Richard Wright (écrivain)

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Richard Wright

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Richard Wright en 1939 (photographie de Carl Van Vechten)

Nom de naissance Richard Nathaniel Wright
Activités Écrivain, journaliste
Naissance
Natchez (Mississippi)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 52 ans)
Drapeau de la France Paris, France
Langue d'écriture anglais
Genres autobiographie ; roman

Œuvres principales

black boy ,

Richard Wright (Auteur de Black Boy) - Plaque souvenir sur les berges du Mississippi à Natchez en Louisiane

Richard Nathaniel Wright, né le à Natchez (Mississippi) et mort le à Paris, est un écrivain et journaliste américain. Il a été le premier écrivain afro-américain à écrire un roman à succès.

Biographiemodifier | modifier le code

Petit-fils d'esclave, Richard Wright passe une enfance difficile à Jackson, Mississippi, abandonné par un père alcoolique et élevé par sa mère, avec qui sévira l'inceste. En 1925, il déménage à Memphis et c'est à cette époque qu'il découvre l'œuvre de H. L. Mencken. Après avoir exercé de multiples petits métiers, il part en 1927 pour Chicago où, en 1935, il commence à collaborer au « Federal Writers' Project ». Il adhère en 1933 au Parti communiste USA. En 1938, il publie le recueil de nouvelles Uncle Tom's children (Les enfants de l'oncle Tom) qui fut récompensé par le « Guggenheim Fellowship » l'année suivante. Son roman Native Son, publié en 1940, rencontre un succès fulgurant. En quelques heures, certaines librairies sont en rupture de stock ; en trois semaines, c’est 215 000 exemplaires qui sont vendus1. Il devient le premier roman écrit par un Afro-Américain à intégrer la sélection du Book of the Month Club, ce qui accroît encore sa diffusion1. Les critiques sont elles aussi enthousiastes et comparent Wright à quelques-uns des romanciers les plus influents comme John Steinbeck, Theodore Dreiser, Fiodor Dostoïevski ou Charles Dickens1.

En 1945 il écrit Black Boy qui raconte son enfance. Ces thèmes sont repris dans un roman existentialiste, Le Transfuge (1953) et dans Écoute, homme blanc ! (1957), recueil de conférences lues en Europe. On lui doit aussi un roman sur la vie dans les quartiers pauvres, Le Long Rêve (1958), et des récits de ses voyages en Espagne, en Afrique et dans le Sud-Est oriental. Après sa mort, parurent Huit Hommes (1961), Bon sang de bonsoir (1963), ainsi que American Hunger (1977), ouvrage autobiographique évoquant ses années passées dans le Nord des États-Unis.

Pour échapper aux poursuites du gouvernement fédéral américain contre les communistes au moment du maccarthysme, Richard Wright part se réfugier en France en 1946 avec sa femme et sa fille. La France est selon lui, « le seul pays où il pourra continuer à exprimer ses idées librement. » À Paris, il rencontre Jean-Paul Sartre et Albert Camus et s'intéresse au courant existentialiste dont il s'inspire pour son deuxième roman The Outsider (1953). En 1947, Richard Wright prend la nationalité française et s'engage dans un nouveau combat, la lutte pour l'indépendance des peuples coloniaux. Il participe à la conférence des non-alignés à Bandung en 1955 dont il rédige un rapport intitulé Le rideau de couleur. À Paris, il prend parti pour l'indépendance algérienne aux côtés d'autres intellectuels français dont Sartre et Camus. Richard Wright passera les dernières années de sa vie entre Paris et sa maison en Normandie où il rédige de nombreux ouvrages engagés tels que Ecoute, homme blanc ! (1957) ou Une faim d'égalité (posthume 1977). Il meurt d'une crise cardiaque à Paris à 52 ans seulement, laissant derrière lui une œuvre dont il souhaitait qu'elle serve à « rassembler deux mondes, celui des blancs et celui des noirs, afin de n'en faire plus qu'un. »

Incinéré, ses cendres ont été déposées dans la case 848 du columbarium du Père-Lachaise2.

Principales œuvresmodifier | modifier le code

  • Native Son (Un enfant du pays), son œuvre la plus connue, écrite en 1940. C'est un roman dramatique mettant en scène un jeune Noir américain, Bigger Thomas, idéaliste et voulant sortir de sa condition, dont la vie se terminera dans le sang. Il a été porté deux fois à l'écran, en 1951 et en 1986, la première fois réalisé par Pierre Chenal avec lui-même dans le rôle principal.
  • Black boy, œuvre autobiographique écrite en 1945 racontant son enfance dans le sud ségrégationniste.
  • L' homme qui vivait sous terre, Édition Gallimard, 123 pages - ISBN 978-2-07-031287-0
  • The Outsider (Le transfuge), roman d'inspiration existentialiste (1953).
  • White man, listen!, recueil de conférences prononcées en Europe (1957).
  • Eight men, recueil de nouvelles publié peu après sa mort en 1960.
  • American hunger, œuvre autobiographique posthume dans laquelle il retrace ses problèmes avec le Parti communiste (1977).
  • Haiku, cet autre monde, 817 parmi ses 4000 haikus (2009).
  • Fishbelly, roman dans lequel il raconte les problèmes raciaux de l'époque, 1989.

Bibliographiemodifier | modifier le code

Martine Leibovici, Autobiographie de transfuges. Karl Philipp Moritz, Richard Wright, Assia Djebar, coll. L'esprit des lettres, Le Manuscrit, 2013.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. a, b et c « Native Son », in Paul Schellinger, Encyclopedia of the Novel, 1998.
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 787

Liens externesmodifier | modifier le code








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