Jarno Trulli
Jarno Trulli
Jarno Trulli en 2010
| Date de naissance | 13 juillet 1974 |
|---|---|
| Lieu de naissance | Pescara (Italie) |
| Nationalité | |
| Années d'activité | 1997-2011 |
| Qualité | Pilote automobile |
| Équipe | Team Lotus |
|---|---|
| Nombre de courses | 256 (252 départs) |
| Pole positions | 4 |
| Podiums | 11 |
| Victoires | 1 |
| Champion du monde | 0 |
Jarno Trulli (né le 13 juillet 1974 à Pescara, dans les Abruzzes, Italie), est un pilote automobile italien qui participe au championnat du monde de Formule 1 depuis 1997. Il dispute la saison 2010 au sein de l'écurie malaisienne Lotus Racing et poursuit l'aventure avec Lotus rebaptisée Team Lotus en 2011. Il est évincé par l'équipe le 17 février 2012.
Sommaire |
Biographie modifier
Les débuts modifier
Jarno Trulli s'illustre d'abord en karting, remportant de nombreux titres en Europe, Asie et Amérique du Nord. Il remporte le titre de Champion d'Europe de Formule Super A en 1994 et le Championnat du Monde Formule C (125 cm³ à vitesses), la même année. En 1996, pris sous son aile par Flavio Briatore (alors directeur de l'écurie Benetton Formula) il enlève le championnat d'Allemagne de Formule 3 et accède à la Formule 1 l'année suivante au sein de l'écurie Minardi. Même si sa modeste monture ne lui permet pas d'espérer mieux que des qualifications en fond de grille, il fait d'emblée belle impression en prenant l'ascendant sur son équipier Ukyo Katayama, bien plus expérimenté que lui.
La Formule 1 modifier
1997-1999 : les débuts modifier
Au bout de seulement sept courses, Trulli est recruté par l'écurie Prost Grand Prix pour remplacer Olivier Panis indisponible suite à son accident au Grand Prix du Canada. Trulli, soutenu par Briatore, décroche le volant après être sorti vainqueur d'un test comparatif face au Français Emmanuel Collard auquel la place semblait promise. Immédiatement, il se hisse à un niveau de performance digne de son prédécesseur en se qualifiant en troisième ligne du Grand Prix de France et en terminant quatrième en Allemagne après un duel avec Jacques Villeneuve. La suite est plus délicate : compte-tenu de sa faible expérience, il peine à remplir pleinement son rôle au sein de l'écurie française.
Alors que son intérim touche à sa fin, il se qualifie en troisième position à l'occasion du Grand Prix d'Autriche, prend la tête de la course dès le deuxième tour et mène jusqu'à la mi-course et la rupture de son moteur Mugen Motorsports. Le retour de Panis l'oblige à céder son volant dès la course suivante, mais sa prestation est suffisamment convaincante pour lui permettre d'être engagé à temps plein par Prost Grand Prix à compter de la saison 1998.
1998 tourne rapidement au désastre car la Prost-Peugeot s'avère aussi peu fiable que performante et Trulli ne parvient qu'à inscrire un seul point sous le déluge en Belgique. Il se console en constatant qu'en termes de performance, il prend progressivement l'ascendant sur Olivier Panis. En 1999, la situation ne s'améliore qu'à peine et il ne doit qu'à un joli coup tactique de décrocher le premier podium de sa carrière, à l'occasion du Grand Prix d'Europe. Les contre-performances des Prost-Peugeot n'empêchent pas Trulli de se bâtir une solide réputation dans le paddock.
2000-2001 : Jordan modifier
En 2000, il est recruté par l'écurie Jordan qui sort d'une belle campagne 1999. Souvent brillant en essais où il domine progressivement son coéquipier Heinz-Harald Frentzen, il éprouve des difficultés à concrétiser en course, souvent par la faute d'une fiabilité médiocre. Ainsi se qualifie-t-il en première ligne au Grand Prix de Monaco, avant d'être arrêté par un ennui de boîte de vitesses, à mi-parcours. En Australie, il est quatrième quand son moteur explose à une vingtaine de tours de l'arrivée. En Belgique, en Italie puis aux États-Unis, il est accroché en début d’épreuve tandis qu'il se bat dans le peloton de tête.
En 2001, Trulli honore une deuxième année de contrat chez Jordan. Les monoplaces de l'écurie irlandaise sont à nouveau victimes de problèmes de fiabilité récurrents, et Trulli doit souvent renoncer alors qu'il est en mesure de marquer des points. Ainsi, à Melbourne, Monaco et en Belgique, il abandonne sur panne mécanique alors qu'il est cinquième, alors qu'à Montréal il pointe en quatrième position lorsque survient un problème de freins. Trulli se classe septième du championnat du monde des pilotes avec 12 points, son meilleur résultat depuis ses débuts, malgré neuf abandons en dix-sept courses, soit un de plus que la saison précédente.
2002-2004 : Renault modifier
Toujours sous contrat de management avec Flavio Briatore, Trulli signe en 2002 chez Renault, l'écurie dont Briatore est le directeur sportif. À nouveau très performant dans l'exercice des qualifications où il domine son jeune équipier Jenson Button, il brille moins en course, ce qui continue d'alimenter le débat sur son style de pilotage.
En 2003, tandis que les Renault ne cessent de progresser dans la hiérarchie, on lui adjoint un nouvel équipier, le grand espoir espagnol Fernando Alonso. Mis dans un premier temps sous l'éteignoir, Trulli semble parvenir à inverser la vapeur en fin de saison.
Une tendance qui se confirme dans la première moitié de saison 2004, au cours de laquelle Trulli fait mieux que jeu égal avec son coéquipier et se bat avec les meilleurs. Cette bonne période atteint son point culminant à l'occasion du Grand Prix de Monaco, que Trulli domine d'un bout à l'autre, ce qui lui vaut de remporter sa première victoire en Formule 1. Mais après quelques nouvelles places d'honneur, la mécanique s'enraye à partir du Grand Prix de France qu'il termine quatrième après s'être fait chiper la troisième place par Rubens Barrichello à quelques hectomètres de l'arrivée. Cette mésaventure, qui survient à un moment où Trulli négocie avec d'autres écuries et s'apprête à sortir du giron de Flavio Briatore, lui vaut de vives critiques de la part de son employeur. Contrastant avec sa remarquable première moitié de saison, sa deuxième partie de championnat s'avère assez catastrophique puisqu'il n'inscrit plus le moindre point et réalise plusieurs courses insipides. Trulli accuse ouvertement son écurie de favoriser Alonso. La détérioration des rapports entre Trulli et Renault aboutit à son limogeage à l'issue du Grand Prix d'Italie au cours duquel il se montre très lent sur les deux premiers tiers de la course, perdant tout espoir d'inscrire des points, avant de retrouver inexplicablement toute sa compétitivité en fin de course. Remplacé par l'ancien champion du monde Jacques Villeneuve, Trulli ne tarde pas à retrouver un volant puisque après un Grand Prix d'inactivité, il est appelé par Toyota pour disputer les deux dernières manches de la saison.
2005-2009 : cinq saisons chez Toyota modifier
Engagé à temps plein par Toyota à partir de la saison 2005, Trulli réalise à nouveau un début de saison en fanfare puisqu'il décroche plusieurs podiums et pointe même à la troisième place du championnat du monde après les sept premières épreuves. Mais au fil de la saison, ses performances vont diminuer tandis que le décalage entre ses prestations en qualifications (à Indianapolis, il décroche la première pole de l'histoire de Toyota en Formule 1) et en course refait son apparition de manière criante. Il termine le championnat avec deux points de moins que Ralf Schumacher et se classe finalement 7e.
Toujours chez Toyota en 2006, il subit la baisse de forme de l'écurie japonaise et ne parvient que rarement à se mettre en évidence. Après 43 points en 2005, il n'en marque que 15 au total, et 8 en 2007 ! Il conserve malgré tout une bonne réputation, son équipier Ralf Schumacher étant sur un sérieux déclin. Il reste malgré tout fidèle à Toyota, et lorsqu'en 2008, l'écurie retrouve une meilleure compétitivité, Jarno remonte dans la hiérarchie, retrouvant le chemin du podium, au Grand Prix de France. Mais en fin de saison, son nouveau coéquipier Timo Glock commence à devenir un adversaire sérieux pour lui.
En 2009, avec une Toyota très compétitive, Trulli réalise plusieurs belles performances (podium en Australie, à Bahreïn et au Japon) et obtient même la pole position à Bahreïn mais rate plusieurs occasions de victoire (à Bahreïn et à Spa). À la fin de la saison, Toyota quitte la Formule 1 et Trulli se retrouve sans volant même si des contacts lui sont prêtés avec Lotus Racing1 et Sauber2.
2010-2011 : chez Lotus modifier
Le 14 décembre 2009, Jarno Trulli est recruté par Lotus Racing et devient le coéquipier de Heikki Kovalainen3. Il termine la saison à la 21e place du championnat du monde sans avoir inscrit de point, pour la première fois de sa carrière.
Le 11 septembre 2011, à l'occasion du Grand Prix d'Italie, Trulli confirme sa prolongation de contrat d'un an avec Team Lotus. Le 17 février 2012, le Russe Vitaly Petrov est titularisé chez Caterham F1 Team pour remplacer Trulli, désormais sans volant en Formule 14.
Vie privée, revenus et activités en dehors du sport automobile modifier
Les parents de Jarno Trulli sont de grands amateurs de sport motocycliste. Ils ont prénommé leur fils en hommage à Jarno Saarinen, célèbre pilote de vitesse finlandais, décédé dans un accident à Monza, en 1973. Jarno Trulli est marié à Barbara. Le couple a eu son premier enfant (un garçon prénommé Enzo, comme le père de Jarno) en 2005. Un deuxième petit garçon, prénommé Marco, est né en 2006. Jarno Trulli parle italien, anglais et français.
Amateur de vin, Jarno possède un vignoble, en collaboration avec son père et trois autres associés, et le commercialise, notamment au Canada mais aussi en Angleterre et en Belgique. Ce vin est appelé Podere Castorani.
Résultats en championnat du monde de Formule 1 modifier
À l'issue du Grand Prix du Brésil 2011
- 252 départs en Grand Prix.
- 1 victoire.
- 246,5 points marqués.
- 4 pole positions.
- 15 départs en première ligne.
- 4 deuxièmes places en Grand Prix.
- 6 troisièmes places en Grand Prix.
- 11 podiums.
- 1 meilleur tour.
- 92 abandons.
- Meilleur résultat au championnat : 6e en 2004.
- Débuts en Formule 1 : le 9 mars 1997 au Grand Prix d'Australie, sur le circuit de Melbourne – 9e.
- Première pole position : le 22 mai 2004 au Grand Prix de Monaco, sur le circuit de Monaco.
- Première victoire : le 23 mai 2004 au Grand Prix de Monaco, sur le circuit de Monaco
Victoire en Formule 1 modifier
| # | Année | Manche | Date | Grand Prix | Circuit | Écurie | Voiture |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
|
|
|
23 mai 2004 | Monaco | Monaco | Renault | R24 |
Notes et références modifier
- http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/16/01011-20091116FILSPO00450-lotus-a-trouve-son-premier-pilote.php
- http://www.lefigaro.fr/auto-moto/2009/12/03/02019-20091203ARTSPO00668-sauber-13e-invitee.php
- Lotus dévoile le nom de ses pilotes, sur lotusf1racing.my, consulté le 14 décembre 2009
- http://motorsport.nextgen-auto.com/Officiel-Petrov-remplace-Trulli-chez-Caterham,36975.html
Liens externes modifier










