Lobbes

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Lobbes
La Sambre et la collégiale Saint-Ursmer
La Sambre et la collégiale Saint-Ursmer
Blason de Lobbes
Héraldique
Drapeau de Lobbes
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Bourgmestre Marcel Basile
Majorité cdH-MR-Ensemble
Sièges
PS
cdH
MR
Ecolo
Ensemble
17
6
5
3
2
1
Section Code postal
Lobbes
Mont-Sainte-Geneviève
Sars-la-Buissière
Bienne-lez-Happart
6540
6540
6542
6543
Code INS 56044
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Lobbain(e)1
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
5 708 ()
48,88 %
51,12 %
178 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,04 %
63,78 %
15,18 %
Étrangers 3,63 % ()
Taux de chômage 11,90 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 538 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 20′ N 4° 16′ E / 50.33, 4.267 ()50° 20′ Nord 4° 16′ Est / 50.33, 4.267 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
32,08 km2 (2005)
65,74 %
20,06 %
11,89 %
2,30 %
Localisation
Situation de la commune dans l'arrondissement de Thuin et la province de Hainaut
Situation de la commune dans l'arrondissement de Thuin et la province de Hainaut

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Site officiel lobbes.be

Lobbes est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Elle est située près de la Sambre, un affluent de la Meuse.

La Portelette (XVIe siècle).

Patrimoine majeur et curiositésmodifier | modifier le code

La collégiale qui porte le nom de Saint-Ursmer fondée au IXe siècle (la plus ancienne collégiale de Belgique), la Collégiale Saint-Ursmer de Lobbes relève du Patrimoine majeur de Wallonie.

La Portelette (XVIe siècle).

Lobbes est traversée par un tramway touristique qui rejoint Thuin. Cependant la commune a récemment voté une résolution demandant qu'une section importante, et d'un intérêt historique de haut rang, de son parcours soit déferrée pour faciliter le parking d'automobiles, ce qui conduit à s'interroger sur l'intérêt que la commune porte au patrimoine technique et industriel représenté par ce tramway touristique et historique.

Voir aussi la liste du patrimoine immobilier classé de Lobbes.

Étymologiemodifier | modifier le code

Pour certains spécialistes, le nom de Lobbes trouve son origine dans le terme Laubacum signifiant ruisseau, d’autres y voient une origine germanique se rapprochant du terme lauh-baki signifiant généralement ruisseau des bois.

Histoiremodifier | modifier le code

La collégiale Saint-Ursmer

Lobbes est une commune dont l’origine remonte au Moyen Âge puisque son histoire se confond avec celle du monastère bénédictin fondé en 654 par Landelin, un brigand converti au christianisme par saint Aubert, évêque de Cambrai. Landelin était un descendant du roi Mérovée et sa précieuse ascendance l'a certainement aidé à édifier le monastère qui deviendra le berceau de la cité que nous connaissons aujourd’hui. À peine deux siècles après sa fondation, le monastère devient non seulement une pépinière de savants et de saints mais aussi le centre d’un immense domaine dont fait mention le fameux polyptyque de Lobbes (un document rédigé par l’évêque de Cambrai à l’initiative de Lothaire II en 868-869). On sait d’ailleurs aujourd’hui que les cent septante-quatre villages qui composaient le domaine avaient été donnés à l’abbaye par les souverains de l'époque et notamment par le roi des Francs Dagobert et par Pépin de Herstal dit le Vieux. Charlemagne fonda une école à Lobbes en 776, dont la riche bibliothèque valut à la ville d'être surnommée « Lobbes la Savante ». Saint Landelin ne fut pas la seule grande figure de l’abbaye de Lobbes : saint Ursmer en assuma la charge de 689 à 713 et la collégiale porte aujourd’hui encore son nom. En 888, l'abbaye passa sous l'autorité de l'évêché de Liège.

Au cours des siècles l'abbatiale fut détruite à plusieurs reprises, mais l’église funéraire des moines située sur la colline voisine de l'abbaye, d'époque carolingienne, fut préservée et devint ensuite collégiale.

Lobbes fut notamment assiégée par les Normands danois en 882 et les nomades magyars en 955.

Au XVe siècle la prospérité de l'abbaye fut tellement mise à mal par les guerres que les chanoines furent obligés de quitter l’endroit pour aller se réfugier à Binche. Toutefois le monastère bénédictin continua sa mission jusqu’au , date à laquelle les troupes républicaines, menées par le général Charbonnier, l’envahirent et y mirent le feu au cours d’un pillage qui dura trois jours. Les moines durent fuir en Allemagne, alors que Napoléon accordait la propriété des biens de l'abbaye à Charbonnier.

Le , pendant la bataille de France, un chasseur de la Luftwaffe mitraille des réfugiés sur les routes de Lobbes, faisant 43 tués2. Cette année-là et en 1944 la commune eut aussi à subir des bombardements causant d’importants dégâts et faisant de nombreuses victimes.

Économiemodifier | modifier le code

La collégiale Saint-Ursmer.

Ce sont les petits artisans qui de tout temps constituèrent la trame du tissu socio-économique d’une région qui attira toujours une population fort nombreuse mais que ses ressources agricoles ne furent pas toujours capables de nourrir. Ce manque de ressources explique d’ailleurs la grande pauvreté de Lobbes qui fit éclater de grands désordres à la veille de la Révolution liégeoise. Ce ne fut qu’en 1919 que la commune vit s’ouvrir un chantier de bateaux qui fonctionna jusqu’après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui c’est la qualité de vie de l’endroit qui y attire non seulement une population avide de calme et d’air sain mais aussi des touristes épris par la beauté de ses sites naturels et architecturaux de Thudinie.

Personnalitésmodifier | modifier le code

Dieudonné Dagnelies (1825-1894), compositeur et chef d'orchestre

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ 2008 (lire en ligne), p. 39.
  2. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 301

Voir aussimodifier | modifier le code

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Articles connexesmodifier | modifier le code

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