Pakistan

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République islamique du Pakistan

اسلامی جمہوریۂ پاکستان (ur)

Islāmī Jumhūrīyah Pākistān (ur)

Islamic Republic of Pakistan (en)

Drapeau
Drapeau du Pakistan.
Blason
Emblème du Pakistan.
Description de l'image  Pakistan (orthographic projection).svg.
Devise nationale Iman, Ittehad, Nazm
(Foi, unité, discipline)
Hymne national Qaumi Tarana
Administration
Forme de l'État République islamique
Président Asif Ali Zardari
Premier ministre Nawaz Sharif
Président de l'Assemblée nationale Sardar Ayaz Sadiq
Président du Sénat Nayyar Hussain Bukhari
Président de la Cour suprême Iftikhar Chaudhry
Langues officielles ourdou
anglais
Capitale Islamabad

33° 43′ N 73° 04′ E / 33.717, 73.067 / 33.717; 73.067

Géographie
Plus grandes villes Karachi, Lahore
Superficie totale 796 095 km2
(classé 36e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +5
Histoire
Indépendance Du Royaume-Uni
Date 14 août 1947
Démographie
Gentilé Pakistanais, Pakistanaise
Population totale (2013) 182 247 5471 hab.
(classé 6e)
Densité 229 hab./km2
Économie
IDH (2009) en augmentation 0,5722 (moyen) (141e)
Monnaie Roupie pakistanaise (PKR​)
Divers
Code ISO 3166-1 PAK, PK​
Domaine Internet .pk
Indicatif téléphonique +92

Le Pakistan, en forme longue la République islamique du Pakistan, en ourdou Pākistān, پاکِستان et Islāmī Jumhūrīyah Pākistān, اسلامی جمہوریۂ پاکستان, est une république islamique du sous-continent indien entourée par l’Iran, l’Afghanistan, la Chine, l’Inde et la mer d'Arabie. Fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations tendues avec l’Inde depuis sa création en raison du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire. Les deux pays se sont affrontés durant trois guerres successives. Il entretient également des relations difficiles avec l’Afghanistan, également pour des questions de frontières. En revanche, le Pakistan est un allié des États-Unis dans la région et entretient des relations cordiales avec la République populaire de Chine, ayant été le premier pays à reconnaitre le régime chinois, en 1950. Le Pakistan dispose de l’arme nucléaire après avoir fait ses essais officiels en 1998.

Les Pakistanais sont un peuple indo-européen, principalement Indo-Aryen (80 %) et iranien (20 %) tant sur le plan ethnique que linguistique. Avec plus de 182 millions d’habitants en 2013, le Pakistan est le sixième pays le plus peuplé du monde, avec la deuxième plus nombreuse majorité musulmane après l’Indonésie. Il fait partie des Onze prochains, onze pays à fort potentiel économique pour le XXIe siècle3. Il est membre de l’Organisation des Nations unies (ONU), du Commonwealth et de diverses autres organisations de développement économique. Malgré ses atouts, l'économie pakistanaise est en difficulté, souffrant notamment des conflits en Afghanistan et de l'instabilité politique nationale.

C'est une république fédérale et les provinces disposent de pouvoirs importants et d'institutions démocratiques. Les frontières des quatre provinces correspondent approximativement aux principales ethnies. L'ourdou est la langue officielle au côté de l'anglais, mais il est parlé couramment par moins de 10 % des Pakistanais, les principales langues étant le penjabi, le pachto, le sindhi et le seraiki.

Le Pakistan a connu, depuis son indépendance, des temps de démocratie instable et de dictatures militaires. L’histoire du pays a été fortement influencée par Muhammad Ali Jinnah, Ali Bhutto, sa fille Benazir Bhutto et Nawaz Sharif, ainsi que par les coups d’État des chefs de l'armée Muhammad Ayub Khan en 1958, du général Zia en 1977 et de Pervez Musharraf en 1999. Le régime politique pakistanais est actuellement démocratique et parlementaire. Depuis la fin des années 1990, le Pakistan fait face à une insurrection talibane provenant des régions tribales du nord-ouest du pays, et l’armée pakistanaise se livre à des opérations militaires contre eux depuis 2004. De nombreuses attaques terroristes, souvent revendiquées par le Mouvement des talibans du Pakistan, frappent le nord du pays et ont redoublé depuis 2007.

Sommaire

Étymologiemodifier

Le mot « Pakistan » est un néologisme. Le nom signifie « pays des purs » (de l’ourdou : pâk signifiant « pur » et stân signifiant « pays », avec un i de liaison)4. Mais c’est aussi un acronyme, relaté dans pamphlet de Choudhary Rahmat Ali Now or Never (« Maintenant ou jamais »), formé avec le nom des provinces du pays : le Pandjab, l’Afghania (actuelle province de Khyber Pakhtunkhwa), le Kashmir, l’Indus-Sind et le Baloutchistan, donnant ainsi une étymologie populaire et néanmoins hasardeuse, puisque le « Bengale oriental », appelé par la suite « Pakistan oriental » (futur Bangladesh) n’y est pas mentionné alors qu’il représentait plus de la moitié de la population du futur État lors de son indépendance en 19475.

Histoiremodifier

Article détaillé : Histoire du Pakistan.

Avant la partitionmodifier

La région de l’Indus était l’emplacement de plusieurs cultures antiques comprenant Mehrgarh, une des plus anciennes villes connues du monde, et de la civilisation de la vallée de l’Indus (de 2500 av. J.-C. à 1500 av. J.-C.) à Harappa et Mohenjo-Daro.

Les vagues de conquérants et de migrants, comprenant les Aryens, Perses, Indo-Grecs et Musulmans se sont établis au Pakistan tout au long des siècles, influençant les autochtones. Le pays a une histoire commune avec l’Inde, l’Afghanistan et l’Iran antiques. La région est un carrefour des itinéraires commerciaux historiques, y compris la route de la soie.

Sur le territoire que le Pakistan occupe, la civilisation de la vallée de l’Indus fut influencée au milieu du deuxième millénaire avant J.-C. par l’arrivée de la civilisation Aryenne, qui donna lieu au védisme qui a jeté les bases de l'hindouisme. Le Rig Veda mentionne Arya-Varta (la terre des Aryens) comme Sapta Sindhu (la terre des sept rivières du nord-ouest de l'Asie du Sud, l'un d'entre eux étant l'Indus), cela correspond à la région Pakistanaise du Penjab actuelle. Les empires successifs et les royaumes ont régné sur la région de l’empire perse achéménide autour de 543 avant J.-C., à Alexandre le Grand en 326 avant J.-C. et l’empire de Maurya. Le royaume indo-grec fondé par Demetrius de Bactria a inclus Gandhara et le Pendjab en 184 avant J.-C., et a atteint sa plus grande ampleur sous Ménandre Ier, établissant la période gréco-bouddhiste avec des avancées dans le commerce et la culture. La ville de Taxila (Takshashila) est devenue un centre d’étude important des périodes antiques – les restes de la ville, située à l’ouest d’Islamabad, sont l’un des emplacements archéologiques principaux du pays.

Le Dominion du Pakistan et l’Union indienne sont les deux États créés lors de la partition des Indes britanniques en 1947.

Après la partitionmodifier

Asif Ali Zardari, actuel président de la république.

Depuis sa création, le Pakistan n'a jamais réellement connu la stabilité. L'histoire du pays est marquée par quatre coups d'État et des périodes de démocratie caractérisée par une forte instabilité politique. Après une succession de sept Premiers ministre entre 1947 et 1958, Muhammad Ayub Khan prend le pouvoir le 27 octobre 1958 et impose la loi martiale. Il sera au pouvoir pendant 11 ans, à la suite de quoi le général Muhammad Yahya Khan arrive au pouvoir et décrète à nouveau la loi martiale. Zulfikar Alî Bhutto devient président en 1971 et rétablit la démocratie.

Le coup d'État militaire du général Zia en 1977 entraine l'exécution du Premier ministre Ali Bhutto en 1979. Ce dernier avait fait adopter une nouvelle constitution en 1973, qui est toujours celle en vigueur aujourd'hui. Zia instaure un régime autoritaire où la marge de manœuvre des partis politiques est réduite et où des opposants politiques sont emprisonnés. Il fait voter des amendements en 1985 afin d'élargir les pouvoirs du président. Muhammad Zia-ul-Haq meurt dans un crash aérien aux causes non élucidées le 17 août 1988.

À la suite des élections législatives de 1988, l'Assemblée nationale élit Benazir Bhutto, chef du PPP et fille d'Ali Bhutto, Premier ministre. Après 21 mois à la tête du gouvernement, elle est démise de ses fonctions par le président Ghulam Ishaq Khan en 1990. Les élections de 1990 portent Nawaz Sharif au poste de Premier ministre, jusqu'à sa destitution en 1993 par le président Ghulam Ishaq Khan. Benazir Bhutto retrouve son siège de Premier ministre après les élections de 1993, et Farooq Leghari est élu président dans le même temps. Bhutto est de nouveau destituée par le président en 1996 et elle part en exil en 1998. Nawaz Sharif est de nouveau Premier ministre en 1997, jusqu'au coup d'État de Pervez Musharraf en 1999. Musharraf devient officiellement président en 2001, puis fait voter des amendements à la Constitution renforçant son pouvoir en 2003

En novembre 2007, Benazir Bhutto rentre au Pakistan après un exil de neuf ans. Elle représente le PPP en vue des élections législatives de janvier 2008. Elle se situe dans l'opposition au président Musharraf. Elle est assassinée à Rawalpindi le 27 décembre 2007, lors d'un attentat kamikaze, après une réunion électorale. Depuis septembre 2008, Asif Ali Zardari, veuf de Benazir Bhutto, a été élu président du Pakistan à la suite des élections législatives de février 2008 qui marque la victoire du PPP et de la démission de Pervez Musharraf. Le Premier ministre est Youssouf Raza Gilani depuis mars 2008. Une réforme constitutionnelle est votée en avril 2010 et rend au Premier ministre la plus importante part du pouvoir exécutif.

Depuis 2004, l'armée pakistanaise combat certains mouvements islamistes armés dans le conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan, et surtout des talibans pakistanais. Les combats se sont intensifiés depuis 2007 avec l'assaut de la Mosquée rouge.

Géographiemodifier

Carte topographique du Pakistan.
Le cèdre de l'Himalaya est l'un des emblèmes nationaux.
Article détaillé : Géographie du Pakistan.

Le Pakistan a une superficie de 796 096 km2 et possède des frontières communes avec l'Iran (900 km) au sud-ouest, l'Afghanistan (2 400 km) à l'ouest et au nord, la République populaire de Chine (520 km), au nord-est et l'Inde (2 900 km) sur tout son côté est. La côte sud est bordée par la mer d'Arabie avec 1 050 km de littoral.

Le relief est formé de hauts sommets dans le nord (dont le mont K2 qui, à 8 611 mètres d'altitude, est le deuxième point culminant du monde), de montagnes arides à l'ouest, d'un plateau inhospitalier dans le sud-ouest, du désert du Cholistan dans le sud-est et de plaines alluviales affectées à l'agriculture partout ailleurs.

Les climats du Pakistan sont variés. Le Baloutchistan et une partie du Sind ont des climats désertique ou semi-aride. Le reste du pays, et là où vit la majorité de la population, connait un climat de humide avec une saison de moussons, qui s'étend de juin à septembre. Celles-ci ont conduit aux catastrophiques inondations de 2010.

La diversité de climats et de paysages induit une grande variété d’espèces animales et végétale, notamment dans le bassin de l'Indus. En 2000, 2,5 % du territoire, soit environ 2 millions d'hectares, sont occupés par des forêts.

Politiquemodifier

Composition de l'Assemblée nationale après les élections de 2008 et compte tenu des élections partielles.
Article détaillé : Politique au Pakistan.

Institutions politiquesmodifier

Le Pakistan est une république fédérale multipartite. C'est un régime parlementaire moniste qui était jusqu'à très récemment (avril 2010) un régime semi-présidentiel ou le président possédait d'importantes prérogatives. Le président est le chef de l'État, le Premier ministre chef du gouvernement. Le gouvernement exerce le pouvoir exécutif tandis que le pouvoir législatif est détenu par le Parlement et les assemblées provinciales. Depuis avril 2010, une réforme constitutionnelle a été adoptée et elle transfére une grande partie des pouvoirs du président vers le Premier ministre. Ce dernier est donc désormais le réel détenteur du pouvoir exécutif et il détermine la politique de la nation. Auparavant, c'était le Président de la République qui détenait ce rôle.

L'Assemblée nationale et les quatre assemblées provinciales sont élues au suffrage universel direct uninominal majoritaire à un tour pour un mandat de cinq ans. Ces derniers organes forment ensuite un collège électoral avec le Sénat qui élit le Président de la République pour cinq ans. Le Sénat, représentant les provinces, est quant à lui élu par les membres des quatre assemblées provinciales à niveau égal. Les sénateurs ont un mandat de six ans, et sont renouvelés par moitié tous les trois ans.

Le Pakistan est dans une situation de bicamérisme égalitaire. Le Sénat représente les provinces et leur autonomie, et l'Assemblée nationale représente le peuple et l'unité de l'État. Le Premier ministre et son gouvernement sont responsables devant l'Assemblée nationale, et les gouvernements locaux devant leur assemblée provinciale. L'Assemblée nationale peut être dissoute.

La Cour suprême est à la tête de l'ordre juridictionnel et détermine la jurisprudence constitutionnelle. Elle reçoit les litiges concernant l'interprétation de la Constitution ainsi que les appels formés contre les décisions des Hautes Cours. Depuis la réforme de 2010, ses membres sont choisis par une commission judiciaire et approuvés par un comité parlementaire, puis formellement nommés par le Président de la République.

Les provinces ont un pouvoir important dans le cadre d'une organisation fédérale de l’État, notamment renforcé par la réforme de 2010. Elles disposent d'un rôle important en matière de police générale, de santé et d'éducation notamment.

L'actuel Président de la République est Asif Ali Zardari, veuf de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto, élu à ce poste en septembre 2008 suite aux élections législatives de février 2008. L'actuel Premier ministre est Nawaz Sharif, qui est le seul à avoir occupé ce poste trois fois, depuis le 5 juin 2013 suite aux élections législatives de mai 2013 remportées par son parti, la Ligue musulmane du Pakistan (N). Au Pakistan, l'armée et les services de renseignements jouent un rôle important sur le plan politique. Le chef de l'armée est actuellement Ashfaq Kayani depuis le 28 novembre 2007, et le chef des services secrets de l'Inter-Services Intelligence (ISI) est Zaheerul Islam depuis mars 2012.

Forces arméesmodifier

Article détaillé : Forces armées pakistanaises.

Les forces armées du Pakistan représentent la 6e puissance militaire mondiale en termes d'effectif. Leur quartier général est situé à Rawalpindi et elles sont dirigées depuis 2007 par Ashfaq Kayani, successeur à ce poste de Pervez Musharraf.

Elles comprennent les forces terrestres, navales et aériennes. Leur effectif est de 650 000 hommes, dont 70 % sont basés dans les provinces du Pendjab et du Sind face à l'Inde à laquelle elles ont livré trois guerres et un autre affrontement majeur. Depuis 2007-2008, 140 000 soldats sont présents dans le Nord-Ouest du pays dans le cadre du conflit qui les oppose aux talibans.

En 1998, le Pakistan est devenu officiellement la septième puissance nucléaire mondiale en effectuant une série d'essais nucléaire et disposerait en 2011 plus d'une centaine d'armes atomiques6.

Politique envers le terrorismemodifier

La relation entre les différents groupes islamistes basés au Pakistan et les autorités a parfois été qualifiée d'ambigüe. Le gouvernement et les services secrets pakistanais (ISI) ont longtemps soutenu les talibans (officiellement jusqu'en 2001). L'ISI est toujours aujourd'hui accusée d'aider les talibans afghans alors que l'armée mène des opérations militaires de grande envergure contre les talibans pakistanais. À la suite des attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement pakistanais a annoncé sa volonté de lutter contre l'extrémisme islamiste. Les autorités ont toutefois souvent été accusées de jouer un double jeu par la suite. Le gouvernement pakistanais a toujours rejeté ces accusations, et bénéficie par ailleurs d'une aide militaire et financière de la part des États-Unis.

Des soldats de l'armée pakistanaise dans la vallée de Swat lors des opérations de 2009, situés sur le point culminant de la région.

Les attentats terroristes se sont fortement accrus ces dernières années dans le pays. Ils sont l'œuvre de groupes islamistes proches des talibans, ou revendiquant l'application de la sharia. Les plus actifs sont le Tehrik-e-Taliban Pakistan (talibans pakistanais), dont le fief se situe au Waziristan et le Tehrik-e-Nifaz-e-Shariat-e-Mohammadi qui a sévi dans le Swat. Les conflits commencent en 2004, alors que la tension accumulée suite à la traque d'éléments d'Al-Qaida par l'armée pakistanaise dégénéra en résistance armée de la part de groupes locaux des régions tribales du Pakistan. La tentative du gouvernement pakistanais de contrôler ces groupes a entrainé de nombreux attentats dans les grandes villes du pays, comme à Rawalpindi, Lahore ou Peshawar.

Depuis 2004, la stratégie du gouvernement a plusieurs fois changé, entre tentatives de paix et reprises des offensives. Immédiatement après le début du conflit en 2004, des accords de paix ont été signés, puis les hostilités reprennent avec l'assaut de la Mosquée rouge en 2007. Alors que l'insurrection islamiste continue de prendre de l'ampleur, des tentatives de trêves ont lieu début 2009, puis le gouvernement lance plusieurs offensives majeures. La vallée de Swat est reprise par l'armée en juin 2009, puis de nouvelles opérations militaires sont lancées au Sud-Waziristan fin 2009, puis dans l'agence d'Orakzai en 2010 et dans l'agence de Mohmand en 2011.

Ce conflit a causé la mort d'au moins 35 000 personnes, dont 21 000 combattants islamistes et 4 000 membres des forces de sécurité. On compte aussi environ 10 000 civils tués, dont plus de 4 500 morts durant des attentats terroristes7,8 et plusieurs centaines de milliers de déplacés internes. Le coût de la guerre a été estimé à environ 35 milliards d'euros9.

La politique envers le terrorisme est souvent une source de tensions entre le Pakistan et les États-Unis. Bien que les deux pays soient officiellement alliés, les États-Unis reprochent au Pakistan de ne pas mener d'opération militaire au Waziristan du Nord, qui abrite des groupes de talibans afghans et de ne pas avoir coopéré pour obtenir la capture d'Oussama ben Laden et d'autres dirigeants de groupes armés. C'est pourtant une opération conjointe entre les services secrets américains et pakistanais qui permet la capture d'Abdul Ghani Baradar en février 2010 à Karachi qui était considéré comme le « numéro 2 » des talibans afghans. En revanche, la mort d'Oussama ben Laden le 2 mai relance la polémique : le dirigeant d'Al-Qaida a vécu en famille à Abbottabad pendant plusieurs années, sans être inquiété, alors que l'armée est très présente dans cette ville.

Administration et subdivisions territorialesmodifier

Article détaillé : Subdivisions du Pakistan.
Voir les numéros associés dans le tableau.

Provinces et territoiresmodifier

Le Pakistan moderne est une fédération qui se divise principalement en quatre parties appelées provinces (soubeh) : le Pendjab, le Sind, le Balouchistan et Khyber Pakhtunkhwa. Le pays administre également la région du Cachemire qui est actuellement partagée entre le Pakistan et l'Inde. On trouve également les régions tribales, fédéralement administrées, ainsi que le territoire fédéral d'Islamabad.

La région du Cachemire qui est administrée par le Pakistan se divise en deux régions : l'Azad Cachemire et le Gilgit-Baltistan.

Le Pakistan est également divisé en 106 districts. À l'échelon inférieur, on trouve aussi les tehsils et les Union Councils.

Nom Statut Superficie (km²)  % Superficie Population (rec. 2011)  % Pop. Capitale
1 Baloutchistan Province 347 190 39 % 13 162 222 7 % Quetta
2 Khyber Pakhtunkhwa Province 74 521 9 % 26 896 829 14 % Peshawar
3 Pendjab Province 205 344 23 % 91 379 615 46 % Lahore
4 Sind Province 140 914 16 % 55 245 497 28 % Karachi
5 Territoire fédéral d'Islamabad Territoire 1 165 0,1 % 1 151 868 0,6 % Islamabad
6 Régions tribales fédéralement administrées Territoire 27 220 3 % 4 452 913 2,3 % Peshawar
7 Azad Cachemire Territoire 13 297 1,5 % 3 631 224 1,8 % Muzaffarabad
8 Gilgit-Baltistan Territoire 72 496 8 % 1 441 523 0,7 % Gilgit

Villes du Pakistanmodifier

Article détaillé : Villes du Pakistan.
Principales villes du Pakistan.

Pakistan - Karachi - 03 - Shahar - 20060121 164513.jpg
Karachi

Lahore
Faisalabad
Faisalabad

Rang Ville Province Population (est. 2010) District

Rawalpindi
Rawalpindi
Multan
Multan
Hyderabad
Hyderabad
Islamabad
Islamabad

1 Karachi Sind 13 205 339 District de Karachi
2 Lahore Pendjab 7 129 609 District de Lahore
3 Faisalabad Pendjab 2 880 675 District de Faisalabad
4 Rawalpindi Pendjab 1 991 656 District de Rawalpindi
5 Multan Pendjab 1 606 481 District de Multan
6 Hyderabad Sind 1 578 367 District d'Hyderabad
7 Gujranwala Pendjab 1 569 090 District de Gujranwala
8 Peshawar Khyber Pakhtunkhwa 1 439 205 District de Peshawar
9 Quetta Baloutchistan 896 090 District de Quetta
10 Islamabad Territoire fédéral 689 249 Territoire fédéral
11 Sargodha Pendjab 600 501 District de Sargodha
12 Bahawalpur Pendjab 543 929 District de Bahawalpur
13 Sialkot Pendjab 510 863 District de Sialkot
14 Sukkur Sind 493 438 District de Sukkur
15 Larkana Sind 456 544 District de Larkana
16 Shekhupura Pendjab 426 980 District de Shekhupura
17 Jhang Pendjab 372 645 District de Jhang
18 Rahim Yar Khan Pendjab 353 112 District de Rahim Yar Khan
19 Mardan Khyber Pakhtunkhwa 352 135 District de Mardan
20 Gujrat Pendjab 336 727 District de Gujrat
Estimation de 2010 selon World Gazetteer.

Démographiemodifier

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie du Pakistan.

Croissance démographiquemodifier

Une rue de Lahore la nuit.

La population du Pakistan connaît toujours une forte croissance, malgré une baisse progressive de sa fécondité. D'après l'Institut national d'études démographiques (INED) en France, avec 31 ‰, le taux de natalité reste soutenu tandis que le taux d'accroissement naturel atteint 2,3 % annuellement, soit près de 4 000 000 de personnes supplémentaires par an. En 2013, la population du pays est estimée à 182,2 millions d'habitants1. Le taux de fécondité est de 3,4 enfants par femme10.

En 2007, l'INED avait prévu que la population du pays atteindra 228,8 millions d'habitants en 202511, soit une cinquantaine de millions de plus qu'en 2009, ce qui implique une poursuite de la baisse de la fécondité du pays.

Ethnies et languesmodifier

L'ourdou est une langues appartenant au groupe indo-aryen de la famille des langues indo-européennes. Elle est parlé ou compris par 80 % de la population. Langue administrative, il est prépondérant dans l'éducation. L'anglais est la seconde langue administrative, et est parlé par 7,5 millions de locuteurs en seconde langue (soit environ 5 % de la population). Seuls 100 000 Pakistanais ont l'anglais comme langue maternelle. Tous les textes administratifs sont traduits en anglais, et il est très présent dans la vie de tous les jours au sein de l'armée Pakistanaise. L'anglais est aussi un signe de distinction de l'élite ou de promotion sociale. La classe aisée parle généralement couramment cette langue, qui est aussi très présente dans les médias.

En revanche, l'ourdou est la langue maternelle de moins de 8 % de la population, surtout au sein de l'élite et parmi les habitants de Karachi. Les quatre plus importantes langues du pays sont toutes des langues régionales indo-aryennes, la plus importante étant le panjabi (environ 45 %), dans le nord du Pendjab, suivi du pachto (environ 16 %) parlé dans le nord-ouest (province de Khyber Pakhtunkhwa, les régions tribales et le nord de la province du Baloutchistan), le sindhi (environ 14 %) dans la province du Sind et le seraiki (environ 12 %) dans le sud du Pendjab, bien qu'il soit parfois considéré comme un dialecte du panjabi. Enfin, le baloutche, hazaragi et le cachemiri sont des langues régionales plus minoritaires.

Les ethnies du pays correspondent globalement au découpage linguistique. Les Muhadjirs, surtout présents à Karachi, parlent principalement l'ourdou.

Santémodifier

L'espérance de vie à la naissance était de 63 pour les filles et de 62 pour les garçons en 200612. En 2003, l'espérance de vie en bonne santé à la naissance était de 54 pour les garçons et 52 pour les filles12. En 2006, les dépenses totales consacrées à la santé étaient de 2 % du PIB12. Le taux de mortalité en dessous de 5 ans était de 97 pour 1000 naissances en 200612.

Économiemodifier

Article détaillé : Économie du Pakistan.
Le Centaurus Towers est un gratte-ciel situé à Islamabad

Largement agricole, le pays compte une importante industrie textile. Les Pakistanais ont hérité de 8 775 kilomètres des 42 000 kilomètres du réseau ferroviaire des anciennes Indes britanniques. En 1990, des accidents ont prouvé que les chemins de fer étaient mal entretenus et c'est par la route que se faisait l'essentiel des échanges dans une économie sous-développée.

Comme ses semblables, le barrage hydroélectrique de Tarbela sur l'Indus ne remédie que partiellement au déficit du Pakistan en énergie, la houille blanche devrait être facteur de progrès économique.

Selon l'autorité pakistanaise de la télécommunication, il y aurait, en 2011, 111 millions de téléphones portables au Pakistan (environ 65 %)13, et 31 millions de personnes disposeraient d'une connexion internet soit environ 18 %.

À cause de la crise économique des dernières années, des prix élevés du pétrole et des aliments en 2007 et en 2008 et d'une instabilité intérieure accrue, le Pakistan est aux prises avec un déficit budgétaire croissant, avec l'inflation et avec l'augmentation de la pauvreté. En raison des difficultés particulières auxquelles elles sont confrontées, les femmes forment maintenant une grande proportion de la population pauvre14.

Transports au Pakistanmodifier

L’autoroute pakistanaise M2.
Article détaillé : Transport au Pakistan.

Le principal atout du réseau de transports pakistanais se situe dans la forte présence de voies ferrées, héritage de l'époque où le Pakistan était une colonie britannique. Ce réseau de voies ferrés a une longueur totale de près de 9 000 kilomètres et dessert toutes les principales villes pakistanaises. Toutefois, les trains et les chemins de fer souffrent d'un mauvais entretien, et les catastrophes ferroviaires sont fréquentes. La plus grave eut lieu le 4 janvier 1990 et couta la vie à près de 300 personnes. En 2005 et 2007, deux autres catastrophes coutèrent la vie à près de 300 personnes15.

Depuis le début des années 1990, le gouvernement a entrepris un programme de construction d'autoroutes, actuellement ce réseau relie Lahore avec Islamabad et Rawalpindi, trois villes situées dans le nord du pays. Certaines autoroutes sont encore en construction et d'autres sont prévues. Au final, le but est de relier Karachi, dans le sud du pays avec les villes du nord du pays16.

Éducationmodifier

En 2008, le taux d'alphabétisation est de 56,2 %, contre 44 % en 1998 et 26,2 % en 198117. Le gouvernement s'est fixé comme objectif d'atteindre le chiffre de 85 % en 2015. Environ 80 % des enfants ont accès à l'enseignement primaire mais seulement 44 % atteignent le niveau secondaire18. Environ 4,7 % des élèves atteignent les études supérieures en 2009, contre moins de 3 % en 2004. Le gouvernement s'est fixé l'objectif de 15 % en 2020.

Environ 61 % des Pakistanais ont moins de 24 ans. Sans une éducation publique de qualité pour soutenir cette explosion démographique, les jeunes sont exposés au chômage et à la pauvreté19. Le gouvernement s'est fixé des objectifs ambitieux mais difficiles à atteindre.

Le système éducatif a beaucoup souffert dans le Nord-Ouest du pays de l’occupation talibane dans certaines zones. De nombreuses écoles ont été dynamitées, notamment dans les régions tribales et dans le district de Swat depuis 2007. Malgré la reprise de la plupart de ces régions par l'armée ces dernières années, le processus de reconstruction est très lent.

Culturemodifier

Article détaillé : Culture du Pakistan.

La région actuelle du Pakistan a été administrée par différents peuples et empires (Aryens, Perses, Ghaznavides, Seldjouks, Arabes, Rajputs, Moghols…). Toutes ces influences culturelles ont laissé de nombreuses traces. Le site de Mohenjo-daro est un site important de la civilisation de la vallée de l'Indus, les restes d'une des plus grandes cités de l'âge du bronze, première en son avancement de l'humanité.

Le Pakistan a un passé et une histoire culturelle très liés à l'Inde actuelle. Que ce soit la musique, le cinéma, la gastronomie, la littérature, les deux pays sont les héritiers de la même histoire commune. Mohamed Iqbal, issu d'une famille hindoue convertie à l'islam depuis quelques siècles, poète, est le père de l'idée de création de l'État pakistanais, État à majorité musulmane. Le grand représentant de la musique soufie pakistanaise est Nusrat Fateh Ali Khan, qui a fait connaître l'art du Qawali dans le monde entier. Le pays étant très empreint d'islam soufi, le culte des saints (pirs) y est très répandu, cela malgré un retour de l'islam conservateur. Les Urs (procession annuelle des saints) sont des moments de grande dévotion mais également l'occasion de fêtes populaires, au cours desquelles il y a des concerts de musique mystique.

Le Pakistan a également un riche patrimoine architectural hérité des Moghols. Parmi les plus impressionnants, il y a la Badshahi Masjid, qui fut longtemps la deuxième mosquée la plus grande au monde, en brique rouge et marbre blanc avec des mosaïques incrustées, et sans doute une des plus belles mosquées au monde. Il y a également les Shalimar bagh, les fameux jardins de Shalimar datant de l'époque moghole, lorsque Lahore était la ville impériale.

La ville de Lahore reste toujours la capitale culturelle du pays. Dans la mosquée de Wazir Khan à Lahore, l'apprentissage de la lecture et de l'écriture passe, comme ailleurs, par les versets du Coran. L'industrie du cinéma y est développée, malgré un certain déclin ces dernières années dû à la concurrence du cinéma indien. Le théâtre connaît également un grand essor avec des auteurs contemporains comme Shamshir Haider Shah.

Le 19 septembre 2012, les autorités pakistanaises décident que le 21 septembre sera un jour férié national en l'honneur du prophète Mahomet, suite à la polémique sur la diffusion du film L'Innocence des musulmans20.

Sociétémodifier

Selon la Commission des droits de l'homme du Pakistan (HRCP), en 2007 on a recensé 636 femmes mortes d'un crime d'honneur21. Selon la même commission pakistanaise, le nombre de femmes tuées pour crime d'honneur est de 675 pour les neuf premiers mois de 201122.

En 2010, le Pakistan occupait le 125e rang sur 169 pays pour ce qui est de l'indice du développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le développement. Ses indicateurs de développement sont parmi les plus bas de l'Asie du Sud et ses objectifs de développement national sont menacés. En raison de l'omniprésence d'une discrimination fondée sur le sexe, les femmes et les filles n'ont pas accès aux services de base et ne peuvent participer pleinement à la vie en société23. On remarque aussi que le taux de participation des femmes aux élections est plus faible que celui des hommes.

Religionsmodifier

Islammodifier

Article détaillé : Islam au Pakistan.

L'islam sunnite est la religion majoritaire du Pakistan, avec 75 % de la population24. 20 % des Pakistanais sont chiites24 et se concentrent dans le nord-ouest du pays, près de la frontière afghane. Entre 1990 et 2007, les tensions entre sunnites et chiites ont provoqué la mort d'environ 4 000 personnes24.

Hindouismemodifier

Selon le Conseil hindou du Pakistan le pays abriterait plus de 7 millions d'hindous, soit près de 4,1 % de la population. Aujourd'hui, grâce aux institutions laïques beaucoup d'hindous pakistanais ont réussi à se faire une place importante dans la société pakistanaise. On peut citer Kaneria célèbre joueur de cricket, le créateur de mode Deepak Perwani, et Rana Bhagwandas, ancien juge de la Cour suprême du Pakistan.

La majorité des hindous vivent dans l'état du Sindh, où ils représentent 17,37 % de la population de la province25.

Le district où se trouve la plus importante communauté hindoue est celui de Hyderabad, où 21 % de la population est hindoue25.

Le District de Karachi compte seulement 1,7 % d'hindous dans sa population25.

Christianismemodifier

Près de 3 millions de chrétiens vivent au Pakistan26. Ces derniers sont généralement mal acceptés par la population musulmane, ils ont très difficilement accès aux hauts postes exécutifs, administratifs et politiques. Exclus par la majorité, ils vivent pour la plupart dans des bidonvilles sans accès à l'eau courante ni à l'électricité. De nombreux attentats les visent (presque une dizaine d'attentats entre 2000-2002 visant St Thomas's Church et F8 Church). La communauté chrétienne est également victime de conversions forcées, notamment envers les femmes27.

Le 30 mai 2011, le maulana Abdul Rauf Farroqi, responsable religieux du parti islamiste JUI-S, avait jugé la Bible comme étant blasphématoire devant la presse et une demande d'interdiction de la Bible avait été déposée par son parti d'appartenance auprès de la Cour Suprême. La demande a néanmoins été retirée le 13 juin 2011 par Sami ul Haq en raison du caractère sacré de la Bible comme le précise le prêtre catholique, P. Francis Nadeem : « À la base, le recours était nul et non avenu : personne n’aurait pris la responsabilité d’assurer la défense de cette plainte devant les juges suprêmes car il est impossible de traduire en justice un livre saint. Jésus Christ est mentionné dans le Coran sous le nom de Iesa et toute démarche visant à nuire à la Bible entrerait en contradiction avec la foi professée par la vaste majorité des habitants de ce pays »27.

Le 18 novembre 2011, les autorités pakistanaises ont ordonné aux opérateurs de télécommunications du pays de bloquer une liste de mots, jugés obscènes. Parmi ces derniers se trouvait « Jésus Christ ». Toutefois, suite à l'intervention du ministre de l'Harmonie nationale, Akram Gill, l'interdiction a été levé dès le 24 novembre de la même année car jugée comme allant à l'encontre de la Constitution pakistanaise28,29.

Sikhismemodifier

Il y a aussi 300 000 Sikhs (la troisième minorité religieuse après les Hindous et les Chrétiens).

Zoroastrismemodifier

Il y a aussi environ 20 000 Zoroastriens, la communauté vit exclusivement dans la ville de Karachi.

Bouddhismemodifier

Il y a plus de 10 000 Bouddhistes exclusivement situé dans (Extrême Nord-Est-Pendjab), et des animistes (les Kalashs de l'Hindou-Koush).

Sportmodifier

Dubai Sports City Pak vs Aussies.jpg

Les sports les plus populaires du Pakistan sont le cricket et le hockey sur gazon dans lesquels le Pakistan a remporté plusieurs titres majeurs. En plus de ces deux sports, le Kabaddi et la lutte libre sont également très réputés. Le football (soccer) est en voie de développement. Depuis l'arrivée des différentes crises au pays durant le début des années 2000, l'affluence du sport a baissé, tant sur le plan sportif qu'économique.

Cricketmodifier

Tel le football dans les rues brésiliennes, le cricket occupe toutes celles du Pakistan. Il est le sport le plus apprécié du pays, les fans sont nombreux. L'équipe de cricket du Pakistan a notamment gagné la Coupe du Monde 1992 et a été finaliste en 1999. Elle a été encore finaliste du ICC World Twenty20 en 2007 puis vainqueur en 2009 et demi-finaliste en 2010 et en 2011 et enfin gagné la Coupe d'Asie en 2012.

Notes et référencesmodifier

  1. a et b (en) Population Clock Population Census Organization
  2. PNUD, « Human development indices ». Consulté le 12 octobre 2009
  3. Selon le groupe Goldman Sachs, le 12 décembre 2005.
  4. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  5. http://www.fondation-res-publica.org/Le-Pakistan-un-Etat-mal-ne_a422.html
  6. Presse Canadienne, « L’arsenal nucléaire du Pakistan : quels risques pour le monde ? », sur http://www.armees.com, 5 août 2007. Consulté le 2 septembre 2009
  7. (en) Pakistan Assessment 2010
  8. (en) Opération miliaire pakistanaise à Orakzai, Critical Threat. Consulté le 29 mai 2010.
  9. (en) Croissance de 4,1 % grâce à la protection du FMI, The express Tribune. Consulté le 16 juin 2010
  10. (en)Pakistan Economic Survey 2011-12 p.12
  11. [PDF] Gilles Pison, « Populations et Sociétés - Tous les pays du monde (2007) », INED, p. 4. Consulté le 14.6.2009
  12. a, b, c et d (fr) [1]
  13. (en) Pakistan reached 111 million mobile users in October last year: Report The Express Tribune, le 4 janvier 2012.
  14. Pakistan - agence canadienne de développement international. Mis en ligne le 31 mai 2011
  15. (fr) Catastrophe ferroviaire au Pakistan, euronews.net. Consulté le 27 juin 2009
  16. (en) Projet de développements, Autorité nationale des routes
  17. http://www.unesco.org/education/GMR2006/full/chapt7_eng.pdf
  18. http://www.unfpa.org/swp/2009/en/pdf/EN_SOWP09_ICPD.pdf
  19. [2]
  20. Jour férié au Pakistan pour Mahomet, Le Figaro, 19 septembre 2012.
  21. Frédéric Bobin, « Plus de 600 femmes assassinées en 2007 », dans Le Monde du 26-09-2008, lire en ligne
  22. Jirga declares two women kari, one killed sur The Express Tribune, le 6 mars 2012
  23. [3]
  24. a, b et c « Affrontements meurtriers entre chiites et sunnites au Pakistan », dans Le Monde du 07/04/2007, lire en ligne
  25. a, b et c http://www.pakistanhinducouncil.org/hindupopulation.asp
  26. (en) Iftikhar Haider Malik, Culture and customs of Pakistan, Greenwood Publishing Group, 2006, 220 p. (ISBN 031333126X) lire en ligne, p. 26 
  27. a et b « Au soulagement des chrétiens, le parti islamiste JUI-S a retiré sa demande d’interdiction de la Bible déposée devant la Cour Suprême », dans Églises d'Asie du 16/06/2011, lire en ligne
  28. « Les mots obscènes... comme préservatif ou Jésus, bannis des sms au Pakistan ! », dans http://www.rtl.be le 18/11/2011, lire en ligne
  29. « Pakistan : « Jésus Christ » revient dans les sms », dans http://www.zenit.org le 24/11/2011, lire en ligne

Voir aussimodifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographiemodifier

  • Oriane Zerah, Une flâneuse au Pakistan. Ce qu'un sourire désamorce, Les Perséides, 2012.
  • (en) Farzana Shaikh, Making Sense of Pakistan, Hurst, 2009
  • Shahid J. Burki, Pakistan, a nation in the making, Boulder Co, Westview, 1986,
  • B.M. Kaushik Mehrotra, Pakistan's military policy, New Delhi, Sopan House, 1980
  • Government of Pakistan, Ministry of Law, The Constitution of the Islamic Republic of Pakistan, Karachi, 1956
  • J. Adams & S. Iqbal, Exports, politics and economic development: Pakistan 1970-1982, Boulder Co, Westview, 1983
  • Z.A. Bhutto, The Third world, New directions, London, Quartette, 1977
  • S.M. Burke, Foreign Pakistan's policy, London, Oxford U.Press, 1973
  • Shahid J. Burki, Twenty years of Civil Service in Pakistan, Asian Survey, vol. IX, April 1969
  • R. Kurin, Islamization in Pakistan: a view from the country side, Asian Survey, vol. XXV, August 1985
  • Les tableaux du Central Statistical Bulletin émis par Ministry of Finance, Government of Pakistan, publiés annuellement dans la synthèse Pakistan Horizon sur la décennie 1972-1980
  • Florence Beaugé, Pakistan. Comprendre, exporter, vivre, Mission économique d'Islamabad, Ed. Ubifrance, Paris, 2007, 324 p. (ISBN 978-2-279-41660-7)
  • Pauline Garaude, Faut-il avoir peur du Pakistan ?, Larousse, Paris, 2008, 125 p. (ISBN 978-2-03-584312-8)
  • Christophe Jaffrelot (dir.), Le Pakistan : carrefour de tensions régionales, Ed. Complexe, Bruxelles, 2002, 166 p. (ISBN 2-87027-921-3)
  • Emile Perreau-Saussine, Le Pakistan à la recherche d’un nationalisme religieux et libéral, Commentaire, été 2009, 126, p. 353-362 [4]

Filmographiemodifier

  • (en) (fr) Pakistan zindabad (Longue vie au Pakistan), documentaire réalisé par Pascale Lamche, ARTE France développement, Issy-les-Moulineaux (éd.) ; Gaumont Columbia Tristar home vidéo, Boulogne-Billancourt (distr.), 2007, 2h 33' (DVD)"Mahbooba": (Brahim et le Pakistan), documentaire réalisé par S.B et N.B, indilo développement, Izi-bes-Boubalino (éd.)

Articles connexesmodifier

Liens externesmodifier