Koto

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Masayo Ishigure jouant du koto
Le réglage de l'instrument
Fichier audio
Enregistrement sur un koto à 13 cordes (info)

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Le koto (箏 en japonais, ou 琴 en japonais classique) est un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle, notamment dans le kabuki et le bunraku. Originaire de Chine (gŭzhēng), il fut introduit au Japon entre le VIIe siècle et le VIIIe siècle et était joué principalement à la Cour impériale ; l'usage s'en est ensuite démocratisé.

Facture modifier

Le koto est une longue cithare (en forme de dragon tapi), mesurant environ 1,80 m de long et comptant 13 cordes. La caisse est traditionnellement fabriquée en bois de paulownia évidé, et les hauts chevalets amovibles, en ivoire. Ses cordes sont en fil de soie que l'on pince avec des grattoirs en ivoire.

Jeu modifier

Le koto produit un son lyrique, comparable à celui d'une harpe, ce qui peut expliquer le terme souvent rencontré de « harpe japonaise ».

Parmi les musiciens représentatifs du koto, on trouve d'abord Kengyo Yatsuhashi (1614-1685, mort l'année de naissance de Jean-Sébastien Bach) ; puis Michio Miyagi (1894-1956, prononcé Miyagui) et Fumiko Yonekawa, née en 1895 et qui avait, en 1983, 185 000 heures de pratique. Miyagi a développé le koto au début du XXe siècle, important ce langage musical en Europe. Son œuvre Haru no umi (La mer du printemps, pour koto et shakuhachi) est la plus connue des œuvres jouées au koto. Kimio Eto est un interprète moderne.

De nos jours, les maîtres de koto à l'extérieur du Japon ne sont pas nombreux. Parmi ceux et celles qui ont réussi à atteindre ce niveau, on trouve Linda Kako Caplan, représentante au Canada de l'école Chikushi.

Aujourd'hui, on trouve également des koto avec davantage de cordes :

  • jūshichigen (17 cordes) ;
  • nijūgen (littéralement 20 cordes, mais composé de 21 cordes en réalité) ;
  • nijūgogen (25 cordes) ;
  • sanjūgen (30 cordes) ;
  • sanjūnigen (32 cordes).

En japonais, le mot gen signifie corde, et les noms des instruments indiquent le nombre de cordes qu'on trouvera sur chaque type de koto.

Le jūshichigen a été créé par Miyagi : cet instrument est maintenant populaire. Récemment, le nijūgen est aussi devenu de plus en plus connu. Il a été créé par Keiko Nosaka et il est utilisé par beaucoup de compositeurs (pas seulement japonais) de musique contemporaine.
Il existait aussi le hachijūgen (80 cordes) créé par Miyagi, mais il n'a jamais existé qu'un seul exemplaire de cet instrument et personne ne le joue aujourd'hui.

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