursuit son cursus dans les universités allemandes de Hambourg, Leipzig et Berlin.

A Hambourg, il épouse Betsie Schombee, une jeune étudiante rencontrée en 1922 à Stellenbosch, puis effectue une tournée des pays européens avant de terminer ses recherches aux États-Unis. C'est à cette époque qu'il suit les travaux de l'anthropologue allemand Eugen Fischer lequel promeut le développement séparé des races.

En 1927, âgé de 26 ans, il revient à l'université de Stellenbosch pour enseigner la psychologie puis la sociologie.

Durant la grande dépression du début des années trente, il s'implique dans plusieurs activités sociales d'aide aux pauvres blancs ce qui l'amène à entrer activement en politique par la droite de l'échiquier politique.

En 1937, il devient l'éditorialiste du journal en afrikaans de Johannesburg "Die Transvaler", adhère au Parti national de Daniel François Malan et devient membre du Broederbond.

Dans ses éditoriaux du Transvaler, Verwoerd s'affirme comme un ardent républicain, anti-impérialiste et un nationaliste sans nuance, favorable à la séparation raciale et défiant en la politique d'intégration du Parti uni. Il s'oppose alors à l'importante immigration en cours des juifs d'Europe en Afrique du Sud qu'il perçoit comme un cheval de Troie destiné à amoindrir la prépondérance Afrikaner au sein de la population blanche et comme une menace économique contre les salaires des Afrikaners.

En 1938, il publie une affiche condamnant les mariages mixtes entre Blancs et Noirs.

En 1939, Verwoerd prend position contre l'entrée en guerre de l'Afrique du Sud aux côtés des Alliés

Durant la Seconde Guerre mondiale, le "Star", journal anglophone et libéral de Johannesburg accuse le "Transvaler" de sympathie pro-nazi. Verwoerd attaqua le Star devant les tribunaux pour diffamation mais fut débouté.

En 1947, son aversion contre la couronne britannique est telle que dans son éditorial du "Transvaler", il ignore la visite en cours de la famille royale en Afrique du Sud, parlant juste "d'embouteillages causés par la visite de personnalités étrangères" ("congestion caused by some visitors from overseas").

Reconnu comme un des plus brillants idéologues, Verwoerd est alors candidat au parlement en 1948. Il est battu, mais est nommé au Sénat alors que son parti gagnait les élections. Il quitta sa fonction d'éditorialiste du "Transvaler".

Le grand architecte de l'apartheid (1948-1958)modifier | modifier le code

En 1950, le premier ministre Daniel Malan le nomme ministre des affaires indigènes pour mettre en place la complexe législation de l'apartheid que Verwoerd définissait comme un système de bon voisinage. Il s'agit pour lui d'assurer la pérennité de la domination culturelle et politique des Blancs basée sur une démographie majoritairement blanche et afrikaner.

Théoricien puis praticien de l'apartheid, Verwoerd va mettre en place le système des bantoustans destinés dans un futur plus ou moins lointain à permettre aux Noirs, par ethnies, d'accéder à l'auto-détermination puis à l'indépendance au sein ou au côté de l'Afrique du Sud « blanche ». Il parle alors de "nations séparées", chacune évoluant à son rythme. Dans cette optique, Verwoerd s'applique à annuler les droits de vote résiduels dont les Noirs bénéficiaient avec les métis dans la province du Cap.

Sa volonté de donner leur indépendance aux Noirs dans des Etats séparés rencontre un écho très favorable au sein de la communauté blanche mais l'hostilité chez les Noirs qui se sentent spoliés. Il rencontre la même hostilité en dehors du pays et se montre incapable de la comprendre, persistant à justifier chaque mesure prise dans le cadre de l'apartheid et à prétendre que les Afrikaners ne veulent que l'ordre et la sécurité, chacun chez soi.

Chargé de l'éducation "bantoue", Verwoerd impose également un enseignement qu'il juge adapté au mode de vie et à l'économie traditionnelle des Noirs. Imprégné de préceptes bibliques, les Noirs ne sont pour Verwoerd que des "porteurs d'eaux et des coupeurs de bois". De fait, ceux-ci connaitront une éducation au rabais alors qu'un numerus clausus limite leur nombre dans les universités.

En tant que ministre des affaires indigènes, Verwoerd procéda à l’expulsion en 1955 de 80 000 Noirs des quartiers de Sophiatown, Martindale et Newclare vers le nouveau township de Soweto, pure création des lois d'apartheid.

Maintenu ministre sous le gouvernement de Johannes Strijdom, Verwoerd lui succéda le .

Le premier ministre (1958-1966)modifier | modifier le code

En novembre 1959, dans le cadre de la politique d'Apartheid mise progressivement en place dans le Sud-Ouest africain, territoire occupé par l'Afrique du Sud depuis 1915, les autorités sud-africaines déclarent insalubre le quartier de « Old Location » et décident de déplacer les populations indigènes qui y résident vers un nouveau quartier situé à cinq kilomètres plus au nord (le futur township de Katutura signifiant « là où on ne veut pas rester »). Le , la campagne de protestation organisée par la SWANU dérape et se solde par la mort de 13 manifestants, abattus par les forces de police et 54 blessés. La répression policière s'abat sur la province contraignant les dirigeants de la SWANU dont Sam Nujoma à s'exiler au Bechuanaland, en Rhodésie du Sud, puis en Tanzanie quelques années plus tard.


En réponse aux critiques étrangères sur l'apartheid, il tente de redéfinir la notion en parlant de développement séparé et commence cyniquement à altérer les justifications traditionnelles de la politique d'apartheid basées non plus sur la race et le « baasskap » (domination paternaliste) mais sur la citoyenneté. Pour lui, les Noirs peuvent participer au processus électoral et élire leurs représentants. Seulement, ils ne peuvent le faire que s'ils sont citoyens et non plus affiliés à telle nation ou tribu particulière. Or, en Afrique du Sud (et encore plus depuis la mise en place de la politique d'apartheid), les Noirs sont recensés comme appartenant à telle ethnie, nation ou tribu. De surcroit, certains sont dorénavant citoyens de bantoustans. En accordant l'autonomie au Transkei en 1963, Verwoerd peaufine sa politique lui permettant de déclarer que « les nations tribales d'Afrique du Sud, vivant au sein du pays, auront toutes des droits politiques égaux au sein de leurs terres natales », lançant une sorte de décolonisation interne à l'Afrique du Sud et permettant aux Blancs, et aux Afrikaners en particulier, de maintenir leur domination politique sur le reste du territoire.

Le , le premier ministre britannique Harold Macmillan en visite officielle au Cap provoqua la consternation des nationalistes lors d'un discours devant les parlementaires. À propos de la décolonisation en cours sur le continent africain, Macmillan parla de « vent du changement » (« winds of change ») auquel le gouvernement sud-africain ne pouvait rester sourd et aveugle. En appelant implicitement à réformer et abroger les institutions ségrégationnistes, Macmillan allait provoquer un processus qui allait permettre à Verwoerd de concrétiser les aspirations républicaines des Afrikaners.

Verwoerd profita de ce discours pour plaider la fin de toute allégeance au Royaume-Uni et par le biais d'un référendum, en appeler à l'instauration de la république. Les électeurs blancs du Sud-Ouest Africain (actuelle Namibie), représentés au Parlement depuis 1949, furent également appelés à se prononcer.

Peu après le massacre de Sharpeville le , l'arsenal policier et législatif du régime se durcit. C'est alors que l'ANC et le Congrès panafricain sont interdits par son gouvernement.

Le , Verwoerd fut blessé par arme à feu par David Pratt, un déséquilibré blanc anglophone, à l'occasion de l'ouverture du Rand Easter Show au Milner Park de Johannesburg. Cet attentat renforça l'élan de sympathie des Blancs envers Verwoerd.


Le , la question est « Do you support a republic for the Union? » ('Soutenez-vous une république pour l'Union ?'). C'est une majorité de 52 % des voix qui répond par l'affirmative et pour la république.

À la conférence des pays du Commonwealth à Londres, Verwoerd, proposa d'abord de maintenir l'Afrique du Sud au sein de l'organisation en tant que république. Mais il rencontra l'hostilité de l'Inde, des nouveaux pays décolonisés et de John Diefenbaker, premier ministre du Canada. Le , Verwoerd annonça que son pays annulait son adhésion au Commonwealth.

Le , jour de l'anniversaire de la signature du Traité de Vereeniging marquant la fin de la guerre des Boers, la république d'Afrique du Sud est proclamée et l'adhésion au Commonwealth résiliée (elle sera restaurée en 1994).

Après que l'Afrique du Sud est devenue une république, Verwoerd refuse la venue en Afrique du Sud d'ambassadeurs noirs parmi les états membres du Commonwealth

En 1963, il ouvre son gouvernement aux non-afrikaners en recrutant deux anglophones dans son gouvernement (les premiers depuis 1948).

En 1964, Nelson Mandela et Walter Sisulu sont condamnés à la prison à vie, lors du Procès de Rivonia.

En 1965, Verwoerd refuse la présence de joueurs et de spectateurs Maoris à l’occasion de la tournée des All Blacks néo-zélandais en Afrique du Sud, prévue en 1967, ce qui oblige la fédération néo-zélandaise de rugby à XV à la faire annuler.

Lors des élections du 30 mars 1966, le Parti National obtient 58 % des suffrages. Verwoerd parait avoir réussi à bâtir une communauté blanche unie derrière son programme alors que les Noirs ne peuvent évidemment voir en lui que le père de l'apartheid.

La fin du mandat de Verwoerd en tant que premier ministre d'Afrique du Sud fut marquée par le début de la Guerre sud-africaine de la frontière qui dura 22 ans du au .

Sépulture d'Hendrik Verwoerd au cimetière central de church street à Pretoria.

Trois jours avant sa mort, Verwoerd avait eu des entretiens avec Joseph Leabua Jonathan, premier ministre du Lesotho, un état indépendant enclavé sur le territoire sud-africain, à l'Union Buildings à Pretoria.

Le , Hendrik Verwoerd est poignardé à mort en plein parlement par Demitrios Tsafendas. Demitrios Tsafendas, métis d'origine grecque et mozambicaine, échappa à la peine de mort à cause de son état mental. Il est condamné à perpétuité et mourra en hôpital psychiatrique en 1999. À cette occasion, la déclaration du premier ministre rhodésien, Ian Smith, démontrait la grande incompréhension des Blancs envers les Noirs dans cette partie du monde : « À ceux qui l'ont connu personnellement, et je fais partie de ceux qui ont eu ce privilège, sa profonde sincérité dans tout ce qu'il entreprenait, son élégance et sa gentillesse envers tout le monde, sa défense des valeurs chrétiennes, et ses sages conseils en temps de paix et dans l'adversité seront grandement regrettés ».

John Vorster, ministre de la justice, succéda alors à Hendrik Verwoerd et infléchira la doctrine de l'apartheid.

Jusqu'en 2005, la banquette parlementaire où était assis Verwoerd au moment de son assassinat conserva les tâches de son sang. Elle fut nettoyée, officiellement, par inadvertance.

L'héritage d'Hendrik Verwoerdmodifier | modifier le code

Aujourd'hui, la période 1950-1966 où Verwoerd participa au gouvernement est considéré comme l'âge d'or de l'apartheid.

Son nom fut vénéré pendant les années qui ont suivi sa mort et fut donné à une ville, Verwoerdburg et à de multiples lieux publics (aéroport, barrages, avenues, bâtiments).

Au début des années 1990, son nom commença à être synonyme d'infamie.

Peu de temps après les premières élections multiraciales, le conseil municipal de la ville blanche de Verwoerdburg, près de Pretoria, rebaptise la ville en Centurion (1995) alors que le barrage qui portait son patronyme (Hendrik Verwoerd Dam) prend le nom du fleuve qu'il borde (Gariep) dès novembre 1994.

Le bâtiment Hendrik Verwoerd de l'université de Stellenbosch est débaptisé tout comme l'aéroport Hendrik Verwoerd de Port Elizabeth qui prend le nom de la ville. En 2006, l'université de l'État-Libre rebaptise la résidence Hendrik Verwoerd en résidence Armentum mais préserve la salle consacrée à l'ancien premier ministre, comprenant statue en bronze, souvenirs personnels et des portraits.

Sa statue de 4m67, sculptée par Gerhard de Leeuw et érigée en 1969 devant le bâtiment de l'administration provinciale de Bloemfontein (alors nommé HF Verwoerd Building), est déboulonnée en septembre 1994 avant d'être transférée en 2006 à Die Erfenisstigting (Heritage Foundation), une fondation du patrimoine afrikaner, géré notamment par le comité associatif du Voortrekker Monument.

Son buste en granit, réalisé par le sculpteur Jo Roos et situé devant l'entrée de l'hôpital H.F. Verwoerd de Pretoria depuis 1967, est également transféré à Heritage Foundation en avril 1997 après que le complexe hospitalier a été rebaptisé Pretoria Academic Hospital. En 2008, il est re-érigé dans la ville afrikaner d'Orania à l'entrée du musée Verwoerd (installé dans la maison où sa veuve, Betsie Verwoerd, vécut les dernières années de sa vie).


Son portrait et son buste en marbre ont également été retirés du parlement avec ceux des anciens premiers ministres et présidents (1996)1 et remis à la disposition de cette fondation du patrimoine afrikaner.

Cependant, ces changements de nom sont limités et en 2011, de nombreuses artères de villes à commencer par celles du Cap et de Centurion continuent de porter le patronyme de l'ancien premier ministre et architecte de l'apartheid.

En mai 2011, le buste en bronze représentant Verwoerd, situé dans un parc public de Meyerton (municipalité de Midvaal), son ancienne circonscription électorale située aujourd'hui dans la province du Gauteng, est à son tour retiré de l'espace public, à la veille des élections municipales. Il s'agissait de la dernière statue de Verwoerd située dans un espace public hors de la ville afrikaner d'Orania où plusieurs de ses statues et bustes ont trouvé refuges.

En 2004, selon les Sud-Africains sondés, Hendrik Verwoerd méritait la 19e place sur la liste des 100 plus grands Sud-Africains précédant ainsi des combattants célèbres contre l'apartheid comme Chris Hani, Oliver Tambo ou Walter Sisulu.

Famillemodifier | modifier le code

Hendrik Verwoerd épousa en 1927 Elizabeth Betsie Schoombee (1901-2000). Ils ont eu 7 enfants :

  • Wilhelm Johannes Verwoerd (né en 1929), professeur de géologie à l'université de Stellenbosch
  • Anna Verwoerd (1932-2007) qui épousa Carel Boshoff,
  • Daniël "Daan" Wynand Verwoerd (né en 1933), biochimiste et chercheur à la faculté de médecine animale de l'université de Pretoria
  • Elsabet Verwoerd (née en 1936),
  • Hendrik Frans Verwoerd (né en 1940),
  • Christiaan Andries Verwoerd (né en 1942)
  • Wynand (Wijnand) Schoombee Verwoerd (né en 1947).

Betsie Verwoerd a continué à soutenir l'œuvre de son mari et rejoint le Parti conservateur dès 1982 puis s'est établie au début des années 90 dans l'embryon de Volkstaat d'Orania, géré par son gendre, Carel Boshoff (mort en 2011).

En 1995, Nelson Mandela, premier Président noir d'Afrique du Sud, se rend à Orania et partage avec elle une tasse de thé.

Wilhelm Verwoerd (né en 1964), 3ème fils de Wilhelm Johannes Verwoerd et petits fils d'Hendrik Verwoerd, auteur en outre d'une thèse pour Oxford dans laquelle il essaye de dé-diaboliser son grand-père, rejoint le congrès national africain (ANC) en 1992. Si sa grand-mère Betsie se montre compréhensive pour son engagement politique2, les liens sont par contre rompus avec une grande partie de sa famille dont son père qui le qualifie de traitre3. Son épouse Mélanie Fourrie est élu député de l'ANC en 1994 et réélue en 1999 avant d'être nommée ambassadeur d'Afrique du Sud en Irlande puis directrice exécutive de UNICEF Ireland. Le couple a divorcé après presque 19 ans de mariage et deux enfants.

Représentation théâtralemodifier | modifier le code

Le comédien sud-africain Marius Weyers a interprété le rôle d'Hendrik Verwoerd en 2003 dans la pièce I.D. de Antony Sher4

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. (en) « SOUTH AFRICA: RELICS OF THE APARTHEID ERA BEGIN TO BE REMOVED », Reuters TV, 1996.
  2. (en) « Reconciliation comes to Ireland, SA-style », IOL, 6 juillet 2003.
  3. (en) Michael Henderson, Forgiveness: Breaking the Chain of Hate, Arnica Publishing inc, Portland, 2003, p. 46.
  4. (en) « Marius Weyers: 'It's very hard because it is about my people, my family' », The Independant, 24 août 2003.

Liens externesmodifier | modifier le code

Précédé par Hendrik Verwoerd Suivi par
Johannes Strijdom
Coat of Arms of South Africa (1932-2000).png
Premier ministre d'Afrique du Sud
1958-1966
John Vorster
Ernest George Jansen
Flag of South Africa 1928-1994.svg
Ministre des Affaires indigènes
1950-1958
Michiel Daniel Christiaan de Wet Nel
Ministre des Affaires bantous
W.A. Maree
Ministre de l'Éducation bantoue







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