Maison capétienne de Bourbon

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Article détaillé : Généalogie des Bourbons.

Maison de Bourbon

Description de cette image, également commentée ci-après

Armoiries du royaume de France.

Type Maison royale
Pays Royaumes de France, de Navarre, d’Espagne et des Deux-Siciles
Grand-duché de Luxembourg
Duchés d’Orléans, de Bourbon et de Parme et de Plaisance
Lignée Dynastie capétienne
Chef actuel Louis de Bourbon (aîné)
Henri d’Orléans (Orléans)
Fondation 1256
Robert de France, comte de Clermont
Dépositions
Abdication de Charles X

Abdication de Louis-Philippe Ier
Ethnicité Française

La maison capétienne de Bourbon est une branche de la dynastie capétienne issue de Robert de France (né en 1256, mort le ), comte de Clermont, par mariage seigneur de Bourbon, seigneur de Charolais, de Saint-Just et de Creil, chambrier de France, dernier fils du roi de France Saint Louis et de Marguerite de Provence. Louis était comte de Clermont-en-Beauvaisis et fut donc le fondateur de la maison capétienne de Bourbon. Elle se scinde en de nombreuses sous-branches ; les branches issues de Henri IV ont donné la « dynastie des Bourbons » et ont régné sur plusieurs pays d’Europe. En France, son règne correspond à l'apogée de la monarchie absolue et la prépondérance française en Europe.

Différentes branchesmodifier | modifier le code

Naissance et développement de la maison de Bourbonmodifier | modifier le code

Robert de Clermont épouse Béatrice, fille unique d'Agnès de Bourbon et de Jean de Bourgogne, seigneur de Charolais ; par ce mariage, il devient seigneur de Bourbon.

La seigneurie est érigée en duché en 1327 pour Louis Ier de Bourbon. La maison prospère. Louis II de Bourbon (1337-1410) épouse Anne d'Auvergne en 1371 ce qui lui permet d'agrandir le domaine du comté de Clermont, de Forez et de la seigneurie de Mercœur.

Pendant la guerre de Cent Ans, la maison se divise en trois branches : la branche ducale, celle des aînés, à la tête des duchés de Bourbon, d'Auvergne, les comtes de Clermont-en-Beauvaisis, à la tête de la seigneurie du même nom mais aussi du dauphiné d'Auvergne et du comté de Sancerre, la branche de Vendôme qui rassemble le comté de Vendôme et la principauté de La Roche-sur-Yon.

Parmi les descendants de la branche aînée, Antoine (1518-1562), épouse en 1548 Jeanne d'Albret, reine de Navarre. Mais à la mort d'Henri III, assassiné par le moine fanatique Jacques Clément, la maison de Valois n'a plus aucun héritier. Les règles de succession en vigueur, dites loi salique ou règle de primogéniture mâle, font donc d'Henri IV, cousin au vingt-deuxième degré du roi défunt, le nouveau souverain du royaume.

Mais le nouveau roi est protestant alors que les coutumes exigent un roi catholique et que la majorité catholique des Français ne veut pas d'un huguenot comme souverain. Charles (1523-1590), frère d'Antoine et archevêque de Rouen, est un moment, proclamé roi par la Ligue. Il faut cependant au nouveau roi reconquérir son royaume. Les difficultés à conquérir Paris, aux mains des ligueurs, conduisent le roi à se convertir au catholicisme à Saint-Denis le 25 juillet 1593.

Les premiers rois Bourbon et l'affermissement de la monarchie absolue en Francemodifier | modifier le code

Une fois son pouvoir consolidé, Henri IV met un terme aux Guerres de religion en promulguant l'édit de Nantes de 1598.

Aidé de son ministre Sully, Henri IV tâche de remettre sur pied le royaume durement éprouvé par les Guerres de religion.

En 1607, il accepte que les possessions des Bourbon soient rattachées au domaine royal : le dernier grand domaine féodal disparaît. Lorsque Henri IV est assassiné par François Ravaillac, un catholique fanatique en 1610, il lègue à son fils Louis XIII un royaume considérablement renforcé.

Louis XIII (1601-1643) a neuf ans quand son père est assassiné en 1610. Sa mère Marie de Médicis assure la régence avec ses favoris et néglige l'éducation du jeune roi. Louis XIII l'écarte du pouvoir en 1617 en faisant assassiner son favori Concini.

À partir de 1624, il règne en étroite collaboration avec son principal ministre, le cardinal de Richelieu qu'il soutient contre les intrigues des nobles, furieux d'être écartés du pouvoir.

Sous son règne, l'Auvergne et quelques places lorraines rejoignent le domaine royal. Il mène une politique de domestication des grands seigneurs du royaume (Affaire du comte de Chalais en 1626), de durcissement envers les Protestants à qui il parvient à retirer les places-fortes que l'édit de Nantes leur octroyait.

Il installe des intendants de justice, police et finance dans les provinces. Contrairement aux officiers ceux-ci sont des commissaires révocables. Ils sont indispensables dans les régions frontières ou occupées par les Français. Ils y assurent l'ordre en luttant contre les pillages des soldats français et en s'assurant de la fidélité des sujets, particulièrement des nobles et des villes. Le roi accentue la centralisation en favorisant l'atelier de frappe monétaire de Paris aux dépens de ceux de province.

L'augmentation considérable de la pression fiscale, nécessitée par la guerre, provoque de nombreux soulèvements populaires : en 1636-1637 celui des Croquants de Saintonge-Périgord, en 1639 celui des Nu-Pieds de Normandie, sévèrement réprimés. En effet, dès 1635, Louis XIII et le cardinal de Richelieu s'engagent dans la guerre de Trente Ans auprès des princes allemands protestants pour réduire la puissance de la dynastie des Habsbourg d'Espagne, la première puissance européenne à cette époque et de ceux d'Autriche qui sont à la tête du Saint-Empire romain germanique. Pour affaiblir les Habsbourg, les Français occupent des places fortes et s'assurent des passages qui les relient à leurs alliés, en Alsace, en Lorraine et dans le Piémont.

L'apogée de la monarchie absolue sous Louis XIVmodifier | modifier le code

Louis XIV a quatre ans et demi quand son père meurt en 1643. Sa mère Anne d'Autriche assure la régence avec le cardinal Mazarin que Richelieu avait recommandé sur son lit de mort à Louis XIII comme étant le meilleur ministre possible. Jusqu'en 1661, date de sa mort, c'est Mazarin qui gouverne effectivement, même après la majorité de Louis XIV.

Il poursuit l'effort de guerre entamée par Richelieu. Les troupes françaises remportent des victoires décisives qui permettent de mettre fin à la guerre de Trente Ans (1618-1648). Le traité de Münster d'octobre 1648 accorde à la France presque toute l'Alsace, confirme la possession des trois évêchés et donne trois forteresses à la France sur la rive droite du Rhin, Landau, Philippsbourg et Brisach. Le conflit se poursuit cependant avec l'Espagne jusqu'en 1659. Avec la Paix des Pyrénées, le domaine royal s'agrandit du Roussillon, de l'Artois et de certaines places du Hainaut ou du Luxembourg comme Thionville et Montmédy.

Louis XIV épouse l'infante d'Espagne, Marie-Thérèse d'Autriche.

La réduction à l'obéissance des corps autonomesmodifier | modifier le code

Durant son enfance, Louis XIV a été très marqué par la Fronde (1648-1652). Cette succession de révoltes parlementaire, nobiliaire et populaire l'avait obligé à quitter Paris précipitamment en 1648 pour Saint-Germain en Laye. Il y avait vu le peuple parisien envahir sa chambre. Cet épisode explique en grande partie sa volonté de museler la noblesse et les parlements, sa méfiance de la capitale. À la mort de Mazarin, en 1661, il déclare qu'il gouvernera désormais seul, c'est-à-dire sans premier ministre. Il réclame de ses secrétaires d'État une stricte obéissance et leur interdit de décider seul.

Dès lors, la grande affaire du règne du Roi-Soleil est de contraindre à l'obéissance tous les corps autonomes du royaume. Pour être sûr d'être obéi de ses ministres, il les choisit parmi la bourgeoisie comme Colbert ou Le Tellier. Il les comble d'honneurs, s'assurant ainsi de leur reconnaissance et de leur fidélité. Le règne de Louis XIV marque une centralisation extrême du pouvoir royal. Les grandes décisions sont prises par le Conseil d'En-Haut qui se réunit deux ou trois fois par semaine et où ne siègent que trois à cinq ministres. Le Conseil de Parties ou Conseil Privé, présidé par le chancelier, sert de cour d'Appel en dernier ressort et prépare les édits. Le Conseil des Dépêches qui se réunit tous les quinze jours s'occupe de la correspondance avec les intendants, devenus plus que jamais la voix du roi dans les provinces.

Dès le début de son règne personnel (1661-1715), Louis XIV amorce le redressement de l'autorité royale. Les gouverneurs des provinces issus de la haute noblesse n'ont plus d'armée à leur disposition et doivent résider à la cour, ce qui rend plus difficile le clientélisme. En 1665, Louis XIV interdit aux parlements de délibérer sur les édits et leur ordonne de les enregistrer sans vote.

Avec Colbert il entreprend de réformer la justice : ils créent le Conseil de justice qui rédige des codes qui s'appliquent à tout le royaume : l'ordonnance civile ou Code Louis, l'ordonnance des eaux et forêts, l'ordonnance criminelle, l'ordonnance de la marine et enfin l'ordonnance coloniale publiée en 1686 et plus connue sous le nom de Code noir.

N'étant par sûr de la fidélité des officiers propriétaires de charges héréditaires, il confie leurs fonctions à des commissaires révocables, procédé qui finit par contraindre les officiers à l'obéissance. La noblesse qui avait durement contesté Mazarin pendant sa minorité, perd tout pouvoir politique. Elle est domestiquée à Versailles où son plus grand souci est de se faire remarquer du roi. Pour cela, elle doit faire des dépenses excessives et en est réduite à quémander des pensions au roi pour assurer son train de vie fastueux… et ruineux.

Louis XIV pense que la guerre est la vocation naturelle d'un roi. Mais au début de son règne, l'armée est encore une entreprise « privée » monopolisée par la noblesse. Les régiments et les compagnies sont la propriété d'officiers qui achètent leur grade.

Sous l'égide de Le Tellier puis de son fils Louvois, tous les deux ministres d'État et par là-même participant au Conseil d'en haut, les officiers sont contrôlés par des administrateurs civils qui appliquent des règlementations strictes, les dépouillant d'une grande partie de leur pouvoir.

Les réformes militaires permettent à Louis XIV de disposer d'une armée plus nombreuse et plus disciplinée. le port de l'uniforme est peu à peu généralisé. Louvois fait construire les premières casernes. Les efforts militaires permettent à Louis XIV de remporter d'éclatantes victoires dans la première partie de son règne personnel. Des échanges de places fortes permettent de régulariser la frontière au Nord.

En 1680-1681, Louis XIV, fort de sa domination sans partage sur l'Europe procède à la « politique des réunions ». Le but est de relier le chapelet de places fortes élaborées par Vauban. En pleine paix, il annexe entre autres Nancy, Sarreguemines, Lunéville, le comté de Montbéliard, Pont-à-Mousson, Strasbourg, Luxembourg. Cette violation du droit international indigne les États d'Europe qui cependant s'inclinent en signant la trêve de Ratisbonne qui lui accorde l'occupation des « réunions » pour 20 ans .

Louis XIV s'aliène également les États protestants en révoquant l'édit de Nantes en 1685. Le Louis XIV lance un ultimatum exigeant que la trêve de Ratisbonne soit transformée en traité définitif. Il fait occuper et dévaster le Palatinat dont il revendique la succession au nom de sa belle-sœur qui n'en peut mais. Cela entraîne la guerre de la Ligue d'Augsbourg dirigée par Guillaume d'Orange, Stathouder de Hollande, devenu roi d'Angleterre avec sa femme Marie II. La guerre est indécise et coûte très cher alors que la France connait une période de disette en 1693. Louis XIV accepte de négocier, il rend les « réunions » et les duchés de Bar et de Lorraine mais conserve Strasbourg par le traité de paix de Ryswick de 1697.

La guerre de la Ligue d'Augsbourg oblige le comte de Pontchartrain, successeur de Colbert, à augmenter la taille et à réclamer davantage d'argent aux fermiers généraux qui gèrent la gabelle et les aides. Il institue un nouvel impôt, la capitation en 1695, impôt que tous les sujets, même les privilégiés, doivent payer, contrairement à la taille, mais sa répartition est relativement injuste.

Pour trouver l'argent dont la monarchie a besoin, il vend des offices, multiplie les emprunts auprès des négociants. À la fin de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, le pays retrouve la croissance économique.

La branche espagnolemodifier | modifier le code

En 1700, le roi d'Espagne Charles II meurt sans héritier et désigne comme héritier le second fils du Grand Dauphin, qui devient roi sous le nom de Philippe V. La crainte de voir la France dominer le monde grâce aux colonies espagnoles suscite la formation d'une nouvelle ligue contre elle. La guerre de Succession d'Espagne commence en 1701. La France après quelques victoires connait de nombreux revers qui poussent Louis XIV à demander la paix en 1709, paix qu'il refuse devant les exigences des coalisés. En 1711, Charles, prétendant Habsbourg au trône d'Espagne, devient empereur du Saint-Empire romain germanique et archiduc d'Autriche. Les Anglais, craignant la domination des Habsbourg, demandent la paix. Celle-ci est signée à Utrecht en 1714. Philippe V demeure roi d'Espagne, fondant la branche des Bourbons d'Espagne. Il doit cependant renoncer à ses possessions en Italie et aux Pays-Bas et à ses droits sur la couronne de France.

Succession de Louis XIVmodifier | modifier le code

Son successeur et arrière-petit-fils Louis XV étant encore enfant, une Régence est mise en place. Cette période se caractérise par un relâchement dans les mœurs après l'austérité des dernières années de règne de Louis XIV et par la résurgence des pouvoirs locaux précédemment réduits au silence.

La rivalité entre la France et l'Espagne, et les vues de Philippe V sur le trône de France, auquel il a pourtant officiellement renoncé, en cas de décès du jeune Louis XV, amènent à la Guerre de la Quadruple-Alliance, qui oppose les branches française et espagnole des Bourbon.

Le siècle des Lumièresmodifier | modifier le code

Portrait de Louis XV par Louis-Michel Van Loo.

Louis XV règne de 1715 à 1774. N'ayant que 5 ans à la mort de son arrière-grand-père, Louis XIV, le pouvoir est confié à conseil de régence dirigé par le duc d'Orléans, neveu de Louis XIV, qui a pris de soin de faire casser le testament du roi défunt, qui limitait son pouvoir, par le parlement de Paris en échange d'un retour au « droit de remontrance ».

Un des pouvoirs autonomes muselé par Louis XIV retrouve ainsi un pouvoir de contestation de la monarchie dont il se servira tout au long du XVIIIe siècle à son profit. Quand le Régent meurt en 1723, Louis XV règne personnellement. Jusqu'en 1743, il s'appuie sur un premier ministre de fait le cardinal de Fleury, son ancien précepteur en qui il a toute confiance et qui selon ses propres termes sert au roi orphelin « de père et de mère ».

Sous son règne, la France s'agrandit du Barrois, de la Lorraine, de la Corse, des Dombes.

La branche étrangère des Bourbon s'élargit : en 1738, à la suite des conquêtes de l'infant Charles d'Espagne, le royaume des Deux-Siciles est créé, et confié à une branche des Bourbons d'Espagne, les Bourbon-Calabre, dits ensuite Bourbon-Siciles. En 1759, le fils de Charles III devient Ferdinand III de Sicile, titre ensuite changé en Ferdinand Ier des Deux-Siciles.

Le règne de Louis XV est très brillant sur le plan culturel, avec l'apparition des philosophes des Lumières tels Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot et d'Alembert.

Le plus grand problème de l'État est alors le déficit budgétaire chronique qui conduit à rendre le roi dépendant des financiers et des manieurs d'argent. Autre source de paralysie des systèmes de gouvernement, l'opposition des parlements, se posant crânement en défenseurs des lois du royaume et en contre-pouvoir. S'opposant à toute tentative de réformes du royaume, elle contribue à la crise de la monarchie absolue sous le règne de Louis XVI.

Sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI, est entreprise une politique de simplification et de régularisation des frontières. Il s'agit de procéder à des échanges de places avancées avec les États voisins pour éviter les enclaves aussi bien françaises en dehors des frontières qu'étrangères à l'intérieur du territoire. En 1789, il n'existe plus que quelques enclaves étrangères en territoire français, Avignon et le Comtat qui appartiennent au pape, la principauté de Montbéliard et la République de Mulhouse, la principauté de Salm, le comté de Créhange.

Le petit-fils de Louis XV, Louis XVI est le dernier monarque absolu d'un royaume miné par les problèmes financiers et budgétaires.

Il est destitué par la Révolution française en août 1792 et exécuté en janvier 1793. Son fils, âgé de 8 ans, reconnu par les monarchistes sous le nom de Louis XVII, meurt en détention deux ans plus tard. Le comte de Provence, frère de Louis XVI, devient le prétendant au trône sous le nom de Louis XVIII.

Après la Révolutionmodifier | modifier le code

En Francemodifier | modifier le code

Portrait de Louis XVIII par François Gérard.

Après la chute de Napoléon Ier en 1814, Louis XVIII est remis sur le trône. Mais la Première restauration prend fin en 1815 avec le retour de Napoléon et la période des Cent-Jours ; quelques mois plus tard, la Seconde Restauration voit Louis XVIII reprendre son trône après la seconde abdication de Napoléon.

Il règne jusqu'en 1824, date à laquelle il meurt sans héritier, laissant le trône à son frère Charles X.

Les Trois Glorieuses de juillet 1830 chassent Charles X : une autre branche des Bourbon, la Maison d'Orléans, monte sur le trône en la personne de Louis-Philippe Ier, descendant direct de Louis XIII.

La monarchie orléaniste, dite Monarchie de Juillet, dure jusqu'à la révolution de février 1848, qui vient chasser Louis-Philippe durant la période du Printemps des peuples. Les Bourbon cessent alors définitivement de régner sur la France : le comte de Chambord fils du duc de Berry, titré à sa naissance comte de Bordeaux, est ensuite le prétendant légitimiste au trône de France, qu'il revendique sous le nom de Henri V.

En 1870, une nouvelle restauration de la monarchie est sérieusement envisagée, mais le comte de Chambord, par le manifeste du drapeau blanc du 5 juillet 1871 réitéré par lettre le 23 octobre 1873, refuse d'abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore, héritage de la Révolution — ou influencé par son épouse ne voulant pas régner sur un peuple régicide, selon certaines sources[Lesquelles ?] — faisant ainsi disparaître les espoirs d'une restauration monarchique rapide.

Le comte de Chambord meurt en 1883 sans descendance.

Hors de Francemodifier | modifier le code

En Espagne, le souverain bourbon Ferdinand VII, ayant lui-même renversé son père Charles IV, est détrôné par Napoléon Ier. La guerre d'indépendance espagnole amène cependant à une première restauration : Ferdinand VII remonte sur le trône en 1813.

En 1847, le Duché de Parme passe à Charles II, fils de Marie-Louise de Bourbon, infante d'Espagne.

Chassée par les armées Sardes, le 15 septembre 1859, la dynastie des Bourbon-Parme est déchue et Parme entre dans la province de l’Émilie. En 1860, le duché entre, après un plébiscite, dans le Royaume de Sardaigne et par conséquent l'année suivante dans le Royaume d’Italie.

En 1861, durant le Risorgimento, l'Expédition des Mille met fin au Royaume des Deux-Siciles, annexé au nouvel État italien.

En 1873, l'abdication d'Amédée Ier est suivie d'une nouvelle éviction des Bourbons d'Espagne, mais la Première République espagnole ne dure qu'un an, et la monarchie est rétablie en 1875 au profit d'Alphonse XII.

En 1931, le règne d'Alphonse XIII d'Espagne prend fin avec l'abolition de la monarchie et l'avènement de la Seconde République espagnole. Le général Francisco Franco prend le pouvoir à l'issue de la guerre civile espagnole mais ne rétablit officiellement la monarchie qu'en 1947, avec la loi de succession du chef de l'État. Franco demeure cependant chef de l'État à vie, le prince Juan de Bourbon étant écarté du trône.

Ce n'est qu'à la mort de Franco que son successeur désigné, Juan Carlos, devient roi d'Espagne, inaugurant la transition démocratique espagnole.

Aujourd'huimodifier | modifier le code

Branches non régnantesmodifier | modifier le code

Branches actuellement régnantesmodifier | modifier le code

Seules sont aujourd'hui représentées sur un trône :

Possessionsmodifier | modifier le code

Liste non exhaustive des possessions tenues en nom propres ou en fief de la maison capétienne de Bourbon :

Notes et référencesmodifier | modifier le code

Annexesmodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code

Liens externesmodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Thierry Issartel (coordinateur de l'ouvrage), Henri IV, les clés d'un règne, Éditions Gascogne (Orthez), 2010.

Voir aussimodifier | modifier le code

Précédée par Maison capétienne de Bourbon
Branche de la dynastie capétienne
Suivie par
Royal Coat of Arms of Valois France.svg
Maison capétienne de Valois
Branche d’Orléans-Angoulême
13281589

Grand Royal Coat of Arms of France & Navarre.svg

Maison régnante de France et de Navarre
Succession royale capétienne
15891792
Première Restauration
18141815
Seconde Restauration
18151830
Grandes Armes Impériales (1804-1815)2.svg
Maison Bonaparte
18041814
Grandes Armes Impériales (1804-1815)2.svg
Maison Bonaparte
18041814
Grandes Armes Impériales (1804-1815)2.svg
Maison Bonaparte
1815
Grandes Armes Impériales (1804-1815)2.svg
Maison Bonaparte
1815
Coat of Arms of the July Monarchy (1830-31).svg
Maison capétienne d’Orléans
Branche cadette de la maison de Bourbon
18301848







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