Road movie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le terme road movie désigne un genre cinématographique qui signifie littéralement un « film sur la route ». Un périple routier est le fil conducteur du scénario, tout au long du film.

Histoiremodifier | modifier le code

Le terme de road movie apparaît dans les années 1960 aux États-Unis avec la sortie d'Easy Rider de Dennis Hopper en 19691,2.

Néanmoins Bernard Bénoliel et Jean-Baptiste Thoret considèrent que le road-movie s'inscrit dans une histoire beaucoup plus ancienne et assimilent Le Magicien d'Oz (1939) et Les Raisins de la colère (1940) à des road movies2,3.

Pierrot le fou (1965) de Jean-Luc Godard est aussi considéré comme un précurseur du genre4.

Caractéristiquesmodifier | modifier le code

En général, le road-movie montre deux compères qui quittent la ville et prennent la route en voiture, pour s'enfuir vers une destination mythique ou inconnue1.

Analysemodifier | modifier le code

Walter Moser5 rappelle que le cinéma est apparu – comme l'automobile – à la fin du XIXe siècle. Pour lui, l'automobile est l'outil qui permet la mobilité individuelle, tandis que le cinéma est le média qui permet de représenter la mobilité du monde moderne1.

L'usage de l'automobile, symbole de liberté individuelle, a été très vite contrôlé et réglementé par l’État. Pour Walter Moser, le road movie a pour fonction de réaffirmer le rôle de l'automobile comme pur moyen de mobilité individuelle et comme symbole de liberté1.

L'accès à un paysage sauvage, loin de la ville, est un des éléments importants du road movie, mais l'accès à la nature se fait à travers un produit industriel (la voiture) et une infrastructure lourde (la route)1. De même, le personnage qui fuit la modernité (la ville), le fait à l'aide d'une voiture, symbole de la modernité1.

Principaux road-moviesmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. a, b, c, d, e, f et g Walter Moser, « Présentation. Le road movie : un genre issu d’une constellation moderne de locomotion et de médiamotion », Cinémas : revue d'études cinématographiques / Cinémas: Journal of Film Studies, vol. 18, no 2-3,‎ 2008, p. 7-30 (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o (en) Bruno Icher, « Du goudron et deux plumes », Libération,‎ 30 novembre 2011 (lire en ligne)
  3. Bénoliel et Thoret 2011
  4. a et b Olivier Père, « Pierrot le fou », Les Inrockuptibles,‎ 30 juin 2001 (lire en ligne)
  5. Professeur associé au département de langues et littératures modernes de l’Université d'Ottawa.
  6. Serge Kaganski, « Le road movie, un genre toujours en mouvement », Les Inrockuptibles,‎ 10 novembre 2011 (lire en ligne)

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Bernard Bénoliel et Jean-Baptiste Thoret, Road Movie, Usa, Hoëbeke,‎ 2011, 239 p. (ISBN 2842304128)
  • Walter Moser (sous la direction de), Le road movie interculturel, Cinémas : revue d'études cinématographiques / Cinémas: Journal of Film Studies, Volume 18, numéro 2-3, printemps 2008, p. 7-250, lire en ligne
  • Jean-Baptiste Thoret, Le cinéma américain des années 1970, Cahiers du Cinéma (collection Essais),‎ 2006, 395 p. (ISBN 2-86642-404-2)
  • Programme du 28e Festival international du film de La Rochelle (2000), avec une section « Nuit blanche sur la route »

Voir aussimodifier | modifier le code

Lien externemodifier | modifier le code








Creative Commons License