Joseph Déchelette

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Joseph Déchelette
Archéologue
Image illustrative de l'article Joseph Déchelette
Joseph Déchelette par Albert Dawant (post-mortem d'après photographie)
Naissance
Roanne
Décès (à 52 ans)
Nouvron-Vingré
Nationalité Français
Distinctions Musée Joseph Déchelette (Roanne)
Expéditions principales Égypte
Bibracte
Autres activités Conservateur du Musée des beaux-arts et d'archéologie de Roanne

Joseph Déchelette, né le à Roanne (Loire), mort pour la France le à Vingré (actuelle commune de Nouvron-Vingré, Aisne), était un archéologue français, qui s'est particulièrement illustré comme précurseur de la céramologie antique. Il est parmi les premiers à avoir fait la relation entre la culture de La Tène et la civilisation celtique.

Biographiemodifier | modifier le code

Joseph Déchelette naquit dans une famille d'industriels aisés de Roanne et, après des études chez les maristes de Saint-Chamond, débuta sa vie active comme représentant de commerce de l'entreprise familiale. Toutefois, la passion de l'archéologie, à laquelle il avait été initié dès son adolescence par son oncle Jacques Gabriel Bulliot (1817-1902), figure éminente de la Société éduenne d'Autun, prit rapidement le dessus, bien qu'il continuât à travailler pour l'entreprise familiale jusqu'en 1899.

En 1884, il adhère à La Diana, société archéologique et historique sise à Montbrison (Loire), qui a pour but de recenser et d'étudier les antiquités et les monuments de la région du Forez, au sud de Roanne. Il devient inspecteur pour le compte de la Société française d'archéologie.

De 1892 à 1914, il est conservateur du Musée des beaux-arts et d'archéologie de Roanne. Ce musée municipal, fondé en 1844, a ultérieurement été rebaptisé en son honneur. Il fut installé en 1923 dans l'ancien hôtel de Valence de Minardière, que Déchelette avait acheté en 1896, dans lequel il avait aménagé une immense bibliothèque, et que sa veuve offrit à la ville de Roanne (elle continua à occuper, jusqu'à sa mort en 1957, le rez-de-chaussée de l'hôtel).

En 1899, Joseph Déchelette abandonne définitivement son travail dans l'entreprise de son père pour se consacrer exclusivement à l'archéologie. Libéré des contraintes professionnelles, il peut alors se lancer dans l'écriture d'ouvrages, ce qu'il fera en publiant entre 1908 et 1914 tous les volumes du Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine.Cet ouvrage contient des idées réellement nouvelles, et est considéré comme la fondation de l'archéologie moderne et scientifique.

En 1914, au déclenchement de la Première Guerre mondiale, rappelé au 104ème territorial il demande, malgré son âge avancé, une affectation sur le front pour combler les vides laissés par la bataille de la Marne. Capitaine au 298e Régiment d'Infanterie, il est tué au front deux mois après le début des hostilités, le 4 octobre 1914. Il repose aujourd'hui dans la nécropole nationale d'Ambleny et son nom est inscrit au Panthéon, parmi les 560 écrivains morts pour la France. Son souvenir et ses œuvres sont conservés dans le Musée des Beaux-Arts et d'archéologie Joseph Déchelette à Roanne.

Travaux en archéologiemodifier | modifier le code

De février à avril 1893, Déchelette fait un voyage en Égypte dont il revient chargé de la momie de Nesyamon, supposée morte à l'âge de quinze ans et qui, de son vivant, chantait à Thèbes pour le dieu Amon.

Joseph Déchelette est le premier à avoir mis en évidence une unité culturelle au nord des Alpes vers la fin de l'âge du fer en comparant les résultats des fouilles archéologiques de quatre oppida : Bibracte au Mont Beuvray, Manching en Bavière, Stradonice en Bohême et Velem-Zsent-Vid en Hongrie. Il créa l'expression « civilisation des oppida » qui définit aujourd'hui la période de la fin de la civilisation celtique sur le continent européen, dans une région allant du sud de l'Angleterre jusqu'à l'Europe centrale.

Il visite également le site d'Altamira en Espagne, qu'il baptise en 1908 du surnom de « Chapelle Sixtine de l'art quaternaire »1. L'expression est reprise par Henri Breuil, cette fois-ci pour surnommer la grotte de Lascaux « chapelle Sixtine du Périgordien », exprimant un lien direct avec les dires du « regretté Jospeh Déchelette »2.

Œuvresmodifier | modifier le code

  • Peintures murales du Moyen Âge et de la Renaissance en Forez
  • Les Vases céramiques ornés de la Gaule romaine
  • Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. - Paris : A. Picard et fils, 1908-1914. - 2 tomes en 6 vol. (dont 2 vol. d'appendices) ; 22 cm (plusieurs rééditions)

Diversmodifier | modifier le code

  • Roanne : Musée des beaux-arts et d'archéologie Joseph-Déchelette
  • Marie-Suzanne Binetruy, Joseph Déchelette, LUGD, Lyon, 1994

Sites internetmodifier | modifier le code

http://www.memo-roanne.fr/

http://www.roanne.fr/119-bibliotheque-centre-de-documentation-joseph-dechelette.htm

http://www.ewiranda.org/Publications-europeennes-de-Joseph.html

http://traces.univ-tlse2.fr/26029857/0/fiche___pagelibre/&RH=protohistoire_traces

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Joseph Déchelette, Manuel d'archéologie préhistorique celtique et gallo-romaine : Archéologie préhistorique, t. I, Paris, Alphonse Picard et fils éditeurs,‎ 1908, 747 p. (lire en ligne), p. 150. En téléchargement.
  2. Henri Breuil, « Découverte d'une remarquable grotte ornée, au domaine de Lascaux, Montignac (Dordogne) », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 84, no 5,‎ 1940, p. 389 (lire en ligne)







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