Parti communiste roumain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir PCR.
Le logo du PCR

Le Parti Communiste Roumain ((ro) Partidul Comunist Român, PCR) est un parti communiste en Roumanie. Illégal durant de nombreuses années au début de son existence, et ne dépassant pas un millier de membres, il émergea comme une force importante dans le paysage politique roumain après la Seconde Guerre mondiale. Le Parti communiste roumain fut le parti unique au pouvoir durant la dictature communiste, atteignant vers la fin près de trois millions de membres (15 % de la population)1. Le communisme au pouvoir en Roumanie a connu trois périodes, correspondant à trois générations de communistes2 :

  1. la « revanche » (sur la société démocratique bourgeoise antérieure, mais aussi sur le fascisme), phase violente de terreur, d'arrestations massives, où les minorités du pays étaient majoritaires au Parti ;
  2. la « normalisation », phase de développement de la nomenklatura, où les opportunistes issus de la majorité orthodoxe rurale font carrière, marginalisent les camarades issus des minorités (dont beaucoup quittent le pays, voire sont purgés par les nouveaux dirigeants) et portent le Parti à trois millions de membres ;
  3. le « national-communisme », régime à la fois répressif et nationaliste d'inspiration néostalinienne et nord-coréenne qui se traduit par une accentuation de la misère populaire, un refus de la perestroïka et une coupure entre les « conservateurs » du régime et les « réformateurs », qui aspirent à en finir avec le communisme et s'appuient sur Mikhaïl Gorbatchev et la France pour renverser Ceaușescu en 1989. Après quoi, « conservateurs » et « réformateurs » font à nouveau bloc au sein du FSN (Frontul Salvării Naționale, Front de salut national) et gardent le pouvoir jusqu'en 1996.

Le Parti communiste roumain disparut durant un an après la révolution roumaine de 1989, se reconstitua en novembre 1990 sous le nom de "Parti socialiste du travail" (Partidul Socialist al Muncii), devint en 2003 l'"Alliance Socialiste" (Alianța Socialistă) et reprit son nom d'origine en 2010. Toutefois, la très grande majorité des membres du PCR de l'époque où il était au pouvoir, a rejoint d'autres partis (notamment le Parti de la Démocratie Sociale) ou a abandonné la politique. Aujourd'hui le PCR a retrouvé sa taille d'avant la dictature communiste3.

Histoiremodifier | modifier le code

La création du partimodifier | modifier le code

Critique communiste des partis socialistes, illustrée par cette caricature de décembre 1922 de Nicolae Tonitza. Le propriétaire de la mine au mineur : « Un socialiste, tu dis? Mon fils est aussi socialiste, mais il ne fait pas de grève…, c'est pourquoi il a déjà son propre capital… »

Au XIXe siècle, il y avait un « Parti social-démocratique des travailleurs de Roumanie » (interdit en 1899) auquel succéda au XXe siècle un éphémère « Parti social démocratique de Roumanie » (1910-1916), dissout dès son troisième congrès, la veille de l'entrée de la Roumanie dans la guerre, parce que son aile gauche, maximaliste et révolutionnaire, voulait s'affilier au Komintern, tandis que l'aile droite, modérée et réformiste, voulait maintenir un cap social-démocrate. La majorité des membres choisit une voie moyenne: les plus modérés des social-démocrates (partisans de l'économie de marché, simplement réglementée) quittent le parti et refonderont un Parti Social-Démocratique en 19274tandis que les autres (partisans de la mise en commun des moyens de production) forment un Parti socialiste de Roumanie. En 1921, après que ce Parti socialiste a envoyé une délégation en Russie bolchévique un groupe de modérés (comprenant Ioan Flueraș, Iosif Jumanca, Leon Ghelerter et Constantin Popovici) est expulsé du parti en mai 19215 par la fraction bolchévique (adepte de moyens coercitifs et violents) qui prend le contrôle du parti, alors renommé "Parti socialiste-Communiste" ((ro) Partidul Socialist-Comunist) et peu après "Parti communiste de Roumanie" ((ro) Partidul Comunist din România ou PCdR).

La majorité des membres n'accepte pas cette prise de contrôle et 38 000 membres sur 40 000 démissionnent pour rejoindre d'autres groupements socialistes6 (selon d'autres sources ce sont 39 500 qui auraient quitté le parti7) et à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le PCdR comptait environ 1.000 membres8.

Le parti communiste n'eut à ses débuts que très peu d'influence sur la Roumanie, où affluaient les réfugiés de Russie bolchévique, témoins des horreurs de la guerre civile russe et de la collectivisation forcée puis de la Holodomor et des déportations, de sorte que le PCdR était surtout perçu, par ceux qui en avaient connaissance et par les autorités, comme un groupe d'agents à la solde de la Russie bolchévique. Par ailleurs, l'industrie n'étant que peu développée, la classe ouvrière, réputée plus ouverte à de telles idées, était peu nombreuse, alors que la population agricole formait plus de 80 % des Roumains, restait très religieuse et aspirait à la propriété. De leur côté, si la plupart des intellectuels étaient réceptifs au Marxisme, ils étaient effrayés par la politique des Bolchéviks en Russie, pays voisin. C'est pourquoi l'État parvint à interdire le parti, le poussant dans la clandestinité et limitant ainsi ses activités. Enfin, la ligne communiste « anti-nationale » déclarée dans les années 1920 et supervisée par le Komintern, qui demandait le démantèlement de la Grande Roumanie à peine formée (considérée par les communistes comme une entité coloniale « occupant illégalement » la Transylvanie, la Dobrogée, la Bessarabie et la Bucovine), heurtait l'identité même des Roumains, qui estimaient au contraire s'être libérés du colonialisme impérial austro-hongrois et russe, de sorte que plus de la moitié des mille membres du PCdR étaient issus des minorités nationales9, ce qui lui conféra une image de « parti étranger »10 : entre 1924 et 1944, aucun de ses secrétaires généraux ne fut d'origine roumaine. Dans la Roumanie de l'entre-deux-guerres, 30 % de la population faisaient partie d'une minorité, dont une grande partie juive, hongroise et allemande11

En 1924, le Komintern, pour contester la souveraineté roumaine sur la Bessarabie, organisa l'opération Bessarabie rouge: des brigades rouges formées de jeunes volontaires locaux, appartenant au prolétariat ou étudiants, et issus des minorités, armés par des chaloupes soviétiques via le Dniestr et le liman du Conduc, s'emparèrent des mairies de Hotin, Tighina et Tătărești, y proclamèrent une "république soviétique moldave" et y soutinrent le siège des gendarmes roumains, croyant, comme on le leur avait promis, que l'Armée rouge viendrait les soutenir; quelques-uns furent tués (ils tuèrent aussi des gendarmes), la plupart finirent en prison, certains purent fuir en URSS où ils disparurent, mais le but des bolchéviks était atteint : « prouver » au monde que la Roumanie n'est qu'un État impérialiste et répressif12. La même année, une République autonome socialiste soviétique moldave est établie dans les frontières de l'Union soviétique, en Ukraine.

Au même moment, la gauche de l'échiquier politique roumain était « agrarienne » ((ro) țărănism, poporanism): une idéologie originale partiellement influencée par celle des Narodnikis, qui représentait les aspirations de la classe paysanne, formulées par le Parti national paysan de Ion Mihalache:

  • le coopérativisme (promotion des coopératives agricoles autogérées, comprenant aussi des foyers ruraux, des écoles, des dispensaires);
  • liberté religieuse;
  • jacobinisme administratif (état centralisé avec des départements de statut égal, une seule langue d'état: le roumain)
  • maintien du statu quo territorial de l'après 1918 (Grande Roumanie).

Une forme d'« agrarianisme » plus socialiste, non-nationaliste et laïque, était issue des idées du socialiste Constantin Dobrogeanu-Gherea.

L'« agrarianisme » rejetait la violence du léninisme et c'est pourquoi le PCdR s'y opposait fermement, le considérant comme aussi réactionnaire que les idéologies libérales13.

Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les membres d'origine ethnique roumaine du PCdR étaient en minorité dans le parti, et c'étaient pour la plupart, des personnes « connues des services de police » comme Nicolae Ceaușescu, car les idées légitimant la violence révolutionnaire ne trouvaient un terrain favorable que dans les catégories sociales ou ethniques marginalisées dans la société bourgeoise et rurale roumaine. Nicolae Iorga disait du PCdR que c'était « une secte d'intellectuels minoritaires frustrés et de voyous en quête de légitimité »14.

PCdR : le Komintern et l'« aile interne »modifier | modifier le code

Peu de temps après sa création, la direction du PCdR a été accusée par les autorités d'être impliquée dans l'attentat à la bombe de Max Goldstein sur le Parlement de la Roumanie ; ses principaux membres, y compris son secrétaire général Gheorghe Cristescu, furent poursuivis dans le procès de Dealul Spirii15. Constantin Argetoianu, ministre de l'Intérieur dans les cabinets d'Alexandru Averescu, de Take Ionescu, et de Ion I. C. Brătianu, assimilant l'adhésion au Komintern à une forme de conspiration, dirigea la première vague de répression, et, dans ce contexte troublé, il permit que plusieurs activistes communistes (y compris Leonte Filipescu) soient abattus lors de leur garde à vue, sous prétexte de tentative de fuite16. C'est ainsi qu'il put affirmer qu'il n'y avait « plus de communisme en Roumanie »17, lors d'une détente momentanée des pressions, commencée par le roi Ferdinand en octroyant l'amnistie au PCdR18.

Le PCdR ne fut donc pas en mesure d'envoyer de représentants au Komintern et fut remplacé par une délégation d'activistes divers qui avaient fui en Union soviétique à des moments différents (les groupes roumains à Moscou et à Kharkiv furent à l'origine d'une « aile moscovite » dans les décades suivantes)19. Le parti interne ne survécut qu'en tant que groupe clandestin après avoir été mis hors la loi par le gouvernement Brătianu en passant en avril 1924 la Loi Mârzescu (nommée d'après son initiateur, le ministre de la justice Gheorghe Gh. Mârzescu); des sources du Komintern indiquent qu'en 1928 environ, il commença à déserrer ses liens avec ses superviseurs soviétiques20. En 1925, Cristescu s'opposa à la modification des frontières de la Roumanie comme voulue par le Komintern, ce qui précipita son exclusion du parti21.

En 1931, lorsqu'eut lieu le cinquième congrès du parti, l'aile moscovite devint le facteur politique principal du PCdR Joseph Staline remplaça la direction du parti dans son entier, y compris son secrétaire général Vitali Holostenco, nommant à sa place Alexander Stefanski, alors membre du Parti communiste de Pologne22.

Depuis le gain de contrôle du Komintern, l'aile interne commença à se réorganiser pour devenir un réseau conspiratif plus efficace23. Le début de la Grande Dépression en Roumanie et la série de grèves infiltrées (et parfois provoquées) par l'aile interne signifièrent des succès relatifs, mais les gains ne furent pas capitalisés surtout à cause du manque d'attrait et la suspicion envers les directives stalinistes24. En parallèle, la volonté de placer la direction dans les mains de Roumains issus de la classe ouvrière provoqua d'autres changements à la tête du parti : c'est ainsi qu'avant et après la grève d'envergure de Grivița émergea, avec le soutien de Staline, un groupe autour de Gheorghe Gheorghiu-Dej25.

En 1934 la doctrine du Front populaire de Staline n'avait pas encore complètement pénétré la politique du parti local, en particulier à cause de la politique territoriale de l'Union soviétique (culminant en 1939 avec le Pacte germano-soviétique) et la suspicion très répandue que d'autres forces de gauche nourrissaient envers le Komintern26. Cependant, les communistes tentèrent à plusieurs reprises de parvenir à un consensus avec d'autres groupes (en 1934-1943, ils établirent des alliances avec le Front des laboureurs, l'Union des Hongrois de Roumanie et le Parti des paysans socialistes), et de petits groupes communistes devinrent actifs dans les sections de gauche des partis du centre27. Lors des élections de 1937, ils supportèrent Iuliu Maniu et le Parti national paysan contre le roi Carol II et le gouvernement de Gheorghe Tătărescu (qui avait intensifié la répression contre les groupes communistes)27, se retrouvant ainsi dans une situation inhabituelle après que la Garde de fer, un mouvement fasciste, a signé un pacte électoral avec Maniu28; l'historiographie communiste expliqua la participation dans ce mouvement comme provoquée par le refus des sociaux-démocrates de collaboré avec le PCdR29.

PCdR : le déclin de la fin des années 1930modifier | modifier le code

Dans les années suivant les élections, le PCdR entra dans une phase de déclin, coïncidant avec la tournure de plus en plus autoritaire (tant contre les communistes, que contre les fascistes) prise par le régime du roi Carol à partir du procès de 1936 contre Ana Pauker et d'autres communiste de rang élevé, à Craiova30. Les journaux considérés comme associés au PCdR ou à la garde de Fer furent fermés, et toutes les personnes suspectées d'activisme dans ces deux organisations furent surveillées, arrêtées pour "activités séditieuses" et parfois jugées et détenues (pour les communistes, à la Prison de Doftana)31. Siguranța Statului, la Sûreté de l'état, infiltra la petite aile intérieure et probablement obtînt des informations essentielles au sujet de ses activités32. Les ressources financières du parti étaient assurées par l'Union soviétique ou collectées par ses nombreuses organisations satellites (« Secours rouge », « mouvement pour la paix », brigade roumaine du côté républicain espagnol durant la guerre d'Espagne, syndicats) ; en 1939, les actions de la Sûreté les avaient tellement taries, que les filières durent transiter par des organisations d'obédience soviétique en France et en Tchécoslovaquie33.

En conséquence, le comité exécutif du Komintern enjoignit aux communistes roumains de pratiquer l'entrisme au Front de la Renaissance Nationale (Frontul Renașterii Naţionale - FRN), nouveau parti unique de la dictature carliste, et de tenter d'attirer les membres de ce mouvement vers la cause révolutionnaire34.

Jusqu'en 1944, le parti communiste roumain était divisé entre l'« aile extérieure » strictement inféodée à l'URSS, qui passa la guerre en prison (dont Gheorghiu-Dej était le leader informel) et l'« aile intérieure » groupée autour de Ștefan Foriș et Remus Koffler35, qui fut décimée durent les Grandes Purges : toute une génération de militants de la première heure qui furent tués sur les ordres de Staline, parmi lesquels Alexandru Dobrogeanu-Gherea, David Fabian, Ecaterina Arbore, Imre Aladar, Elena Filipescu, Dumitru Grofu, Ion Dic Dicescu, Eugen Rozvan, Marcel Pauker, Alexander Stefanski, Timotei Marin et Elek Köblös36. Ce fut la mission d'Ana Pauker de reprendre en main et de regrouper les militants survivants (les plus obéissants et les moins critiques) autour de l'« aile extérieure », désormais seule structure du Parti37.

Le PCdR durant la Seconde Guerre mondialemodifier | modifier le code

En 1940, la Roumanie dut céder la Bessarabie et la Bucovine du nord à l'URSS et la Dobroudja du Sud à la Bulgarie (voir occupation soviétique de la Bessarabie, Accords de Craiova); le PCdR approuva ces deux gestes, en conformité avec la ligne des activistes de première heure, mais tout en contradiction avec l'opinion publique38. L'historiographie communiste d'après 1950 affirme sans preuve que le PCdR aurait protesté contre la cession de la Transylvanie du nord à la Hongrie lors du Deuxième arbitrage de Vienne39 (les documents du parti témoignant de cette politique datent d'après l'invasion de l'Union soviétique de l'Allemagne nazie)40. Comme les changements (monnaies) de frontière ont suscité une crise politique menant à un rachat(à une prise de contrôle) de Garde de Fer - le État légionnaire national - la confusion de l'aile intérieure intensifiée : l'échelon supérieur a fait face à l'enquête Georgi Dimitrov (aussi bien que d'autres officiels(fonctionnaires) de Komintern) sur les charges " Trotskisme" et, puisque le FRN s'était effondré, plusieurs responsables du parti subalternes ont en réalité commencé à collaborer avec le nouveau nom de regimeref = "Pokivailova, p.48" / >. À peu près la même période, une petite section de l'aile extérieure est restée active en France, où il a finalement joint(rejoint) le Résistance German l'occupation - il a inclus Haia Lifschitz, Gheorghe Gaston Marin et le "Francs

As Romania came under the rule of Ion Antonescu and, as an Axis country, joined in the German offensive against the Soviets, the Communist Party began approaching traditional parties that were engaged in semi-clandestine opposition to Antonescu: alongside the Social Democrats, it began talks with the National Peasants' and the National Liberal parties. At the time, virtually all the interior leadership was imprisoned at various locations (most of them interned near Târgu Jiu)41. In June 1943, after troops were suffering major defeats on the Eastern Front, the PCdR proposed that all parties form a Blocul Național Democrat ("National Democratic Bloc"), in order to arrange for Romania to withdraw from its alliance with Nazi Germany42. The ensuing talks were prolonged by various factors, most notably by the opposition of the National Peasants' Party leader Iuliu Maniu, who, alarmed by Soviet successes, was trying to reach a satisfactory compromise with the Western Allies (and, together with the National Liberals' leader Dinu Brătianu, continued to back negotiations initiated by Antonescu and Barbu Știrbei with the États-Unis d'Amérique and the Royaume-Uni)43.

In early 1944, as the Armée rouge reached and crossed the Prut River (see Battle of Târgul Frumos), the self-confidence and status gained by the PCdR made possible the creation of the Bloc, which was designed as the basis of a future anti-Axis government44. Parallel contacts were established, through Lucrețiu Pătrășcanu and Emil Bodnăraș, between the PCdR, the Soviets, and King Michael45. A seminal event also occurred during those months: Ștefan Foriș, who was still general secretary, was deposed by with Soviet approval by a the rival "prison faction" (at the time, it was headed by former inmates of the prison in Caransebeș); replaced with the troïka formed by Gheorghe Gheorghiu-Dej, Constantin Pîrvulescu, and Iosif Rangheț, Foriș was discreetly assassinated in 194646. Several assessments view Foriș' dismissal as the complete rupture in historical continuity between the PCdR established in 1921 and what became the ruling party of Communist Romania47.

Le 23 août 1944, King Michael, a number of Romanian Army officers, and armed Communist-led civilians supported by the National Democratic Bloc arrested dictator Ion Antonescu into a safe and seized control of the government48. King Michael then proclaimed the old 1923 Constitution in force, ordered the Romanian Army to enter a ceasefire with the Red Army on the Moldavian front, and withdrew Romania from the Axis49. Later party discourse tended to dismiss the importance of both the Soviet offensive and the dialogue with other forces (and eventually described the coup as a revolt with large popular support)50.

The King named General Constantin Sănătescu as Prime Minister of a coalition government which was dominated by the National Peasants' Party and National Liberal Party, but included Pătrășcanu as Minister of Justice - the first Communist to hold high office in Romania. The Red Army entered Bucarest on 31 août, and thereafter played a crucial role in supporting the Communist Party's rise to power as the Soviet military command virtually ruled the city and the country (see Soviet occupation of Romania)51.

PCdR : l'opposition entre Sănătescu et Rădescumodifier | modifier le code

After having been underground for two decades, the Communists enjoyed little popular support at first, compared to the other opposition parties (however, the decrease in popularity of the National Liberals was reflected in the forming of a splinter-group around Gheorghe Tătărescu, the National Liberal Party-Tătărescu, who later entered an alliance with the Communist Party). Soon after August 23, the Communists also engaged in an increasingly violent campaign against Romania's main political group of the times, the National Peasants' Party, and its leaders Iuliu Maniu and Ion Mihalache. The conflict's first stage was centered on Communist allegations that Maniu had encouraged violence against the Hungarian community in newly-recovered Northern Transylvania52 — at a time when the region's status was being assessed by the Conference de la paix de Paris.

The Communist Party, engaged in a massive recruitment campaign53, was able to attract ethnic Romanians in large numbers — workers and intellectuals alike, as well as former members of the fascist Iron Guard54. By 1947, it grew to around 710,000 members55. Although the PCR was still highly disorganized and factionalized56, it benefited from Soviet backing (including that of Vladislav Petrovich Vinogradov and other Soviet appointees to the Allied Commission)57. After 1944, it was leading a paramilitary wing, the Patriotic Defense (Apărarea Patriotică, disbanded in 1948)58, and a cultural society, the Romanian Society for Friendship with the Soviet Union59.

On PCdR initiative, the National Democratic Bloc was dissolved on October 8, 1944; instead, the Communists, Social Democrats, the Ploughmen's Front, Mihai Ralea's Socialist Peasants' Party (which was absorbed by the former in November)60, the Hungarian People's Union (MADOSZ), and Mitiță Constantinescu's Union of Patriots formed Frontul Național Democrat (the "National Democratic Front", FND) which, campaigned against the government, demanding the appointment of more Communist officials and sympathizers, while claiming democratic legitimacy and alleging that Sănătescu had dictatorial ambitions61. The FND was soon joined by the Liberal group around Tătărescu, Nicolae L. Lupu's Democratic Peasants' Party (the latter claimed the legacy from the defunct Peasants' Party), and Anton Alexandrescu's faction (separated from the National Peasants' Party)62.

Sănătescu resigned in November, but was persuaded by King Michael to form a second government which collapsed within weeks. General Nicolae Rădescu was asked to form a government and appointed Teohari Georgescu to the Ministry of the Interior, which allowed for the introduction of Communists into the security forces63. The Communist Party subsequently launched a campaign against the Rădescu government, culminating in a 13 février 1945 demonstration outside the Royal Palace, and followed a week later by street fighting between Georgescu's Communist forces and supporters of the National Peasants' Party in Bucarest64. In a period of escalating chaos, Rădescu called for elections. The Soviet deputy foreign minister Andrey Vyshinsky went to Bucarest to demand to the monarch that he appoint Communist sympathizer Petru Groza as Prime Minister, offering that Romania would be given sovereignty over Transylvania if he agreed, and intimating a Soviet takeover of the country if he did not65. King Michael, under pressure from Soviet troops who were disarming the Romanian military and occupying key installations66, agreed and dismissed Rădescu, who fled the country67.

PCR : le cabinet du Dr Petru Grozamodifier | modifier le code

On 6 mars, Groza became leader of a Communist-dominated government and named Communists to lead the Romanian Army as well as the ministries of the Interior (Georgescu), Justice (Lucrețiu Pătrășcanu), Communications (Gheorghe Gheorghiu-Dej), Propaganda (Petre Constantinescu-Iași) and Finance (Vasile Luca)68. The non-Communist ministers came from the Social Democrats (who were falling under the control of the pro-Communists Lothar Rădăceanu and Ștefan Voitec) and the traditional Ploughmen's Front ally, as well as, nominally, from the National Peasants' and National Liberal parties (followers of the Tătărescu and Alexandrescu's dissident wings)69.

As a result of the Potsdam Conference, where Western Allied governments refused to recognize Groza's administration, King Michael called on Groza to resign. When he refused, the monarch went to his summer home in Sinaia and refused to sign any government decrees or bills (a period colloquially known as greva regală - "the royal strike")70. Following Anglo-American mediation, Groza agreed to include politicians from outside his electoral alliance, appointing two secondary figures in their parties (the National Liberal Mihail Romaniceanu and the National Peasants' Emil Hațieganu) as Ministers without Portfolio (January 1946)71. At the time, Groza's party and the PCR came to publicly disagree on several agrarian issues, before the Ploughmen's Front was eventually pressured into supporting Communist tenets72.

In the meantime, the first measure taken by the cabinet was a new land reform that advertised, among others, an interest into peasant issues and a respect for property (in front of common fears that a Leninist program was about to be adopted)73. Although contrasted by the Communist press with its previous equivalent, the measure was in fact much less relevant — land awarded to individual farmers in 1923 was more than three times the 1945 figures, and all effects were canceled by the 1948-1962 collectivisation74.

It was also then that, through Pătrășcanu and Alexandru Drăghici, the Communists consecrated their control of the legal system — the process included the creation of the Romanian People's Tribunals, charged with investigating war crimes, and constantly supported by agitprop in the Communist press75. During the period, government-backed Communists used various means to exercising influence over the vast majority of the press, and began infiltrating or competing with independent cultural forums76. Economic dominance, partly responding to Soviet requirements, was first effected through the SovRoms (created in the summer of 1945), directing the bulk of Romanian trade towards the Soviet Union77.

The Communist Party held its first open conference (October 1945, at the Mihai Viteazul High School in Bucarest) and agreed to replace the Gheorghe Gheorghiu-Dej-Constantin Pîrvulescu-Iosif Rangheț troika with a joint leadership reflecting an uneasy balance between the external and internal wings: while Gheorghiu-Dej retained his general secretary position, Ana Pauker, Teohari Georgescu and Vasile Luca became the other main leaders78. The post-1945 constant growth in membership, by far the highest of all Eastern Bloc countries79, was to provide a base of support for Gheorghiu-Dej. The conference also saw the first mention of the PCdR as the "Romanian Communist Party" (PCR), the new name being used as a propaganda tool suggesting a closer connexion with the national interest80.

Party control over the security forces was successfully used on 8 novembre 1945, when the Bucarest populace gathered in front of the Royal Palace to express solidarity with King Michael, who was still refusing to sign his name to new legislation, on the occasion of his name day81. Demonstrators were faced with gunshots; around 10 people were killed, and many wounded82. The official account, according to which the Groza government responded to a coup attempt83, was dismissed in many recent researches84.

The PCR and its allies won the Romanian elections of November 19, although there is evidence of widespread electoral fraud85. The following months were dedicated to confronting the National Peasants' Party, which was annihilated after the Tămădău Affair and show trial of its entire leadership86. On 30 décembre 1947, the Communist Party's power was consolidated when King Michael was forced to abdicate and a "People's Republic", firmly aligned with the Soviet Union, was proclaimed87.

L'étape du « Parti Ouvrier Roumain »modifier | modifier le code

In February 1948, the Communists ended a long process of infiltrating the Romanian Social Democratic Party (ensuring control through electoral alliances and the two-party Frontul Unic Muncitoresc — Singular Workers' Front, the PCR had profited from the departure of Constantin Titel Petrescu's group from the Social Democrats in March 1946). The Social Democrats fused with he PCR to form the Parti Ouvrier Roumain (Partidul Muncitoresc Român, PMR) which remained the ruling party's official name until 1965 (when it returned to the designation as Romanian Communist Party)88. Nevertheless, Social Democrats were excluded from most party posts and were forced to support Communist policies on the basis of democratic centralism89. Capitalizing on these gains, the Communist government banned almost all other political parties after winning purely formal elections in 1948 (the Ploughmen's Front and the Hungarian People's Union dissolved themselves in 1953)90.

Le réseau de prisons et de camps de la République Populaire de Roumanie.

A new series of economic changes followed: the National Bank of Romania was passed into full public ownership (December 1946)91, and, in order to combat the Romanian leu's dévaluation, a surprise monetary reform was imposed as a stabilization measure in August 1947 (with disastrous consequences on the livelihoods of middle class citizens)92; the Marshall Plan was being overtly condemned93, while nationalization and a planned economy were enforced beginning 11 juin 194894. The first five-year plan, conceived by Miron Constantinescu's Soviet-Romanian committee, was adopted in 195095. Of newly-enforced measures, the arguably most far-reaching was collectivisation — by 1962, when the process was considered complete, 96 % of the total arable land had been enclosed in collective farming, while around 80,000 peasants faced trial for resisting and 17,000 others were uprooted or deported for being chiaburi (the Romanian equivalent of kulaks)96.

Les purges du « Parti Ouvrier Roumain »modifier | modifier le code

Entrance of the Sighet Memorial Museum of victims of communism
Procession of the citizens sacrified by the Communist regime, by Aurel I. Vlad

During the period, the central scene of the PMR was occupied by the conflict between the "Muscovite wing", the "prison wing" led by Gheorghe Gheorghiu-Dej, and the newly-emerged and weaker "Secretariat wing" led by Lucrețiu Pătrășcanu. After October 1945, the two former groups had associated in neutralizing Pătrășcanu's — exposed as "bourgeois" and progressively marginalized, it was ultimately decapitated in 194897. Beginning that year, the PMR leadership officially questioned its own political support, and began a massive campaign to remove "foreign and hostile elements"98 from its rapidly expanded structures99.

In 1952, with Stalin's renewed approval100, Gheorghiu-Dej emerged victorious from the confrontation with Ana Pauker, his chief "Muscovite" rival, as well as purging Vasile Luca, Teohari Georgescu, and their supporters from the party — alleging that their various political attitudes were proof of "right-wing deviationism"101.

Out of a membership of approximately one million, between 300,000102 and 465,000103 members, almost half of the party, was removed in the successive purges.

The move against Pauker's group echoed Stalinist purges of Jews in particular from other Communist Parties in the Eastern bloc — notably, the anti-"Cosmopolite" campaign in which Joseph Stalin targeted Jews in the Soviet Union, and the Prague Trials in Czechoslovakia which removed Jews from leading positions in that country's Communist government104. At the same time, a new republican constitution, replacing its 1948 precedent, legislated Stalinist tenets105, and proclaimed that "the people's democratic state is consistently carrying out the policy of enclosing and eliminating capitalist elements"106. Gheorghiu-Dej, who remained an orthodox Stalinist107, took the position of Premier while moving Petru Groza to the Presidency of the People's Republic. Executive and PMR leaderships remained in Gheorghiu-Dej's charge until his death in 1965 (with the exception of 1954-1955, when his office of PMR leader was taken over by Gheorghe Apostol)108.

From the moment it came to power and until Stalin's death, as the Cold War erupted, the PMR endorsed Soviet requirements for the Eastern Bloc. Aligning the country with the Cominform, it officially condemned Josip Broz Tito's independent actions in Yugoslavia; Tito was routinely attacked by the official press, and the Romanian-Yugoslav Danube border became the scene of massive agitprop displays (see Tito-Stalin split and Informbiro)109.

Gheorghiu-Dej et la déstalinisationmodifier | modifier le code

Uncomfortable and possibly threatened by the reformist measures adopted by Stalin's successor, Nikita Khroutchev, Gheorghiu-Dej began to steer Romania towards a more "independent" path while remaining within the Soviet orbit during the late 1950s. Following the Twentieth Party Congress of the Communist Party of the Soviet Union, in which Khurshchev initiated De-Stalinization, Gheorghiu-Dej issued propaganda accusing Pauker, Luca and Georgescu of having been an arch-Stalinists responsible for the party's excesses in the late 1940s and early 1950s (notably, in regard to collectivization) — despite the fact that they had occasionally opposed a number of radical measures advocated by the General Secretary110. After that purge, Gheorghiu-Dej had begun promoting PMR activists who were perceived as more loyal to his own political views; they notably included Nicolae Ceaușescu, Gheorghe Stoica, Ghizela Vass111, Grigore Preoteasa112, Alexandru Bârlădeanu113, Ion Gheorghe Maurer, Paul Niculescu-Mizil, and Gheorghe Rădulescu114; in parallel, citing Khrushchevite precedents, the PMR briefly reorganized its leadership on a plural basis (1954-1955)108, while Gheorghiu-Dej reshaped party doctrine to include ambiguous messages about Stalin's legacy (insisting on the defunct Soviet's leader contribution to Marxist thought, official documents also deplored his personality cult and encouraged Stalinists to self-criticism)115.

In this context, the PMR soon dismissed all the relevant conséquences of the Twentieth Soviet Congress, and Gheorghiu-Dej even argued that De-Stalinization had been imposed by his team right after 1952116. At a party meeting in March 1956, two members of the Politburo who were supporters of Khruschevite reforms, Miron Constantinescu and Iosif Chișinevschi, criticized Gheorghiu-Dej's leadership and identified him with Romanian Stalinism117. They were purged in 1957, themselves accused of being Stalinists and of having been plotting with Pauker118. On the outside too, the PMR, leading a country that had joined the Warsaw Pact, remained an agent of political repression: it fully supported Khurshchev's invasion of Hongrie in response to the Revolution of 1956, after which Imre Nagy and other dissident Hungarian leaders were imprisoned on Romanian soil119. While refusing to allow dissemination of Soviet literature exposing Stalinism (writers such as Ilya Ehrenbourg and Aleksandr Solzhenitsyn), Romanian leaders took active part in the campaign against Boris Pasternak120.

Despite Stalin's death, the massive police apparatus headed by the Securitate (created in 1949 and rapidly growing in numbers)121 maintained a steady pace in its suppression of "class enemies", until as late as 1962-1964 — in 1964, the party leadership approved a mass amnesty, extended to, among other prisoners, ca. 5,700 guilty of political crimes122. This marked a toning down in the violence and scale of repression, after almost twenty years during which the Party had acted against political opposition and active anti-communist resistance, as well as against religious institutions (most notably, the Romanian Roman-Catholic and Greek-Catholic Churches)123. Estimates for the total number of victims in the 1947/1948-1964 period vary significantly: as low as 160,000124 or 282,000125 political prisoners, and as high 600,000125 (a great number were killed or died in custody - according to an estimate, about 190,000 people)125. Notorious penal facilities of the time included the Danube-Black Sea Canal, Sighet, Gherla, Aiud, Pitești, and Râmnicu Sărat; another method of punishment was deportation to the inhospitable Bărăgan Plain126.

Gheorghiu-Dej et la « voie nationale vers le socialisme »modifier | modifier le code

Nationalisme penetrated official discourse, largely owing to Gheorghiu-Dej's call for economic independence and distancing from the Comecon127. Moves to withdraw the country from Soviet overseeing were taken in quick succession after 1953. Khrushchev allowed Constantinescu to dissolve the SovRoms in 1954128, followed by the closing of Romanian-Soviet cultural ventures such as Editura Cartea Rusă at the end of the decade129. Industrialisation along the PMR's own directives highlighted Romanian independence — one of its consequences was the massive steel-producing industrial complex in Galați, which, being dependent on imports of iron from overseas, was for long a major strain on Romanian economy130.

In 1957, with the support of the Parti communiste chinois, Gheorghiu-Dej persuaded the Soviets to withdraw their remaining troops from Romanian soil. As early as 1956, Romania's political apparatus reconciled with Josip Broz Tito, which led to a series of common economic projects (culminating in the Đerdap venture)131. Following the Sino-Soviet split of the late 1950s and the Soviet-Albanian split in 1961, Romania maintained relations with both the People's Republic of China132 and Communist Albania133. Romanian media was alone among Warsaw Pact countries to report Chinese criticism of the Soviet leadership from its source134; in return, Maoist officials complimented Romanian nationalism by supporting the view that Bessarabie had been a traditional victim of Russian imperialism135.

The change in policies was to become obvious in 1964, when the Communist regime offered a stiff response to the Valev Plan, a Soviet project of creating trans-national economic units and of assigning Romanian areas the task of supplying agricultural products136 (the PMR stated: "There does not and cannot exist a «parent» party and a «son» party or «superior» party and «subordinate» parties")137. Several other measures of that year also presented themselves as radical changes in tone: after Gheorghiu-Dej endorsed Andrei Oțetea's publishing of Karl Marx's Russophobic texts (uncovered by the Polish historian Stanisław Schwann)138, the PMR itself took a stand against Khrushchevite principles by stating, in late April, its commitment to a "national path" towards Communism139.

Ce furent là les prémisses d'une politique « national-communiste » que Gheorghiu-Dej avait posées dès 1954 et que Ceaușescu développera par la suite, mais qui n'empêchaient pas le maintien d'un régime de type stalinien toujours aussi répressif140même si quelques cercles intellectuels s'en félicitèrent, et même si une bien modeste libéralisation économique (avec l'autorisation des micro-entreprises et des artisans en 1965 et jusqu'en 1972) atténua, pendant quelques années, la pénurie généralisée.

L'ère Ceaușescumodifier | modifier le code

Gheorghiu-Dej décède en mars 1965 et a pour successeur une direction collective constituée de Nicolae Ceaușescu comme secrétaire général, Chivu Stoica comme président, et Ion Gheorghe Maurer comme premier ministre. Ceaușescu écarta du gouvernement des rivaux comme Alexandru Drăghici, pour finalement les exclure du parti. Ainsi, il commença à cumuler des fonctions jusqu'à avoir le comité central entièrement sous son contrôle en 1969.

En 1965, Ceaușescu déclara que la Roumanie n'était plus une « démocratie populaire » mais une république socialiste et renomma le parti en parti communiste roumain – des changements d'intitulés voulant indiquer que la Roumanie, suivant le schéma strictement marxiste d'évolution politique et sociale, avait franchi, dans la « construction du socialisme », l'étape qui en faisait un état autonome pouvant se passer de l'aide des « camarades soviétiques » et élaborer sa « propre forme de socialisme ».

Concrètement, Ceaușescu développa ce que Catherine Durandin appelle le « national-communisme », un mélange de marxisme-léninisme et de nationalisme dans lequel l'idéologie officielle est « roumanisée » et « dérussifiée » au point que l'Union soviétique n'est plus présentée comme la seule force ayant libéré la Roumanie du fascisme et que l'appartenance de la Moldavie soviétique à la sphère historique, linguistique et culturelle roumaine est ouvertement affirmée. En 1968, le gouvernement Ceaușescu s'oppose à l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie (Printemps de Prague) et chercha même l'alliance avec Josip Broz Tito, le dirigeant non-conformiste de la Yougoslavie. Le peuple espère alors l'adoption d'un « socialisme à visage humain » et de l'autogestion à la Yougoslave (avec possibilité d'aller travailler à l'étranger), mais la répression du « Printemps de Prague » fit craindre aux dirigeants roumains une « normalisation » à leur détriment, et c'est pourquoi dès 1969 ils procédèrent à un revirement politique à 180°141.

Début 1971, après son voyage en Corée du Nord, Ceaușescu développa autour de lui et de son épouse un culte de la personnalité inspiré de celui de Kim Il-sung, et lança sa propre version de la révolution culturelle chinoise. Il intensifia la répression politique en Roumanie, jusqu'à ce que lui et son parti fussent renversés à la « Libération de 1989 ». Peu après, Ceaușescu et son épouse furent exécutés au terme d'une procédure expéditive qu'ils avaient eux-mêmes conçue pour les « dissidents », et le parti communiste fut dissous pendant un an.

Obor, principal marché de Bucarest dans les années 1980.
Dans les années 1980, la pénurie d'énergie et de carburant rend les transports en commun rares et difficilement accessibles.
Seuls les ouvrages signés Ceaușescu remplissent les vitrines des librairies dans les années 1980.
Dans les années 1980, la politique de systématisation du territoire se traduit par 320 000 expulsions, la démolitions de quartiers historiques entiers, et environ 3 000 morts par froid et carences.


Membresmodifier | modifier le code

The party grew rapidly after World War II, and had more than one million members by 1948. This changed the ethnic composition of the party and, along with officially sanctioned anti-Semitism by Joseph Stalin and pre-existing chauvinism in the country, led to minorities and particularly Jews being sidelined - especially after 1952, when Ana Pauker was purged along with almost half of the party who were either seen as her supporters or former social democrats. Many of the party's ethnic minority members (particularly Hungarians and Jews who were predominant in the "Muscovite faction") were removed during the purge.

In 1950 the party claimed that 64 % of its leadership positions were held by members of the working class. À 1962 relaxation of the conditions required for admission to the party led to a 22 % rise in membership, to 1,100,000.

When the Romanian Workers' Party became the Romanian Communist Party in 1965, it was reported that the party had 1,450,000 members or 8 % of the population, with 44 % of the members being workers, 34 % peasants, 10 % intellectuals and 12 % in other categories. By 1988 the percentage of workers had grown to 55 %, while the percentage of peasants had fallen to 15 %. By 1971, the party had 2.1 million members, and this grew to 3 million by the party's 12th Party Congress in 1979. In 1988 an estimate of 3.7 million members was given, meaning 23 % of Romanian adults were party members.

In 1984 the party composition was announced as being 90 % ethnic Romanian, 7 % Hungarian, less than 1 % German and the remaining 2 % other nationalities (roughly proportional with the ethnic groups of Romania).

Organisationmodifier | modifier le code

Officially, as with other Communist parties, the supreme body of the Romanian Communist Party and its predecessors was the party congress held once every five years with one delegate for every 1,000 party members. The Party Congress elected a Central Committee and the general secretary and adopted the party's program and other documents.

The Central Committee would be the main party body between Congresses. In 1984, the Central Committee consisted of 265 full members and 181 candidate members. The body was responsible for implementing the decisions of the party congress and the direction of party activities, and was supposed to meet at least four times a year.

In 1974 the Presidium of the Central Committee (in effect the Politburo), which had been elected by the Central Committee, was replaced by a new body, the Political Executive Committee Permanent Bureau, which, although nominally elected by the Central Committee, was, in practice, appointed by the general secretary as was the other leading body of the party, the Secretariat (both of which generally had the same members).

In practice as well there was little differentiation between the party and the government. The Permanent Bureau was the highest body in the party and had five members when it was created in 1974 and expanded to fifteen in 1979. In 1984 it was reduced to eight members with both Nicolae and Elena Ceaușescu sitting on the body. This shrank to seven members in 1988, essentially the Ceaușescus and their close allies. The Political Executive Committee which it reported to was essentially a rubber stamp acting when the Central Committee was not in session. The Secretariat was the administrative body of the party and, in effect, also took directions from the Permanent Bureau.

The basic unit of the party was local party clubs in factories, cooperatives, military and police units and other workplaces. There were 64,200 of these units existing in 1980, ranging in size from a handful of people to several hundred. These bodies reported to town or municipal party committees which had their own first secretaries, vice-chairmen and other officials and reported and, in theory, elected delegates to higher regional bodies and then the national bodies of the party. The party had direct control over the nation's economic life through national and local party commissions.

In the 1980s, the party's ideology changed somewhat, with the party no longer seen as the vanguard of the working class, but as the "centre" of the nation and the embodiment of the national interest.

Congrès du partimodifier | modifier le code

Nom. Période Lieu
Ier (mai 1921) Bucarest
IIe (octobre 1922) Ploiești
IIIe (août 1924) Vienne
IVe (juillet 1928) Kharkiv
Ve (décembre 1931) Gorikovo (près de Moscou)
VIe (février 1948) Bucarest
VIIe (décembre 1955) Bucarest
VIIIe (juin 1960) Bucarest
IXe (juillet 1965) Bucarest
Xe (août 1969) Bucarest
XIe (novembre 1974) Bucarest
XIIe (novembre 1979) Bucarest
XIIIe (novembre 1984) Bucarest
XIVe (novembre 1989) Bucarest

Secrétaires générauxmodifier | modifier le code

Gheorghe Cristescu 19211924
Elek Köblös 19241927
Vitali Holostenco 19271931
Alexander Stefanski 19311936
Boris Stefanov 19361940
Ștefan Foriș 19401944
Gheorghe Gheorghiu-Dej 19451954
Gheorghe Apostol 19541955
Gheorghe Gheorghiu-Dej 19551965
Nicolae Ceaușescu 19651989

Notesmodifier | modifier le code

  1. Victor Frunză, Histoire du communisme en Roumanie, ed. EVF, 588 p., Bucarest 1999, ISBN 973 9120 05 9
  2. Catherine Durandin, Histoire des Roumains, Fayard, Paris, 1995, (ISBN 35-65-0425-01)à vérifier : La somme de contrôle devrait être 8 et non 1, demandé le 21 avril 2014/6, pp. 366 à 491
  3. Le PCR existe toujours : il s'est appelé "Parti socialiste du travail" (Partidul Socialist al Muncii: 1990-2003) puis "Alliance socialiste" (Alianța Socialistă: 2003-2010) et a repris son nom initial en 2010: voir sur hotnews.ro
  4. Adrian Cioroianu: Pe umerii lui Marx, Editura Curtea Veche, 2006, p.23-27; Victor Frunză, Istoria Comunismului în România, EVF, 1998, p. 21-22
  5. Frunză, p.25-28
  6. Cioroianu, Pe umerii…, p.45; Presse communiste, 1923, in Frunză, p. 30
  7. Allégations dans la presse social-démocrate, 1923, in Frunză, p.30; Iordachi I.2
  8. Conformément au leader du PCR Iosif Rangheț : « […] le 23 août 1944, notre parti eut 80 membres à Bucarest, ni plus, ni moins. Et dans le pays tout entier, notre parti avait moins de 1000 membres, y compris nos camarades en prison et dans les camps de concentration. » (Rangheț, 25-27 avril 1945, in Colt). On prétend qu'à la fin des années 1940, Ana Pauker donna le même chiffre (Cioroianu, Pe umerii…, p. 45; Frunză, p. 202).
  9. Cioroianu, Pe umerii…, p.18-45; Frunză, p.38-48, 63-72; Iordachi, I.2; Pokivailova, p.48; Troncotă, p.19-20; Veiga, p.222
  10. Cioroianu, Pe umerii…, p.18, 44
  11. Iordachi, I.2; Pokivailova, p.47
  12. Cioroianu, Pe umerii…, p. 36; Frunză, p. 71; Troncotă, p. 19; Veiga, p. 115
  13. Cioroianu, Pe umerii…, p. 47-48
  14. Cioroianu, Pe umerii…, p. 18
  15. Cioroianu, Pe umerii…, p.27-30
  16. Troncotă, p.18-19
  17. Argetoianu, juin 1922, in Troncotă, p. 19, le p. 19
  18. Troncotă, p. 19
  19. Cioroianu, Pe umerii…, p.37, 44; Frunză, p.38-39
  20. Frunză, p.32-33
  21. Cioroianu, Pe umerii…, p.38-39; Frunză, p.49-50
  22. Cioroianu, Pe umerii…, p. 41; Frunză, p. 51-53
  23. Troncotă, p.20-22
  24. Frunză, p.58-62
  25. Cioroianu, Pe umerii…, p.41-43; Frunză, p.53-62
  26. Frunză, p.85; Pokivailova, p.48
  27. a et b Veiga, p. 223
  28. Veiga, p.235
  29. Frunză, p.84
  30. Cioroianu, Pe umerii.., p. 43, 170-171; Frunză, p. 84, 102-103
  31. Pokivailova, p.48; Veiga, p.223-224
  32. Pokivailova, p.47
  33. Pokivailova, p.46-47
  34. Pokivailova, p.48
  35. Cioroianu, Pe umerii…, p.42, 44, 48-50
  36. Cioroianu, Pe umerii.., p.42-43; Frunză, p.90-91, 151, 215; Pokivailova, p.45
  37. Cioroianu, Pe umerii…, p.43, 52, 171-172; Frunză, p.103-104, 149-154, 215
  38. Frunză, p.72; Pokivailova, p.48
  39. Frunză, p.72, 105-107, 127
  40. Frunză, p.106-107
  41. Frunză, p.122-123, 138
  42. Frunză, p.123
  43. Frunză, p.123-125; 130-131
  44. Frunză, p.125
  45. Frunză, p.131-133, 139
  46. Cioroianu, Pe umerii…, p.49-50, 62; Frunză, p.400-402
  47. Cioroianu, Pe umerii…, p.50; Frunză, p.213, 218-221, 402
  48. Frunză, p.128-137
  49. Frunză, p.126-129
  50. Frunză, p.130-145
  51. Frunză, p.171,178-190
  52. Frunză, p.163-170
  53. Frunză, p.201-212; according to Rangheț: "After 3 months of our party's legal existence, in October, we had almost 5-6,000 party members. […] What is this to say? That we expanded the cadres, party members, by only very, very little, if we are to keep in mind the present legal situation, if we keep in mind that, through our party's work, thousands, tens and hundreds of thousands workers were rallied. […] During this time, when our party only had 5-6,000 party members, we held large, huge protests against the [daily] realities in our country, in Bucarest as well as throughout the land…" (Rangheț, April 25-27, 1945, in Colt)
  54. Cioroianu, Pe umerii…, p.297; Frunză, p.208
  55. Barbu, p.190
  56. Cioroianu, Pe umerii…, p.51-52; Frunză, p.218-219
  57. Cioroianu, Pe umerii…, p.45, 59-61
  58. Frunză, p.176
  59. Cioroianu, Pe umerii…, p.106-148
  60. Cioroianu, Pe umerii…, p.154
  61. Barbu, p.187-189; Cioroianu, Pe umerii…, p.55-56; Frunză, p.173-174, 220-222, 237-238, 254-255
  62. Frunză, p.186-190
  63. Barbu, p.187-188; Frunză, p.174-177
  64. Cioroianu, Pe umerii…, p.56; Frunză, p.180-181
  65. Cioroianu, Pe umerii…, p.157; Frunză, p.180-184
  66. Cioroianu, Pe umerii…, p.156-157; Frunză, p.181-182
  67. Frunză, p.183-184
  68. Cioroianu, Pe umerii…, p.57
  69. Cioroianu, Pe umerii…, p.93; Frunză, p.187-189
  70. Cioroianu, Pe umerii…, p.61-64, 159-161
  71. Cioroianu, Pe umerii…, p.63, 159-160
  72. Cioroianu, p.161-162
  73. Cioroianu, Pe umerii…, p.58-59; Frunză, p.198-200, 221
  74. Cioroianu, Pe umerii…, p.58; Frunză, p.200, 221
  75. Frunză, p.228-232
  76. Cioroianu, Pe umerii…, p.77-93, 106-148; Frunză, p.240-258
  77. Cioroianu, Pe umerii…, p.67-71; Frunză, p.381
  78. Cioroianu, Pe umerii…, p.62, 91-93, 174-176, 194-195; Frunză, p.219-220
  79. Barbu, p.190-191
  80. Frunză, p.220
  81. Frunză, p.233
  82. Cioroianu, Pe umerii…, p.62; Frunză, p.233
  83. Frunză, p.234
  84. Cioroianu, Pe umerii…, p.64-66; Frunză, p.234-239
  85. Cioroianu, Pe umerii…, p.64-66; Frunză, p.287-292
  86. Cioroianu, Pe umerii…, p.95-96; Frunză, p.287-308
  87. Cioroianu, Pe umerii…, p.97-101
  88. Cioroianu, Pe umerii…, p.93-94; Frunză, p.259-286, 329-359
  89. Frunză, p.274, 350-354
  90. Cioroianu, Pe umerii…, p.292; Frunză, p.355-357
  91. Cioroianu, Pe umerii…, p.72-73
  92. Cioroianu, Pe umerii…, p.73-74
  93. Cioroianu, Pe umerii…, p.74
  94. Cioroianu, Pe umerii…, p.74-75
  95. Cioroianu, Pe umerii…, p.75-76
  96. Cioroianu, Pe umerii…, p.76, 251-253; Frunză, p.393-394, 412-413
  97. Cioroianu, Pe umerii…, p.194-195, 200-201; Frunză, p.359-363; 407-410
  98. Gheorghe Gheorghiu-Dej, in Cioroianu, Pe umerii…, p.299
  99. Cioroianu, Pe umerii…, p.297, 298-300
  100. Cioroianu, Pe umerii…, p.180
  101. Cioroianu, Pe umerii…, p.180-182, 200-203; Frunză, p403-407
  102. Cioroianu, p.299
  103. US Library of Congress: "The Communist Party"
  104. Frunză, p403-407
  105. Cioroianu, Pe umerii…, p.103
  106. 1952 Constitution, in Cioroianu, Pe umerii…, p.103-104
  107. Cioroianu, Pe umerii…, p.195-196
  108. a et b Cioroianu, Pe umerii…, p.204
  109. Cioroianu, Pe umerii…, p.197-198
  110. Cioroianu, Pe umerii…, p.76, 181-182, 206; Frunză, p.393-394
  111. Cioroianu, Pe umerii…, p.201
  112. Cioroianu, Pe umerii…, p.210-211
  113. Cioroianu, Pe umerii…, p.207; Frunză, p.437
  114. Frunză, p.437
  115. Cioroianu, Pe umerii…, p.206, 217-218; Frunză, p.424-425
  116. Cioroianu, Pe umerii…, p.206, 217; Frunză, p.430-434
  117. Cioroianu, Pe umerii…, p.136, 206-207; Frunză, p.425
  118. Cioroianu, Pe umerii…, p.136, 208
  119. Cioroianu, Pe umerii…, p.198-200, 207; Frunză, p.426-428-434
  120. Frunză, p.429
  121. Cioroianu, Pe umerii…, p.291-294
  122. Cioroianu, Pe umerii…, p.221, 314-315
  123. Cioroianu, Pe umerii…, p.268-318; Frunză, p.367-370, 392-399
  124. Barbu, p.192
  125. a, b et c Cioroianu, Pe umerii…, p.313
  126. Cioroianu, Pe umerii…, p.300-319; Frunză, p.394-399
  127. Cioroianu, Pe umerii…, p.212-217, 219, 220; Frunză, p.440-444
  128. Cioroianu, Pe umerii…, p.208
  129. Cioroianu, Pe umerii…, p.218-219, 220; Frunză, p.456-457
  130. Frunză, p.442
  131. Cioroianu, Pe umerii…, p.214; Frunză, p.442, 445, 449-450
  132. Cioroianu, Pe umerii…, p.215, 218; Frunză, p.437, 449, 452-453
  133. Cioroianu, Pe umerii…, p.215; Frunză, p.437, 449
  134. Cioroianu, Pe umerii…, p.215; Frunză, p.438
  135. Frunză, p.452-453
  136. Cioroianu, Pe umerii…, p.216; Frunză, p.440-441, 454-457; Iordachi I.2
  137. Scînteia, 1964, in Iordachi I.2
  138. Cioroianu, Pe umerii…, p.220; Frunză, p.453
  139. Cioroianu, Pe umerii…, p.220
  140. Cioroianu, Pe umerii…, p.216-217, 220-221; Frunză, p.445-449, 458-461
  141. Cioroianu, Pe umerii…, p.221-223, 275-276; Frunză, p.458 et suiv.

Référencesmodifier | modifier le code








Creative Commons License