Plaque nord-américaine

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Plaque nord-américaine
Image illustrative de l'article Plaque nord-américaine

Éponyme Amérique du Nord
Composition Lithosphère océanique et continentale
Frontières Fosses d'Amérique centrale, des Cascades, des Aléoutiennes et de Kamtchatka, des dorsales médio-atlantique, de Gakkel et du Pacifique Est et de la faille de San Andreas
Superficie 1,36559 stéradians
Déplacement
· Direction :
· Vitesse :

ouest et sud-ouest
1,15 cm/an
(référentiel : plaque africaine)
Rotation
· Vitesse :
· Pôle eulérien :

0,7486 °/Ma
48° 71' N 78° 17' O
(référentiel : plaque pacifique)

La plaque nord-américaine est une plaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Sa superficie est de 1,36559 stéradians.

Étenduemodifier | modifier le code

Carte en projection orthographique de la plaque nord-américaine.

Elle couvre :

On y rattachait autrefois la plaque d'Okhotsk, à présent considérée comme une plaque indépendante.

Frontièresmodifier | modifier le code

Ses frontières forment grossièrement un triangle.

À l'ouest, la plaque nord-américaine est principalement en contact avec la plaque pacifique. Le long des côtes des États-Unis et du Canada, la frontière avec la plaque pacifique est une faille transformante sensiblement NNO-SSE, où l'on note en particulier la Faille de San Andreas en Californie. Ce contact avec la plaque Pacifique est interrompu par deux systèmes de fosses de subduction où le continent nord-américain achève de faire disparaître trois reliquats de la plaque Farallon :

Cette frontière avec la plaque pacifique s'incurve ensuite suivant la fosse des Aléoutiennes sur la côte sud des îles Aléoutiennes, jusqu'à sa limite avec la plaque d'Okhotsk.

Au sud, la plaque nord-américaine est principalement en contact avec la plaque caraïbe, d'abord par un contact continental de rift, puis par une série de failles transformantes océaniques qui suit l'axe des grandes Antilles. Plus à l'est cette limite transformante entre en contact avec la plaque sud-américaine, et se prolonge par une dorsale océanique jusqu'à la grande dorsale médio-atlantique.

À l'est, dans l'océan Atlantique, la plaque nord-américaine est en contact divergent par la dorsale médio-atlantique d'abord avec la plaque africaine, puis la plaque eurasienne où l'on note en particulier la grande province ignée que forme l'Islande. Cette dorsale se prolonge dans l'océan Arctique par la dorsale de Gakkel, et s'achève en Sibérie par un rift toujours divergent jusqu'à sa jonction avec la plaque d'Okhotsk.

Enfin, la plaque nord-américaine s'achève à l'ouest sur sa limite avec la plaque d'Okhotsk, qui était autrefois considérée comme faisant partie de la plaque nord-américaine. Cette limite est d'abord formée par la fosse de Kamtchatka, sur la côte est de la péninsule de Kamtchatka, et se prolonge en Sibérie par une faille transformante qui rejoint la limite avec la plaque eurasienne.

Déplacementmodifier | modifier le code

Le déplacement de la plaque nord-américaine se fait vers l'ouest et le sud-ouest à une vitesse de 1,15 centimètre par an ou encore à une vitesse de rotation de 0,7486° par million d'années selon un pôle eulérien situé à 48°71' de latitude nord et 78°17' de longitude ouest (référentiel : plaque pacifique).

Sous-composantsmodifier | modifier le code

Durant le Jurassique, la plaque Farallon a presque entièrement disparu par subduction sous les plaques nord-américaine et sud-américaine. Il ne reste plus que les plaques Juan de Fuca, des Cocos et de Nazca comme vestiges de cette ancienne plaque tectonique. À hauteur de la Californie, la subduction complète de la plaque Farallon a entraîné la formation de la faille de San Andreas.

Sourcesmodifier | modifier le code








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