Roberto Moreno

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Roberto Moreno

Roberto Moreno en 2007

Roberto Moreno en 2007

Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Drapeau du Brésil Rio de Janeiro, Brésil
Nationalité Drapeau du Brésil Brésilien
Années d'activité 1982, 1987, 1989 - 1992, 1995
Qualité Pilote automobile
Équipe Lotus, AGS, Coloni, Eurobrun, Benetton, Jordan, Minardi, Forti
Nombre de courses 76 (42 départs)
Pole positions 0
Podiums 1
Victoires 0

Roberto Pupo Moreno est un pilote automobile brésilien né le à Rio de Janeiro. Il a participé notamment à plusieurs saisons en championnat du monde de Formule 1 entre 1982 et 1995. En 42 qualifications en Formule 1, il a inscrit 15 points et décroché un podium (2e à Suzuka en 1990). Moreno est le parrain sportif du jeune pilote Julien Gerbi.

Biographiemodifier | modifier le code

Roberto Moreno sur Lotus 91 au Grand Prix des Pays-Bas en 1982
Roberto Moreno sur Benetton B190B au Grand Prix des USA en 1991
Roberto Moreno sur Forti à Silverstone en 1995
Roberto Moreno lors des essais des 500 miles d'Indianapolis 2007.

Ami d'enfance de Nelson Piquet, Moreno débute en compétition automobile par le karting et devient champion du Brésil en 1976. Puis, comme tant d'autres pilotes brésiliens, il s'expatrie en Grande-Bretagne pour s'engager en Formule Ford. Il est champion en 1980 en signant quinze victoires. Son parcours est limpide, il passe dans la catégorie supérieure chaque année : Formule 3, Formule Atlantic, Formule 2 puis Formule 3000 en 1985.

Moreno a déjà tâté de la Formule 1 en 1982 chez Team Lotus mais cette tentative, un seul Grand Prix, lui a causé plus de mal que de bien car il n'a pas réussi à se qualifier à Zandvoort. En 1987, une seconde chance en Formule 1 lui est donnée lorsqu'il est appelé par Automobiles Gonfaronnaises Sportives. Il offre à l'équipe son seul point de l'année en terminant sixième en Australie. Il conquiert l'estime de l'ingénieur Christian Vanderpleyn qui promet de ne pas l'oublier.

Pour 1988, il décroche un contrat de pilote d'essai pour la Scuderia Ferrari et poursuit sa carrière en Formule 3000 au sein du Bromley Motorsport, une équipe de seconde zone. Disposant d'un matériel performant, le nouveau châssis Reynard accouplé au moteur Cosworth s'avérant être l'arme absolue cette année-là, et pouvant compter sur l'expérience de l'ingénieur Gary Anderson, futur directeur technique de l'équipe Jordan Grand Prix, il signe quatre victoires et remporte aisément le championnat. Désormais titré, il espère donc trouver un baquet dans une équipe de haut niveau pour sa montée en Formule 1. En 1989, Vanderpleyn l'appelle chez Coloni, sur la monoplace n'ayant pas à se préqualifier. Moreno ne se met jamais en valeur sur cette voiture mal née, modeste évolution du modèle 88 dont la conception relève davantage du char d'assaut que de la voiture de course. L'arrivée de la nouvelle C3 lui permet enfin de se qualifier pour quelques Grands Prix, mais ce n'est qu'un feu de paille. Moreno n'a plus la foi et prend des contacts avec Rial et Minardi pour la saison suivante.

Malheureusement, en 1990, Roberto ne décroche qu'un baquet chez Eurobrun Racing, une écurie de fond de grille dirigée avec des bouts de ficelle par Walter Brun. Moreno ne parvient à qualifier son Eurobrun ER189B qu'en deux occasions mais sa carrière va rebondir inopinément. À la suite d'un accident d'hélicoptère, Alessandro Nannini, deuxième pilote chez Benetton au côté de Nelson Piquet, doit abandonner la Formule 1. Piquet fait engager son ami d'enfance et Moreno peut enfin dévoiler l'étendue de son talent lorsqu'il marque six points au championnat en terminant deuxième du Grand Prix du Japon derrière son coéquipier. Ce podium lui permet de voir son contrat prolongé pour la saison suivante.

Roberto Moreno ne termine pourtant pas la saison 1991 et ce à cause du talent de Michael Schumacher. En effet, suite à ses débuts tonitruants à Spa au volant de la Jordan en remplacement de Bertrand Gachot, l'Allemand tape dans l'œil de Flavio Briatore, manager de Benetton, qui le débauche de chez Jordan, avec la bénédiction de Bernie Ecclestone et l'engage à la place de Moreno, débarqué sans ménagement malgré des prestations honorables. Le Brésilien fera alors le chemin inverse en remplaçant Schumacher chez Jordan les deux courses suivantes, avant de quitter l'écurie. Il disputera encore le dernier Grand Prix de la saison en Australie pour Minardi.

Moreno revient en Formule 1 en 1992, chez Andrea Moda Formula. Là encore, il est loin de disposer d'une bonne voiture. Sassetti, le patron d'Andrea Moda, voulait engager en championnat une Coloni C4 de la saison écoulée (évolution de la C3 que Moreno n'était parvenu à qualifier qu'une fois en 1989) en remplaçant simplement le V8 Hart par un V10 Judd d'occasion racheté à Dallara. Mais la FISA exige que l'écurie présente un châssis inédit (Andrea Moda est une nouvelle écurie et n'a pas l'autorisation de faire courir les anciens châssis Coloni sans modifications en interne) et empêche l'équipe de participer aux premiers Grands Prix de la saison. Sassetti rachète à l'entreprise d'ingénierie Simtek de Nick Wirth et Max Mosley un projet initialement développé pour BMW mais qui n'avait jamais été mené à terme. Le différend dissipé, Andra Moda et Moreno peuvent se lancer dans la compétition. Toutefois, le nombre d'engagés étant désormais supérieur à 30, Moreno doit participer aux pré-qualifications. Il ne réussit pas une seule fois à franchir cet écueil. Son calvaire se termine peu après lorsque l'équipe est définitivement exclue du championnat par la FISA au Grand Prix d'Italie.

Après deux ans d'absence, Moreno fait son énième retour en Formule 1 en 1995 chez Forti Corse. Forti est une écurie prometteuse, forte à l'époque de quatre titres de champion d'Italie de Formule 3 et de neuf victoires en F 3000. Moreno pense enfin pouvoir s'illustrer, comme à l'époque Benetton. Il ne marque aucun point en dix-sept Grands Prix et arrête alors sa carrière en Formule 1.

Il se tourne alors vers le CART et l'IndyCar en 1996. D'abord pilote pour la modeste équipe Payton-Coyne pour laquelle il signe un podium lors des US-500 disputées sur l'ovale de Michigan, il démontre qu'il n'a rien perdu de son talent les années suivantes. Surnommé "Super-sub" (le super remplaçant), il fait jeu égal avec Michael Andretti chez Newman-Haas en 1997 et 1998 où il remplace Christian Fittipaldi et parvient à dominer Mauricio Gugelmin chez PacWest en 1999 en tant que remplaçant de Mark Blundell, obtenant d'ailleurs les meilleurs résultats de l'équipe cette année-là. Ces performances lui permettent de disputer enfin un championnat complet pour le compte du Patrick Racing. Remportant l'épreuve de Cleveland et glanant sept podiums, il termine troisième du championnat 2000 juste derrière Gil de Ferran et son équipier Adrian Fernandez. La saison 2001 sera moins réussie bien qu'il termine treizième, remporte la course de Vancouver et fait jeu égal avec son équipier, l'expérimenté Jimmy Vasser, champion IndyCar en 1996. Depuis 2004, il ne dispute plus que quelques courses par an en Grand-Am, en IndyCar Series (notamment les 500 miles d'Indianapolis) voire en Champ Car en 2007.

Carrière hors Formule 1modifier | modifier le code

  • 1976 : Karting 125 cm³, Champion du Brésil
  • 1979 : Formule Ford 1600 Grande Bretagne
  • 1980 : Formule Ford 1600 Grande Bretagne (Champion, 15 victoires)
  • 1980 : Vainqueur du Formula Ford Festival
  • 1981 : Championnat de Grande Bretagne de Formule 3 (2 victoires)
  • 1981 : Championnat de Nouvelle Zélande de Formule Pacific (Champion)
  • 1982 : Championnat de Grande-Bretagne de Formule 3 (3 victoires)
  • 1982 : Championnat de Nouvelle Zélande de Formule Pacific (1 victoire)
  • 1983 : Championnat de Formule Atlantic (2e du championnat, 4 victoires)
  • 1983 : Vainqueur du GP de Macao en Formule Atlantic
  • 1984 : Championnat d'Europe de Formule 2 (2e)
  • 1985 : CART
    • 1986 : Championnat international de F3000
  • 1986 : CART
    • 1987 : Championnat international de F3000 (3e du championnat)
    • 1988  : Championnat international de F 3000 (Champion)
  • 1988 : Pilote d'essai de la Scuderia Ferrari
  • 1996 : IndyCar, 19e
  • 1997 : IndyCar, 21e
  • 1998 : trois courses en CART
  • 1999 : CART, 14e
    • deux courses en IndyCar
  • 2000 : CART, 3e
  • 2001 : CART, 13e
  • 2003 : Champ Car, 13e
  • 2005 : six courses en Grand-Am
  • 2006 : une course en IndyCar
  • 2007 : six courses en Grand-Tourisme brésilien
  • 2008 : deux courses en Grand-Tourisme brésilien
    • une course en Champ Car
    • une course en Grand-Am

Résultats en championnat du monde de Formule 1modifier | modifier le code

Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Points inscrits Classement
1982 John Player Team Lotus 91 Cosworth Goodyear 0 0 n.c.
1987 Team El Charro AGS JH 22 Cosworth Goodyear 2 1 19e
1989 Coloni SpA FC 188B
F189
Cosworth Pirelli 4 0 n.c.
1990 Eurobrun Racing
Benetton Formula Ltd
ER189B
B190
Judd
Cosworth
Pirelli
Goodyear
4 6 10e
1991 Camel Benetton Ford

Team 7Up Jordan
Minardi F1 Team
B190B
B191
191
M191
Cosworth
Cosworth
Cosworth
Ferrari
Pirelli
Pirelli
Goodyear
Goodyear
14 8 10e
1992 Andrea Moda Formula S921 Judd Goodyear 1 0 n.c.
1995 Parmalat Forti Ford FG01-95 Cosworth Goodyear 17 0 n.c.
Précédé par Roberto Moreno Suivi par
Stefano Modena Drapeau de l'Italie
Champion « Intercontinental » de Formule 3000
1988
Jean Alesi Drapeau de la France







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