Ndjamena

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Région de la Ville de N'Djaména
Minṭaqâtu Madīnâti Inǧamīnā (ar)
منطقة مدينة إنجمينا (ar)
Administration
Pays Drapeau du Tchad Tchad
Députés 21
Délégué général du gouvernement Haoua Outman Djamé (2013-)
Maire Abdelaziz Saleh Damane (11/2012-)
Démographie
Population 993 492 hab. (2009, RGPH)
Coordonnées 12° 06′ 59″ N 15° 04′ 20″ E / 12.116388888889, 15.072222222222 ()12° 06′ 59″ Nord 15° 04′ 20″ Est / 12.116388888889, 15.072222222222 ()  
Coordonnées 12° 07′ N 15° 03′ E / 12.117, 15.05 ()
Localisation
La région de la ville de N'djamena au Tchad.
La région de la ville de N'djamena au Tchad.

N'Djaména, Ndjaména ou Ndjamena, Fort-Lamy avant 1973, est la capitale et la plus grande ville de la république du Tchad. N'Djaména est aussi une région régie par un statut particulier (décret no 419/PR/MAT/02). Elle est divisée en 10 arrondissements municipaux.

Situationmodifier | modifier le code

N'Djaména est située au centre-ouest du pays, au confluent des fleuves Chari et Logone, sur la rive droite du Chari. Deux ponts relient N'Djaména à la rive gauche du Chari: un à voie unique (le pont de Chagoua), et un à double voie (le pont de Taiwan). La ville camerounaise de Kousséri est située à environ 10km de N'Djaména sur la rive gauche du fleuve Logone qui marque la frontière et qui est accessible par le pont de N'gueli.

N'Djaména se situe à une centaine de kilomètres, à vol d'oiseau, au sud du Lac Tchad.

Bien qu'excentrée, N'Djaména est le principal nœud de communication du Tchad. Les principales routes goudronnées du pays s'organisent autour de la capitale. N'Djaména est ainsi située à 450 km de la seconde ville du pays, Moundou et à 750 km d'Abéché, la plus grande ville de l'Est du Tchad.

Histoiremodifier | modifier le code

N'Djamena a été fondée par l'explorateur et administrateur français Émile Gentil le 29 mai 1900 sur l'emplacement d'un petit village kotoko sous le nom de Fort-Lamy, en souvenir du commandant François Joseph Amédée Lamy, décédé à la bataille de Kousséri quelques jours plus tôt. Le , pendant sa campagne d'Authenticité, le président François Tombalbaye la renomme N'Djaména, du nom d'un village arabe voisin (Am Djamena, signifiant « le lieu où l'on se repose »).

La ville a subi de lourdes destructions en 1979 et surtout en 1980 au moment de la guerre civile communément appelée la « guerre de Tizah chuhur ». Une bonne partie de la population d'origine méridionale a alors quitté la ville.

N'Djaména s'est fortement repeuplée depuis sans grands travaux d'aménagement ni même de réparation. Les infrastructures existantes ne sont pas suffisantes (voirie, alimentation en eau, drainage, ordures ménagères, électricité).

Article détaillé : Bataille de Ndjamena (2008).

Le 2 février 2008, dans le contexte de la guerre civile tchadienne, les rebelles parviennent à entrer dans la capitale, Ndjamena et se dirigent vers le palais présidentiel où se déroulent d'importants combats avec les forces gouvernementales.

Après deux jours de combat, le 4 février, Idriss Déby qui dispose d'un avantage matériel certain sur ses adversaires car il peut aligner trois hélicoptères et plusieurs chars T-55, repousse les rebelles et sauve son gouvernement. Ces derniers ne concèdent toutefois pas de défaite et battent alors en retraite vers Mongo et Bitkine.

Démographiemodifier | modifier le code

En 1911, l'agglomération comptait 4 000 habitants, vivant dans quatre quartiers, non compris celui des Européens. Deux groupes d'importance numérique égale se détachent alors, chacun comptant 700 personnes : les Arabes et les Sara.

La population de N'Djaména est de 993 492 habitants en 2009 (RGPH 2009).

Évolution :

Composition ethno-linguistique en 1993 :

(groupes représentant plus de 2 % de la population, RGPH 1993)

  • Ngambay : 14,41 %
  • Arabes : 11,08 %
  • Ouaddaï: 9 %
  • Hadjeray : 7,15 %
  • Daza : 6,97 %
  • Bilala : 5,83 %
  • Kanembou : 5,80 %
  • Marba : 8,84 %
  • Kanouri : 4,39 %
  • Gore : 3,32 %
  • Kouka : 3,10 %
  • Toupouri : 3,05 %
  • Shara : 2,24 %
  • Barma : 2,10 %
  • Zakhawa :6,10 %
  • Haoussa

Climatmodifier | modifier le code

N'Djaména est situé dans la partie du sahel africain appelée le sahel des sédentaires qui reçoit des précipitations suffisamment abondantes pour permettre la mise en culture des terres. Les précipitations sont nulles pendant 5 mois de l'année de novembre à mars tandis que les mois de juillet et août sont bien arrosés avec respectivement 144 mm et 175 mm.

Relevé météorologique de Ndjamena-altitude: 295 m-latitude: 12°08'N
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 14,3 16,6 21 24,8 25,8 24,7 23,1 22,4 22,7 21,8 17,8 14,8 20,8
Température maximale moyenne (°C) 32,4 35,2 38,7 41 39,9 37,2 33,5 31,6 33,7 36,9 35,8 33,5 35,8
Précipitations (mm) 0 0 0,3 10,3 25,8 50,3 144 174,4 84,3 20,3 0,1 0 509,8
Source : Le climat à Ndjamena (en ° C et mm, moyennes mensuelles) Climate-Charts.com


Économiemodifier | modifier le code

N'Djaména est souvent considérée comme la capitale politique du Tchad alors que Moundou serait la capitale économique. Cela est principalement du au fait que Moundou est le centre cotonnier du pays et que les régions du Logone Oriental et Logone Occidental entourant Moundou sont les principales zones pétrolifères. D'autres industries sont implantées à Moundou mais N'Djaména retrouve peu à peu sont statut de capitale économique du pays notamment de par sa forte croissance démographique, le déclin du secteur cotonnier au Tchad, la proximité de la frontière camerounaise stimulant les échanges et l'achèvement de la raffinerie de Djermaya. D'autre part, l'essor progressif de l'économie tchadienne est principalement visible à N'Djaména qui timidement se modernise.

Selon une étude mesurant le coût de la vie pour les expatriés dans les villes du monde entier publiée par le groupe de consultants américain Mercer en 2011, N'Djaména est la troisième ville la plus chère du monde1. Elle souffre, comme d'autres villes africaines, du manque de logements aux normes attendues par les expatriés occidentaux.

L'Aéroport international de N'Djaména est le principal point d'entrée au Tchad.

Géographiemodifier | modifier le code

N'Djamena est la capitale et la plus grande ville du Tchad. Depuis 2002, elle a un statut particulier. Devenue une région cette même année, elle est divisée en dix arrondissements municipaux.

Le 1er arrondissement est composé de onze quartiers :

  • Allaya
  • Amsinéné
  • Ardeb-Timan
  • Djougoulier
  • Farcha
  • Guimeye
  • Karkandjeri
  • Madjorio
  • Massil Abcoma
  • Milezi
  • Zaraf

Le 2e arrondissement se divise en cinq quartiers :

  • Bololo
  • Djamba Ngato
  • Goudji
  • Klémat
  • Mardjandaffack

Le 3e arrondissement comporte six quartiers :

  • Ambassatna
  • Ardep Djoumal
  • Djambalbarh
  • Gardolé1
  • Kabalaye
  • Sabangali

Le 4e arrondissement se divise en quatre quartiers :

  • Blabine
  • Naga I
  • Naga II
  • Repos

Le 5e arrondissement est composé de trois quartiers :

  • Am-Riguebé
  • Champ de Fils
  • Ridina

Le 6e arrondissement comporte deux quartiers :

  • Moursal
  • Paris-Congo

Le 7e arrondissement est divisé en dix quartiers :

  • Ambatta
  • Amtoukoui
  • Atrone
  • Boutalbagara
  • Chagoua
  • Dembé
  • Gassi
  • Habena
  • Kilwiti
  • Kourmanadji

Le 8e arrondissement est composé de six quartiers :

  • Angabo
  • Diguel
  • Machaga
  • Ndjari
  • Zaffaye-Est
  • Zaffaye-Ouest

Le 9e arrondissement se compose de sept quartiers :

  • Digangali
  • Gardolé 2
  • Kabé
  • Ngoumna
  • Ngueli
  • Toukra
  • Walia

Finalement, le 10e arrondissement qui se divisé en dix quartiers :

  • Achawayil
  • Djaballiro
  • Fondoré
  • Gaoui
  • Goudji-Charffa
  • Gozator
  • Hillé Houdjaj
  • Lamadji
  • Ouroula
  • Sadjeri

Au total, il ya 64 quartiers dans la ville de N'Djamena, partagés entre dix arrondissements.

Éducationmodifier | modifier le code

N'Djaména abrite une soixantaine d'établissements scolaires et universitaires.

Lycées :

  • Lycée Félix Éboué (public)
  • Lycée technique commercial (public)
  • Lycée du Sacré-Cœur (privé catholique)
  • Lycée-Collège évangélique (privé protestant)
  • Lycée français Michel Eyquem de Montaigne (semi-public)
  • Lycée Ibnou - Cinna (bilingue Français - Arabe)
  • Lycée Roi Faycal (arabe)
  • Lycée Koweitien (arabe)
  • Lycée d'Amériguebé (public)
  • Lycée Mht Brahim Itno de Farcha (public)
  • Lycée technique industriel
  • Lycée du Pont de Chagoua
  • Lycée de Waliya
  • Lycée de La Liberté
  • Lycée des étoiles brillantes
  • Lycée de la Paix
  • Lycée Thilam-thilam2
  • Lycée de la Fidélité
  • Lycée Amoul de Farcha
  • Lycée de l'amitié soudano-tchadienne
  • Lycée Elite (privé)
  • Lycée Espoir de Farcha (privé)
  • Lycée Féminin
  • Lycée Bilingue du Centre (privé)
  • Lycée de la paix (public)
  • Lycée Tchado-Turc (privé)
  • Lycée Jean-Paul Sartre (privé)
  • Lycée Jimmy Carter (privé)
  • Lycée Alpha 3 (privé)
  • Lycée Jeanne d'Arc (privé)
  • Lycée Source Progrès (privé)
  • Lycée mixte solidarité (privé)
  • Lycée La Révélation (privé)
  • Lycée Adventiste (privé)
  • Lycée Sans Frontière de Nguéli (privé)
  • Lycée de Ngardolé 2 (public)
  • Lycée de Gassi (public)
  • Lycée d'Amtoukouin (public)
  • Lycée UNESCO d'Abena (privé)
  • Lycée La Francophonie (privé)
  • Lycée d'Abena (public)
  • Lycée Gabriel Lissette (privé)
  • Lycée Patriote (privé)
  • Lycée Hérédité (privé)
  • Lycée (Français) La Montagne (privé)
  • Lycée de la Montagne de Gassi (privé)
  • Lycée La Destinée (privé)

Universités :

créée en 1970
  • Université Roi Fayçal3 (privée islamique)

Écoles Supérieures :

  • ISSED: Institut Supérieur des Sciences de l'éducation
  • ISG : Institut Supérieur de Gestion
  • ENAM: École Nationale d'administration et de Magistrature
  • IEP: Institut évangélique Polytechnique
  • ISPF: Institut Supérieur Polytechnique "La Francophonie"
  • EIE: École Supérieure d'électronique et d'Informatique
  • ENASS: École Nationale des Sciences Infirmières et Sociales
  • INJS: Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports
  • ENS: École Normale Supérieure
  • ISP: Institut Supérieur Polytechnique
  • ENTP: École Nationale des Travaux Publics
  • ISTAP: Institut Supérieur des Techniques Appliquées
  • CTAP: Centre Technique d'Apprentissage et de Perfectionnement
  • HEC-TCHAD: Hautes Études Économiques, Comptables, Commerciales et Communication du Tchad
  • ESIG: École Supérieure d'Informatique appliquée à la Gestion
  • Sup' Management École supérieure de management

Centres Culturels

  • Markas-al-Nour4
  • Centre de Culture Évangélique (CCE)
  • Institut Français du Tchad (ex Centre Culturel Français CCF)
  • Centre Culture Al Mouna
  • Centre Culturel Baba Moustapha
  • Centre Don Bosco
  • Centre Emmanuel
  • Centre Catholique Universitaire (CCU)
  • Centre culturel libyen
  • Centre de Formation Almadina Al-mounawara.(Français)

Administrationmodifier | modifier le code

N'Djaména bénéficie d'un statut particulier défini par la loi no 009/PR/05 du 15 juillet 2005.

Liste des administrateurs :

Maires (nommés selon le journal Échos de la commune n° 012/07/2000) :

  1. Gabriel Lisette (1956-1961) ;
  2. Jean Baptiste (en 1961) ;
  3. Toura gaba (1961-1962) ;
  4. Barka Mahamat Scoa (1962-1963) ;
  5. Béchir Sow (1963-1965) ;
  6. Mahamat Yakouma (1965-1971) ;
  7. Morbaye Jacques (1971-1972) ;
  8. Mahamat Djarma Khatir5 (1972-1975) ;
  9. Mahamat Djibert (1975-1980) ;
  10. Hassana Abdoulaye (1980-1981) ;
  11. Hassane Filedjé (1981-1982) ;
  12. Mahamat Djibert (1982-1986) ;
  13. Bachar Abdoulaye (1986-1989) ;
  14. Ali Salim (1989-1991) ;
  15. Lol Mahamat Choua (1991-1992)
  16. Djibrine Hisseine Grinky (1992-1993) ;
  17. Abderhaman Moussa (1993-1996) ;
  18. Ali Haroun ;
  19. Dago Yacouba ;
  20. Simon Béasngar ;
  21. Adoudou Adil Artine ;
  22. Mahamat Zen Bada (3 mai 2007-janvier 2010);
  23. Marie-Thérèse Mbailemdana (à partir du 28 janvier 2010);
  24. Issa Adjideï (intérim de Marie-Thérèse Mbailemdana) de 2011 à 2012 ;

Liste des maires élus :

  1. Djimet Ibet (2012) ;
  2. Saleh Abdelaziz Damane (depuis 11/2012) ;

Liste des Délégués Généraux du Gouvernement :

  • 15 septembre 2008 - Juillet 2012 : Hassana Abdoulaye
  • Juillet 2012 - Mars 2013 : Issa Adjideï
  • Depuis mars 2013 : Haoua Outman Djamé

Politiquemodifier | modifier le code

Liste des députés :

  • Nassour Guelendouksia Ouaïddou
  • Fandéo Klong Ma Djongwé
  • Yorongar N'garledji Lemoiban
  • Fati Douga 2e arrondissement
  • Mme Derssou née Kalbanssou
  • Dangbayaola Hapkreo
  • Ali Golor
  • Kaguer Darabo
  • Moussa Dassidi
  • Saleh Kebzabo
  • Jean Alingué Baoweyeu
  • Mersilé Atti Mahamat (RPR LINGUI) 3e arrondissement
  • Beral Mbaîkoubou (6e arrondissement)
  • Brahim Bichara (2e arrondissement)

Cité Toumaïmodifier | modifier le code

Projet de développement urbain6.

Galerie de photosmodifier | modifier le code

Les photographies suivantes ne sont pas datées mais elles sont prises probablement dans les années 1960.

Jumelage et accords de coopérationmodifier | modifier le code

Diversmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. http://www.mercer.com/articles/1095320
  2. Lycée Thilam-thilam
  3. Université Roi Fayçal
  4. Centre Culturel Markas-al-Nour
  5. Gondeu Ladiba, L'émergence des organisations islamiques au Tchad : Enjeux, acteurs et territoires, Éditions L’Harmattan,‎ 2012 (ISBN 9782296479531, lire en ligne), p. 79
  6. Cité Toumaï
  7. Jumelage avec Toulouse
  8. Jumelage avec Marseille

Voir aussimodifier | modifier le code

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Alain Vivien, N'Djamena (naguère Fort-Lamy). Histoire d'une capitales africaine, Sépia, Paris, 2006 (ISBN 2842801083)
  • Claude Arditi, Tchad : de Fort-Lamy à N'Djamena, 1992.

Articles connexesmodifier | modifier le code








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