Marc-Armand Lallier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lallier.
Marc-Armand Lallier
Image illustrative de l'article Marc-Armand Lallier
Biographie
Naissance
à Paris (France)
Ordination sacerdotale
Décès (à 81 ans)
à Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
par le card. Feltin
Archevêque de Besançon
Précédent Marcel-Marie Dubois Lucien Daloz Suivant
Archevêque de Marseille
Précédent Jean Delay Georges Jacquot Suivant
Évêque de Nancy
Précédent Marcel Fleury Emile-Charles-Raymond Pirolley Suivant

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org


Mgr Marc-Armand Lallier (né le 3 décembre 1906 à Paris - mort le 11 janvier 1988) était un clerc catholique romain du XXe siècle, qui fut successivement évêque de Nancy (1949-1956), archevêque de Marseille (1956-1966) et archevêque de Besançon (1966-1980).

Biographiemodifier | modifier le code

Chez les scoutsmodifier | modifier le code

Entré à la fédération nationale des Scouts de France à la 1re Paris dès 1920, scout à la 5e Paris (Saint Louis) dans les années 1920, il fonde la meute, la troupe et le clan 22e Paris (« Louis de Poissy », foulard rouille ou grenat plain) en 19241. Il participe au 5e Cours de Chamarande en 1924 avec Marcel Forestier, futur aumônier général (sous la direction du père Sevin, assisté de Paul Coze). Lors du grand rassemblement national des petits Loups du 2 au 12 qui regroupe environ 300 louveteaux, le « chef Lallier » est complimenté nommément par le père Sevin avec la cheftaine Chabrol. Par la suite, il reste très lié au père Sevin qu'il suit à Rome en pèlerinage et qu’il assiste ensuite à Chamarande pour les sessions d’aumôniers. Il en est ainsi, en 1927, au 11e cours, avec Jean Droit (Loup Bavard des Éclaireurs de France) spécialiste du travail forestier2, et en 1929, année où il est postulant à l’ordre scout du père Sevin3.

Prêtremodifier | modifier le code

Marc-Armand Lallier est ordonné prêtre le 29 juin 1932 en compagnie de Pierre Ramondot (ancien chef de troupe de la 8e et de la 25e Paris et Commissaire National Route) et de six autres scouts, poursuivant des activités dans le scoutisme comme aumônier de Chamarande jusqu’en 1940, puis aumônier général des Guides4.

En , l’abbé Lallier est aumônier de la Jeunesse Étudiante Catholique et secrétaire de l’archevêché de Lyon. Plus de trente textes officiels concernant les juifs ont été publiés ; une grande rafle vient d’avoir lieu à Paris, au cours de laquelle 3700 personnes, dont des enfants ont été arrêtés. Lors d’une réunion, une résistante catholique nommée Germaine Rivière évoque le sort de ces enfants. L’abbé Lallier lui répond :

« Mademoiselle, j’admire votre charité, elle est débordante. Évidemment, il y a le problème juif, il y a aussi le problème alsacien. Mais il faut que vous compreniez : nous avons aussi nos écoles. »5

En 1941, l’abbé Lallier est nommé directeur du séminaire Saint-Sulpice par l’archevêque de Paris, le cardinal Emmanuel Suhard. Bien que le cardinal Jean Verdier l’ait dissuadé, d’après le témoignage du père Iréné Noye, de rentrer à Saint-Sulpice, l’abbé Lallier accepte cette nomination mais ne parvient pas à réformer le séminaire parisien6.

L’abbé Lallier devient, suite à cet échec, aumônier des étudiants de la Cité Universitaire et supérieur du petit séminaire de Conflans7.

Évêquemodifier | modifier le code

À l’âge de 42 ans Marc-Armand Lallier est nommé évêque de Nancy le et est consacré un mois plus tard, le 28 octobre. Il est salué par la presse Scouts de France comme le premier évêque issu du mouvement. De fait, monseigneur Lallier restait très proche du scoutisme et au sein de la commission de la jeunesse à la commission épiscopale permanente, il passait pour être l’évêque « protecteur » du mouvement2. Il reste sept ans dans le diocèse de Nancy. Il rencontre, pendant cette période, le curé d’Uruffe, Guy Desnoyers, qui selon les rumeurs est accusé d’avoir conçu un enfant avec une adolescente de quinze ans. Le curé réussira à obtenir le renouvellement de la confiance de son évêque après s’être jeté à ses genoux en criant son innocence (on sait maintenant que Guy Desnoyers mentait et qu’il se rendra coupable d'un double crime en décembre 1956).

Le , le pape Pie XII appelle Marc-Armand Lallier à l’archevêché de Marseille pour succéder à monseigneur Jean Delay, qui venait de démissionner pour raisons de santé.

Dans la revue « Le Chef », en , monseigneur Lallier, en tant que président de la commission épiscopale de la jeunesse, présente comme source de bienfaits, la nomination du chanoine Perrot, déjà aumônier général des Guides de France, au même poste près des Scouts de France. La même année, relancé par les quatre Deputy Camp Chief (Delsuc, Montjamont, Dhavernas et Menu) pour qu’il intervienne afin d’atténuer, au moins, les changements radicaux en cours, il reste sourd, comme du reste les autres évêques issus du scoutisme, à l’exception de monseigneur Rupp2.

Archevêquemodifier | modifier le code

Le 26 août 1966 le pape Paul VI nomme Marc-Armand Lallier à l’archevêché de Besançon. Ses auxiliaires sont monseigneur Jean Albert Marie Auguste Bernard, de 1968 à 1972, monseigneur Maurice Gaidon, que la maladie obligera à démissionner au bout de quelques mois, et monseigneur Cuminal à partir de 19758. En octobre 1977, monseigneur Lallier, archevêque de Besançon, lance une consultation en faveur de la création d’un nouveau diocèse, pour alléger celui de Besançon, trop étendu, qui ne permet pas une présence de l’archevêque sur le terrain. Cela aboutira à la création du diocèse de Belfort-Montbéliard par le pape Jean-Paul II le 3 novembre 1979.

Monseigneur Lallier démissionne le , à l’âge de 73 ans et se retire. Il meurt à Paris le 11 janvier 1988. Il est enterré aux côtés ses prédécesseurs dans la crypte de la cathédrale Saint-Jean de Besançon.

Distinctionsmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. http://www.27paris.net/histoire/paris/20eme_29eme.php et http://www.27paris.net/histoire/paris/glossaire_noms.php
  2. a, b et c http://www.fraternite.net/forum/viewtopic.php?topic=785&forum=1&filtre=vert
  3. http://www.27paris.net/histoire/paris/glossaire_noms.php
  4. http://www.fraternite.net/forum/viewtopic.php?topic=785&forum=1&filtre=vert et http://ansfac.org/Cartoscoute/Regions/Ile_de_France/ile_de_france.htm
  5. Anecdote évoquée par : Henri Fabre, L’Église catholique face au fascisme et au nazisme. Les outrages à la vérité, Éditions EPO et éditions Espaces de Libertés, Bruxelles, 1995, p. 231. L’auteur tire sa source de : Colloque de Grenoble, 1976, Église et chrétiens dans la IIe guerre mondiale. La région Rhône-Alpes, P.U. de Lyon, 1978, p. 206
  6. Père Jacques Benoist, Jean, Cardinal Verdier (1864-1940). Cf. http://pere.jacques.benoist.free.fr/pdf/verdier.pdf
  7. Maurice Rey (dir.), Les diocèses de Besançon et de Saint-Claude, Éditions Beauchesne, Collection Histoire des diocèses de France n°6, Paris, 1977, p. 218
  8. Maurice Rey (dir.), Les diocèses de Besançon et de Saint-Claude, Éditions Beauchesne, Collection Histoire des diocèses de France n°6, Paris, 1977, p. 219
Précédé par Marc-Armand Lallier Suivi par
Marcel Fleury
Évêque de Nancy
1949-1956
Emile-Charles-Raymond Pirolley
Jean Delay
Archevêque de Marseille
1956-1966
Georges Jacquot
Marcel-Marie Dubois
Blason-diocèse-Besançon.svg
Archevêque de Besançon
1966-1980
Lucien Daloz








Creative Commons License