Joseph d’Haussonville

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Armes des Cléron d'Haussonville.

Joseph Othenin Bernard de Cléron, comte d'Haussonville est un historien et homme politique français né à Paris le 27 mai 1809 et mort dans la même ville le 28 mai 1884.

Biographiemodifier | modifier le code

Fils de Charles Louis d'Haussonville (1770-1846), chambellan de Napoléon Ier, pair de France, Joseph Othenin d'Haussonville entra très jeune dans la carrière diplomatique et fut en poste comme secrétaire d'ambassade à Bruxelles, Turin et Naples.

Il épousa en 1836 Louise-Albertine de Broglie (1818-1882). Ils eurent un fils, Paul-Gabriel d'Haussonville qui, comme son père, fut membre de l'Académie française. À Paris, ils habitaient l'hôtel de Broglie, 35 rue Saint-Dominique, qu'ils firent réaménager par Gabriel-Hippolyte Destailleur.

Joseph d'Haussonville fut conseiller général de Seine-et-Marne (4 juin 1838-30 août 1848), officier de la Légion d'honneur (27 février 1840), et quitta la carrière diplomatique pour entrer dans la politique. Il fut élu, le 9 juillet 1842, député par le 4e collège de Seine-et-Marne (Provins)1. Il fut réélu le 1er août 18462. Il fit constamment partie de la majorité ministérielle et prononça d'importants discours sur le droit de visite, l'enquête électorale, le scrutin public et le scrutin secret, les chemins de fer de Lyon, le budget. Il fut l'auteur d'une proposition sur les conditions d'admission et d'avancement dans les emplois publics, le rapporteur d'un projet de crédit destiné à accorder aux travailleurs libres dans les colonies, présenta et soutint des pétitions de protestants demandant le libre exercice de leur culte.

Il rentra dans la vie privée en 1848. Sous le Second Empire, il fit partie de l'opposition orléaniste, publiant à Bruxelles un journal d'opposition, Le Bulletin français. En 1863, il soutint activement la candidature de Lucien-Anatole Prévost-Paradol à l'Académie française. Ses ouvrages historiques lui valurent d'être lui-même élu à l'Académie française en 1869. Il fut dispensé de la visite d'agrément à Napoléon III.

Après la guerre de 1870, il fonda et présida l'Association des Alsaciens-Lorrains, formée pour aider les habitants de l'Alsace-Lorraine qui avaient choisi de conserver la nationalité française à s'établir en Algérie.

En 1878, il fut nommé sénateur inamovible. Au Sénat, il s'allia avec le centre droit pour défendre les congrégations religieuses.

Œuvresmodifier | modifier le code

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Histoire de la politique extérieure du gouvernement français de 1830 à 1848 (2 vol., 1850)
  • Histoire de la réunion de la Lorraine à la France (4 vol., 1854-1859)
  • L'église romaine et le Premier Empire 1800-1814 (5 vol., 1864-1879).
  • La France et la Prusse devant l'Europe (1870) : Dans cet ouvrage, l'auteur dénonce avec vigueur le traitement de la France par la Prusse. La vente en fut interdite en Belgique à la requête du Kaiser Guillaume II.
  • Mon journal pendant la guerre (1870-1871).

Référencesmodifier | modifier le code

Sourcesmodifier | modifier le code


Articles connexesmodifier | modifier le code

Notesmodifier | modifier le code

  1. 244 voix sur 473 votants et 517 inscrits contre 228 à M. Simon.
  2. 326 voix sur 603 votants et 646 inscrits contre 275 à Nicolas Bavoux.

Liens externesmodifier | modifier le code


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Fauteuil 22 de l’Académie française
1869-1884
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