Post-rock

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Post-rock

Origines stylistiques Rock progressif
Rock alternatif
Rock expérimental
Rock psychédélique
Musique minimaliste
Krautrock
Post-punk
Ambient
Dark ambient
Art rock
Origines culturelles Fin des années 1980 au Royaume-Uni, Canada et États-Unis
Instruments typiques Guitare
Basse
Batterie
Popularité Limitée avant années 1990.

Genres associés

Post-metal
Rock indépendant
Math rock
Black metal

Le post-rock est un sous-genre du rock à tendance expérimentale et qui intègre des caractéristiques inspirées du rock alternatif, de l'art rock et de la musique électronique1.

Le terme post-rock fut expliqué pour la première fois par Simon Reynolds dans l'édition mai 1994 du magazine The Wire pour décrire le son de certains groupes de rock qui utilisent l'instrumentation typique du rock, mais qui incorporent des rythmes, des harmonies, des mélodies, et des progressions harmoniques qui ne se trouvent pas dans la tradition du rock. La majorité de ces groupes créent de la musique purement instrumentale2,3,4. Malgré cela, beaucoup insistent sur le fait que le terme n'est pas adapté. Par exemple, le terme est utilisé pour décrire la musique de Tortoise et celle de Mogwai, deux groupes qui ont peu en commun (mis à part le fait qu'ils sont des groupes instrumentaux)5.

Historiquemodifier | modifier le code

Le terme post-rock fut forgé par le critique musical Simon Reynolds dans un article sur l'album Hex de Bark Psychosis dans la revue Mojo en mars 19941. Reynolds développa ce concept dans l'édition mai 1994 du magazine The Wire2.

Dans un blog de juillet 2005, Reynolds affirma qu'il avait utilisé le terme « post-rock » avant de l'avoir publié dans Mojo, dans Melody Maker6. Il affirma également que le terme n'était pas entièrement de sa création, étant donné qu'il fut utilisé par James Wolcott dans un article sur Todd Rundgren en 19797.

Le terme « post-rock » a été à l'origine utilisé pour décrire la musique de groupes comme Cul de Sac8, Stereolab9, Laika10, Disco Inferno11, Moonshake12, Seefeel3, Bark Psychosis, ou encore Pram2, bien qu'on ait aussi utilisé le terme pour décrire une variété de musique créée avant 1994, influencée par le jazz, le krautrock et la musique électronique3,4.

Parmi les groupes ayant influencé le mouvement, Talk Talk était à l'origine un groupe de synthpop appartenant au mouvement New Romantic, mais qui, à partir de son troisième album, a évolué dans une direction complètement différente, et présente un son minimaliste inspiré par le jazz et l'ambient, avec des chansons plus longues et atmosphériques13. Le groupe Slint a également été très influent4.

Descriptionmodifier | modifier le code

Le terme « post-rock » est utilisé pour la première fois dans son sens actuel par Simon Reynolds dans le magazine musical anglais The Wire en mai 1994 à propos du premier opus de Bark Psychosis. Il décrit un genre musical « utilisant des instrumentations rock pour un résultat qui s'éloigne du rock et où les guitares sont utilisées pour obtenir des timbres et textures sonores plutôt que des riffs ».

D'abord employé pour qualifier des groupes tels que Stereolab, Disco Inferno, Seefeel, Bark Psychosis, Moonshake, Pram ou Labradford, l'appellation s'étend peu à peu à tous les groupes de rock indépendant influencés par le jazz ou le krautrock et qui privilégient les morceaux instrumentaux, mais aussi, à partir de 1994, aux groupes intégrant des influences électroniques.

Des groupes du début des années 90, comme Slint (en particulier son album Spiderland) ou des années 1980 tel que Talk Talk ou Savage Republic, voire 70 avec Neu!, contribuent à l'émergence du genre. Comme souvent, la dénomination a ses limites : ainsi, le terme est appliqué à des groupes aussi différents que Tortoise et Mono, qui ont peu de choses en commun si ce n'est le côté instrumental de leurs compositions.

Tortoise figure parmi les groupes fondateurs du mouvement. Après la sortie de leur deuxième LP Millions Now Living Will Never Die en 1996, le groupe devient une icône du post-rock. Bon nombre de groupes, influencés par le son de Millions Now Living Will Never Die, enregistrent alors dans le sillage de Tortoise, et sont ainsi étiquetés post-rock. Vers la fin des années 1990, Chicago (Illinois) est devenu le fief de la nouvelle tendance et abrite bon nombre de groupes, produits par John McEntire (batteur de Tortoise) ou Jim O'Rourke (producteur, entre autres, de Brise-Glace ou Gastr del Sol). À cette époque, le post-rock élargit ses horizons en intégrant des influences allant des ambiances des groupes de slow-core aux rythmes électroniques de groupes tels que Stereolab. En France, le fanzine Crème Brûlée est devenu la référence du post-rock dans la seconde moitié des années 90 en documentant en détail des groupes tels que Tortoise, Mogwai, Labradford, Gastr Del Sol, Jessamine aussi bien que la scène post-metal (Mick Harris, James Plotkin, etc.).

Parmi les labels importants associés au courant post-rock, on peut citer Constellation de Montréal (Québec). On retiendra surtout des groupes comme Godspeed You Black Emperor! — rebaptisé plus tard Godspeed You! Black Emperor — qui ajoute une dimension politique au genre, Do Make Say Think aux sonorités plus jazzy agrémentées de nappes électros planantes, ou encore Hanged Up (duo violon/batterie).

Événementsmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. a et b « Post-rock » dans l'Encyclopædia Britannica (version en ligne du 13 février 2009).
  2. a, b et c (en) « Article de Simon Reynolds concernant le post-rock », The Wire,‎ mai 1994 (consulté le )
  3. a, b et c (en) [PDF] Nitsuh Abebe, « The Lost Generation », Pitchfork Media,‎ (consulté le )
  4. a, b et c (en) « Post-Rock/Experimental », Allmusic (consulté le )
  5. (en) « Interview avec Dominic Aitchison », Under The Radar (consulté le )
  6. (en) Simon Reynolds, « Blog de Simon Reynolds », Blogspot,‎ (consulté le )
  7. (en) James Wolcott, « Todd Rundgren - Street Punk in Self-Imposed Exile », Creem,‎ Juillet 1975 (consulté le )
  8. (en) Scot Hacker, « The Post-Rock Phenomenon », The Utne reader,‎ Juillet 1996 (consulté le )
  9. (en) Jesse Ashlock, « Stereolab biography », Epitonic,‎ (consulté le )
  10. (en) Doug Levy, « Laika Kick Off U.S. Tour In Seattle »,‎ (consulté le )
  11. (en) Jeanne Acceturo, « Disco Inferno biography », Epitonic,‎ (consulté le )
  12. (en) Charlie Wilmoth, « Dusted Reviews review of Minamo — Beautiful », Dusted Magazine,‎ (consulté le )
  13. (en) Jason Ankeny, « Biographie de Talk Talk », Allmusic (consulté le )


Article connexemodifier | modifier le code








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