Parthes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Empire parthe
(Ashkâniân)

247 av. J.-C. – 224 ap. J.-C.

Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de l'Empire parthe en 60 av. J.-C.

Informations générales
Statut Monarchie féodale1
Capitale Asaak, Hecatompylos, Ecbatane, Ctésiphon, Suse, Mithridatkird-Nisa
Langue Langues iraniennes (dont le parthe)
Araméen (vernaculaire)2
Religion Syncrétisme grec et zoroastrisme

Entités précédentes :

Entités suivantes :

L'Empire parthe (247 av. J.-C. – 224 ap. J.-C.), également appelé Empire arsacide (persan moderne: اشکانیان Ashkāniān), est une importante puissance politique et culturelle iranienne dans la Perse antique3. Son deuxième nom vient d'Arsace Ier4 qui en tant que chef de la tribu Parni le fonde au milieu du IIIe siècle av. J.-C. lorsqu'il conquiert la Parthie5 dans le nord-est de l'Iran, alors une satrapie (province) en rébellion contre l'Empire séleucide. Mithridate Ier (171-138 av. J.-C.) agrandit l'empire en prenant la Médie et la Mésopotamie aux Séleucides. À son apogée, l'empire parthe s'étend des sources de l'Euphrate, dans ce qui est aujourd'hui le sud-ouest de la Turquie, jusqu'à l'est de l'Iran. L'empire, situé sur la Route de la Soie reliant l'Empire romain dans le bassin méditerranéen à l'Empire Han en Chine, devient un centre culturel et commercial.

Les Parthes adoptent largement les pratiques artistiques, architecturales et religieuses ainsi que les insignes royaux de leur empire hétérogène qui regroupe les cultures perse, grecque et locales. Durant la première moitié de son existence, la cour arsacide adopte des éléments de la culture grecque mais il y a finalement un renouveau graduel des traditions iraniennes. Les dirigeants arsacides sont appelés « Roi des rois » et affirment être les descendants des Achéménides ; ainsi, ils acceptent la vassalité de nombreux rois locaux là où les Achéménides avaient nommé de façon centralisée des satrapes qui disposaient néanmoins d'une large autonomie. La cour nomme quelques satrapes, la plupart hors d'Iran, mais ces satrapies sont plus petites et moins puissantes que les potentats achéménides. Avec l'expansion du pouvoir des Arsacides, le centre du gouvernement se déplace de Nisa vers Ctésiphon le long du Tigre (au sud de l'actuel Bagdad en Irak) même si plusieurs autres sites servent de capitale.

Les premiers ennemis des Parthes sont les Séleucides à l'ouest et les Scythes à l'est. Cependant, au fur et à mesure de son expansion, la Parthie entre en conflit avec le Royaume d'Arménie puis avec la République romaine. Les Romains menés par Crassus subissent une défaite écrasante lors de la bataille de Carrhes en 53 av. J.-C. et en 40-39 av. J.-C., les Parthes capturent tout le Levant à l'exception de Tyr. Cependant, Marc Antoine mène une contre-attaque et plusieurs empereurs romains envahissent la Mésopotamie durant les Guerres perso-romaines. Les Romains s'emparent des villes de Séleucie et de Ctésiphon à plusieurs reprises lors de ces conflits mais ne parviendront jamais à les tenir. Les fréquentes guerres civiles entre les prétendants au trône parthe se révèlent plus dangereuses que les invasions ennemies et la puissance parthe s'évanouit lorsque Ardachîr Ier, souverain d'Istakhr dans la région de Fars, se révolte contre les Arsacides et tue leur dernier roi, Artaban V en 224 ap. J.-C. Ardachîr fonde l'Empire sassanide, qui domine l'Iran et la plus grande partie du Proche-Orient jusqu'aux conquêtes musulmanes du VIIe siècle, même si la dynastie arsacide se maintient en Arménie jusqu'en 428.

Les sources parthes, rédigées en parthe, en grec et en d'autres langues, sont rares par rapport à celles des Sassanides et même par rapport aux documents achéménides. En plus des tablettes cunéiformes, des fragments d'ostracon, des sculptures, des pièces de monnaies et de quelques parchemins, la plus grande partie de nos connaissances sur l'histoire parthe proviennent de sources externes. Celles-ci sont principalement grecque et romaine mais également chinoise du fait des échanges commerciaux entre les deux régions.

Sources internes et externesmodifier | modifier le code

Bijoux parthes en or découverts dans une tombe à Ninive (près de l'actuel Mossoul, Irak).

Des documents écrits locaux et étrangers de même que des œuvres d'art ont été utilisés pour reconstruire l'histoire parthe6. Même si la cour parthe maintenaient des documents historiques, les Parthes n'avaient aucune étude formelle de l'histoire ; le plus ancien ouvrage sur l'histoire de l'Iran, le Khwaday-Namag, ne fut pas compilé avant le règne du dernier roi sassanide Yazdgard III (632-651 ap. J.-C.)7. Les sources locales sur l'histoire parthe sont assez rares et il s'agit de la période de l'histoire iranienne avec le moins d'informations disponibles8. La plupart des documents écrits contemporains sur la Parthie sont écrits en grec, en parthe et en araméen9. La langue parthe était rédigée dans une écriture distincte dérivée de l'alphabet araméen des Achéménides puis en écriture pehlevi10.

Les sources locales les plus utiles pour reconstituer une chronologie précise des rois arsacides sont les pièces métalliques frappées par chaque dirigeant11. Les tablettes astronomiques cunéiformes et les colophons découverts en Babylonie sont également utiles12. Les sources écrites incluent également des reliefs, des parchemins, des papyrus et des ostracons de poterie13. Par exemple, dans la première capitale parthe de Mithradatkert/Nisa au Turkménistan, d'importantes caches d'ostracons de poterie recensant des informations sur la vente et le stockage de produits comme le vin ont été découvertes14. De plus, les parchemins découverts dans différents sites dont Dura-Europos fournissent d'importantes informations sur l'administration parthe comme la taxation, les titres militaires et l'organisation provinciale15.

Lampe à huile parthe en céramique découverte dans le Khuzestan en Iran et exposée au Musée national d'Iran.

Les documents grecs et romains qui représentent la majorité des sources couvrant l'histoire parthe sont à considérer avec prudence car ils ont souvent été rédigés selon le point de vue d'adversaires ou de rivaux16. Ces sources concernent généralement les importants événements militaires et politiques et ignorent souvent les aspects culturels et sociaux de l'histoire parthe17. Les Romains représentaient habituellement les Parthes comme de valeureux guerriers mais également comme un peuple culturellement raffiné ; les recettes de cuisine parthes rédigées dans le livre Apicius démontrent leur admiration de la cuisine parthe18. Les écrits d'Apollodore et d'Arrien se concentrant sur la Parthie ont disparu mais des extraits existent dans d'autres documents19. Isidore de Charax, qui vécut sous le règne d'Auguste, fournit un rapport des territoires parthes, peut-être issu d'une étude de l'administration parthe20. Sur une moindre échelle, des personnes et des évènements de l'histoire parthe apparaissent dans les écrits de Justin, Strabon, Diodore de Sicile, Plutarque, Dion Cassius, Appien, Flavius Josèphe, Pline l'Ancien et Hérodien21.

L'histoire parthe peut également être reconstruite via les documents chinois22. À la différence des documents grecs et romains, les premières chroniques chinoises maintenaient un point de vue plus neutre23 même si l'habitude des chroniqueurs chinois de copier d'anciens documents rend difficile l'établissement d'un ordre chronologique des événements24. Le nom chinois de la Parthie, Ānxī (chinois : ), était peut-être issu du nom grec de la ville parthe d'Antioche de Margiane (grec: Αντιόχεια της Μαργιανήs)25. Cependant cela pourrait également être la translittération d'« Arsace » d'après le fondateur de la dynastie éponyme26. Parmi les documents historiques, on peut citer le Shiji (Mémoires du Grand Historien) de Sima Qian, le Hanshu (Livre des Han) de Ban Biao, Ban Gu et Ban Zhao et le Hou Hanshu (Livre des Han postérieurs) de Fan Ye27. Ils fournissent des informations sur les migrations nomades menant aux premières invasion de la Parthie par les Sakas et des données politiques et géographiques22. Par exemple, le Shiji (ch. 123) rapporte les échanges diplomatiques, les produits exotiques offerts par Mithridate II à la cour Han, les produits agricoles cultivés en Parthie, la production de vin avec du raisin, les marchands itinérants ainsi que la taille et l'emplacement des territoires parthes28. Le Shiji mentionne également que les Parthes compilent leurs informations en « écrivant horizontalement sur des bandes de cuir », c'est-à-dire du parchemin29.

Histoiremodifier | modifier le code

Origines et fondationmodifier | modifier le code

Drachme en argent à l'effigie d'Arsace Ier (247-211 av. J.-C.) portant son nom écrit en grec (ΑΡΣΑΚΟΥ).
Article connexe : Alexandre le Grand.

Avant qu'Arsace Ier ne fondât la dynastie arsacide, il était le chef des Parni, une ancienne tribu nomade d'Asie centrale existant au sein de la confédération Dahae30. Les Parni parlaient vraisemblablement une langue iranienne de l'est, différente des langues iraniennes de l'ouest parlées à l'époque en Parthie31. Cette dernière était une province du nord-est de l'Empire achéménide puis de l'Empire séleucide32. Après avoir conquis la région, les Parni adoptèrent le parthe en tant que langue officielle à la cour. Celui-ci coexistait avec le moyen-perse, l'araméen, le grec ancien, l'akkadien, le sogdien et les autres langues locales de cet empire multilingue33.

La question de savoir pourquoi la cour arsacide choisit rétrospectivement 247 av. J.-C. comme la première année de la période arsacide reste incertaine. L'historien A. D. H. Bivar conclut que c'était cette année-là que les Séleucides perdirent le contrôle de la Parthie après qu'Andragoras, le satrape nommé se fut rebellé contre eux. Ainsi, Arsace Ier « postdata son année de règne » au moment où la Parthie cessa d'être sous la domination des Séleucides34. Cependant, Vesta Sarkhosh Curtis avance qu'il s'agissait simplement de l'année où Arsace Ier fut désigné chef de la tribu Parni35. Homa Katouzian36 et Gene Ralph Garthwaite37 avancent que c'est l'année où Arsace conquit la Parthie et expulsa les autorités séleucides mais Curtis35 et Maria Brosius38 rappellent qu'Andragoras ne fut pas renversé par les Arsacides avant 238 av. J.-C.

On ne sait pas exactement qui succéda immédiatement à Arsace Ier. Bivar39 et Katouzian36 affirment qu'il s'agit de son frère Tiridate Ier, auquel son fils Arsace II succéda en 211 av. J.-C. Cependant Curtis40 et Brosius41 avancent qu'Arsace II était le successeur immédiat d'Arsace Ier, Curtis prétend que la succession eut lieu en 211 av. J.-C. tandis que Brosius évoque 217 av. J.-C. Selon Bivar, 138 av. J.-C., la dernière année de règne de Mithridate Ier, est « la première date de règne précisément établie de l'histoire parthe »42. Du fait de cela et d'autres divergences, Bivar souligne qu'il existe deux chronologies royales distinctes acceptées par les historiens43. Par la suite, certains rois parthes revendiqueront une descendance achéménide. Cette affirmation a récemment été renforcée par des preuves numismatiques et d'autres preuves écrites suggérant que les rois achéménides et parthes souffraient d'une neurofibromatose héréditaire44.

Carte montrant la situation vers 200 av. J.-C. avec la Parthie (jaune), l'Empire séleucide (bleu) et la République romaine (violet).

Pour un temps, Arsace consolida sa position en Parthie et en Hyrcanie en profitant de l'invasion de l'Empire séleucide à l'ouest par Ptolémée III (246-222 av. J.-C.) d'Égypte. Ce conflit avec Ptolemée, la troisième guerre de Syrie (246-241 av. J.-C.), permit également à Diodote Ier de se soulever et de former le Royaume gréco-bactrien en Asie centrale38. Son successeur, Diodote II, forma une alliance avec Arsace Ier contre les Séleucides mais Arsace fut temporairement repoussé de Parthie par les forces de Séleucos II (246-225 av. J.-C.)45. Après avoir passé quelque temps en exil chez les nomades de la Mer d'Aral, Arsace Ier lança une contre-attaque et reprit la Parthie. Le successeur de Séleucos II, Antiochos III (222-187 av. J.-C.), fut incapable de riposter immédiatement car ses forces étaient engagées dans la répression du soulèvement de Molon en Médie45.

Antiochos III lança une importante campagne pour reprendre la Parthie et la Bactriane en 210 ou 209 av. J.-C. Il n'y parvint pas mais négocia un accord de paix avec Arsace II. Ce dernier reçut le titre de roi (en grec ancien βασιλεύς : basileus) en retour de sa soumission à Antiochos III46. Les Séleucides furent incapables d'intervenir de manière plus importante dans les affaires parthes du fait de la pression grandissante de la République romaine et de leur défaite à Magnésie en 190 av. J.-C.46. Phriapetius (191-176 av. J.-C.) succéda à Arsace II et Phraatès Ier (176-171 av. J.-C.) accéda finalement au trône. Phraatès Ier domina la Parthie sans interférence séleucide supplémentaire47.

Expansion et consolidationmodifier | modifier le code

Bas-relief montrant Mithridate Ier (171-138 av. J.-C.) sur son cheval à Xong-e Ashdar, ville d'Izeh dans la province du Khuzestan en Iran.

Phraatès Ier étendit la domination parthe dans le nord-ouest de l'actuel Iran48. Pourtant, la plus grande expansion territoriale parthe eut lieu lors de du règne de son frère et successeur, Mithridate Ier (171-138 av. J.-C.)41, que l'historien Katouzian compare à Cyrus le Grand (559-529 av. J.-C.), fondateur de l'Empire achéménide36.

Les relations entre la Parthie et le Royaume greco-bactrien se détériorèrent après la mort de Diodote II, lorsque les forces de Mithridate Ier capturèrent deux éparchies de ce dernier alors gouverné par Eucratide Ier (170-145 av. J.-C.)49. Tournant son attention vers le royaume séleucide, Mithridate envahit la Medie et occupa Ecbatane en 148 ou 147 av. J.-C. ; la région avait été déstabilisée par la récente répression par les Séleucides d'un soulèvement mené par Timarchus50. Cette victoire fut suivie par la conquête parthe de Babylone en Mésopotamie et Mithridate fit frapper des pièces à Séleucie en 141 av. J.-C.51. Alors que Mithridate s'était retiré en Hyrcanie, ses forces s'emparèrent des royaumes d'Élymaïde et de Characène et occupa Suse51. À ce moment, la domination parthe s'étendait à l'est jusqu'à l'Indus52.

Hecatompylos avait été la première capitale parthe mais Mithridate établit des résidences royales à Seleucie, Ecbatane, Ctésiphon et dans la ville récemment fondée de Mithradatkert (Nisa (Turkménistan)) où les tombes des rois arsacides furent construites et entretenues53. Ecbatane devint la principale résidence d'été de la monarchie parthe54. Ctésiphon ne semble pas être devenue la capitale officielle avant le règne de Gotarzès Ier (90-80 av. J.-C.)55. Elle devint le lieu de la cérémonie de couronnement et la ville représentative des Arsacides selon l'historien Brosius56.

Les Séleucides furent incapables de riposter immédiatement car le général Diodote Tryphon mena une rébellion contre la capitale Antioche en 142 av. J.-C.57. Cependant, en 140 av. J.-C. Démétrios II Nicator fut capable de lancer une contre-offensive contre les Parthes en Mésopotamie. Malgré des succès initiaux, les Séleucides furent battus et Démétrios fut capturé par les forces parthes et emmené en Hyrcanie. Mithridate Ier traita son prisonnier avec beaucoup d'égard et il maria même sa fille Rhodogune à Démétrios58.

Drachme montrant Mithridate Ier avec une barbe et un diadème royal.

Antiochos VII (138-129 av. J.-C.), un frère de Démétrios, monta sur le trône et épousa la femme de ce dernier Cléopâtre Théa. Après avoir battu Diodote Tryphon, Antiochos lança une campagne en 130 av. J.-C. pour reprendre la Mésopotamie alors sous le contrôle de Phraatès II de Parthie (138-128 av. J.-C.). Le général parthe fut défait le long du Grand Zab à la suite d'un soulevement local au cours duquel le gouverneur de Babylone fut tué. Antiochos conquit la Babylonie et occupa Suse où il fit frapper des pièces59. Après qu'il eut avancé en Médie, les Parthes demandèrent la paix, ce qu'Antiochos refusa à moins que les Arsacides ne rendent toutes leurs terres à l'exception de la Parthie, ne payent un important tribut et ne libèrent Démétrios. Phraatès II relâcha Démétrios et l'envoya en Syrie mais refusa les autres demandes60. Au printemps 129 av. J.-C., les Mèdes étaient en révolte ouverte contre Antiochos dont l'armée avait épuisé les ressources du territoire durant l'hiver. Alors qu'Antiochos tentait de réprimer le soulevement, la principale force parthe attaqua la région et le tua au combat. Son corps fut renvoyé en Syrie dans un cercueil d'argent. Son fils Séleucos fut fait prince parthe et l'une de ses filles rejoignit le harem de Phraateès II61.

Drachme de Mithridate II de Parthie (124-90 av. J.-C.).

Alors que les Parthes reprenaient les territoires perdus à l'ouest, une autre menace apparut à l'est. En 177-176 av. J.-C. la confédération nomade des Xiongnu chassa les nomades Yuezhi de leurs terres dans l'actuelle province du Gansu dans le nord-ouest de la Chine62 ; les Yuezhi migrèrent alors vers l'ouest en Bactriane et forcèrent les tribus Sakas (Scythes) vers les frontières nord-orientales de la Parthie63. Mithridate fut alors obligé de se retirer en Hyrcanie après sa conquête de la Mésopotamie64.

Certains Sakas rejoignirent les forces de Phraatès contre Antiochos. Cependant ils arrivèrent trop tard pour participer au conflit. Lorsque Phraatès refusa de les payer, les Sakas se révoltèrent. Le roi tenta d'écraser la mutinerie avec l'aide des anciens soldats séleucides mais ces derniers rejoignirent les Sakas65. Phraatès II marcha contre cette force combinée mais il fut tué au combat66. L'historien romain Justin rapporte que son successeur Artaban Ier (128-124 av. J.-C.) partagea un destin similaire alors qu'il combattait les nomades à l'est. Il affirme qu'Artaban Ier fut tué par les Tokhariens (identifiés comme étant les Yuezhi), bien que Bivar pense que Justin les confondait avec les Sakas67. Mithridate II de Parthie (124-90 av. J.-C.) reprit par la suite les territoires conquis par les Sakas dans le Sistan68.

Soierie chinoise du IIe siècle av. J.-C. provenant de Mawangdui. La soie chinoise était probablement le produit le plus lucratif échangé par les Parthes le long de la route de la Soie69.

À la suite du repli séleucide de Mésopotamie, le gouverneur parthe de Babylonie, Himerus, reçut l'ordre de conquérir le royaume de Characène alors dirigé par Hyspaosines. Cette conquête échoua et Hyspaosines envahit la Babylonie en 127 av. J.-C. et occupa Seleucie. Néanmoins en 122 av. J.-C., Mithridate II chassa Hyspaosines de Babylonie et obtint la vassalité de Characène sous la suzeraineté parthe70. Mithridate II étendit encore le contrôle parthe vers l'ouest mais en occupant Doura Europos en 113 av. J.-C., il entra en conflit avec le Royaume d'Arménie71. Ses forces battirent et déposèrent Artavazde Ier d'Arménie en 97 av. J.-C., prenant son fils Tigrane en otage, le futur Tigrane II d'Arménie (95-55 av. J.-C.)72.

Le Royaume indo-parthe, situé dans le Pakistan, l'Afghanistan et le nord de l'Inde modernes, fit une alliance avec l'Empire parthe au Ier siècle av. J.-C.73. Bivar avance que ces deux états se considéraient comme des égaux du point de vue politique74. Après que le philosophe grec Apollonios de Tyane eut visité la cour de Vardanès Ier (40-47 ap. J.-C.) en 42 ap. J.-C., Vardanès lui fournit une escorte pour se rendre en Indo-Parthie. Lorsqu'il arriva à la capitale Taxila, il fut traité avec une grande hospitalité73.

Poursuivant le voyage diplomatique de Zhang Qian en Asie centrale sous le règne de l'empereur Wudi (141-87 av. J.-C.), l'Empire Han de Chine envoya une délégation à la cour de Mithridate II en 121 av. J.-C. L'ambassade Han entama des relations commerciales officielles avec la Parthie à travers la route de la Soie mais ne parvint pas à établir une alliance militaire contre la confédération Xiongnu75. L'Empire parthe s'enrichit avec les taxes sur les caravanes transportant la soie, le produit de luxe le plus couteux importé par les Romains76. Les perles étaient également importées par les Parthes tandis que les Chinois achetaient des épices, des parfums et des fruits77. Des animaux exotiques furent également offerts en tant que présents ; en 87 ap. J.-C. Pacorus II envoya des lions et des gazelles perses à l'empereur Zhangdi (75-88 ap. J.-C.)78. En plus de la soie, les marchands romains achetaient aux Parthes du fer d'Inde, des épices et du cuir79. Les caravanes voyageant à travers l'Empire parthe transportèrent des produits d'Asie de l'ouest voire de la verrerie romaine jusqu'en Chine80.

Rome et Arméniemodifier | modifier le code

Article détaillé : Guerres perso-romaines.

L'Empire kouchan des Yuezhi dans le nord de l'Inde garantissait largement la sécurité de la frontière orientale de la Parthie81. Ainsi, à partir du milieu du Ier siècle av. J.-C., la cour arsacide se concentra sur la sécurisation de la frontière occidentale, principalement contre Rome81. Un an après la mise sous tutelle de l'Arménie par Mithridate II, Sylla, le proconsul romain de Cilicie, organisa une rencontre avec le diplomate parthe Orobazus le long de l'Euphrate. Les deux se mirent d'accord pour que le fleuve serve de frontière entre la Parthie et Rome82.

Malgré cet accord, en 93 ou 92 av. J.-C., la Parthie combattit en Syrie contre le chef tribal Laodice et son allié séleucide Antiochos X (95-92? av. J.-C.) qui fut tué83. Lorsque l'un des derniers monarques séleucides, Démétrios III, tenta d'assiéger Beroea (actuel Alep), la Parthie envoya une assistance militaire aux habitants et Démétrios fut battu83.

Drachme d'Orodès Ier (90-80 av. J.-C.).

Après la mort de Mithridate II, Gotarzès Ier dirigea la Babylonie tandis qu'Orodès Ier (90-80 av. J.-C.) contrôlait la Parthie84. Cette division de la monarchie affaiblit la Parthie et permit à Tigrane II d'Arménie de s'emparer des territoires parthes dans l'ouest de la Mésopotamie. Cette région ne revint pas sous la domination parthe avant le règne de Sanatrocès Ier (78-71 av. J.-C.)85. À la suite du déclenchement de la Troisième guerre de Mithridate, Mithridate VI (119-63 av. J.-C.), un allié de Tigrane II d'Arménie, demanda le soutien de la Parthie contre Rome, mais Sanatrocès Ier refusa86. Lorsque le commandant romain Lucullus marcha contre la capitale arménienne Tigranakert en 69 av. J.-C., Mithridate VI et Tigranes II demandèrent l'aide de Phraatès III de Parthie (71-58 av. J.-C.). Ce dernier n'envoya aucune aide et après la chute de Tigranakert, il réaffirma à Lucullus que l'Euphrate était la frontière entre la Parthie et Rome87.

Tigrane le jeune, fils de Tigrane II d'Arménie, tenta de renverser son père mais après son échec il s'enfuit en Parthie et demanda à Phraatès III de marcher contre la nouvelle capitale arménienne à Artachat. Lorsque le siège échoua, Tigrane le jeune s'enfuit à nouveau, cette fois vers le commandant romain Pompée. Il lui promit qu'il servirait de guide à travers l'Arménie mais quand Tigrane II se soumit à Rome, Tigrane le jeune fut envoyé à Rome en tant qu'otage88. Phraatès III demanda à Pompée que Tigrane le jeune lui soit renvoyé mais Pompée refusa. En représailles, Phraatès III lança une invasion de la région de Gordyène (sud-est de la Turquie) où, selon deux rapports romains contradictoires, le consul romain Lucius Afranius le repoussa par des manœuvres diplomatiques ou militaires89.

Buste en marbre romain du triumvir Marcus Licinius Crassus qui fut défait à Carrhes par Suréna.

Phraatès III fut assassiné par ses fils Orodès II and Mithridate III de Parthie, après quoi Orodès II se retourna contre Mithridate III, le forçant à s'enfuir de Médie en Syrie romaine90. Aulus Gabinius, le proconsul romain de Syrie marcha en soutien de Mithridate III jusqu'à l'Euphrate mais dut faire demi-tour pour aider Ptolémée XII (80-58 ; 55-51 av. J.-C.) contre une rébellion en Égypte91. Malgré la perte du soutien romain, Mithridate parvint à reprendre la Babylonie et il fit frapper des pièces à Séleucie jusqu'en 54 av. J.-C. Cette année-là, le général d'Orodès II, connu sous le nom de Suréna d'après le nom de famille de son clan, reprit la ville et Mithridate III fut exécuté92.

Marcus Licinius Crassus, l'un des premiers triumvirs qui était à présent proconsul de Syrie lança une attaque dans un soutien tardif à Mithridate III93. Alors que son armée avançait vers Carrhes (actuel Harran dans le sud-est de la Turquie), Orodès II envahit l'Arménie, coupant le soutien d'Artavazde II (53-34 av. J.-C.), allié de Rome. Orodès II persuada Artavazde II de réaliser une alliance en mariant le prince Pacorus Ier de Parthie à la sœur d'Artavazde II94.

Suréna, avec une armée composée entièrement de cavaliers, avança pour intercepter Crassus95. Les 1 000 cataphractaires de Suréna équipés de lances et les 9 000 archers montés étaient quatre fois moins nombreux que l'armée de Crassus, composée de sept légions romains et d'auxiliaires dont des cavaliers gaulois et de l'infanterie légère96. Grâce à un corps logistique de 1 000 chameaux, les archers montés parthes disposaient d'un approvisionnement constant de flèches96. Ils employèrent la tactique du « tir parthe » où les cavaliers feignaient une retraite avant de se retourner et de tirer sur leurs poursuivants. Cette tactique, combinée à l'utilisation des puissants arcs composites sur le terrain plat du champ de bataille anéantit l'infanterie romaine97. Avec 20 000 Romains tués, 10 000 faits prisonniers et 10 000 autres fuyant vers l'ouest, Crassus dut s'enfuir en Arménie98. À la tête de son armée, Suréna offrit de parlementer avec Crassus. Ce dernier accepta mais fut tué par l'un de ses officiers qui suspectait un piège parthe et avait tenté d'empêcher Crassus de s'y rendre99.

La défaite de Crassus à Carrhes fut l'un des pires désastres militaires de l'histoire romaine83. Elle permit à la Parthie de cimenter sa réputation de grande puissance au moins égale à celle de Rome100. Avec son armée, ses prisonniers de guerre et son butin, Suréna se rendit à Séleucie où il fut accueilli en triomphe. Cependant, craignant son ambition, Orodès II le fit exécuter peu après83.

Aureus romains à l'effigie de Marc Antoine (gauche) et d'Octave (droite), frappés en 41 av. J.-C. pour célébrer la formation du second triumvirat par Octave, Marc Antoine et Lépide en 43 av. J.-C.

Enhardis par la victoire contre Crassus, les Parthes tentèrent de s'emparer des territoires romains d'Asie de l'Ouest101. Le prince héritier Pacorus Ier et son commandant Osaces pillèrent la Syrie jusqu'à Antioche en 51 av. J.-C. mais furent repoussés par Gaius Cassius Longinus qui tendit une embuscade à Osaces et le tua102. Les Arsacides se rangèrent du coté de Pompée lors de sa guerre civile contre Jules César et envoyèrent même des troupes pour soutenir les forces opposées à César lors de la bataille de Philippes en 42 av. J.-C.103. Quintus Labienus, un général loyal à Cassius et à Brutus s'allia avec les Parthes contre le second triumvirat en 40 av. J.-C. ; l'année suivante, il envahit la Syrie avec Pacorus Ier104. Le triumvir Marc Antoine fut incapable d'organiser la défense romaine du fait de son départ pour l'Italie où il rassembla ses forces pour affronter son rival Octave avant de conduire des négociations avec lui à Brundisium105. Après que la Syrie eut été occupée par l'armée de Pacorus Ier, Labienus se sépara de la principale armée parthe pour envahir l'Anatolie tandis que Pacorus Ier et son commandant Barzapharnès envahissait le Levant romain104. Ils s'emparèrent de toutes les villes le long de la côte méditerranéenne jusqu'à Ptolemais au sud (actuel Acre (Israël)) à l'exception de Tyr106. En Judée, les forces juives pro-romaines du grand prètre Hyrcan II, de Phasaël et d'Hérode furent battues par les Parthes et leur allié juif Antigone II Mattathiah (40-37 av. J.-C.) ; ce dernier fut fait roi de Judée tandis qu'Hérode s'enfuyait à son fort de Massada104.

Malgré ces succès, les Parthes furent rapidement chassés du Levant par une contre-offensive romaine. Publius Ventidius Bassus, un officier de Marc Antoine, battit puis exécuta Labienus à la Bataille des Portes de Cilicie (dans l'actuelle province de Mersin, Turquie) en 39 av. J.-C.107. Peu après une force parthe en Syrie menée par le général Pharnapates fut battu à la Bataille du col d'Amanus par Ventidius107. En conséquence, Pacorus Ier se retira temporairement de Syrie. Lorsqu'il revint au printemps 38 av. J.-C., il affronta Ventidius à la Bataille du Mont Gindarus au nord-est d'Antioche. Pacorus Ier fut tué lors de la bataille et ses forces se retirèrent derrière l'Euphrate. Sa mort déclencha une crise de succession lors de laquelle Orodès II choisit Phraatès IV de Parthie (38-2 av. J.-C.) comme son héritier108.

Drachme de Phraatès IV de Parthie (38-2 av. J.-C.).

Phraatès élimina les revendications de ses rivaux en tuant ou en exilant ses propres frères109. L'un d'eux, Monaeses, s'enfuit et convainquit Marc Antoine d'envahir la Parthie110. Marc Antoine battit Antigone II, l'allié judéen de la Parthie, en 37 av. J.-C. et le remplaça par Hérode. L'année suivante, lorsque Marc Antoine marcha sur Erzurum, Artavasdes II d'Arménie changea une nouvelle fois d'alliance en lui envoyant des renforts. Marc Antoine s'empara de la Médie-Atropatène (actuel Azerbaïdjan) alors contrôlé par Artavazde Ier d'Atropatène, allié de la Parthie, avec l'intention de conquérir la capitale Praaspa dont l'emplacement est inconnu. Cependant, Phraatès IV tendit une embuscade à l'arrière-garde de l'armée de Marc Antoine, détruisant un bélier géant destiné au siège de Praaspa ; après cela, Artavazde II abandonna les troupes de Marc Antoine111. Les Parthes poursuivirent et harcelèrent l'armée romaine alors qu'elle quittait l'Arménie. Finalement, la force grandement affaiblie atteignit la Syrie112. Après cela, Marc Antoine attira Artavazde II dans un piège avec la promesse d'une alliance par mariage. Il fut fait prisonnier en 34 av. J.-C. et envoyé à Rome avant d'être exécuté113. Marc Antoine tenta de forger une alliance avec Artavazde Ier d'Atropatène dont les relations avec Phraatès IV s'étaient récemment dégradées. Cela fut abandonné quand les forces romaines se retirèrent d'Arménie en 33 av. J.-C. du fait de l'attaque du rival de Marc Antoine, Octave, à l'ouest113. Après le départ des romains, l'allié Artaxias II des Parthes reprit le trône d'Arménie.

Paix avec Rome, intrigues de cour et contacts avec les généraux chinoismodifier | modifier le code

Article connexe : Pax Romana.

À la suite de la défaite de Marc Antoine lors de la bataille d'Actium en 31 av. J.-C., Octave consolida son pouvoir politique et fut nommé Auguste par le Sénat romain en 27 av. J.-C. devenant le premier Empereur romain. Vers la même époque, Tiridate II de Parthie renversa brièvement Phraatès IV qui fut rapidement capable de retrouver son trône avec l'aide des nomades scythes114. Tiridate rejoignit les Romains, emmenant l'un des fils de Phraatès IV avec lui. Lors de négociations menées en 20 av. J.-C., Phraatès IV obtint la libération de son fils. En retour, les Romains reçurent les insignes légionnaires perdues à Carrhes en 53 av. J.-C. de même que tous les prisonniers de guerre115. Les Parthes considérèrent cela comme un faible prix à payer pour le retour du prince116. Auguste salua le retour des insignes légionnaires comme une victoire politique sur la Parthie ; cette propagande fut célébrée par la frappe de nouvelles pièces et la construction d'un nouveau temple pour accueillir les insignes : le plastron de sa statue en marbre montre la restitution des insignes117.

Un Parthe restitue à Auguste les insignes légionnaires perdues par Crassus à la bataille de Carrhes. (Détail du plastron de la statue d'Auguste de Prima Porta)

Avec le prince, Auguste envoya à Phraatès une esclave italienne qui deviendra par la suite la reine Musa. Pour s'assurer que son fils Phraatacès hériterait sans incidents, Musa convainquit Phraatès IV de donner ses autres fils en otage à Auguste. Une nouvelle fois, Auguste utilisa cela comme propagande montrant la soumission de la Parthie à Rome et l'événement figure dans ses Res gestae118. Lorsque Phraatacès monta sur le trône en tant que Phraatès V (2 av. J.-C. - 4 ap. J.-C.), Musa épousa son propre fils et gouverna avec lui. La noblesse parthe, désapprouvant l'inceste et le fait que le roi n'avait pas de sang arsacide, força le couple à fuir en territoire romain119. Le successeur de Phraatès IV, Orodès III, ne resta que deux ans sur le trône et fut suivi par Vononès Ier qui avait adopté de nombreuses coutumes romaines lors de son séjour à Rome. La noblesse parthe, courroucée par les sympathies du roi pour Rome, soutint la revendication d'un rival, Artaban III (10-38 ap. J.-C.), qui finit par vaincre Vononès Ier et par le chasser en Syrie romaine120.

Durant le règne d'Artaban II, deux frères roturiers juifs, Anilai et Asinai de Nehardea (près de l'actuel Falloujah, Irak)121, menèrent une révolte contre le gouverneur parthe de Babylonie. Après avoir battu ce dernier, Artaban II leur accorda le droit de gouverner la région car il craignait une autre révolte122. L'épouse parthe d'Anilai empoisonna Asinai de crainte qu'il n'attaquât Anilia pour avoir épousé un gentil. Après cela, Anilai fut impliqué dans un conflit armé avec un beau-frère d'Artaban II mais fut défait123. Avec la fin du régime juif, les Babyloniens commencèrent à harceler la communauté juive locale qui dut émigrer vers Séleucie. Lorsque cette ville se souleva contre la domination parthe en 35-36 ap. J.-C., les juifs furent à nouveau expulsés, cette fois par les Grecs et les Araméens locaux. Les juifs fuirent vers Ctésiphon, Nehardea et Nusaybin124.

Bien qu'elle fût en paix avec la Parthie, Rome intervenait néanmoins dans ses affaires : l'empereur romain Tibère (14-37 ap. J.-C.) fut impliqué dans un complot avec Pharsman Ier d'Ibérie visant à placer son frère Mithridate sur le trône d'Arménie en assassinant le roi Arsace, allié de la Parthie125. Artaban II tenta de restaurer le contrôle parthe sur l'Arménie mais n'y parvint pas, ce qui déclencha une révolte de l'aristocratie ; il dut fuir en Scythie. Les Romains relâchèrent un prince otage, Tiridate III de Parthie, pour gouverner la région en tant qu'allié de Rome. Peu avant sa mort, Artaban II parvint à chasser Tiridate III à l'aide de troupes d'Hyrcanie126. Après la mort d'Artaban II en 38 ap. J.-C., une longue guerre civile commença entre le successeur légitime Vardanès Ier et son frère Gotarzès II de Parthie127. Après que Vardanès eut été assassiné lors d'une partie de chasse, la noblesse parthe fit appel à l'empereur romain Claude (41-54 ap. J.-C.) en 49 ap. J.-C. pour qu'il libère le prince Meherdates afin de concurrencer Gotarzès. Cela n'eut pas l'effet escompté car Meherdates fut trahi par le gouverneur d'Édesse et Izatès bar Monobaze d'Adiabène ; il fut capturé et livré à Gotarzès. Il ne fut pas exécuté mais on lui coupa les oreilles pour qu'il ne puisse pas accéder au trône128.

En 97 ap. J.-C., le général chinois Ban Chao, administrateur des « régions de l'ouest », envoya l'émissaire Gan Ying dans une mission diplomatique chargée d'atteindre l'Empire romain. Gan visita la cour de Pacorus II de Parthie à Hecatompylos avant de continuer vers Rome129. Il voyagea vers l'ouest jusqu'au Golfe Persique où les autorités parthes le convainquirent qu'un difficile voyage en mer autour de la péninsule arabique était le seul moyen d'atteindre Rome130. Découragé, Gan Ying retourna à la cour Han et fournit à l'empereur Hedi (88-105 ap. J.-C.) un rapport détaillé sur l'Empire romain basé sur les récits oraux de ses hôtes parthes131. William Watson émet l'hypothèse que les Parthes auraient été rassurés par les efforts vains de l'Empire Han d'ouvrir des relations diplomatiques avec Rome, en particulier après les victoires militaires de Ban Chao contre les Xiongnu dans le Bassin du Tarim129. Cependant, les documents chinois maintiennent qu'une ambassade romaine, peut-être uniquement un groupe de marchands romains, arriva dans la capitale chinoise Luoyang en 166 ap. J.-C., durant les règnes des empereurs Marc Aurèle (161-180 ap. J.-C.) et Han Huandi (146-168 ap. J.-C.)132.

Déclin de l'Empire parthemodifier | modifier le code

Carte des mouvements de troupes durant les deux premières années de la guerre arméno-parthe de 58-63 ap. J.-C. montrant l'offensive romaine en Arménie.

Après que le roi d'Ibérie Pharsman Ier eut poussé son fils Rhadamiste (51-55 ap. J.-C.) à détrôner le roi vassal de Rome, Mithridate d'Arménie, Vologèse Ier (51-77 ap. J.-C.) décida d'envahir l'Arménie pour y placer son frère, le futur Tiridate Ier d'Arménie133. Rhadamiste fut finalement chassé du pouvoir et à partir du règne de Tiridate Ier, la Parthie gardera le contrôle de l'Arménie, avec de brèves interruptions, à travers la dynastie des Arsacides d'Arménie134. Même après la chute de l'Empire parthe, la lignée arsacide continua de vivre au sein des rois arméniens135.

Lorsque Vardanès II de Parthie se rebella contre son père Vologèse Ier en 55 ap. J.-C., ce dernier retira ses forces d'Arménie. Rome tenta rapidement de combler le vide politique136. Lors de la guerre arméno-parthe de 58-63 ap. J.-C., le commandant Gnaeus Domitius Corbulo obtint quelques succès militaires contre les Parthes et installa Tigrane VI de Cappadoce comme roi vassal de Rome137. Cependant, le successeur de Corbulo, Lucius Caesennius Paetus subit une grave défaite face aux Parthes et quitta l'Arménie138. À la suite du traité de paix, Tiridate Ier se rendit à Naples et à Rome en 63 ap. J.-C. Dans les deux villes, l'empereur romain Néron (54-68 ap. J.-C.) le couronna cérémonieusement roi d'Arménie en plaçant le diadème royal sur sa tête139.

Une longue période de paix commença entre la Parthie et Rome et seule l'invasion des Alains dans les territoires orientaux de Parthie vers 72 ap. J.-C. est mentionnée par les historiens romains140. Alors qu'Auguste et Néron avaient choisi une politique militaire prudente face à la Parthie, les empereurs romains ultérieurs envahirent et tentèrent de conquérir l'est du croissant fertile, le cœur de l'Empire parthe le long du Tigre et de l'Euphrate. La montée des tensions peut être expliquée en partie par les réformes militaires romaines141. Pour égaler la force de la Parthie dans le domaine du corps des archers à pied ou à cheval, les Romains employèrent d'abord des soldats issus des peuples alliés (en particulier les Nabatéens) mais par la suite ils établirent une force d'auxiliaires permanente pour seconder leur infanterie lourde142. Les Romains finirent par maintenir des régiments d'archers montés (en latin sagittarii) et des cataphractaires lourdement protégés dans leurs provinces orientales143. Pourtant les Romains n'avaient aucune réelle stratégie de long terme dans leurs affrontements avec la Parthie et gagnèrent très peu de territoires lors de ces invasions144. Les principales motivations de ces guerres étaient le renforcement du prestige et la gloire des empereurs de même que la défense de l'honneur romain contre des agressions perçues, en particulier les ingérences parthes dans les affaires des états vassaux de Rome145.

Un soldat parthe (à droite) portant un bonnet phrygien, représenté comme un prisonnier de guerre entravé par des chaînes tenues par un Romain (à gauche) ; Arc de Septime Sévère, Rome, 203 ap. J.-C.

Les hostilités reprirent lorsque Khosrô Ier de Parthie (109-128 ap. J.-C.) déposa le roi arménien Tiridate Ier et le remplaça par Axidares, l'un des fils de Pacorus II, sans consulter Rome146. Au début de la guerre parthique de Trajan, l'empereur romain fit assassiner le candidat parthe suivant au trône, Parthamaspatès, en 114 ap. J.-C. et fit de l'Arménie une province romaine147. Ses forces, menées par Lusius Quietus, capturèrent également Nusaybin ; son occupation était essentielle pour la sécurisation des principales routes de communication de la plaine de Mésopotamie du nord148. L'année suivante, Trajan envahit la Mésopotamie et ne rencontra que la résistance de Meharaspes d'Adiabène car Khosrô Ier était engagé dans une guerre civile à l'est contre Vologèse III149. Trajan passa l'hiver 115-116 à Antioche mais reprit sa campagne au printemps. Suivant l'Euphrate, il captura Dura-Europos, la capitale Ctésiphon et Séleucie et soumit même Characène d'où il vit le départ des navires pour l'Inde depuis le Golfe Persique150.

Dans les derniers mois de l'année 116 ap. J.-C., Trajan captura la ville perse de Suse. Lorsque Sanatruces II de Parthie rassembla des forces dans l'est de la Parthie pour repousser les Romains, son cousin Parthamaspatès le trahit et le tua ; Trajan le couronna alors nouveau roi de Parthie151. L'Empire romain ne s'avança plus jamais aussi loin vers l'est.

Alors que Trajan retournait vers le nord, les villes babyloniennes se révoltèrent contre les garnisons romaines152. Trajan fut forcé de se retirer de Mésopotamie en 117 ap. J.-C., supervisant le siège raté de Hatra durant son repli153. Sa retraite était, selon lui, temporaire car il voulait repartir à l'attaque en 118 ap. J.-C. et « faire de la soumission des Parthes une réalité »154 mais Trajan mourut soudainement en août 117 ap. J.-C.

Durant sa campagne, Trajan reçut le titre de Parthicus par le Sénat romain et des pièces furent frappées pour célébrer sa conquête de la Parthie155. Cependant, seuls les historiens Eutrope et Festus du IVe siècle avancent qu'il voulait établir une province romaine en Mésopotamie inférieure156.

Le successeur de Trajan, Hadrien (117-138 ap. J.-C.) réaffirma la frontière romano-parthe sur l'Euphrate et choisit de ne pas envahir la Mésopotamie du fait des ressources militaires maintenant plus limitées de Rome157. Parthamaspatès s'enfuit après que les Parthes se furent révoltés contre lui ; pourtant les Romains le firent roi d'Osroène. Khosrô Ier mourut lors de son conflit avec Vologèse III, ce dernier fut suivi par Vologèse IV (147-191 ap. J.-C.) qui connut une période de paix et de stabilité158. Cependant, la guerre des Romains contre les Parthes de 161-166 ap. J.-C. commença quand Vologèse IV envahit l'Arménie et la Syrie, reprenant Édesse. L'empereur romain Marc Aurèle (161-180 ap. J.-C.) ordonna à Marcus Statius Priscus d'envahir l'Arménie en 163 ap. J.-C. puis à Avidius Cassius de faire de même avec la Mésopotamie en 164 ap. J.-C.159. Les Romains capturèrent et rasèrent Séleucie et Ctésiphon mais durent se retirer car les soldats romains contractèrent la « peste antonine » (possiblement la variole) qui ravagea le monde romain160.

Rome et l'Arménie vassale vers 300 ap. J.-C.

Lorsque l'empereur romain Septime Sévère (193-211 ap. J.-C.) envahit la Mésopotamie en 197 ap. J.-C. durant le règne de Vologèse V de Parthie (191-208 ap. J.-C.), les Romains marchèrent une nouvelle fois le long de l'Euphrate et prirent Ctésiphon et Séleucie. Après avoir reçu le titre de Parthicus Maximus, il se retira à la fin de l'année 198 ap. J.-C., échouant comme Trajan à prendre Hatra durant un siège161.

Vers 212 ap. J.-C., peu après la prise de pouvoir de Vologèse VI (208-222 ap. J.-C.), son frère Artaban V se rebella contre lui et gagna le contrôle d'une grande partie de l'Empire162. Dans le même temps, l'empereur romain Caracalla (211-217 ap. J.-C.) déposa les rois d'Osroène et d'Arménie pour en faire une nouvelle fois des provinces romaines. Il avança en Mésopotamie sous le prétexte d'épouser l'une des filles d'Artaban V, mais comme le mariage n'était pas autorisé, il déclara la guerre à la Parthie et conquit Erbil à l'est du Tigre.

Bas-relief sassanide à Naqsh-e Rostam représentant l'intronisation d'Ardachîr Ier.

Caracalla fut assassiné l'année suivante sur la route de Carrhes par ses soldats162. Après cette débâcle, les Parthes passèrent un accord avec l'empereur Macrin (217-218) dans lequel les Romains payèrent 200 millions de deniers163.

Mais l'Empire parthe, affaibli par les rivalités internes et les guerres avec Rome, fut remplacé par l'Empire Sassanide. En effet, peu après Ardachîr Ier, le dirigeant iranien local de Persis (actuelle province de Fars en Iran) près d'Istakhr commença à soumettre les territoires aux alentours, parce qu'il se méfiait de la domination arsacide164. Il affronta Artaban V lors de la bataille d'Hormizdaghan le 28 avril 224 ap. J.-C., peut-être près d'Ispahan, et le battit avant d'établir l'Empire sassanide164. Il existe cependant des preuves que Vologèse VI continua de frapper des pièces à Séleucie jusqu'en 228 ap. J.-C.165.

Les Sassanides remplacèrent les Parthes comme les ennemis jurés des Romains et ils tentèrent également de restaurer les frontières de l'Empire achéménide en conquérant brièvement le Levant, l'Anatolie et l'Égypte durant le règne de Khosro II (590-628 ap. J.-C.)166. Cependant, ces territoires furent repris par l'empereur byzantin Héraclius et l'Empire sassanide fut balayé lors des conquêtes musulmanes dans les années 630 ap. J.-C.

Gouvernement et administrationmodifier | modifier le code

Autorité centrale et rois semi-autonomesmodifier | modifier le code

Pièce représentant Kamnaskires III, roi d'Élymaïde (actuel Khuzestan) et sa femme, la reine Anzaze, Ier siècle av. J.-C.

Par rapport au précédent Empire achéménide, le gouvernement parthe était remarquablement décentralisé167. Une source historique locale révèle que les territoires supervisés par le gouvernement central étaient organisés d'une manière similaire à celle de l'Empire séleucide. Leur territoire était divisé selon trois niveaux hiérarchiques : Les marzbāns, les xšatraps et les dizpats parthes étaient similaires aux satrapies, aux éparchies et aux hyparchies séleucides168. L'Empire parthe incluait également plusieurs royaumes semi-autonomes comme l'Ibérie, l'Arménie, l'Atropatène, la Gordyène, l'Adiabène, Édesse, Hatra, la Characène, l'Élymaïde et Persis169. Les dirigeants de ces états gouvernaient leurs propres territoires et frappaient leur propre monnaie différente des pièces royales frappées dans des forges impériales170. Cela n'était pas très différent de l'Empire achéménide, qui possédait également quelques cité-états et même des satrapies distantes semi-indépendantes mais qui « reconnaissaient la suprématie du roi, payaient un tribut et fournissaient un soutien militaire » selon l'historien Brosius171. Cependant, les satrapes de l'Empire parthe gouvernaient des territoires plus petits et avaient probablement moins de prestige et d'influence que leurs prédécesseurs achéménides172. Durant la période séleucide, la coutume de dynasties régnantes locales avec une autonomie limitée et parfois en rébellion ouverte, devint la norme et celle-ci se poursuivit durant la période parthe173.

Noblessemodifier | modifier le code

Article connexe : Sept grands clans parthes.
Un noble parthe. Statue en bronze provenant du sanctuaire de Shami en Élymaïde (actuel Khuzestan, Iran, le long du Golfe Persique). Musée national d'Iran.

Le Roi des Rois dirigeait le gouvernement parthe. Il maintenait des relations polygames et son successeur était habituellement le premier de ses fils174. Comme pour les Ptolémées d'Égypte, il existe également des documents relatant le mariage des rois arsacides avec leurs nièces et même leurs demi-sœurs ; la reine Musa épousa son propre fils bien que cela ait été un cas extrême et isolé174. Brosius fournit un extrait d'une lettre rédigée en grec par le roi Artaban II en 21 ap. J.-C. s'adressant au gouverneur (appelé « archonte ») et aux habitants de la ville de Suse. Des postes spécifiques de gardes du corps et de trésorier sont mentionnés et le document prouve qu'« alors qu'il existe des juridictions locales et des procédures pour les nominations aux postes les plus importants, le roi pouvait agir pour le compte d'un individu, réexaminer une affaire et modifier les décisions locales s'il considérait cela comme approprié »175.

Les titres héréditaires de la noblesse hiérarchique enregistrés durant le règne du premier monarque sassanide Ardachîr Ier reflètent probablement les titres déjà en vigueur sous l'ère parthe176. Il existait trois catégories de nobles, la plus haute était constituée par les rois locaux directement sous l'autorité du roi des rois, la noblesse médiane était liée au roi des rois par le mariage, et la noblesse inférieure était composée de chefs de clans locaux177.

À partir du Ier siècle, la noblesse parthe exerça une grande influence dans la succession et la déposition des rois arsacides178. Certains nobles occupaient les fonctions de conseillers à la cour royale, voire de prêtres179. Sur les grands clans nobles parthes recensés au début de la période sassanide, seuls deux sont explicitement mentionnés dans les premiers documents parthes : la Maison des Souren et la Maison des Karen180. L'historien Plutarque nota que les membres du clan Suren, les nobles de plus haut rang, avaient le privilège de couronner chaque nouveau roi arsacide lors de la cérémonie de couronnement181. Par la suite, certains des rois parthes ont revendiqué une ascendance achéménide. Cela fut récemment corroboré par la présence possible d'une maladie héréditaire (neurofibromatose) démontrée par les descriptions physiques des souverains et les preuves de maladie familiale sur les anciennes pièces182.

Arméemodifier | modifier le code

Stuc parthe d'un fantassin situé dans le château de Zahhak, dans la province d'Azerbaïdjan oriental en Iran.

L'Empire parthe n'avait pas d'armée de métier mais était néanmoins capable de recruter rapidement des troupes en cas de crises locales183. Il existait une garde permanente attachée à la protection du roi comprenant des nobles, des serfs et des mercenaires mais cette troupe était de petite taille184. Des garnisons étaient maintenues en permanence dans des forts frontaliers ; les inscriptions parthes révèlent certains des titres militaires accordés aux commandants de ces unités184. Les forces militaires pouvaient également être utilisées pour des démonstrations diplomatiques. Par exemple, lorsque des émissaires chinois visitèrent la Parthie à la fin du IIe siècle av. J.-C., le Shiji avance que 20 000 cavaliers furent envoyés vers les frontières orientales pour servir d'escorte aux ambassadeurs même si ce nombre est peut-être exagéré185.

La principale force de frappe de l'armée parthe était ses cataphractaires, un type de cavalerie lourde où le cavalier et sa monture étaient complètement recouverts d'une cotte de mailles186. Les cataphractaires emportaient une lance pour briser les lignes ennemies ou des arcs pour harceler l'adversaire187. Du fait du coût de l'équipement, les cataphractaires étaient recrutés au sein des aristocrates qui, en retour de leurs services, demandaient une mesure d'autonomie au niveau local aux rois arsacides188. La cavalerie légère était issue de la classe populaire et servait d'archers montés ; ils portaient une tenue légère dans la bataille186. Ils utilisaient des arcs composites et pouvaient tirer sur l'ennemi tout en s'éloignant de lui dans une technique très efficace appelée « tir parthe »189. La cavalerie lourde et légère de Parthie joua un rôle décisif dans la bataille de Carrhes où une force parthe battit une armée romaine bien plus nombreuse commandée par Crassus. L'infanterie légère, composée de conscrits et de mercenaires était employée pour disperser l'ennemi après les charges de cavalerie190.

La taille de l'armée parthe est inconnue, de même que celle de la population globale de l'empire. Cependant, les fouilles archéologiques dans les anciens centres urbains révèlent des implantations qui auraient pu accueillir un grand nombre d'habitants191.

Monnaiemodifier | modifier le code

Usuellement faites en argent192, les pièces de drachmes, dont le tétradrachme, étaient la monnaie standard utilisée tout au long de l'Empire parthe193. Les Arsacides maintenaient des ateliers royaux dans les villes d'Hecatompylos, de Séleucie et d'Ecbatane56. Il y avait certainement un atelier à Mithridatkert/Nisa40. De la fondation de l'empire à son effondrement, les drachmes produites tout au long de la période parthe pesaient rarement moins de 3,5 g ou plus de 4,2 g194. Les premiers tétradrachmes, pesant environ 16 g, apparurent après la conquête de la Mésopotamie par Mithridate Ier de Parthie et étaient exclusivement frappés à Séleucie195.

Société et culturemodifier | modifier le code

Hellénisme et renouveau iranienmodifier | modifier le code

Cavalier parthe exposé au Palais Madame de Turin.

Bien que la culture grecque des Séleucides ait été largement adoptée par les peuples du Proche-Orient durant l'époque hellénistique, l'ère parthe vit un renouveau de la culture iranienne dans le domaine de la religion, des arts et même de la mode vestimentaire196. Conscients des racines grecques et iraniennes de leur parenté, les dirigeants arsacides se définirent d'après le roi des rois perse et affirmèrent également qu'ils étaient philhellènes (« amis des Grecs »)197. Le mot « philhellène » était inscrit sur les pièces parthes jusqu'au règne d'Artaban II vers 128 av. J.-C.198. La disparition de cette inscription signifiait un renouveau de la culture iranienne en Parthie199. Vologeses Ier fut le premier arsacide à faire apparaître l'écriture et la langue parthe aux côtés du grec ancien maintenant presque illisible200. Cependant, l'emploi d'inscriptions avec l'alphabet grec sur les pièces parthes continua jusqu'à l'effondrement de l'empire201.

Gargouille parthe en céramique datée du Ier ou du IIe siècle.

L'influence de la culture grecque ne disparut cependant pas de l'Empire parthe et l'on sait que les Arsacides appréciaient le théâtre grec. Lorsque la tête de Crassus fut apportée à Orodès II, lui et le roi arménien assistaient à une représentation des Bacchantes de l'auteur grec Euripide (480-406 av. J.-C.). Le metteur en scène de la pièce décida d'utiliser la véritable tête tranchée de Crassus pour représenter celle de Penthée202.

Sur ses pièces, Arsace Ier était représenté de la même manière que les satrapes achéménides. Selon A. Shahbazi, Arsace « s'écarta délibérément des pièces séleucides pour renforcer ses aspirations royales et nationalistes et il se fit appeler Kārny/Karny (en grec ancien αυτοκρατής : autocratès), un titre déjà porté par les généraux achéménides comme Cyrus le jeune »203. En phase avec les traditions achéménides, les bas-reliefs représentant les rois arsacides étaient gravés sur le mont Behistun, où se trouvent des inscriptions royales de Darius Ier (r. 522-486 av. J.-C.)204. De plus, les Arsacides revendiquaient une filiation avec Artaxerxès II (404-358 av. J.-C.) afin de renforcer leur légitimité sur les anciens territoires achéménides en étant les « légitimes successeurs des glorieux rois » de l'Iran antique205. Artaban III nomma l'un de ses fils Darius et revendiquait l'héritage de Cyrus203. Les rois arsacides choisissaient des noms typiquement zoroastriens pour eux-mêmes et parfois issus du passé mythologique de l'Avesta selon Vladimir Loukonine206. Les Parthes adoptèrent également le calendrier babylonien avec les noms achéménides du calendrier persan, remplaçant le calendrier macédonien des Séleucides207.

Religionmodifier | modifier le code

Relief votif parthe dans le Khuzestan en Iran, IIe siècle

L'Empire parthe, étant culturellement et politiquement hétérogène, abritait une grande variété de croyances religieuses, les plus nombreuses étant celles dédiées aux cultes grec et perse208. La plupart des Parthes étaient polythéistes209 même s'il existait une minorité juive210 et les premiers chrétiens211. Les divinités grecques et iraniennes étaient souvent rassemblées en une seule. Par exemple, Zeus était souvent associé à Ahura Mazda, Hadès avec Angra Mainyu, Aphrodite et Héra avec Anahita, Apollon avec Mithra et Hermès avec Shamash212. En plus des principaux dieux et déesses, chaque groupe ethnique et chaque ville avait ses propres divinités209. De même que les souverains séleucides213, l'art parthe indique que les rois arsacides se considéraient comme des dieux ; ce culte impérial était peut-être le plus répandu214.

L'étendue du contrôle arsacide sur le zoroastrisme est débattu dans les recherches modernes215. Les partisans de Zoroastre auraient considéré inacceptables les sacrifices sanglants des cultes iraniens d'avant la période parthe208. Cependant, il y a des preuves que Vologèse Ier encouragea la présence des prêtres zoroastriens à la cour et soutint le rassemblement des textes sacrés qui formèrent l'Avesta216. La cour sassanide adopta par la suite le Zoroastrisme comme la religion d'état officielle217.

Bien que Mani (216-276 ap. J.-C.), le prophète fondateur du manichéisme, n'ait pas proclamé sa première révélation avant 228/229 ap. J.-C., Bivar avance que cette nouvelle foi incorporait des « éléments du mandéisme, de la cosmogonie iranienne et même des échos du christianisme ... elle peut être considérée comme le reflet des doctrines religieuses mêlées de la fin de la période arsacide que l'orthodoxie zoroastrienne des Sassanides allait rapidement balayer »218.

Il existe peu de preuves archéologiques concernant l'expansion du bouddhisme depuis l'Empire kouchan jusqu'en Iran219. Cependant, les sources chinoises avancent qu'An Shigao (fl. 2nd century ap. J.-C.), un noble parthe et un moine bouddhiste, voyagea jusqu'à Luoyang en Chine en tant que missionnaire et traduisit plusieurs textes du bouddhisme en chinois220.

Art et architecturemodifier | modifier le code

Un iwan à voûte en berceau à l'entrée du site archéologique d'Hatra, Irak, construit en 50 ap. J.-C.

L'art parthe peut être divisé en trois phases géo-historiques : l'art de la Parthie elle-même, l'art du plateau iranien et l'art de Mésopotamie221. Le premier exemple véritable d'art parthe, découvert à Mithridatkert/Nisa, combinait des éléments d'art grec et iranien en ligne avec les traditions achéménide et séleucide221. Dans la seconde phase, l'art parthe trouve son inspiration dans l'art achéménide, comme illustré par le relief représentant l'intronisation de Mithridate II au Mont Behistun222. La troisième phase apparut graduellement après la conquête parthe de la Mésopotamie222.

Les motifs communs de la période parthe incluaient des scènes de chasse royales et l'intronisation des rois arsacides223. L'usage de ces motifs s'étendit à la représentation des portraits royaux des dirigeants locaux221. Les techniques artistiques usuelles étaient les reliefs muraux, les fresques et même les graffitis221. Les motifs floraux géométriques et stylisés étaient également représentés sur des murs en stuc ou en plâtre222. Le motif commun de la période sassanide montrant deux cavaliers engagés dans un combat avec des lances apparut pour la première fois dans les reliefs parthes du mont Behistun224.

Dans l'art du portrait les Parthes favorisaient la frontalité, signifiant que le sujet de la peinture ou de la sculpture ou des gravures sur les pièces faisait face au spectateur au lieu de présenter son profil225. Bien que la frontalité dans l'art du portrait était déjà une ancienne technique artistique lors de la période parthe, Daniel Schlumberger explique l'innovation de la frontalité parthe 226:

« La 'frontalité parthe', comme nous sommes maintenant habitué à l'appeler, diffère profondément à la fois de la frontalité proche orientale et grecque même si elle est sans doute issue de cette dernière. À la fois dans l'art grec et oriental, la frontalité était exceptionnelle : dans l'art oriental elle était réservée à un petit nombre de personnages traditionnels ou mythologiques ; dans l'art grec, la frontalité était une option rarement utilisée, généralement lorsqu'elle était demandée par le sujet. Dans l'art parthe, au contraire, la frontalité devint le traitement normal du sujet. Pour les Parthes, la frontalité n'est rien d'autre que l'habitude de montrer, dans les bas-reliefs et dans la peinture, tous les personnages de pleine face au prix (selon nos critères modernes) de la clarté et de l'intelligibilité. Son usage était si systématique qu'il a conduit de facto à la disparition complète de la vue de profil et de toutes les attitudes intermédiaires. Cet état de chose singulier semble avoir été établi au cours du Ier siècle226. »

Peinture murale représentant une scène du Livre d'Esther à la synagogue de Dura-Europos, datant de 245 ap. J.-C. que Curtis227 et Schlumberger228 décrivent comme un bon exemple de la 'frontalité parthe'.

L'art parthe, avec son usage distinct de la frontalité dans les portraits, fut perdu et abandonné lors des profonds changements culturels et politiques apportés par l'Empire sassanide229. Cependant, même après l'occupation romaine de Dura-Europos en 165 ap. J.-C., la frontalité parthe continua d'être employée. Celle-ci est illustrée par les peintures murales du IIIe siècle de la synagogue de Dura-Europos230.

L'architecture parthe adoptait des éléments achéménide et grec mais restait distinct de ces deux derniers. Le style est attesté pour la première fois à Mithridatkert/Nisa231. La maison ronde de Nisa est similaire aux palais hellènes mais est différente car elle forme un cercle et une voûte dans un espace carré231. Cependant, les œuvres d'art de Nisa incluant des statues en marbre et des scènes gravées dans des rhytons d'ivoire sont sans aucun doute influencés par l'art grec232

Une marque caractéristiques de l'architecture parthe était l'iwan, une salle d'audience soutenue par des arches et/ou des voûtes en berceau ouverte sur l'un des cotés233. L'emploi de la voûte en berceau remplaça l'usage hellénique des colonnes pour soutenir les toits222. Même si l'iwan était connu durant la période achéménide et était utilisé pour des petites structures souterraines, ce sont les Parthes qui furent les premiers à l'employer sur une échelle monumentale233. Les premiers iwans parthes ont été construits à Séleucie au début du Ier siècle222. Les iwans monumentaux ont également été trouvés dans les anciens temples d'Hatra et ont peut-être été copiés sur le style parthe234. Le plus grand iwan parthe de ce site a une envergure de 15 m235.

Habillementmodifier | modifier le code

Statue d'un jeune Palmyrien portant un délicat pantalon parthe. (Stèle funéraire de Palmyre, début du IIIe siècle.)

La tenue d'équitation typique de la période parthe est illustrée par une célèbre statue de bronze d'un noble parthe découverte à Shami, Élymaïde. Mesurant 1,9 m de haut, la statue porte un veston ouvert en forme de V, une tunique fermée par une ceinture, un pantalon lâche avec de nombreux replis tenu par une jarretière et un diadème ou un bandeau au-dessus d'une coiffure au carré236. Ces vêtements sont couramment vus dans les gravures des pièces parthes du milieu du Ier siècle av. J.-C.199.

Des exemples d'habits représentés sur les statues ont été trouvés lors de fouilles à Hatra dans le nord de l'Irak. Ces dernières présentent la chemise parthe typique (gamis) combinée avec un pantalon et confectionnés avec des tissus délicats et ornementés237. L'élite aristocratique d'Hatra adopta la coupe au carré et les tuniques à ceinture portées par la noblesse de la cour arsacide à Ctésiphon234. La tunique-pantalon fut même portée pat les rois arsacides comme le montrent les gravures des pièces de monnaies238. Ce vêtement fut également adopté à Palmyre en Syrie ainsi que l'usage de la frontalité parthe dans l'art239.

Les sculptures parthes représentent des femmes riches portant des robes à manches longues, des colliers, des boucles d'oreille, des bracelets et des coiffures ornées de bijoux240. Leurs robes aux replis multiples étaient fermées par une broche sur l'une des épaules234. Leur coiffure présentait également un voile porté sur l'arrière234.

Les pièces de monnaie parthes montrent une évolution de la coiffure portée par les rois parthes. Les premières pièces arsacides montrent les dirigeants portant le bonnet mou appelé bashlyk (en grec ancien κυρβασία : kyrbasia)241. Ce dernier était peut-être dérivé des chapeaux pointus des satrapes de la période achéménide représentés dans les reliefs au mont Behistun et à Persépolis242. Les premières pièces de Mithridate Ier le montrent portant le bonnet mou mais les pièces de la dernière partie de son règne le montrent avec un diadème royal d'inspiration grecque243. Mithridate II fut le premier à arborer la tiare parthe, décorée de perles et de joyaux, qui devint le couvre-chef communément porté à la fin de la période parthe, et en usage chez les monarques sassanides244.

Écrits et littératuremodifier | modifier le code

On sait que durant la période parthe, le ménestrel de la cour (gōsān) récitait de la littérature orale poétique accompagnée de musique. Cependant, leurs histoires, rédigées en vers, ne furent pas écrites avant la période sassanide245. En fait, on ne connaît aucune littérature en langue parthe qui ait survécu sous sa forme originale car ces œuvres ne furent rédigées que dans les siècles ultérieurs246. On pense que ces histoires comme le récit romantique Vis o Ramin et l'épopée de l'Avesta faisaient partie d'un corpus de littérature orale de la période parthe même si elles ne furent compilées que bien plus tard247. Même si la littérature en langue parthe n'était pas consignée par écrit, on sait que les Arsacides connaissaient et respectaient la littérature grecque248.

Référencesmodifier | modifier le code

  1. Sheldon 2010, p. 231
  2. Josef Wiesehöfer, Ancient Persia, (I.B. Tauris Ltd, 2007), 119.
  3. Waters 1974, p. 424.
  4. Brosius 2006, p. 84
  5. « Approximativement l'ouest du Khorasan » Bickerman 1983, p. 6.
  6. Widengren 1983, p. 1261-1262
  7. Yarshater 1983, p. 359
  8. Widengren 1983, p. 1261
  9. Garthwaite 2005, p. 75-76
  10. Boyce 1983, p. 1151-1152
  11. Garthwaite 2005, p. 67 ; Widengren 1983, p. 1262 ; Brosius 2006, p. 79-80
  12. Widengren 1983, p. 1265
  13. Widengren 1983, p. 1262
  14. Garthwaite 2005, p. 75-76 ; Widengren 1983, p. 1263 ; Brosius 2006, p. 118-119
  15. Widengren 1983, p. 1263 ; Brosius 2006, p. 118-119
  16. Garthwaite 2005, p. 67, 75 ; Bivar 1983, p. 22
  17. Garthwaite 2005, p. 75 ; Bivar 1983, p. 80-81
  18. Kurz 1983, p. 564 ; voir aussi Brosius 2006, p. 138 pour une autre analyse.
  19. Widengren 1983, p. 1261, 1264
  20. Widengren 1983, p. 1264
  21. Widengren 1983, p. 1265-1266
  22. a et b Widengren 1983, p. 1265, 1267
  23. Brosius 2006, p. 80 ; Posch 1998, p. 363
  24. Posch 1998, p. 358
  25. Watson 1983, p. 541-542
  26. Wang 2007, p. 90
  27. Wang 2007, p. 88
  28. Wang 2007, p. 89-90 ; Brosius 2006, p. 90-91, 122
  29. Brosius 2006, p. 118 ; voir aussi Wang 2007, p. 90 pour une traduction similaire
  30. Katouzian 2009, p. 41 ; Curtis 2007, p. 7 ; Bivar 1983, p. 24-27 ; Brosius 2006, p. 83-84
  31. Bivar 1983, p. 24 ; Brosius 2006, p. 84
  32. Bivar 1983, p. 24-27 ; Brosius 2006, p. 83-84
  33. Curtis 2007, p. 7-8 ; Brosius 2006, p. 83-84
  34. Bivar 1983, p. 28-29
  35. a et b Curtis 2007, p. 7
  36. a, b et c Katouzian 2009, p. 41
  37. Garthwaite 2005, p. 67
  38. a et b Brosius 2006, p. 85
  39. Bivar 1983, p. 29-31
  40. a et b Curtis 2007, p. 8
  41. a et b Brosius 2006, p. 86
  42. Bivar 1983, p. 36
  43. Bivar 1983, p. 98-99
  44. (en) Ashrafian, Hutan., Limb gigantism, neurofibromatosis and royal heredity in the Ancient World 2500 years ago: Achaemenids and Parthians, vol. 64,‎ 2011 (DOI 10.1016/j.bjps.2010.08.025, lire en ligne), chap. 4, p. 557
  45. a et b Brosius 2006, p. 85-86
  46. a et b Bivar 1983, p. 29 ; Brosius 2006, p. 86 ; Kennedy 1996, p. 74
  47. Bivar 1983, p. 29-31 ; Brosius 2006, p. 86
  48. Bivar 1983, p. 31
  49. Bivar 1983, p. 33 ; Brosius 2006, p. 86
  50. Curtis 2007, p. 10-11 ; Bivar 1983, p. 33 ; Garthwaite 2005, p. 76
  51. a et b Curtis 2007, p. 10-11 ; Brosius 2006, p. 86-87 ; Bivar 1983, p. 34 ; Garthwaite 2005, p. 76
  52. Garthwaite 2005, p. 76 ; Bivar 1983, p. 35
  53. Brosius 2006, p. 103, 110-113
  54. Kennedy 1996, p. 73 ; Garthwaite 2005, p. 77
  55. Garthwaite 2005, p. 77 ; Bivar 1983, p. 38-39
  56. a et b Brosius 2006, p. 103
  57. Bivar 1983, p. 34
  58. Brosius 2006, p. 89 ; Bivar 1983, p. 35
  59. Bivar 1983, p. 36-37 ; Curtis 2007, p. 11
  60. Garthwaite 2005, p. 76-77 ; Bivar 1983, p. 36-37 ; Curtis 2007, p. 11
  61. Bivar 1983, p. 37-38 ; Garthwaite 2005, p. 77 ; voir aussi Brosius 2006, p. 90 et Katouzian 2009, p. 41-42
  62. Torday 1997, p. 80-81
  63. Garthwaite 2005, p. 76 ; Bivar 1983, p. 36-37 ; Brosius 2006, p. 89, 91
  64. Brosius 2006, p. 89
  65. Bivar 1983, p. 38 ; Garthwaite 2005, p. 77
  66. Bivar 1983, p. 38-39 ; Garthwaite 2005, p. 77 ; Curtis 2007, p. 11 ; Katouzian 2009, p. 42
  67. Bivar 1983, p. 38-39
  68. Bivar 1983, p. 40-41 ; Katouzian 2009, p. 42
  69. Garthwaite 2005, p. 78
  70. Bivar 1983, p. 40 ; Curtis 2007, p. 11-12 ; Brosius 2006, p. 90
  71. Curtis 2007, p. 11-12
  72. Brosius 2006, p. 91-92 ; Bivar 1983, p. 40-41
  73. a et b Bivar 2007, p. 26
  74. Bivar 1983, p. 41
  75. Brosius 2006, p. 90-91 ; Watson 1983, p. 540-542 ; Garthwaite 2005, p. 77-78
  76. Garthwaite 2005, p. 78 ; Brosius 2006, p. 122-123
  77. Brosius 2006, p. 123-125
  78. Wang 2007, p. 100-101
  79. Kurz 1983, p. 560
  80. Ebrey 1999, p. 70 ; pour une étude archéologique de la verrerie romaine dans les tombes de la Chine antique, voir An 2002, p. 79-84
  81. a et b Brosius 2006, p. 92
  82. Kennedy 1996, p. 73-78 ; Brosius 2006, p. 91 ; Sheldon 2010, p. 12-16
  83. a, b, c et d Kennedy 1996, p. 77-78
  84. Bivar 1983, p. 41-44 ; voir aussi Garthwaite 2005, p. 78
  85. Brosius 2006, p. 91-92
  86. Bivar 1983, p. 44-45
  87. Bivar 1983, p. 45-46 ; Brosius 2006, p. 94
  88. Bivar 1983, p. 46-47
  89. Bivar 1983, p. 47 ; Dion Cassius écrit que Lucius Afranius réoccupa la région sans affronter l'armée parthe tandis que Plutarque affirme qu'Afranius employa la force pour les chasser.
  90. Bivar 1983, p. 48-49 ; voir aussi Katouzian 2009, p. 42-43
  91. Bivar 1983, p. 48-49 ; voir aussi Brosius 2006, p. 94-95
  92. Bivar 1983, p. 49
  93. Bivar 1983, p. 49-50 ; Katouzian 2009, p. 42-43
  94. Bivar 1983, p. 55-56 ; Garthwaite 2005, p. 79 ; voir aussi Brosius 2006, p. 94-95 et Curtis 2007, p. 12-13
  95. Bivar 1983, p. 52-55
  96. a et b Bivar 1983, p. 52
  97. Bivar 1983, p. 52-55 ; Brosius 2006, p. 94-95 ; Garthwaite 2005, p. 78-79
  98. Katouzian 2009, p. 42-43 ; Garthwaite 2005, p. 79 ; Bivar 1983, p. 52-55 ; Brosius 2006, p. 96
  99. Bivar 1983, p. 52-55 ; Brosius 2006, p. 96
  100. Bivar 1983, p. 55-56 ; Brosius 2006, p. 96
  101. Kennedy 1996, p. 80 affirme que l'occupation permanente était l'objectif évident des Parthes, en particulier après que les villes de Syrie romaine et même les garnisons romaines se furent soumises aux Parthes.
  102. Kennedy 1996, p. 78-79 ; Bivar 1983, p. 56
  103. Bivar 1983, p. 56-57 ; Strugnell 2006, p. 243
  104. a, b et c Bivar 1983, p. 57 ; Strugnell 2006, p. 244 ; Kennedy 1996, p. 80
  105. Syme 1939, p. 214-217
  106. Bivar 1983, p. 57
  107. a et b Bivar 1983, p. 57-58 ; Strugnell 2006, p. 239, 245 ; Brosius 2006, p. 96 ; Kennedy 1996, p. 80
  108. Bivar 1983, p. 58 ; Brosius 2006, p. 96 ; Kennedy 1996, p. 80-81 ; voir aussi Strugnell 2006, p. 239, 245-246
  109. Garthwaite 2005, p. 79
  110. Bivar 1983, p. 58-59 ; Kennedy 1996, p. 81
  111. Bivar 1983, p. 58-59
  112. Bivar 1983, p. 60-63 ; Garthwaite 2005, p. 80 ; Curtis 2007, p. 13 ; voir aussi Kennedy 1996, p. 81 pour une analyse du changement d'attention de Rome de la Syrie vers l'Euphrate supérieur.
  113. a et b Bivar 1983, p. 64-65
  114. Bivar 1983, p. 65-66
  115. Garthwaite 2005, p. 80 ; voir aussi Strugnell 2006, p. 251-252
  116. Bivar 1983, p. 66-67
  117. Brosius 2006, p. 96-97 ; 136-137 ; Bivar 1983, p. 66-67 ; Curtis 2007, p. 12-13
  118. Bivar 1983, p. 67 ; Brosius 2006, p. 96-99
  119. Bivar 1983, p. 68 ; Brosius 2006, p. 97-99 ; voir aussi Garthwaite 2005, p. 80
  120. Bivar 1983, p. 68-69 ; Brosius 2006, p. 97-99
  121. Bivar 1983, p. 69-71
  122. Bivar 1983, p. 71
  123. Bivar 1983, p. 71-72
  124. Bivar 1983, p. 72-73
  125. Bivar 1983, p. 73
  126. Bivar 1983, p. 73-74
  127. Bivar 1983, p. 75-76
  128. Bivar 1983, p. 76-78
  129. a et b Watson 1983, p. 543-544
  130. Watson 1983, p. 543-544 ; Yü 1986, p. 460-461 ; de Crespigny 2007, p. 239-240 ; voir aussi Wang 2007, p. 101
  131. Wood 2002, p. 46-47 ; Morton et Lewis 2005, p. 59
  132. Yü 1986, p. 460-461 ; de Crespigny 2007, p. 600
  133. Bivar 1983, p. 79
  134. Bivar 1983, p. 79-81 ; Kennedy 1996, p. 81
  135. Garthwaite 2005, p. 82 ; Bivar 1983, p. 79-81
  136. Bivar 1983, p. 81
  137. Bivar 1983, p. 81-85
  138. Bivar 1983, p. 83-85
  139. Brosius 2006, p. 99-100 ; Bivar 1983, p. 85
  140. Bivar 1983, p. 86
  141. Kennedy 1996, p. 67, 87-88
  142. Kennedy 1996, p. 87
  143. Kennedy 1996, p. 87-88 ; voir aussi Kurz 1983, p. 561-562
  144. Sheldon 2010, p. 231-232
  145. Sheldon 2010, p. 9-10, 231-235
  146. Bivar 1983, p. 86-87
  147. Bivar 1983, p. 88 ; Curtis 2007, p. 13 ; Lightfoot 1990, p. 117
  148. Lightfoot 1990, p. 117-118 ; voir aussi Bivar 1983, p. 90-91
  149. Bivar 1983, p. 88-89
  150. Bivar 1983, p. 88-90 ; Garthwaite 2005, p. 81 ; Lightfoot 1990, p. 120 ; voir aussi Katouzian 2009, p. 44
  151. Bivar 1983, p. 90-91
  152. Lightfoot 1990, p. 120 ; Bivar 1983, p. 90-91
  153. Bivar 1983, p. 91 ; Curtis 2007, p. 13 ; Garthwaite 2005, p. 81
  154. Mommsen 2004, p. 69
  155. Bivar 1983, p. 90-91 ; voir aussi Brosius 2006, p. 137 et Curtis 2007, p. 13
  156. Lightfoot 1990, p. 120-124
  157. Brosius 2006, p. 100 ; voir aussi Lightfoot 1990, p. 115 ; Garthwaite 2005, p. 81 et Bivar 1983, p. 91
  158. Bivar 1983, p. 92-93
  159. Bivar 1983, p. 93
  160. Brosius 2006, p. 100 ; Bivar 1983, p. 93-94
  161. Brosius 2006, p. 100 ; Curtis 2007, p. 13 ; Bivar 1983, p. 94 ; Katouzian 2009, p. 44
  162. a et b Bivar 1983, p. 94-95
  163. Brosius 2006, p. 100-101 ; voir aussi Katouzian 2009, p. 44 qui le mentionne en passant.
  164. a et b Brosius 2006, p. 101 ; Bivar 1983, p. 95-96 ; Curtis 2007, p. 14 ; voir aussi Katouzian 2009, p. 44
  165. Bivar 1983, p. 95-96
  166. Frye 1983, p. 173-174
  167. Garthwaite 2005, p. 67-68
  168. Widengren 1983, p. 1263
  169. Lukonin 1983, p. 701
  170. Lukonin 1983, p. 701 ; Curtis 2007, p. 19-21
  171. Brosius 2006, p. 113-114
  172. Brosius 2006, p. 115-116
  173. Brosius 2006, p. 114-115
  174. a et b Brosius 2006, p. 103-104
  175. Brosius 2006, p. 119
  176. Lukonin 1983, p. 699-700
  177. Lukonin 1983, p. 700-704
  178. Brosius 2006, p. 99-100, 104
  179. Brosius 2006, p. 104-105, 117-118
  180. Lukonin 1983, p. 704-705
  181. Lukonin 1983, p. 704 ; Brosius 2006, p. 104
  182. (en) Ashrafian, Hutan., « Limb gigantism, neurofibromatosis and royal heredity in the Ancient World 2500 years ago: Achaemenids and Parthians », J Plast Reconstr Aesthet Surg, vol. 64,‎ 2011, p. 557 (DOI 10.1016/j.bjps.2010.08.025, lire en ligne)
  183. Brosius 2006, p. 116, 122 ; Sheldon 2010, p. 231-232
  184. a et b Kennedy 1996, p. 84
  185. Wang 2007, p. 99-100
  186. a et b Brosius 2006, p. 120 ; Garthwaite 2005, p. 78
  187. Brosius 2006, p. 120 ; Kennedy 1996, p. 84
  188. Brosius 2006, p. 116-118 ; voir aussi Garthwaite 2005, p. 78 et Kennedy 1996, p. 84
  189. Brosius 2006, p. 120 ; Garthwaite 2005, p. 78 ; Kurz 1983, p. 561
  190. Brosius 2006, p. 122
  191. Kennedy 1996, p. 83
  192. Curtis 2007, p. 9, 11-12, 16
  193. Curtis 2007, p. 7-25 ; Sellwood 1983, p. 279-298
  194. Sellwood 1983, p. 280
  195. Sellwood 1983, p. 282
  196. Curtis 2007, p. 14-15 ; voir aussi Katouzian 2009, p. 45
  197. Garthwaite 2005, p. 85 ; Curtis 2007, p. 14-15
  198. Curtis 2007, p. 11
  199. a et b Curtis 2007, p. 16
  200. Garthwaite 2005, p. 80-81 ; voir aussi Curtis 2007, p. 21 et Schlumberger 1983, p. 1030
  201. Schlumberger 1983, p. 1030
  202. Bivar 1983, p. 56
  203. a et b Shahbazi 1987, p. 525
  204. Garthwaite 2005, p. 85 ; Brosius 2006, p. 128-129
  205. Lukonin 1983, p. 697
  206. Lukonin 1983, p. 687 ; Shahbazi 1987, p. 525
  207. Duchesne-Guillemin 1983, p. 867-868
  208. a et b Katouzian 2009, p. 45
  209. a et b Brosius 2006, p. 125
  210. Neusner 1983, p. 909-923
  211. Asmussen 1983, p. 924-928
  212. Garthwaite 2005, p. 68, 83-84 ; Colpe 1983, p. 823 ; Brosius 2006, p. 125
  213. Duchesne-Guillemin 1983, p. 872-873
  214. Colpe 1983, p. 844
  215. Katouzian 2009, p. 45 ; Brosius 2006, p. 102-103
  216. Bivar 1983, p. 85-86 ; Garthwaite 2005, p. 80-81 ; Duchesne-Guillemin 1983, p. 867
  217. Garthwaite 2005, p. 67 ; Asmussen 1983, p. 928, 933-934
  218. Bivar 1983, p. 97
  219. Emmerick 1983, p. 957
  220. Demiéville 1986, p. 823 ; Zhang 2002, p. 75
  221. a, b, c et d Brosius 2006, p. 127
  222. a, b, c, d et e Brosius 2006, p. 128
  223. Brosius 2006, p. 127 ; voir aussi Schlumberger 1983, p. 1041-1043
  224. Brosius 2006, p. 129, 132
  225. Brosius 2006, p. 127 ; Garthwaite 2005, p. 84 ; Schlumberger 1983, p. 1049-1050
  226. a et b Schlumberger 1983, p. 1051
  227. Curtis 2007, p. 18
  228. Schlumberger 1983, p. 1052-1053
  229. Schlumberger 1983, p. 1053
  230. Curtis 2007, p. 18 ; Schlumberger 1983, p. 1052-1053
  231. a et b Brosius 2006, p. 111-112
  232. Brosius 2006, p. 111-112, 127-128 ; Schlumberger 1983, p. 1037-1041
  233. a et b Garthwaite 2005, p. 84 ; Brosius 2006, p. 128 ; Schlumberger 1983, p. 1049
  234. a, b, c et d Brosius 2006, p. 134-135
  235. Schlumberger 1983, p. 1049
  236. Brosius 2006, p. 132-134
  237. Bivar 1983, p. 91-92
  238. Curtis 2007, p. 15
  239. Curtis 2007, p. 17
  240. Brosius 2006, p. 108, 134-135
  241. Brosius 2006, p. 101
  242. Curtis 2007, p. 8 ; voir aussi Sellwood 1983, p. 279-280 pour une comparaison avec les coiffures achéménides
  243. Brosius 2006, p. 101-102 ; Curtis 2007, p. 9
  244. Brosius 2006, p. 101-102 ; Curtis 2007, p. 15
  245. Brosius 2006, p. 106
  246. Boyce 1983, p. 1151
  247. Boyce 1983, p. 1158-1159
  248. Boyce 1983, p. 1154-1155 ; voir aussi Kennedy 1996, p. 74

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • (en) Jiayao An, Silk Road Studies: Nomads, Traders, and Holy Men Along China's Silk Road, vol. 7, Turnhout, Brepols Publishers,‎ 2002 (ISBN 2-503-52178-9), « When Glass Was Treasured in China », p. 79-94.
  • (en) J.P. Asmussen, Cambridge History of Iran, vol. 3.2, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Christians in Iran », p. 924-948.
  • (en) Elias J. Bickerman, Cambridge History of Iran, vol. 3.1, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « The Seleucid Period », p. 3-20.
  • (en) A.D.H. Bivar, Cambridge History of Iran, vol. 3.1, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « The Political History of Iran Under the Arsacids », p. 21-99.
  • (en) A.D.H. Bivar, The Age of the Parthians: The Ideas of Iran, vol. 2, London & New York, I.B. Tauris & Co Ltd., in association with the London Middle East Institute at SOAS and the British Museum,‎ 2007 (ISBN 978-1-84511-406-0), « Gondophares and the Indo-Parthians », p. 26-36.
  • (en) Mary Boyce, Cambridge History of Iran, vol. 3.2, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Parthian Writings and Literature », p. 1151-1165.
  • (en) Maria Brosius, The Persians: An Introduction, London & New York, Routledge,‎ 2006 (ISBN 0-415-32089-5).
  • (en) Carsten Colpe, Cambridge History of Iran, vol. 3.2, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Development of Religious Thought », p. 819-865.
  • (en) Vesta Sarkhosh Curtis, The Age of the Parthians: The Ideas of Iran, vol. 2, London & New York, I.B. Tauris & Co Ltd., in association with the London Middle East Institute at SOAS and the British Museum,‎ 2007 (ISBN 978-1-84511-406-0), « The Iranian Revival in the Parthian Period », p. 7-25.
  • (en) Rafe de Crespigny, A Biographical Dictionary of Later Han to the Three Kingdoms (23-220 ap. J.-C.), Leiden, Koninklijke Brill,‎ 2007 (ISBN 90-04-15605-4).
  • (en) Paul Demiéville, Cambridge History of China: the Ch'in and Han Empires, 221 B.C. - A.D. 220, vol. 1, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 1986 (ISBN 0-521-24327-0), « Philosophy and religion from Han to Sui », p. 808-872.
  • (en) J. Duchesne-Guillemin, Cambridge History of Iran, vol. 3.2, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Zoroastrian religion », p. 866-908.
  • (en) Patricia Buckley Ebrey, The Cambridge Illustrated History of China, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 1999 (ISBN 0-521-66991-X). (paperback).
  • (en) R.E. Emmerick, Cambridge History of Iran, vol. 3.2, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Buddhism Among Iranian Peoples », p. 949-964.
  • (en) R.N. Frye, Cambridge History of Iran, vol. 3.1, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « The Political History of Iran Under the Sasanians », p. 116-180.
  • (en) Gene Ralph Garthwaite, The Persians, Oxford & Carlton, Blackwell Publishing, Ltd.,‎ 2005 (ISBN 1-55786-860-3).
  • (en) Homa Katouzian, The Persians: Ancient, Medieval, and Modern Iran, New Haven & London, Yale University Press,‎ 2009 (ISBN 978-0-300-12118-6).
  • (en) David Kennedy, The Roman Army in the East, Ann Arbor, Cushing Malloy Inc., Journal of Roman Archaeology: Supplementary Series Number Eighteen,‎ 1996 (ISBN 1-887829-18-0), « Parthia and Rome: eastern perspectives », p. 67-90
  • (en) Otto Kurz, Cambridge History of Iran, vol. 3.1, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Cultural Relations Between Parthia and Rome », p. 559-567.
  • (en) C.S. Lightfoot, Trajan's Parthian War and the Fourth-Century Perspective, vol. 80,‎ 1990 (DOI 10.2307/300283, JSTOR 300283), p. 115-126.
  • (en) V.G. Lukonin, Cambridge History of Iran, vol. 3.2, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Political, Social and ap. J.-C.ministrative Institutions: Taxes and Trade », p. 681-746.
  • (en) Theodor Mommsen, The Provinces of the Roman Empire: From Caesar to Diocletian, vol. 2, Piscataway (New Jersey), Gorgias Press,‎ 2004 (ISBN 1-59333-026-X).
  • (en) William S. Morton et Charlton M. Lewis, China: Its History and Culture, New York, McGraw-Hill,‎ 2005 (ISBN 0-07-141279-4).
  • (en) J. Neusner, Cambridge History of Iran, vol. 3.2, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Jews in Iran », p. 909-923.
  • (en) J. Neusner, Parthian Political Ideology, vol. 3,‎ 1963, p. 40-59
  • (de) (en) Walter Posch, Das Partherreich und seine Zeugnisse, Stuttgart, Franz Steiner,‎ 1998, « Chinesische Quellen zu den Parthern », p. 355-364.
  • (en) Daniel Schlumberger, Cambridge History of Iran, vol. 3.2, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Parthian Art », p. 1027-1054.
  • (en) David Sellwood, Cambridge History of Iran, vol. 3.1, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Parthian Coins », p. 279-298.
  • (en) Shahpur A. Shahbazi, Arsacids. I. Origin, vol. 2,‎ 1987, p. 255
  • (en) Rose Mary Sheldon, Rome's Wars in Parthia: Blood in the Sand, London & Portland, Valentine Mitchell,‎ 2010 (ISBN 978-0-85303-981-5)
  • (en) Klaus Schippmann, Encyclopaedia Iranica, vol. 2, New York, Routledge & Kegan Paul,‎ 1987, « Arsacid ii. The Arsacid dynasty », p. 526-535
  • (en) Emma Strugnell, Ventidius' Parthian War: Rome's Forgotten Eastern Triumph, vol. 46,‎ 2006 (DOI 10.1556/AAnt.46.2006.3.3), chap. 3, p. 239-252
  • (en) Ronald Syme, The Roman Revolution, Oxford, Oxford University Press,‎ 1939 (ISBN 0-19-280320-4 (pbk.))
  • (en) Laszlo Torday, Mounted Archers: The Beginnings of Central Asian History, Durham, The Durham Academic Press,‎ 1997 (ISBN 1-900838-03-6)
  • André Verstandig, Histoire de l'Empire parthe (-250 à 227), Bruxelles, Le Cri Histoire édition, 2001
  • (en) Tao Wang, The Age of the Parthians: The Ideas of Iran, vol. 2, London & New York, I.B. Tauris & Co Ltd., in association with the London Middle East Institute at SOAS and the British Museum,‎ 2007 (ISBN 978-1-84511-406-0), « Parthia in China: a Re-examination of the Historical Records », p. 87-104.
  • (en) Kenneth H. Waters, Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Principat. II.2, Berlin, Walter de Gruyter,‎ 1974, « The Reign of Trajan, part VII: Trajanic Wars and Frontiers. The Danube and the East », p. 415-427.
  • (en) William Watson, Cambridge History of Iran, vol. 3.1, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Iran and China », p. 537-558.
  • (en) Geo Widengren, Cambridge History of Iran, vol. 3.2, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Sources de Parthien and Sasanian History », p. 1261-1283.
  • (en) Frances Wood, The Silk Road: Two Thousand Years in the Heart of Asia, Berkeley and Los Angeles, University of California Press,‎ 2002 (ISBN 0-520-24340-4).
  • (en) Ehsan Yarshater, Cambridge History of Iran, vol. 3.1, London & New York, Cambridge University Press,‎ 1983 (ISBN 0-521-20092-X), « Iranian National History », p. 359-480.
  • (en) Ying-shih Yü, Cambridge History of China: the Ch'in and Han Empires, 221 B.C. - A.D. 220, vol. 1, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 1986 (ISBN 0-521-24327-0), « Han Foreign Relations », p. 377-462.
  • (en) Guanuda Zhang, Silk Road Studies: Nomads, Traders, and Holy Men Along China's Silk Road, vol. 7, Turnhout, Brepols Publishers,‎ 2002 (ISBN 2-503-52178-9), « The Role of the Sogdians as Translators of Buddhist Texts », p. 75-78.

Liens externesmodifier | modifier le code

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesmodifier | modifier le code








Creative Commons License