Patrice (titre)

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Patrice (en latine patricius) est un titre de l'empire romain, créé par Constantin Ier. Il continue d'exister comme titre honorifique en Occident après la fin de l'empire romain d'Occident, et dans l'empire byzantin.

Historiquemodifier | modifier le code

Période romainemodifier | modifier le code

Dans les années 310-320, Constantin abolit le patriciat romain, vieille distinction sociale qui avait ses racines au début de la république romaine. Le titre de patrice désigné par le même terme latin de patricius est désormais accordé par l'empereur à un petit nombre de personnes de son choix, et non plus à des familles entières et de façon héréditaire. Les patrices de Constantin n'ont pas de rôle défini ni de place fixée dans la hiérarchie de sa cour1. Dès son apparition, le titre de patrice permet à son titulaire d'intégrer la nobilitas, comme le faisait auparavant le patriciat républicain.

Le titre était décerné à des personnages puissants mais non membres de la famille impériale ; il vient dans la hiérarchie immédiatement après les titres d'Auguste et de César. Des exemples bien connus sont Constance III, patrice en 409, avant d'être auguste, Aetius, patrice en Gaule de 433 à 454, Anthémius2.

Ce titre fut ensuite conféré à des généraux barbares au service de l'empire : pour l'Italie Ricimer, de 456 à 472, Odoacre à partir de 476, en Orient Aspar.

En 508, il est décerné par l'empereur Anastase Ier à Clovis Ier, rois des Francs, auquel il avait déjà conféré la dignité consulaire.[réf. nécessaire]

Haut Moyen Âgemodifier | modifier le code

Sous les Mérovingiens, le titre de patrice était donné au commandant des armées burgondes. Le titre fut encore porté par des notables gallo-romains au VIe siècle. On connait ainsi une liste de cinq patrices provençaux entre le début des années 690 et la fin des années 7303.

Les papes l'ont notamment décerné à plusieurs reprises pour honorer des personnages qui les avait bien servis : Pépin le Bref, créateur des États de l'Église, et de ses fils Charlemagne et Carloman furent faits Patrice des Romains.

Le titre fut également conservé dans l'Empire byzantin, et son importance fut même accrue au VIe siècle par Justinien Ier, qui en fit la dignité la plus haute de la hiérarchie aulique. C'était une dignité accordée par brevet. Dans les siècles suivants, elle fut progressivement dévaluée au IXe et Xe siècle par la création de nouveaux titres. Les eunuques pouvaient être honorés de cette dignité4. Au milieu du Xe siècle, les fonctionnaires ayant le titre de patrice recevaient par an 12 livres d'or et un vêtement de cérémonie, ce qui n'était pas la dotation la plus élevée pour les dignitaires5. La dignité de patrice disparut à Byzance au XIIe siècle.

Listes de patricesmodifier | modifier le code

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Patrices romainsmodifier | modifier le code

Patrices gallo-romainsmodifier | modifier le code

Patrices francsmodifier | modifier le code

Patrices burgondesmodifier | modifier le code

Patrices provençauxmodifier | modifier le code

Liste des patrices ostrogothsmodifier | modifier le code

Liste des patrices lombardsmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Paul Petit, Histoire générale de l’Empire romain, Seuil, 1974, (ISBN 2020026775), p. 587
  2. Roger Remondon, La crise de l’Empire romain, PUF, collection Nouvelle Clio – l’histoire et ses problèmes, Paris, 1964, 2e édition 1970, pp. 223-226
  3. Protocole rédigé à Digne en 780 contenu dans le cartulaire de Saint-Victor
  4. Georges Ostrogorsky, traduction française de J. Gouillard, Histoire de l’état byzantin, Payot, 1977, (ISBN 2228070610), p. 275
  5. Georges Ostrogorsky, Histoire de l’état byzantin, ouvrage précité, p.  279

Voir aussimodifier | modifier le code

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