José Rossi

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José Rossi
Image illustrative de l'article José Rossi
Fonctions
Président du
conseil général de la Corse-du-Sud
19851998
Prédécesseur Jean-Dominique Cesari
Successeur Marc Marcangeli
Député de la
1re circonscription de la Corse-du-Sud
Élection 5 juin 1988
Réélection 1er juin 1997
Législature IXe, Xe et XIe
Prédécesseur Nicolas Alfonsi
Successeur Simon Renucci
Ministre de l'Industrie, des Postes et Télécommunications et du Commerce extérieur
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Gérard Longuet
Successeur Yves Galland
Président de l'Assemblée de Corse
Prédécesseur Jean-Paul de Rocca Serra
Successeur Camille de Rocca Serra
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Ajaccio
Nationalité Française
Parti politique UDF, PR, DL, UMP
Profession Juriste

José Rossi
Ministre du Commerce extérieur
Ministre des Postes et Télécommunications
Présidents de l'Assemblée de Corse

José Rossi, né le à Ajaccio, est un homme politique français.

Biographiemodifier | modifier le code

Agrégé de droit public, ancien membre de cabinets ministériels, notamment ceux de Joseph Fontanet et de Simone Veil, il s'est fortement impliqué dans la vie politique de la Corse à partir des années 1970. Il a occupé de nombreux mandats : maire, conseiller général, conseiller à l'Assemblée de Corse et député.

Durant cette période, il fut l'un des initiateurs du "processus de Matignon". José Rossi a toujours défendu la ligne de l'automie considérant que la Corse si elle devait rester française ne pouvait pas être gérée depuis Paris. Proche de François Léotard, il partage l'idée du fédéralisme. Il a ainsi poussé à l'introduction d'un pouvoir réglementaire autonome, faculté qui n'a pas été utilisée par la collectivité territoriale de Corse. Issu de la famille centriste et de la droite, ses idées en faveur de l'autonomie ont créé des incompréhensions en particulier avec les élus qui se revendiquaient du RPR ainsi que les bonapartistes. En 2000 et 2002, le RPR a contribué à sa défaite en permettant l'élection de Simon Renucci.

Du fait des divisions à droite, il n'est pas en mesure de conserver son poste de président après les élections territoriales de 2004 et doit se contenter de la présidence de l'Office de Développement économique.

En 2003, il soutiendra le oui pour le référendum sur la réforme institutionnelle en Corse mais le non l'emportera. Spécialiste des questions constitutionnelles et de l'organisation des pouvoirs publics, le rejet du référendum marque un coup d'arrêt vers l'autonomie et vers le fédéralisme insulaire.

Député de la Corse-du-Sud de 1988 à 2002, il est alors président du groupe Démocratie libérale à l'Assemblée nationale de 1998 à 2000. Ce groupe comprenait 43 députés dont Claude Goasguen, Pascal Clément, François d'Aubert, Dominique Bussereau, Nicolas Forissier, François Goulard, Alain Madelin, Nicole Ameline. Le secrétaire général du groupe était Philippe Crevel. Proche des centristes et d'Alain Madelin, José Rossi a toujours défendu les valeurs libérales et sociales. Il souhaitait ranimer les Indépendants, parti dont était membre Valéry Giscard d'Estaing, dans l'esprit des années 1960 et 70. À ce titre, il fut, en 1994, à l'origine d'une scission temporaire du groupe UDF avec 26 députés. Celle-ci était fondée sur un désaccord avec Charles Millon qui présidait le groupe UDF et qui était proche de Jacques Chirac quand José Rossi ainsi que le Parti républicain soutenaient Édouard Balladur. Il perd son siège de député en 2002, recueillant 42,93 % des suffrages exprimés contre le divers gauche Simon Renucci.

En décembre 2001, José Rossi est condamné à 22 000 euros d'amende pour favoritisme dans les marchés publics (transports scolaires). Il est condamné, le 7 octobre 2003, à deux ans d'inéligibilité pour « détournements de fonds publics » entre 1995 et 1997, six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende. Il lui a été reproché une mauvaise affectation de crédits destinés à la réinsertion des Rmistes. En lieu et place d'être affectés à la section amateur de clubs sportifs, ils ont bénéficié aux sections professionnels. Ce transfert avait été réalisé avec l'accord du préfet de l'époque. Après pourvoi en cassation, son jugement est confirmé en juin 2006 par le tribunal de Bastia à six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.

Il est de nouveau candidat aux élections municipales de mars 2008, toujours contre Simon Renucci. La liste qu'il conduit recueille 8,68 % des suffrages exprimés au premier tour, après quoi José Rossi se rallie à la liste UMP de Philippe Cortey sans demander à y être intégré.

Depuis il préside un Club de réflexion "Corse Prospective" qui réunit des dirigeants économiques de Corse ainsi que des économistes.

Ouvrage de José Rossimodifier | modifier le code

  • Aux Corses - Et à ceux qui ne le sont pas, Plon, 2001

Notes et référencesmodifier | modifier le code








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