John Talbot

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John Talbot
La mort de John Talbot
La mort de John Talbot

Naissance Entre 1384 et 1390
Shropshire
Décès (à 59-63 ans)
Castillon-la-Bataille
Mort au combat
Origine England Arms 1405.svg Anglais
Allégeance England Arms 1405.svg Royaume d'Angleterre
Années de service 1409 – 1453
Conflits Guerre de Cent Ans
Faits d'armes Siège d'Orléans
Bataille de Meung-sur-Loire
Bataille de Patay
Bataille de Castillon
Distinctions Chevalier de la Jarretière
Autres fonctions Comte de Shrewsbury
Comte de Waterford
Comte de Wexford

John Talbot (entre 1384 et 1390, Blechmore, Shropshire, Castillon-la-Bataille), baron Talbot, 1er comte de Shrewsbury et de Waterford, baron Furnival de jure uxoris, fut l'un des chefs anglais lors de la guerre de Cent Ans.

Il était le fils de Richard Talbot, 4e baron Talbot de Goodrich Castle. Il était issu d'une famille Normande originaire du Pays de Caux.

Carrière militairemodifier | modifier le code

Encore très jeune il combat en Pays de Galles, et se distingue tout particulièrement au siège du château de Harlech en 1409. En 1414, Henri V d'Angleterre le nomme lieutenant en Irlande, mais des différends l'opposent au duc d'Ormonde. En 1419, il débarque en France où il participe à de nombreux combats.

Au lendemain du siège d'Orléans il commandait la garnison anglaise de Beaugency, forte de 500 hommes. Il devint commandant en chef des troupes anglaises après l'affaire de Jargeau, où Suffolk s'était laissé prendre (1429). Le , il combattit à Patay où il fut vaincu et capturé, puis échangé au bout de quatre ans contre Jean Poton de Xaintrailles ; il eut bientôt l'occasion d'user de la même courtoisie à l'égard de son libérateur. Il tenta de nombreuses petites batailles. Aux alentours de Rouen en 1436, il vainquit La Hire et Xantrailles, puis poursuivit plus au Sud et à l'Est en écrasant une force de Bourguignons. En 1439, sa victoire sur Richemont lui ouvrit les portes d'Harfleur qu'il prit un an plus tard. Mais ce ne fut que barouds d'honneur, actions retardatrices et occupations temporaires, car ses forces étaient bien maigres et les armées françaises réoccupaient tous les territoires temporairement perdus.

Il reçut successivement les titres de comte de Shrewshury, de Wexford, de Waterford en récompense de ses faits d'armes. Il reparut en Guyenne en 1452 à la tête d'une armée de secours et occupa rapidement toute la province, mais il perdit la victoire et la vie à la bataille de Castillon, près de Bordeaux ().

En 1445, il fut nommé connétable de France par le roi Henri VI d'Angleterre.

Le militairemodifier | modifier le code

Armes de John Talbot

À l'inverse de son rival John Fastolf, Talbot fut un tacticien controversé. Selon Thomas Basin, il fut un homme courageux, mais les deux grandes batailles qu'il a livrées, la bataille de Patay et la bataille de Castillon furent des désastres. Beaucoup plus efficaces furent ses raids et les escarmouches qu'il lançait par surprise, provoquant une terrible incertitude chez ses ennemis. Il attaquait sans cesse et vainquait les petites troupes françaises qu'il rencontrait. Battu de manière terrible à Patay, il évita les trop gros affrontements lors de la décennie qui suivit. Il mena une dernière bataille à Castillon en 1453 où il trouva la mort.

Le connétable Richemont le craignait pour son énergie mais d'autres le jugeaient trop téméraire et belliqueux, tentant beaucoup d'assauts qui n'eurent aucune influence sur la guerre autre que la perte d'hommes des deux camps et le retardement du dénouement.

En Guyenne, province longtemps nostalgique de la monarchie anglo-gasconne, le personnage de John Talbot est entré dans la légende comme « Lo bon rey Talabot » (Le bon roi Talbot). Son souvenir fut longtemps, et est parfois encore, évoqué lors des veillées au coin du feu1.

Sourcesmodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • (en) Anthony James Pollard, John Talbot and the War in France, 1427-1453, Londres, Royal Historical Society, collection « Royal Historical Society Studies in History », no 35, 1983.

Articles connexesmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Connaître la Gironde, par Philippe Prévôt, éditions Sud-Ouest, p.119







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