Marc Girardelli
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| Contexte général | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sport(s) pratiqué(s) | ski alpin | |||||
| Période active | 1980 à 1996 | |||||
| Biographie | ||||||
| Nationalité sportive | ||||||
| Naissance | 18 juillet 1963 | |||||
| Lieu de naissance | ||||||
| Palmarès | ||||||
| Or | Arg. | Bro. | ||||
| Jeux olympiques | 0 | 2 | 0 | |||
| Championnats du monde | 4 | 4 | 3 | |||
| Coupe du monde (globes) | 15 | 7 | 8 | |||
| Coupe du monde (épreuves) | 46 | 28 | 26 | |||
| * Dernière mise à jour : 23 décembre 2012 | ||||||
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Marc Girardelli, né le 18 juillet 1963 à Lustenau en Autriche, est un ancien skieur alpin austro-luxembourgeois.
Bien que né en Autriche, Marc Girardelli a concouru pour le Luxembourg, suite à un profond désaccord avec un entraîneur autrichien.
Il possède l'un des plus beaux palmarès de l'histoire du ski alpin avec deux médailles olympiques, onze médailles aux championnats du monde de ski alpin, cinq coupes du monde de ski (record) et 46 victoires en coupe du monde de ski.
Il s'est imposé dans les cinq disciplines de la coupe du monde de ski alpin. Seuls Pirmin Zurbriggen, Günther Mader, Kjetil-André Aamodt et Bode Miller ont réalisé cet exploit. De plus, Marc Girardelli est le seul à avoir réalisé cette performance sur une même saison, en 1988-1989. Signe de sa polyvalence, il a remporté, dans sa carrière, plusieurs fois le globe de cristal du slalom et celui de la descente.
Il livra un duel d'anthologie à Pirmin Zurbriggen de 1984 à 1990 en coupe du monde de ski.
Il s'est retiré du cirque blanc en 1997.
Biographiemodifier
Premières années difficilesmodifier
Marc Girardelli est né en 1963 dans la petite commune autrichienne de Lustenau. Il monte sur les skis dès ses 4 ans, et démarre la compétition chez les poussins dès ses 7 ans ou il se distingue rapidement parmi les meilleurs de son âge. Le jeune skieur autrichien marque très vite les esprits hors de son pays en remportant en 1975, à l'âge de 11 ans les slaloms et géants du Trofeo topolino une course cadet très réputée qui révèle souvent de grands talents. Victoire qui lui permet d'être intégré dans la foulée dans une des plus importantes académies de ski formatrice de champions autrichiens à Schruns. Le déracinement est beaucoup trop brusque pour ce jeune skieur habitué à un cadre de vie plus bucolique et moins teinté de pression. Il ne parvient pas à s'adapter aux rythmes d'entrainements et souhaite que son père qui l'entrainait avant intègre l'équipe d'entraineurs, Girardelli rentre vite en conflit avec les entraineurs qui doutent de ses réelles capacités. Rapidement éjecté de l'académie, Girardelli ainsi que son père comprennent qu'un avenir sous giron autrichien est impossible au vu de sa réputation. Ils décident en 1976, après un long conflit de couper les ponts avec la fédération autrichienne et de tenter le pari de représenter le grand duché du Luxembourg en courses. Un petit pays qui présente en outre l'intérêt de ne pas être une grande nation de ski ce qui lui permettra d'obtenir sa sélection rapidement pour les coupes du monde. Cependant une lourde condition s'impose à ce changement de nationalité. En effet pendant 8ans Girardelli ne pourra participer à des compétitions internationales telles que jeux olympiques ou championnats du monde à compter du jour ou sa nationalité sera entérinée. C'est au terme des 2 années obligatoires afin d'obtenir sa nouvelle nationalité sportive que Girardelli effectue ses débuts à 15 ans dans des courses FIS et de coupe d'Europe. Auteur de performances honorables bien que ne laissant pas paraître l'image d'un jeune skieur bourré de talent, Girardelli dispute sa première épreuve de coupe du monde en fin de saison 1980 lors d'un géant disputé à Waterville Valley au terme duquel il obtient une surprenante 13e place.
1981-1982 : débuts en coupe du monde plus prometteurs que prévusmodifier
Girardelli encore très jeune dispute quelques épreuves de coupe du monde essentiellement en géant et slalom. Épreuves qui le voient peu à peu monter en puissance dans la hiérarchie. Il crée la surprise à seulement 18 ans en janvier 1981 lors du slalom de Wengen en signant son premier podium derrière le yougoslave Krizaj. Podium qui lancera réellement sa carrière. Auteur d'une bonne fin de saison qui ne le voit plus quitter le top 10 le luxembourgeois termine la saison dans le top 15 des classements du slalom et du géant et 26e du classement général.
L'année suivante, Girardelli enchaine les résultats de classe mondiale. Très performant en géant, le jeune skieur signe 4 podiums dans cette discipline et des performances de choix en slalom mais il est encore loin du niveau de Phil Mahre et d'Stenmark qui dominent la saison. Il termine néanmoins 3e du classement du géant et 8e en slalom. 6e du général, il voit peu à peu avec délectation le regard des entraineurs autrichiens tourner à l'aigre sur les aires d'arrivées.
1983-1985 : émergence au sommet et premiers titres d'un skieur devenu polyvalentmodifier
En 1982-1983, Girardelli 20 ans au terme d'un entrainement rigoureux où il a décidé avec son père d'axer sa préparation physique sur l'endurance et la puissance avec l'objectif de devenir un skieur polyvalent engagé sur toutes les disciplines capable de jouer le général, Girardelli est auteur de performances intéressantes en Descente (2 tops 20) et en super G (9e à Garmisch), il n'a pas vraiment perdu en technique même si le début de saison marqué de performances mitigées en géant et slalom laisse imaginer le contraire. le skieur qui monte peu à peu en puissance de Janvier à Février ou il signe plusieurs tops 10 en géant et slalom mais surtout ses premiers podiums en combiné qui mettent en valeur le travail accompli en vitesse (2e à Kitzbühel et 3e à Markstein), Girardelli remporte sa première victoire lors du slalom de Gällivare en Suède devant Strand et la légende Stenmark. Encore sur le podium en fin de saison lors du géant d'Aspen, Girardelli termine la saison plus tôt que prévu étant assailli par de grosses douleurs à un genou très fragile. 4e du général il ne peut éviter l'opération qui le laissera quelques mois sur le carreau.
Le début de saison 1983-1984 est très mauvais pour le luxembourgeois qui enchaine les contre performances. Cela s'explique par le fait qu'il se ressente parfois de ses problèmes au genou. Profitant de la pause de noël pour refaire du "jus", Girardelli explose dès la reprise en enchaînant les podiums dans les disciplines techniques. Si en géant, il signe 4 podiums, c'est en slalom que Girardelli donne sa pleine mesure, avec 6 podiums dont 5 victoires (Parpan, Kitzbühel, Borovetz, Åre et Oslo) lui permettant de remporter son premier globe de discipline devant Ingemar Stenmark et Frantz Gruber. Cette fin de saison éclair est marquée en outre par les progrès remarquables du luxembourgeois en super G ou il signe son premier podium à Oppdal 2e derrière Pirmin Zurbriggen. Il termine 3e du général derrière Pirmin Zurbriggen et Ingemar Stenmark.
La saison 1984-1985 marque le début d'une rivalité intense entre Girardelli et le suisse Pirmin Zurbriggen qui durera 5ans et marquera l'histoire du ski alpin. En effet les 2 skieurs très jeunes et aux caractères opposés sont de grands polyvalents et se livrent en début de saison un duel remarquable. Si Girardelli enchaîne les victoires (7) en slalom (Sestrières, Bad Wiessee, Kitzbühel et Wengen), géant (Sestrières) mais surtout en super G (Madonna di Campiglio et Garmisch), son rival suisse gagne 5 succès et enchaine les podiums en descente. Girardelli aborde les Championnats du monde de ski alpin 1985 à Bormio en position de favori du slalom. 3e du géant derrière Markus Wasmeier et Pirmin Zurbriggen, le luxembourgeois termine déçu à la 2e place du slalom derrière Jonas Nilsson. Passant outre cette déception et conscient de ce qu'il peut gagner en fin de saison, Girardelli motivé pour le général reprend sa série de victoires des le week-end suivant lors du slalom de Kranjska Gora. Insuffisamment remis d'une blessure au ménisque durant la descente de Kitzbühel son adversaire suisse commence à marquer le pas, ce dont profite Girardelli qui se détache. Il valide sa première victoire au classement général lors de la tournée finale en Amérique du Nord par 3 victoires (2 en slalom et 1 en géant) qui met le terme à une saison exceptionnelle du luxembourgeois qui l'à vu remporter 11 courses. Il ajoute au général, les classements du slalom et du géant.
1986-1988 : Domination partagéemodifier
En 1985-1986, Girardelli et Zurbriggen se livrent un nouveau duel moins intense. Girardelli, très solide et domine la saison bien que gagnant moins. Régulier dans le top 10, le luxembourgeois ajoute une nouvelle corde à son arc en devenant performant en descente discipline dans laquelle il signe 3 podiums remarqués. Vainqueur en super G à Crans Montana et de 2 combinés à Alta Badia et Sankt Anton. Ses progrès impressionnants en vitesse se font au détriment de ses qualités techniques, Girardelli ne signant qu'un podium en slalom qui était alors sa discipline forte. Auteur d'une fin de saison qui lui permet de contenir le retour de Pirmin Zurbriggen, le skieur luxembourgeois ajoute un 2e Gros globe du général à son palmarès à seulement 23 ans.
La saison 1986-1987 sera plus compliquée pour Girardelli. En effet victime d'une lourde chute lors de l'entrainement d'une descente à Laax, il se trainera depuis de grosses douleurs à l'épaule qui l'empêchent de disputer les slaloms et aborde les championnats du monde de ski alpin 1987 avec seulement 2 podiums en super G et géant et largement dominé au général par son grand rival suisse Zurbriggen. Engagé sur les 5 disciplines, Girardelli après sa 7e place en descente, remporte son premier titre mondial lors du combiné au terme de 2 manches de slaloms difficiles mais maitrisées. Girardelli ajoute 2 médailles d'argent en super G et en géant derrière Pirmin Zurbriggen. En slalom il ne peut rien contre les spécialistes et termine 4e. Relancé par ces championnats du monde réussis, Girardelli réalise une fin de saison quasi parfaite en signant 5 podiums dont 3 victoires en super G à Furano et Calgary et en géant à Sarajevo. Sa fin de saison lui permet d'accrocher la 2e place du général loin derrière Zurbriggen.
La saison suivante s'apparentera à un long calvaire pour le luxembourgeois qui enchaînera les blessures plus ou moins graves. Préférant au vu des performances impressionnantes du jeune italien Alberto Tomba en technique et en vue de ménager son physique privilégier les épreuves de vitesse durant cette saison il ne signe que 6 podiums (3 en descente, 2 en super G et 1 en géant) et déclare forfait pour la suite de ses jeux olympiques après avoir pris la 9e place de la descente. 5e malgré tout du classement général encore dominé par son rival suisse Zurbriggen, Girardelli termine la saison déçu.
1989 : La saison des recordsmodifier
Dominé depuis 2ans par Pirmin Zurbriggen, Girardelli particulièrement motivé et en forme va marquer la saison 1988-1989 de son empreinte en rentrant dans l'histoire de plusieurs manières. Auteur d'un début de saison remarquable qui le voit renouer avec la victoire en slalom à Sestrières et Kranjska Gora, Girardelli entre dans le cercle fermé des skieurs vainqueur dans toutes les disciplines du ski alpin en remportant la descente de Kitzbühel. Galvanisé par cet exploit, il enchaine le lendemain en accrochant le combiné de la prestigieuse station autrichienne et confirme la semaine suivante en remportant le géant d'Adelboden, les 2 descentes de Wengen ainsi que le combiné de la station suisse lui permettant de conclure un mois de Janvier exceptionnel avec 6 victoires. Un record qui tiendra 23ans. Il aborde les Championnats du monde de ski alpin 1989 disputés à Vail largement leader du général et en position de favori dans toutes les disciplines. Parvenant à conserver son titre du combiné devant Paul Accola et Günther Mader, Girardelli déçoit quelque peu par la suite ne terminant que 14e du super G et 4e du géant, il se rattrape quelque peu le dernier jour de la compétition en terminant 3e du slalom derrière Rudolf Nierlich et Armin Bittner. Nullement touché par ce relatif échec il termine la saison sur la même lancée. Après 2 deuxièmes places en descente et en géant à Aspen, Girardelli va réaliser un nouvel exploit à Whistler ou il s'impose en super G devenant ainsi le premier skieur et le seul à ce jour à remporter au moins une course dans les 5 disciplines sur une saison. Dans les 5 meilleurs du classement final de toutes les disciplines et vainqueur en outre des petits globes de la descente et du combiné, Girardelli remporte son 3e gros globe au terme d'une saison de légende marquée par de nombreux records.
1990 : Lourde chute et longue convalescencemodifier
En 1989-1990, l'élan de Girardelli après un bon début de saison qui le voit sur le podium lors des slaloms Waterville Valley et de Mount Saint-Anne sera stoppé net au détour d'une très lourde chute lors du super G de reprise de la saison européenne à Sestrières. Gravement blessé aux reins et victime d'une hémorragie interne, le luxembourgeois déclare forfait pour le reste de la saison touché dans sa chair et assiste de loin en rééducation forcée au sacre en fin de saison de Pirmin Zurbriggen son rival historique.
1991-1992 : Retour remarqué et route olympiquemodifier
Au terme d'une longue rééducation empreinte de doutes, Marc Girardelli revient à la compétition au début de la saison suivante. Le circuit orphelin de Pirmin Zurbriggen imagine déjà l'avènement d'Ole Kristian Furuseth, le jeune norvégien que Girardelli connait peu et brillant 2e du général la saison précédente. Girardelli est peu cité car il revient de loin. Auteur de performances mitigés en Nouvelle-Zélande 2 mois avant le réel début de la saison, Girardelli retrouve vite le haut niveau. Extrêmement régulier en décembre qui le voit signer 4 podiums en super G (3e à Garmisch), en géant (3e à Alta Badia et Kranjska Gora) et en slalom (3e à Madonna di Campiglio), c'est durant le mois Janvier qu'il affectionne que Girardelli renoue avec le succès en remportant 3 victoires d'affilées à Kitzbühel (Combiné et Slalom) et Adelboden(géant). Il aborde en position de confortable leader du général devant Alberto Tomba les Championnats du monde de ski alpin 1991 de Saalbach. Lors du slalom disputé le premier jour, Girardelli remporte son 3e titre mondial devant Thomas Stangassinger et Ole Kristian Furuseth. Mais termine 9e de la descente et 5e du géant. Par la suite il finit la saison avec des performances régulières marquées par 2 podiums en slalom à Oppdal et en géant à Aspen qui lui permettent de contenir le retour impressionnant de Tomba qui remporte 3 géants. Marc Girardelli un an après sa grave chute remporte le 4e gros globe de sa carrière devançant de 20 points Alberto Tomba. Il remporte en outre les globes du slalom et du combiné.
En 1991-1992, la saison sera plus compliquée pour Girardelli. En effet largement dominé en technique par Alberto Tomba et assistant à l'émergence d'un nouveau talent en la personne du jeune suisse très polyvalent Paul Accola, Girardelli avec seulement 2 podiums (2ecombiné de Kitbühel et 3e du slalom géant accumule les déceptions et aborde les jeux olympiques d'Albertville loin au général. Bien que subissant la loi du jeune norvégien Kjetil Andre Aamodt en super G, Girardelli étonne en terminant 2e d'une épreuve ou il était en net recul depuis le début de saison. Quelques jours après une chute en descente, Girardelli accroche une nouvelle médaille d'argent lors du géant survolé par Alberto Tomba et termine ces jeux heureux et conscient que ces médailles étaient loin d'être actée au début de la compétition. Auteur d'une fin de saison correcte (3e du super G de Panorama, Girardelli grâce à sa polyvalence accroche la 3e place du classement général loin de Paul Accola et de Alberto Tomba.
1993-1994 : Nouvelle rivalité et jeux olympiques ratésmodifier
En 1992-1993, Marc Girardelli va réaliser une belle saison. Bien que moins à son aise que durant ses grandes années, Girardelli domine le début de saison grâce à 2 victoires en géant et des performances régulières dans le top 10 et se détache en Janvier ou il gagne à Sankt Anton en combiné. Il aborde les Championnats du monde de ski alpin 1993 à Morioka avec plus de 300 points d'avance au général. Médaillé de bronze en combiné derrière Lasse Kjus et Kjetil Andre Aamodt alors qu'il en était le favori et 7e du géant, le luxembourgeois termine sur une belle 2e place en slalom derrière la star des mondiaux Aamodt. La fin de saison sera compliquée pour Girardelli qui se blesse sérieusement aux ligaments du genou droit qui l'oblige à skier différemment et à gérer son avance et faire face blessé au retour impressionnant du norvégien transcendé par ses mondiaux réussis qui gagne 5 victoires. Il parviendra à s'adjuger le classement général sur la dernière course de la saison en terminant 3e du dernier géant de la saison dominé par Aamodt. Cette victoire au général acquise grâce à son extrême régularité lui permet de rentrer dans l'histoire en devenant avec 5 victoires le skieur le plus titré au général devant Gustav Thöni et Pirmin Zurbriggen. Superbe palmarès auquel il ne manque plus qu'un titre olympique qu'il veut absolument accrocher la saison suivante à Lillehammer.
Lors de la saison 1993-1994, Girardelli ne peut cependant faire face à l'irrésistible ascension vers le gros globe de Aamodt qui si l'année précédente pouvait parfois faire preuve d'inconstance devient intouchable surtout dans une année de jeux olympiques à domicile. Girardelli moins efficace dans les disciplines techniques réalise une grande saison en vitesse ce qui lui permet de faire longtemps illusion au général. Il aborde les jeux olympiques d'hiver de 1994 disputés à Lillehammer avec 4 podiums en descente et 1 victoire en super G et favori sur ces 2 disciplines. Relativement décevant il voit son rêve olympique s'éloigner au détour d'une 5e place en descente et 4e du super G. Lors de la fin de saison il signe 2 nouveaux podiums en descente et super G et termine 2e du général mais surtout accroche un nouveau globe de spécialité (le 9e de sa carrière) en descente et rate celui du super G qui aurait pu lui permettre de rentrer encore dans l'histoire en devenant le premier skieur à conquérir les 6 globes du ski alpin de seulement 5 points.
1995-1997 : Déclin inévitable marqué de coups d'éclats et retraitemodifier
1994-1995 marque le début du véritable déclin de Girardelli. Âgé de maintenant 32 ans et bien que disputant toujours toutes les disciplines, le luxembourgeois ne fait plus preuve de la régularité de métronome qui fit sa légende. Très performant en combiné (2 victoires à Kitzbühel et Wengen) et accrochant un podium surprise en slalom (2e à Garmisch), Marc Girardelli se console en fin de saison avec le globe du combiné, le 10e de sa carrière mais échoue au 4erang du général.
L'année suivante marque une véritable chute dans les performances du luxembourgeois qui ne réussit plus qu'en combiné où il signe son 46e succès à Veysonnaz. Dans les autres disciplines c'est plus compliqué pour le vétéran Girardelli qui aborde ses 6e championnats du monde à la croisée des chemins et hors du top 10 du général. 18e du super G et de la descente, Girardelli réalise son dernier grand exploit en remportant le combiné devant Lasse Kjus et Günter Mader. Éliminé en géant et slalom, il met fin à sa saison le week-end suivant n'ayant plus grand chose de significatif à jouer.
En 1996-1997, le luxembourgeois décide hors de forme à la mi saison de mettre un terme à sa carrière de 17ans laissant un palmarès exceptionnel de 46 victoires en coupe du monde (4e de tous les temps) dans toutes les disciplines, 5 gros globes et 10 globes de spécialité, 11 médailles mondiales dont 4 en or et 2 médailles d'argent olympiques. Il détient en outre un autre record peu enviable celui là de 14 opérations du genou.
Reconversionmodifier
Après avoir travaillé quelques années par la suite comme consultant auprès des fédérations allemandes et bulgares, Girardelli s'est reconverti avec réussite dans les affaires.
Palmarèsmodifier
Jeux olympiques d'hivermodifier
Marc Girardelli à participé à 3 Jeux olympiques d'hiver. Disputé ses premiers jeux à Calgary sur le tard à partir de 25 ans du fait de son changement de nationalité dans sa jeunesse qui lui à empêché de concourir en grands championnats pendant 7 ans. Engagé en descente, le Luxembourgeois qui domine depuis 3 ans la Coupe du monde de ski alpin avec Pirmin Zurbriggen déçoit en terminant 9e de la descente dominé par son grand rival. S'estimant hors de forme pour la suite de la compétition il déclare forfait la mort dans l'âme.
Quatre ans plus tard Girardelli se présente à Albertville en proie au doute après un début de saison mitigé. Engagé en descente, Super G et géant, le luxembourgeois lance bien sa compétition en accrochant l'argent du super G inaugural dominé par le jeune norvégien Kjetil Andre Aamodt. Ce podium ressemble à un passage de témoin entre l'ancien et le futur grand polyvalent qui va marquer les années futures. Deux jours plus tard il s'engage en descente mais chute lourdement après le passage de l'ancolie. Les blessures sont superficielles et lui permettent de prendre part au géant avec peu d'espoir d'inquiéter Alberto Tomba maître des disciplines techniques d'autant que son début de saison est décevant dans la discipline. Bien que dominé par l'italien, le luxembourgeois accroche une belle médaille d'argent. Une médaille qui à des airs de victoire pour le luxembourgeois.
À Lillehammer, 2 ans plus tard le luxembourgeois maintenant âgé de 32ans se présente en terrain ennemi chez son nouveau rival pour le général Kjetil Andre Aamodt. Toujours présent dans les disciplines de vitesse, ses performances commencent à décliner dans les disciplines techniques ce qui pousse Girardelli à ne prendre part aux slaloms et géants et à se focaliser uniquement sur la technique. Parmi les principaux favoris des 2 disciplines il échouera dans sa quête de l'or olympique et rentrera même bredouille terminant 5e de la descente et 4e du super G.
| Épreuve / Édition | |||
| Descente | 9e | - | 5e |
| Super G | - | 4e | |
| Slalom géant | - | - |
Championnats du mondemodifier
Marc Girardelli à pris part à 6 championnats du monde. Avec 11 médailles obtenues il est le 2e skieur le plus médaillé derrière Kjetil Andre Aamodt (12). Il est en outre le seul skieur à être ressorti médaillé de 6 championnats du monde différents signe de sa longévité exceptionnelle au plus haut niveau. 3 fois champion du monde du combiné (1987 devant Zurbriggen et Mader, 1989 devant Accola et Mader et 1996 devant Kjus et Mader), Girardelli détient le record de titres dans cette discipline en commun avec Kjetil Andre Aamodt. En dehors de ces titres, Girardelli à aussi remporté le titre du slalom en 1991 devant Stangassinger et Furuseth. Il ne lui a manqué qu'une médaille en descente pour entrer dans le cercle fermé des médaillés dans les 5 disciplines. En fait seul Aamodt y parviendra.
| Épreuve / Édition | ||||||
| Descente | - | 7e | - | 9e | - | 18e |
| Super G | - | 14e | - | - | 18e | |
| Slalom géant | 4e | 5e | 7e | Ab. | ||
| Slalom | 4e | - | ||||
| Combiné | - | - |
Coupe du mondemodifier
- Vainqueur du classement général en 1985, 1986, 1989, 1991 et 1993
- Vainqueur de la coupe du monde de descente en 1989 et 1994
- Vainqueur de la coupe du monde de géant en 1985
- Vainqueur de la coupe du monde de slalom en 1984, 1985 et 1991
- Vainqueur de la coupe du monde de combiné en 1989, 1991, 1993 et 1995
- 46 victoires : 3 descentes, 9 super-G, 7 géants, 16 slaloms et 11 combinés
- 100 podiums
Différents classements en Coupe du mondemodifier
Auteur de 17 saisons en coupe du monde, Girardelli débute par les disciplines techniques. comme en témoigne son Globe de cristal du slalom en 1984. 3e du général mais largement dominé par le suisse Zurbriggen cette année-là, le luxembourgeois comprend que pour jouer le général face à un skieur comme Zurbriggen il faut être capable de marquer de gros points dans toutes les disciplines, il axera donc son entrainement sur l'extrême polyvalence à partir de 1985.
S'en suivrons 9 saisons sur 10 terminées dans le top 5 du général durant lesquelles Girardelli remportera 5 fois le classement général ce qui constitue un record qui tiens toujours et 10 globes de spécialités gagnés dans 4 disciplines (2 en descente, 3 en slalom, 1 en géant et 4 en combiné). Il ne lui manqua que 5 points en 1994 au classement du super G pour lui permettre de gagner au moins une fois le classement des 5 disciplines.
Lors de la saison 1989, Girardelli marque l'histoire à plusieurs titres. Vainqueur dans toutes les disciplines cette année-là il termine dans le top 5 du classement de chacune et gagne très largement le général.
| Année/Classement | Général | Descente | Slalom | Géant | Super-G | Combiné | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Class. | Points | Class. | Points | Class. | Points | Class. | Points | Class. | Points | Class. | Points | ||
| 1980 | 84e ou 85e? | 3 | - | - | - | - | 32e | 3 | - | - | - | - | |
| 1981 | 26e | 51 | - | - | 15e | 40 | 23e | 11 | - | - | - | - | |
| 1982 | 6e | 121 | - | - | 8e | 44 | 3e | 77 | - | - | - | - | |
| 1983 | 4e | 168 | - | - | 7e | 69 | 6e | 52 | - | - | 3e | 47 | |
| 1984 | 3e | 222 | - | - | 1re | 125 | 4e | 92 | - | - | 34e | 5 | |
| 1985 | 1re | 262 | 19e | 17 | 1re | 125 | 1re | 120 | - | - | - | - | |
| 1986 | 1re | 294 | 4e | 76 | 11e | 45 | 5e | 57 | 3e | 56 | 2e | 60 | |
| 1987 | 2e | 190 | 10e | 56 | 28e | 10 | 5e | 65 | 2e | 65 | - | - | |
| 1988 | 5e | 142 | 7e | 59 | 23e | 15 | 13e | 30 | 4e | 38 | - | - | |
| 1989 | 1re | 407 | 1re | 139 | 3e | 106 | 5e | 66 | 5e | 46 | 1re | 50 | |
| 1990 | 25e | 64 | - | - | 15e | 41 | 12e | 23 | - | - | - | - | |
| 1991 | 1re | 242 | 28e | 8 | 1re | 110 | 3e | 84 | 10e | 15 | 1re | 25 | |
| 1992 | 3e | 996 | 13e | 182 | 12e | 228 | 7e | 210 | 2e | 296 | 11e | 80 | |
| 1993 | 1re | 1379 | 6e | 331 | 13e | 160 | 3e | 372 | 5e | 216 | 1re | 300 | |
| 1994 | 2e | 1007 | 1re | 556 | 29e | 54 | 19e | 122 | 2e | 275 | - | - | |
| 1995 | 4e | 744 | 24e | 73 | 9e | 269 | 18e | 91 | 10e | 111 | 1re | 200 | |
| 1996 | 22e | 326 | 47e | 25 | 20e | 112 | 23e | 81 | 51e | 8 | 2e | 100 | |
| 1997 | 115e | 12 | - | - | 58e | 6 | 49e | 6 | - | - | - | - | |
Détail des victoiresmodifier
Au début de sa carrière, Marc Girardelli s'exprime uniquement dans les disciplines techniques remportant ses 7 premières victoires en coupe du monde en slalom. En 1985 s'opère un virage dans la carrière de Girardelli qui commence à exprimer une polyvalence remarquable et commence à s'exprimer en vitesse s'imposant dans des super G.
En 1989 qui restera sa plus belle saison, Girardelli gagne les plus belles descentes de l'année à Kitzbühel et Wengen et réalise le tour de force de s'imposer dans toutes les disciplines du ski alpin durant la même saison. Exploit que personne n' à réalisé jusqu'ici.
Marquant de son empreinte les courses les plus prestigieuses de la Coupe du monde de ski alpin (Vainqueur 7 fois à Kitzbühel, 6 fois à Wengen, 3 fois à Kranjska Gora mais aussi des géants d'Alta Badia et Adelboden) Girardelli quittera le cirque blanc fort de 46 victoires soit le 4e meilleur total derrière Ingemar Stenmark (86), Hermann Maier (54), Alberto Tomba (50).
| Édition / Épreuve | Descente | Slalom | Géant | Super-G | Combiné | Total |
| 1983 | - | - | - | - | 1 | |
| 1984 | - | - | - | - | 5 | |
| 1985 | - | - | 11 | |||
| 1986 | - | - | - | 3 | ||
| 1987 | - | - | - | 3 | ||
| 1989 | 9 | |||||
| 1991 | - | - | 3 | |||
| 1992 | - | - | - | - | 1 | |
| 1993 | - | - | 6 | |||
| 1994 | - | - | - | - | 1 | |
| 1995 | - | - | - | - | 2 | |
| 1996 | - | - | - | - | 1 | |
| Total | 3 | 16 | 7 | 9 | 11 | 46 |
Performances généralesmodifier
| Résultat | Descente | Slalom | Géant | Super G | Combiné | Parallèle | Total |
| 1re place | 3 | 16 | 7 | 9 | 11 | 0 | 46 |
| 2e place | 8 | 4 | 10 | 4 | 2 | 0 | 28 |
| 3e place | 6 | 5 | 9 | 5 | 1 | 0 | 26 |
| Top 10 | 40 | 64 | 53 | 35 | 16 | 0 | 208 |
| Points | 69 | 84 | 73 | 44 | 17 | 1 | 288 |
| Autres | 15 | 13 | 12 | 8 | 0 | 0 | 48 |
| Départs | 84 | 97 | 85 | 52 | 17 | 1 | 336 |
Arlberg-Kandaharmodifier
- Vainqueur du Kandahar 1986 à Morzine I/Sankt Anton et 1993 à Garmisch
- Vainqueur du super-G 1985 à Garmisch
Liens externesmodifier
- (de) (en) Site officiel
- (en) [1]










