Saint-Étienne

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Saint-Étienne
Vue générale de Saint-Étienne depuis le Guisay
Vue générale de Saint-Étienne depuis le Guisay
Blason de Saint-Étienne
Blason
Saint-Étienne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire (préfecture)
Arrondissement Saint-Étienne (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de neuf cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Maurice Vincent
2008 - 2014
Code postal 42000, 42100, 42230
Code commune 42218
Démographie
Gentilé Stéphanois, Stéphanoise
Population
municipale
171 260 hab. (2010)
Densité 2 142 hab./km2
Population
aire urbaine
506 655 hab. (20081)
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 05″ Nord 4° 23′ 25″ Est / 45.434722, 4.390278 / 45.434722; 4.39027845° 26′ 05″ N 4° 23′ 25″ E / 45.434722, 4.390278 / 45.434722; 4.390278  
Altitude Min. 422 m – Max. 1 117 m
Superficie 79,97 km2
Localisation

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Saint-Étienne
Liens
Site web www.saint-etienne.fr

Saint-Étienne (prononcé sɛ̃.te.tjɛn est une ville de France située dans le quart sud-est du pays, dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Stéphanois.

Avec 171 260 habitants en 2010, elle est la 14e commune de France2 et la 2e commune rhônalpine, derrière Lyon dont elle est distante de 50 km à vol d'oiseau et de 40 minutes en train3. Saint-Étienne Métropole constitue quant à elle la 2e communauté d'agglomération régionale après Grenoble Alpes Métropole et la 6e communauté d'agglomération de France (quarante-trois communes, environ 374 600 habitants, plus de 13 000 entreprises dont 146 de plus de cent salariés)4.

Longtemps connue comme étant la ville « de l'arme, du cycle et du ruban », Saint-Étienne est actuellement engagée dans un vaste programme de rénovation urbaine visant à conduire la transition du stade de cité industrielle héritée du XIXe siècle à celui de « capitale du design » du XXIe siècle5. Cette démarche a été reconnue avec l'entrée de Saint-Étienne dans le réseau des villes créatives UNESCO en 20106.

Sommaire

Géographiemodifier

Situationmodifier

La ville est située sur le Furan (ou Furens), au pied du Pilat, à environ 60 km au sud-ouest de Lyon (50 km à vol d'oiseau), 50 km de Vienne et 140 km de Grenoble, à l'est. Au sud, le Puy-en-Velay se trouve à 70 km et, à l'ouest, Clermont-Ferrand est distante de 140 km.

Rose des vents Villars ; Saint-Genest-Lerpt Saint-Priest-en-Jarez ; La Tour-en-Jarez La Talaudière Rose des vents
Roche-la-Molière N Saint-Jean-Bonnefonds ; Saint-Chamond
O    Saint-Étienne    E
S
La Ricamarie ; Planfoy Le Bessat ; Tarentaise La Valla-en-Gier

Par ailleurs, le « quartier » de Saint-Victor-sur-Loire, non contigu de Saint-Étienne, a pour communes limitrophes - en plus de Roche-la-Molière et Saint-Genest-Lerpt qui font le lien avec la ville-centre - Saint-Just-Saint-Rambert, Chambles, Caloire et Unieux.
Saint-Étienne constitue le cœur d'une aire urbaine de 506 655 habitants, en forte croissance ces dernières années7. Elle englobe plusieurs agglomérations proches : vallée de l'Ondaine, vallée du Gier, plaine du Forez autour d'Andrézieux-Bouthéon

Hydrographiemodifier

La ville est séparée par deux bassins versants. Celui de la Loire avec le Furan qui traverse, presque intégralement recouvert, la ville du sud au nord et qui se jette dans la Loire. Et celui du Rhône avec le Janon, qui se jette dans le Gier, un affluent du Rhône.

Géologie et reliefmodifier

Panorama de la ville de Saint-Étienne, depuis le Parc naturel régional du Pilat dans les hauteurs de Guizay.

Après Madrid et Sofia, Saint-Étienne est l'une des plus grandes villes d'altitude d'Europe (env. 170 000 hab. à plus de 480 m d'altitude8,9). La ville est très vallonnée, elle est composée de sept collines10 comme Rome, Nîmes, Besançon, Lisbonne, Yaoundé et Bergen.

La ville est située sur la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée.

Les quartiers ouest de la ville sont situés sur le méridien de Bruxelles : celui-ci passe par les quartiers de Bel-Air, Côte-Chaude et Michon.

Climatmodifier


Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Saint-Étienne 11 2 007 h/an 705.2 mm/an 25 j/an 29 j/an 20 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an
Relevé météorologique de Saint-Étienne
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,6 0,2 1,8 3,7 7,9 10,9 13,2 13,1 10,1 7,0 2,5 0,6 5,9
Température moyenne (°C) 2,7 4,0 6,8 9,3 13,4 16,7 19,3 19,1 16 11,7 6,4 3,6 10,7
Température maximale moyenne (°C) 6,6 8,4 11,8 14,3 19,1 22,5 26,0 25,9 21,8 16,3 10,4 7,6 15,9
Précipitations (mm) 38,2 32,0 44,1 59,7 92,0 76,8 64,3 70,3 76,2 68,9 53,8 35,3 705,2
Source : Relevé météo de Saint-Étienne12,13,14
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6.6
-0.6
38.2
 
 
 
8.4
0.2
32.0
 
 
 
11.8
1.8
44.1
 
 
 
14.3
3.7
59.7
 
 
 
19.1
7.9
92.0
 
 
 
22.5
10.9
76.8
 
 
 
26.0
13.2
64.3
 
 
 
25.9
13.1
70.3
 
 
 
21.8
10.1
76.2
 
 
 
16.3
7.0
68.9
 
 
 
10.4
2.5
53.8
 
 
 
7.6
0.6
35.3
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Voies de communication et transportsmodifier

Comme dans toutes les grandes villes de France, Saint-Étienne connaît des problèmes de circulation, les grands axes de circulations intra-muros restent insuffisants… l'A 7215sert de périphérique nord et est, la N 88 de périphérique sud. Toutefois, des actions ont été entreprises pour remédier à ces problèmes de circulation : création d'une deuxième ligne de tramway (pour réduire la place de l'automobile en centre-ville et améliorer globalement la qualité de vie des habitants), création d'un boulevard urbain entourant le centre, avec mise en place de « portes » (17 au total) donnant accès à ses différents secteurs.

Voies routièresmodifier

L'A 47, gratuite, est une des autoroutes interurbaines les plus fréquentées de France, et la saturation est très proche. Pour résoudre ce problème, le conseil général de la Loire et la Chambre de commerce et d'industrie de la Loire, de la Haute-Loire et du Rhône préconisent une deuxième autoroute, l'A 45, à péage, qui serait plus sécurisée et adaptée au trafic. Les opposants préconisent la mise en place du ferroutage pour le transport de marchandises entre Saint-Étienne et Lyon ainsi que l'amélioration de la liaison ferroviaire existante pour le trafic voyageur, et l'élargissement à 2X3 voies de l'A47 sur tout son parcours.

Vélos en libre-servicemodifier

StationVélivert située place Jean Jaurès.

Un service de vélopartage, nommé Vélivert16 et comprenant 280 vélos répartis dans l'agglomération, a été mis en place en juin 2010 par la société Smoove.

Transport ferroviairemodifier

La ligne TER Saint Étienne-Lyon est la ligne de chemin de fer la plus fréquentée de France après l'Île-de-France17.

Transports en communmodifier

Articles détaillés : Tramway de Saint-Étienne et Ligne de bus STAS.
Rame du tramway de Saint-Étienne.

Saint-Étienne est l'une des rares villes de France à avoir conservé son tramway en permanence depuis ses origines18. Celui-ci a en effet fonctionné sans interruption depuis sa création, en 188119. Il a même récemment bénéficié d'une extension, reliant le centre-ville à la gare ferroviaire de Châteaucreux. La STAS gère et exploite le réseau de transports urbains de Saint-Étienne et son agglomération. Elle est chargée d'assurer le service de transport dans une vingtaine de communes de l'agglomération stéphanoise.

Le réseau est composé de 3 lignes de tramway (11,6 km de lignes), 60 lignes régulières, (4 de nuit) dont 98 % des véhicules roulent à l'énergie propre (trolleybus électrique, bus au gazole blanc)20.

L'agglomération a adapté sa billetterie en 2 zones de déplacements :

  • la zone Grand Saint-Étienne ;
  • la zone Grand Gier.

Et pour relier les deux :

  • Saint-Étienne Métropole toutes zones ;
  • la gamme Oùra, qui permet d'utiliser le TER (dans 10 gares de l'agglomération) et les transports collectifs à volonté sur le territoire de l'agglomération.

Transports aériensmodifier

Aéroport international Saint-Étienne Loire : des liaisons entre Saint-Étienne et Porto, Tel Aviv, Dubaï ou encore Istanbul plusieurs fois par semaine, ainsi que des vols charters.

Urbanismemodifier

Morphologie urbainemodifier

Article détaillé : Urbanisme de Saint-Étienne.

Saint-Étienne n'est pas à proprement parler une ville nouvelle apparue au XIXe siècle, mais le développement économique et industriel va fournir à la bourgeoisie locale l'occasion d'organiser un nouveau plan de ville néoclassique qui se superpose à celui de la ville ancienne et de ses faubourgs.

Le centre-ville est depuis le XIXe siècle organisé suivant le plan en damier mis au point par l'architecte-voyer Dalgabio21.

L'absence d'initiative patronale concernant la construction de logement ouvrier va progressivement entraîner une crise du logement dans les années 1910-1920.

Les lendemains de la Seconde Guerre mondiale sont marqués par la construction des premiers grand ensembles (quartier de Beaulieu) et la construction progressive dans les années 1970 des quartiers Sud-Est (La Métare, La Palle, Montchovet) ainsi que la construction de Montreynaud.

Limites de la villemodifier

La ville s'est agrandie à plusieurs reprises, annexant les communes suivantes :

Découpages administratifsmodifier

Plan des quartiers de Saint-Étienne.

Compte tenu de l’étendue de la ville, il y a trois codes postaux :

  • Saint-Étienne Nord (nord-ouest / nord-est + centre-ville) : 42000 ;
  • Saint-Étienne Sud (+ Rochetaillée) : 42100 ;
  • Saint-Victor-sur-Loire est rattaché au bureau distributeur de Roche-la-Molière dont le code postal est 42230.

Quartiersmodifier

Article détaillé : Quartiers de Saint-Étienne.

Comme toutes les villes, Saint-Étienne dispose de quartiers très variés qui reflètent sa sociologie : cœur historique (Saint-Jacques, Badouillère / Saint-Roch, Jacquard), faubourgs (Crêt de Roc, Colline des Pères, Tarentaize / Beaubrun / Severine) ou encore grands ensembles (La Métare / Le Portail Rouge, Beaulieu / Montchovet / Marandinière, Montreynaud).
Une particularité réside dans le fait que son centre-ville demeure, aujourd'hui encore, majoritairement habité par des catégories de population modestes, en partie issues de l'immigration.
Saint-Étienne dispose toutefois de quartiers bourgeois comme le Cours Fauriel, au Sud-Est de la commune, dans l'axe direct du Parc Naturel Régional du Pilat. Surnommée " les Champs-Élysées stéphanois " , cette large avenue dont les contre-allées sont plantées d'arbres centenaires accueille immeubles cossus et villas " belle époque " , tout comme certains secteurs des collines de Villeboeuf et de la Vivaraize situées à proximité.

Logementmodifier

Projets d'aménagementsmodifier

L'EPASE (L'Établissement Public d’Aménagement de Saint-Étienne créé en janvier 2007)24 propose une grande opération d’urbanisme qui concerne plus de 970 hectares, du centre-ville, du quartier de Carnot, de Jacquard, de Châteaucreux, de la Plaine Achille, du site Couriot, de Monthieu, où l’enjeu est le renouvellement de l’habitat, le cadre de vie, des services et le développement économique et commercial de la ville.

  • Construction d'un grand centre d'affaires dans le quartier de Châteaucreux25, où Casino (entre autres) a construit son nouveau siège social.
  • Réaménagement et mise en valeur du site du puits Couriot26 (ancienne mine de charbon) afin de le transformer en lieu culturel et touristique.
  • Aménagement de la Manufacture Impériale d'Armes en campus scientifique et cluster créatif grâce à la proximité de la Cité du Design, et création d'un parc urbain sur le site de la Plaine Achille, regroupant des équipements culturels : Zénith, Comédie de Saint-Étienne, salle du Fil.
  • Requalification de l'entrée de ville Est et du secteur du Pont-de-l'Âne, aujourd'hui essentiellement constituée d'espaces commerciaux et industriels.
  • Ainsi que nombre d'autres projets d'envergure moins importante (construction de logements, démolition d'immeubles anciens jugés « insalubres », projets économiques, embellissement de places et rues, « mise en valeur » du patrimoine…).


La ville est intégrée à l'Eurométropole constituée autour des agglomérations de Lyon, Saint-Étienne, Porte des Alpes et la ViennAgglo.


Toponymiemodifier

Carte de Cassini de la région stéphanoise en 1764.

Les premières traces écrites datant de 1184 mentionnent Sanctus Stephanus de Furano27 (Saint-Étienne de Furan).

La ville étant connue pour ses fabriques d'armes, elle fut momentanément renommée Armeville ou Commune d'Armes pendant la Révolution française. Saint-Étienne est aussi dénommée en francoprovençal Sant-Etiève, Sant-Stève, Sant-Estève ou Sant-Ètièno, en occitan Sant Estève.[réf. nécessaire] Elle prit aussi le nom de Saint-Étienne-sur-Loire de 1969 à 1970 lors de la fusion des communes de Saint-Étienne et de Saint-Victor-sur-Loire.

Histoiremodifier

Héraldiquemodifier

blason

Armoiries de Saint-Étienne :
D'azur à deux palmes d'or en sautoir cantonnées en chef d'une couronne royale fermée du même et de trois croisettes pierrées d'argent deux aux flancs, une en pointe.
Les ornements extérieurs, se décrivent : L'écu surmonté d'une couronne murale à quatre tours crénelées d'or maçonnées et ouvertes de sable est soutenu par une branche de chêne à dextre et une de laurier à sénestre, toutes deux d'or fruitées d'argent, croisées en pointe en sautoir et liées par un nœud de gueules.

blason

Armes de Saint-Étienne :
D'azur à deux palmes d'or en sautoir cantonnées en chef d'une couronne royale fermée du même et de trois croisettes pierrées d'argent deux aux flancs, une en pointe.
Les ornements extérieurs, non représentés ici se décrivent : L'écu surmonté d'une couronne murale à quatre tours crénelées d'or maçonnées et ouvertes de sable est soutenu par une branche de chêne à dextre et une de laurier à sénestre, toutes deux d'or fruitées d'argent, croisées en pointe en sautoir et liées par un nœud de gueules.

blason

Armes de Saint-Étienne pendant le Premier Empire :
D'azur, à deux fusils d'or adossés en pal, accostés de deux clefs d'argent aussi adossées, surmontés d'un lambel d'or à quatre pendants, soutenus d'une molette d'argent, aux deux palmes de même en sautoir brochant sur le tout28.

Le Moyen Âgemodifier

Les ruines du château de Saint-Priest-en-Jarez, vers 1900

Deux routes anciennes sur la ligne de partage des eaux ont été identifiées29 et ont été l'objet de découvertes archéologiques modestes :

  • dans un texte de 124330 il est fait mention d'une ancienne voie passant au sud de la ville, la via romipedum a Lugduno ad Podium (voie des pèlerins de Lyon au Puy), toujours visible aujourd'hui de part et d'autre de la ligne de partage des eaux31. Cet axe ancien32 reliant Lyon au Puy-en-Velay fut probablement utilisé régulièrement jusqu'à la mise en place des routes royales.
  • une autre voie ancienne reliant Vienne à l'Auvergne aurait été mise à jour dans le prolongement de l'actuelle rue des Frères Chappe33.

C'est sous le patronage du seigneur de Saint-Priest-en-Jarez qu'a été fondée la paroisse de Saint-Étienne-de-Furan34, à une date et dans des circonstances inconnues. Le château de Saint-Priest est quant à lui mentionné dans les textes en 116735. Saint-Étienne continuera à dépendre administrativement de Saint-Priest jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

Place du peuple avec la tour de la droguerie

La première mention de la paroisse de Saint-Étienne se trouve sur les titres création l’abbaye de Valbenoîte, fondée par le comte Guy II de Forez en 1184 dans l'alleu de Ponce de Rossillon. En 1195, Willemlmine de Rossillon donne à l'abbaye ses terrains du champ de L'Orme36. En s'implantant ainsi à deux kilomètres au sud la ville, l'abbaye cistercienne de Valbenoîte bénéficiait très probablement de la présence de la grande route de Lyon au Puy-en-Velay et du potentiel hydraulique des eaux du Furan.

Au XIIIe siècle la ville se présentait sous l'aspect d'un bourg adossé à l'actuelle colline Sainte-Barbe entre le Roannelet et le Furan. La paroisse s'étendait sur un territoire assez vaste. Avant le détachement de celles de L'Étrat et Rochetaillée aux XIIe et XIIIe siècles, la paroisse de Saint-Étienne allait ainsi des sources du Furan à Saint-Priest-en-Jarez. Les habitants élisaient alors librement des syndics et semblaient jouir de premières franchises municipales37.

La Guerre de Cent Ans n’épargna pas Saint-Étienne et l’abbaye de Valbenoîte fut saccagée en 1359 par les Tard-Venus anglais. Pour lutter contre ces dangers, l’abbé Hugues de Torrenche entreprit de fortifier la ville.

Au XVe siècle, Saint-Étienne-de-Furan faisant partie des fiefs des seigneurs de Saint-Priest-en-Jarez. En 1477, les Durgel de Saint-Priest ajoutèrent à leur nom « et de Saint-Étienne ». La cité (composée de 200 maisons) se concentrait alors autour de l'actuelle place Grenette et de la Grande Église38. En 1410, la ville fit l'acquisition du Pré de la foire sur la rive droite du Furan (la future place du Peuple)39.

En 1534, les consuls, habitants et manants de Saint-Étienne-de-Furan obtiennent le gouvernement des portes et des murailles de la ville, s'affranchissant de la tutelle du seigneur de Saint-Priest40 qui leurs confirme le droit de nommer les consuls chaque année et celui de s'assembler « à leur gré, dans la maison de ville, pour la chose publique».

Avec l’essor économique et démographique, le bourg fortifié était trop exigu et deux faubourgs se développèrent autour des murailles :

  • à l'ouest à Polignais et Tarentaize autour de la place Roannelle41.
  • à l'est au-delà du Pré de la Foire, le long du chemin qui conduisait à Valbenoîte, le futur quartier Saint-Jacques.

La cité comptait alors plus de 3 000 habitants à la fin du XVe siècle.

L'époque modernemodifier

Ancienne maison restaurée.

En 1535, le roi François Ier dépêche à Saint-Étienne l’ingénieur Virgile pour organiser la production d'armes pour les guerres d'Italie. Dès 1592, Papire Masson écrit: "Cette ville est célèbre dans toute l'Europe par l'industrie de ses habitants qui ont des ateliers semblables aux forges de Vulcain où se fabriquent toutes sortes d'objets de quincaillerie, les armes de chasse et de guerre."

Début 1570, la ville est prise par l’amiral de Coligny, au cours de la troisième guerre de religion42.

Dès le XVe siècle, il s'était constitué un centre important de production métallurgique (armes blanches, puis armes à feu dès les guerres d'Italie) et l’armurerie va désormais faire la renommée de la ville avec la production d'armes de guerre (ou de commerce), on y compte plus de 600 armuriers en 1669. La petite métallurgie donne naissance à une production très variée, appelée « clincaillerie » (quincaillerie)43.

Il se développe aussi la fabrication de rubans importée d’Italie (rubanerie qu'il ne faut pas confondre avec la passementerie) dès le XVIe siècle. Grâce à l'importance de son activité industrielle, la ville au XVIIe siècle abrite 23 000 habitants.

En 1641, Saint-Étienne passe de la maison des Durgel à celle des Chalus, une branche apparentée. En janvier 1723, François de Chalus vend pour 400 000 livres la seigneurie de Saint-Priest et de Saint-Étienne à Abraham Peirenc de Moras, qui mourut sans héritier. Gilbert des Voisins la vendit à son tour à Louis XVI le 2 février 1787, pour la somme de 1 million 335 935 livres

À la fin de l'Ancien Régime, la ville est dite : « La plus considérable du Forez, la seconde du gouvernement du Lyonnais, renommée par ses manufactures et son commerce en armes, clinquaille et rubans ». Sa population est alors d'environ 26 000 habitants.

La période révolutionnaire permet à la municipalité d’acheter des terrains du clergé et de la noblesse. L'architecte Pierre-Antoine Dalgabio établi un nouveau plan de la ville en 1792. La ville de Saint-Étienne jusqu'alors orientée est-ouest suivant la route de Lyon au Puy-en-Velay (voir : Rue de Lyon) adopte un nouveau axe nord-sud suivant la route de Paris à Annonay, la Grand’rue.

Pendant la période révolutionnaire, la ville prend le nom d'Armeville.

Malgré son dynamisme économique et démographique, Saint-Étienne dépend toujours administrativement de Montbrison, alors préfecture, et même de Feurs, chef-lieu de la Loire de 1793 à 1795. Ce n'est qu'en 1855 que Saint-Étienne, en raison de son rapide développement industriel et démographique, devient chef-lieu du département.

Au moment de la Révolution industrielle s'y développent les métiers de la métallurgie lourde et l'exploitation industrielle des mines de charbons. Dans le même temps, Saint-Étienne devient la capitale mondiale du ruban en dépit de la concurrence de Bâle.

L'époque contemporainemodifier

L'hôtel de ville

En 1816 Louis-Antoine Beaunier crée École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne. Le 5 mai 1821 il demande la concession d'une voie ferrée de Saint-Étienne à Andrézieux, longue de près de 18 km. Louis XVIII accorde la concession le 26 février 1823 du premier réseau ferré d'Europe continentale. Cette première ligne, uniquement destinée aux marchandises tractées par des chevaux, donnait accès aux rambertes de la Loire en aboutissant au port d'Andrézieux. Le charbon embarqué sur le fleuve partait à destination de la façade atlantique, se posant en concurrent des charbons du Nord et de Valenciennes.

À Saint-Étienne, le 27 octobre 1824, le gouvernement délivre la première concession minière.

Barthélemy Thimonnier y conçoit la première machine à coudre en 1830.

L'ingénieur des mines Marc Seguin fait au cours de son voyage en Angleterre la connaissance de George Stephenson qui construit alors la ligne de train de Darlington à Stockton. L'adoption en France d'un système de transport qu'il a apprécié durant ce voyage lui paraît indispensable. Il obtient en 1826 la concession de la ligne de Saint-Étienne à Lyon par la vallée du Gier. Ce trajet de 57 km facilitera le transport du charbon et des produits industriels de cette importante région minière. Les travaux sur l'ensemble de la ligne commencent en septembre 1826, avant l'approbation du tracé. Trois stations intermédiaires sont établies, à Givors, Rive-de-Gier et Saint-Chamond. La section Givors - La Grand-Croix est ouverte le 28 juin 1830 ; celle de Givors - Lyon le 3 avril 1832 ; et celle de La Grand-Croix - Saint-Étienne le 1er octobre 1832 pour les voyageurs et le 25 février 1833 pour les marchandises. La ligne est exploitée à la fois par traction animale et par locomotive depuis l'origine. Elle a coûté plus cher que prévu car elle nécessite la construction de nombreux ouvrages d'art dans un sous-sol mal connu.
En 1827, c'est la mise en service du premier chemin de fer français entre Saint-Étienne et la Loire à Andrézieux, puis la construction de la ligne Saint-Étienne - Lyon.
La traction à vapeur remplace rapidement la traction animale, grâce à Marc Seguin.
En 1832, Marc Seguin commence la construction de la deuxième ligne de chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon.
En 1833, une ligne de voyageurs est créée reliant Roanne à Saint-Étienne et à Lyon.
C'est seulement le 1er août 1844 que la première locomotive arrive à Saint-Étienne du fait de la dure rampe venant de Rive-de-Gier.
Autrefois pénalisée par son enclavement, la région stéphanoise va alors connaître un essor économique et démographique important.

Toujours en 1833, est concédé dans le même département le premier tramway français faisant la liaison Montbrison - Montrond (Montbrison étant à l'époque la préfecture du département). C'est la première voie ferrée posée sur route, affectée au transport des voyageurs et marchandises. Ce tramway est mis en service en 1838.


En 1848, Saint-Étienne montre grand enthousiasme à la chute de Louis-Philippe et la proclamation de la République. Le drapeau rouge est hissé pour la première fois sur l'Hôtel de Ville. Pas pour longtemps : dans les mois suivant le coup d’État du 2 décembre 1851, les arbres de la Liberté, plantés à Saint-Étienne durant les événements de 1848, sont arrachés et une quinzaine de socialistes locaux sont arrêtés. Le 18 septembre 1852, le Prince-Président, à deux mois d'être empereur, visite Saint-Étienne dans l'enthousiasme populaire - Edmond Texier écrit dans le Siècle :

« Il y a un mois, Saint-Étienne nommait Jules Favre membre du Conseil général, aujourd'hui cette ville crie « Vive l'Empereur ! » La légende impériale est toujours vivante dans le souvenir du campagnard et de l'ouvrier. Mais les drapeaux serrés, les échafaudages disparus, les uns retournent à la charrue, les autres à l'atelier et tous, à leurs instincts démocratiques. »44

Le retour de l'Empire stoppe temporairement les grèves ; elles reprennent en 1865 quand plusieurs milliers de veloutiers font grève pendant quelques jours.
En 1868, les passementiers stéphanois accueillent la première antenne française de l'Association Internationale des Travailleurs (A.I.T), formé à Londres en 1864. Il y a lieu de souligner ici que ce sont les passementiers, et non les mineurs, qui furent les premiers à s'organiser pour la lutte en faveur des travailleurs de leur corporation : sociétés de secours mutuel, coopératives de production, sociétés secrètes... Le contact avec l'A.I.T. y fut pour beaucoup. De son apport s'ensuivit la création des comités dont le plus célèbre à Saint-Étienne est celui de la rue de la Vierge : futur « Comité central des quatre cantons », il sera le point de départ de l'insurrection de 1871.
En 1869 les chaudronniers font grève (de même que les chapeliers à Chazelles-sur-Lyon, les teinturiers à Izieux,...). La fusillade du Brûlé, à La Ricamarie, ébranle profondément les convictions patriotiques de la population.

Lors du plébiscite de mai 1870 (destiné à affermir le régime en arguant de sa libéralisation et en faisant adopter au passage l'idée de la transmission par ordre de primogéniture mâle, autrement-dit de Napoléon III à son fils), les libéraux (et Napoléon III) recueillent en France une large majorité de « oui » ; Saint-Étienne va à rebours : vingt-huit radicaux et seulement deux libéraux sont élus aux municipales du 7 juillet. L'Empire s'effondre deux mois plus tard à Sedan.

Du 24 au 28 mars 1871, la Commune de Saint-Étienne embrase la ville. Le préfet de la Loire Henri de l’Espée est tué. Michel Rondet, alors inspecteur de la garde communale, est condamné à 5 ans de prison44.

Parallèlement à tous ces mouvements politiques, le développement industriel et donc économique, est en plein essor à Saint-Étienne :

En 1860 est fondée une épicerie dans un ancien cabaret dit « Le Casino Lyrique ». Le public baptisera l'établissement « Au Casino », devenu « Casino ». Geoffroy Guichard la rachète en 1892, puis fonde en 1898 la société des magasins Guichard Perrachon, à l'origine du Groupe Casino45.

1881 voit la mise en service du réseau de tramway « Saint-Étienne - Firminy - Rive-de-Gier » (65 km), ainsi que la première ligne de tramway de Saint-Étienne.

La marque des Cycles Mercier est fondée à Saint-Étienne par Émile Mercier en 1899, ainsi que la marque Automoto qui fabriquait des motos.

En 1885, Étienne Mimard, armurier originaire de Sens, fonde avec un autre armurier, Pierre Blachon, la Manufacture Française d'Armes et Cycles de Saint-Étienne, devenue Manufrance en 1947. Mimard dirige l'entreprise de sa création à 1944. Quelques années après la reprise de la société Martinier-Collin, Mimard et Blachon s'installent dans le site construit Cours Fauriel à partir de 1892 par l'architecte Lamaizière. Le bilan de leurs innovations est important : ils ont créé à la fois une grande manufacture, un centre d'innovation technique, un système inédit de vente par correspondance et un centre d'édition (Tarif-Album, Le Chasseur français).

Le 28 octobre 1890, l'ingénieur des mines Henry Kuss prend le poste d'ingénieur ordinaire du sous-arrondissement minéralogique-Ouest dans le bassin houiller de Saint-Étienne. Des catastrophes successives (Châtelus (1887), Verpilleux (1889) et Villeboeuf (1890)) y ont douloureusement attiré l'attention publique. Il n'y reste que six mois, mais durant ce court délai il fait appliquer avec grande rigueur dans les exploitations des trois importantes Sociétés de Roche-la-Molière et Firminy, de Montrambert et La Béraudière, et des Mines de la Loire, des mesures de sécurité pour prévenir les explosions attribuées au grisou, le plus souvent directement liées au poussiers. C'est le début d'une ère nouvelle dans les mines du bassin : les accidents n'y atteignent plus les proportions catastrophiques qui prévalaient jusqu'alors. Ces mesures seront plus tard codifiées par l'Administration dans des règlements généraux46.

En 1901, la liaison Saint-Étienne – Saint-Héand (14 km) et la liaison Saint-Étienne – Saint-Chamond (15 km) sont mises en place. En 1905, la liaison Saint-Étienne – Pélussin (32 km) est ouverte. En 1933, la liaison Saint-Étienne – Saint-Chamond est fermée. La liaison Saint-Étienne - Pélussin l'est à son tour, suivie en 1937 par la liaison Saint-Étienne – Saint-Héand.

Au début du XXe siècle, l'industrie de l'arme est dominée par la Manufacture d'armes de Saint-Étienne (MAS) pour le matériel militaire et la Manufacture française d'armes et cycles (Manufrance), ainsi que de nombreux artisans pour les fusils civils.

En 1941, le maréchal Pétain vient présenter à Saint-Étienne la « Charte du travail » (collaboration patronat salariés).

La ville est touchée par le bombardement du 26 mai 1944, avec environ 1 000 morts et disparus en quelques minutes par une escadrille de bombardiers américains ayant pour objectif principal les voies de chemin de fer. Saint-Étienne est libérée le 1er septembre par les troupes débarquées en Provence47.

Dans les années 1970, Saint-Étienne et la France sont admiratifs de l'épopée des Verts dans le championnat européen ; celle-ci se finit par une finale perdue contre le Bayern de Munich et le défilé de l’équipe sur l’avenue des Champs-Élysées.

Depuis les années 1970, les grandes industries stéphanoises connaissent de nombreuses difficultés. Depuis la fin des années 1960, les Houillères de la Loire sont déficitaires à cause de la concurrence du pétrole et du charbon des pays étrangers, beaucoup moins chers en termes de coûts de production et surtout de frais de transport. De 26 029 employés en 1945, les effectifs sont ramenés sous le seuil des 10 000 en 1963. Quand le puits Couriot ferme ses portes en 1973, ils ne sont plus que 3 000 employés des houillères. Le dernier puits du bassin stéphanois - le puits Pigeot - ferme en 1983.

Manufrance dépose le bilan en 1986, la Manufacture Royale d'Armes gérée par GIAT industries licencie de plus en plus. Cet important repli économique passe aussi par une baisse démographique. D'une population de 225 825 habitants en 1968, dans ses limites actuelles, la ville est passée à 201 569 en 1990 et 176 800 en 2004 ; mais (léger accroissement) 177 500 en 2006.

Politique et administrationmodifier

Logo de la mairie de Saint-Étienne.

Au Moyen Âge, la ville est gouvernée par des syndics et consuls élus siégeant à l'ancien Hôtel-de-Ville (actuelle place Boivin) sous la tutelle du seigneur de Saint-Priest-en-Jarez.

Saint-Étienne a été créée, en tant que commune indépendante de Saint-Priest-en-Jarez, sous le nom d'Armes (Commune-d'Armes ou Armes-Ville) dans le Canton-d'Armes en 1793.

Elle est renommée Saint-Étienne en 1801, Saint-Étienne-sur-Loire puis en 1969 à nouveau Saint-Étienne.

Au cours du temps Saint-Étienne a absorbé de nombreuses communes Beaubrun, Montaud, Outre-Furent et Valbenoîte en 1855, Saint-Victor-sur-Loire et Terrenoire en 1969 et Rochetaillée en 1973.

Elle a cédé Planfoy à Saint-Genest-Malifaux en 1863.

Liste des mairesmodifier

Liste des maires successifs depuis 1947
Période Identité Parti Autre mandat
mars 1947 à 1964 Alexandre de Fraissinette RPF puis CNI Député
décembre 1964 à 1977 Michel Durafour CR Ministre
mars 1977 à 1983 Joseph Sanguedolce PCF
mars 1983 à 1994 François Dubanchet UDF Sénateur
mai 1994 à 2008 Michel Thiollière Parti radical Sénateur
Depuis mars 2008 Maurice Vincent PS Sénateur

Pour la liste complète des maires, se reporter à l'article Liste des maires de Saint-Étienne.

Jumelagesmodifier

Au 1er janvier 2012, Saint-Étienne est jumelée avec 15 villes. Des échanges approfondis et réguliers ont réellement lieu avec 5 d'entre elles :

Coopérations décentraliséesmodifier

Villes UNESCO de design, membres du réseau des villes créativesmodifier

Depuis novembre 2010, Saint-Étienne fait partie du réseau des villes créatives UNESCO, comme ville de design. Les coopérations entre les 11 villes design de ce réseau sont nombreuses et se développent maintenant en dehors du strict cadre du design.

Population et sociétémodifier

Démographiemodifier

L'industrialisation amène une très forte croissance démographique de 1800 à 1926. Après un recul industriel de vingt ans cette croissance reprend dans les années cinquante mais ne durera que vingt ans et actuellement la population est revenue à son chiffre de 1946 voire celui compris entre 1921 et 1926. Ce recul démographique est le reflet des difficultés qu'ont subies les principales industries stéphanoises dès le début des années soixante-dix : tout d'abord les Houillères de la Loire en raison de la concurrence du pétrole et du charbon des pays étrangers, de 26 029 employés en 1945, les effectifs sont ramenés sous le seuil des 3 000 en 1973. Le dernier puits fermera en 1983. Puis Manufrance déposera le bilan en 1986 ; en 2001, c'est la Manufacture d'armes de Saint-Étienne reprise par GIAT industries qui ferme ses portes. D'une population de 225 825 habitants en 1968, dans ses limites géographiques actuelles, la ville est passée à 201 569 en 1990, 176 800 en 2004, et 172 696 en 200848.

En 2010, la commune comptait 171 260 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ansNote 1,Note 2.

           Évolution de la population  modifier
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
25 000 16 259 18 035 19 102 33 064 41 534 48 554 49 614 56 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
94 432 92 250 96 620 110 814 126 019 123 813 117 875 133 443 136 030
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
146 559 146 788 148 656 167 967 193 737 191 088 190 236 177 966 181 730
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
210 311 223 223 220 181 204 955 199 396 180 210 177 480 175 318 172 696
2009 2010 - - - - - - -
171 961 171 260 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 196249 puis Insee à partir de 196850.)

Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges à Saint-Étienne en 2007 en pourcentage51.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
7,5 
75 à 89 ans
12,1 
13,2 
60 à 74 ans
14,5 
18,0 
45 à 59 ans
18,3 
18,8 
30 à 44 ans
16,6 
24,7 
15 à 29 ans
22,8 
17,4 
0 à 14 ans
14,4 

Vie militairemodifier

Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Saint-Étienne :

Économiemodifier

L'agglomération stéphanoise représente le 2e bassin d'emploi au sein de la Région Urbaine de Lyon, au cœur d'un marché métropolitain de 2,9 millions d'habitants et de 1,2 millions d'emplois.

Avec plus de 11 000 entreprises, dont 1 500 entreprises industrielles et 6 000 entreprises de services, elle dispose du plus important réseau de PME-PMI de France. Elle concentre 70 % des emplois de la Loire soit 150 000 emplois (dont 110 000 emplois dans le secteur salarié privé).

Saint-Étienne est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Étienne / Montbrison qui gère l’aéroport de Saint-Étienne - Bouthéon. Saint-Étienne accueille le siège du Groupe Casino.

Historiquemodifier

Des origines au XVe sièclemodifier

Du XVe au XVIIIe siècle, la naissance d'une ville industriellemodifier

De 1789 à 1939, une ville au cœur de la révolution industriellemodifier

Historiquement, la ville s'est développée avec :

  • Les premiers chemins de fer d'Europe continentale

L'ingénieur Louis-Antoine Beaunier obtient le 26 février 1823 la concession de la première ligne d'Europe continentale52reliant Saint-Étienne à Andrézieux qui sera mise en service le 30 juin 1827. Lui succéderont les lignes de Saint-Étienne à Lyon (1830-1832) et d'Andrézieux à Roanne (1832-1833).

La ville a connu dans la deuxième moitié du XXe siècle de nombreuses restructurations et fermetures dans sa sphère industrielle. Après la fermeture de Manufrance, des mines de charbon, de la plus grosse partie de GIAT industries (l'activité optique restant en place), et les difficultés de l'industrie du cycle, Saint-Étienne était décrite comme une ville en péril. Son activité économique connaît aujourd'hui un renouveau, grâce à des initiatives locales et régionales de pôle d'innovation, de manifestations artistiques, et de renforcement de son influence économique. La situation du commerce en centre-ville s'améliore également.

Agroalimentairemodifier

Santémodifier

Saint-Étienne possède, dans le domaine public, un CHU avec trois hôpitaux :

  • L'hôpital de la Charité : Il se situe en centre-ville.
  • L’hôpital Bellevue : Il se situe dans le quartier de Bellevue : C'était l'un des hôpitaux de France les plus importants dans les années 1900, mais depuis 2008, tous les services qu'il possédait ont déménagé à l’Hôpital Nord sauf le service de rééducation. Dans les années à venir, cet hôpital deviendra un hôpital gériatrique. Il possède la Faculté de Médecine qui doit déménager en 2014 à l'Hôpital Nord.
  • L'hôpital Nord : Il se situe à Saint-Priest-en-Jarez, dans le nord de l'agglomération : c'est le seul hôpital public général de Saint-Étienne. Il a ouvert en 1982 et a été agrandi en 2008 pour accueillir tous les services de l'Hôpital Bellevue. Il possède 1 800 lits. Il doit accueillir la faculté de médecine en 2014.

Le CHU de Saint-Étienne est le plus grand employeur du département de la Loire avec 6 900 employés (les 3/4 des employés se trouvent à l'Hôpital Nord).

Il y a aussi trois cliniques et hôpitaux privés :

  • Le Centre Hospitalier Privé de la Loire : il se situe anciennement à la place de l'immeuble de La Muraille de Chine.
  • La Clinique Mutualiste : Elle se situe à côté de l'hôpital Bellevue.
  • La Clinique du Parc : Elle se situe aux abords de l'hôpital Nord.

Affairesmodifier

  • La cité des affaires de Châteaucreux sur une superficie de 40 ha dont 250 000 m²53de bureaux au sud et au nord de la gare TGV, reliée au centre-ville par le tramway. Le siège social mondial du Groupe Casino est le fer de lance du pôle tertiaire en devenir (avec une surface totale de 50 000 m² réunissant les 13 sites actuels du groupe).
  • Quartier de Centre Deux où l'on trouve le plus grand centre commercial de l'agglomération, l'Inspection académique de la Loire ou l'École nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S).
  • Métrotech54: Un parc technologique dédié prioritairement à des activités liées au biomédical, à la mécanique avancée, à l'optique vision et au tertiaire supérieur. Ce parc de 30 hectares a pour mission d'accueillir des emplois à haute valeur ajoutée dans ces filières clés.

Recherchemodifier

  • Le pôle des Technologies Médicales qui rassemblent un tiers du potentiel de Rhône-Alpes dans les technologies médicales55.
  • L'optique, avec notamment le « Pôle optique et vision »56 Il regroupe, l'enseignement, la recherche fondamentale, la recherche technologique et la production industrielle.
  • Le design célébré depuis quelques années déjà avec la Biennale internationale du Design et la conception de la cité du design sur l'ancien site de la Manufacture Royale d'Armes57.
  • Le pôle Sporaltec58 qui réunit les filières de la mécanique, du textile, de la plasturgie et les industries des équipements de sports, de loisirs et de santé.
  • Le pôle de compétitivité ViaMéca59qui regroupe les filières de l 'aéronautique, des véhicules roulants, les machines outils et les biens d'équipement.

Industriemodifier

  • De nombreuses entreprises dans la métallurgie, la mécanique et la sous-traitance automobile : General Dynamics et sa filiale AxleTech, Ascométal, SAM Outillages, Linamar Famer Rivoire, PCI Scemm, JTEKT, SEAC Saint-Etienne Automotive Components, Lemforder Mécacentre...
  • Verney-Carron, leader français de l'arme de chasse.
  • JDSU France dans l'électronique.
  • Thuasne dans le textile médical.
  • Le pôle de l’eau60 et de l’environnement, qui fédère plus de 150 partenaires aux compétences diversifiées et complémentaires dans le secteur du traitement de l’eau et de l’environnement.
  • Le Centre européen des biens d’équipement industriel61, qui regroupe 1 300 entreprises en mécanique et traitements de surfaces, la recherche ainsi que l'enseignement supérieur.

Commercemodifier

Liste des principaux centres commerciaux de Saint-Étienne et son agglomération :

Grandes réalisations infrastructurales de Saint-Etienne dans le XXIème sièclemodifier

  • Construction du Zénith de St Etienne métropole
  • Construction de la Salle de concert "Le Fil"
  • Réaménagement de la Place Jean Jaurès, Place Jacquart, Place Chavanelle, Place de l'Hotel de Ville.
  • Construction du parking souterrain Chavanelle
  • Restructuration de toute les lignes de tram plus l'extension du réseau jusqu’à Chateaucreux
  • Agrandissement du Stade Geoffroy-Guichard
  • Construction de la Technopôle a Montreynaud
  • Agrandissement de l'Hôpital Nord
  • Reconversion total du quartier de Montchovet dans le sud de la ville grâce a la destruction du plus grand immeuble d'habitation européen "La muraille de Chine" en y construisant le Centre Hospitalier Privée de la Loire.
  • Modification de la circulation en ville : le Centre-Ville est réservé qu'a la déserte locale. Un boulevard urbain a été créé pour contourner le Centre-Ville
  • Cité du Design
  • Transformation total du quartier de Châteucreux (réfection de la gare, construction d'une ligne de tram et d'un parking aérien, constructions d'immeubles pour accueillir des logements et des bureaux, construction du siège Casino,...)

Et dans le futur ?modifier

  • Projets de l'A45 et du périphérique ouest
  • Construction de la nouvelle faculté de médecine et du pôle santé à l'Hôpital Nord et construction d'un hôpital gérontologique sur le site de l'hôpital Bellevue et aggrandissement du service de Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) sur le même site.
  • Probable agrandissement du réseau de tramway.
  • Reconversion du quartier du Pont de l'âne en y construisant des habitats et un grand centre commercial (80 boutiques prévu) écologique.

Personnalités liées à la villemodifier


Place Jean-Jaurès.
  • Sportifs :

Culture et patrimoinemodifier

Monuments et lieux touristiquesmodifier

Le patrimoine architectural remarquable de Saint-Étienne, du XIVe siècle au XXe siècle, lui a valu le label Ville d'Art et d'Histoire décerné en 200063.
De plus depuis le 22 novembre 2010, la ville est reconnue par l'Unesco pour faire partie du réseau « villes créatives Design »64.

La tour de la Droguerie, la Bourse du Travail, l'hôtel de ville, la préfecture, la Manufacture d'Armes, le plus ancien pont ferroviaire d'Europe continentale (classé monument historique) et bien d'autres édifices sont autant d'exemples de ce patrimoine exceptionnel.
Rue des martyrs de Vingré dans la zone piétonnière.

Aussi, Saint-Étienne offre plus de 700 hectares de parcs et espaces verts, parsemés de sculptures65, œuvres d'art, essences d'arbres… idéal pour la détente, la promenade et pour découvrir la ville sous un autre angle. La ville possède aussi une riche statuaire. Une réplique de la statue de la Liberté est visible non loin du centre-ville, sur la place Jules-Ferry, au croisement de la Grand-Rue et de la rue Chevreul.

À quelques minutes du centre-ville se trouvent :

Le château féodal de Rochetaillée est visitable.

Le parc naturel régional du Pilat, situé dans des forêts de moyenne montagne. Ce vaste parc de plus de 700 km² culmine à 1 432 mètres au Crêt de la Perdrix. Il constitue une réserve importante pour la faune et la flore de ces régions montagneuses. Il est aussi composé d’un important site de sport d’hiver avec l'Espace nordique du Haut Pilat.

Architecturemodifier

Architecture du XVIe sièclemodifier
  • La Maison François Ier (7 et 9, place Boivin) construite en 1547 dans le centre médiéval de la ville est la plus remarquable des maisons du XVIe siècle restant à Saint-Étienne. L’édifice possède une façade à élévation gothique, mais l'influence de la renaissance est sensible dans le décor extérieur (médaillons) et surtout intérieur (plafond à la fougère et les cheminées monumentales). Édifice classé monument historique (depuis le 17/11/1998)66.
  • Tour de la Droguerie (place du Peuple) construite au XVIe siècle. La tour faisait partie des anciens remparts qui ceinturèrent la vieille ville.
  • Hôtel particulier de Jullien-Chomat de Villeneuve (rue Gambetta) bâtiment du XVIIe siècle. Il est aujourd’hui occupé par le musée du vieux Saint-Étienne.
  • La maison Peurière, maison janséniste. Elle a été démolie le 21 janvier 2004 par la municipalité pour la construction d'un parking67,68.
Architecture du XIXe sièclemodifier
  • Manufacture d'armes de Saint-Étienne (rue Bergson) construite en 1864, sur une surface de 12 hectares. Conçue dans l'esprit des architectures rationalistes du XVIIIe siècle, dans la lignée des Salines de N. Ledoux, du Grand Hornu près de Mons ; c'est un palais industriel et militaire, en briques rouges et pierres blanches, une représentation prestigieuse de la puissance du second Empire. Une partie des bâtiments dont l'hôtels des directeurs, furent détruits pour la réalisation de la cité du design.
  • Hôtel particulier « Le Palais Mimard » (place Anatole-France) construite au XIXe siècle d'architecture néogothique.
  • Immeuble Grand-Cercle (place de l'Hôtel de ville) est un bâtiment XIXe siècle avec des décorations de style rococo.
  • Ancienne Chambre de Commerce (rue de la Résistance) construite au XIXe siècle. Le tribunal des prud’hommes siège aujourd’hui dans ce bâtiment.
  • L'ancienne rue de Lyon, axe historique de la ville jusqu'au XIXe siècle.
Architecture du XXe sièclemodifier
  • La Bourse du Travail (cours Victor Hugo) construite par l'architecte Léon Lamaizière a été inaugurée à trois reprises en 1904, puis 1906 et enfin 1907. Les façades sont décorées du style néo-classique avec les différentes activités stéphanoises représentées : les cycles, les armes, la mine, la métallurgie…
  • L’hôtel de la Préfecture (place Jean-Jaurès) construit par l'architecte Mr Huguet fut inauguré en 1902. De nombreuses sculptures ornent le bâtiment : le buste casqué de la déesse Athéna, mais aussi les blasons de Saint-Étienne et les deux sous-préfectures Roanne et Montbrison et le blason Loire, ainsi que la façade sud qui résume les grandes moments de l’histoire de la Loire…
  • L’immeuble de la Condition des Soies (rue d'Arcole) est un bâtiment construit par Léon et Marcel Lamaiziere, dont l’édification s'acheva en 1910. Il était conçu jusqu'en 1962 pour effectuer les opérations techniques et réglementaires propres à la rubanerie. La façade en calcaire est ornée des courbes de l'art nouveau avec des motifs de la rubanerie et du mûrier. Les fers forgés des fenêtres, de la grille d'entrée et de la rampe d'escalier rappellent aussi la première activité de cette immeuble.
  • L'école des mines (cours Fauriel) est édifiée entre 1924 et 1927 de style néo-classique. Il est composé d'un bâtiment central relié en U par deux bâtiments latéraux. Sur la devanture du bâtiment principal, le balcon est soutenu par deux atlantes figurant un mineur et un métallurgiste. Le tout est surmonté d'un fronton représentant l'école qui distribue à des enfants casqués la science sous forme de livres et d'outils. Deux statues symbolisant la science et l'industrie ont été insérées dans des niches. Différents noms d’élèves, de professeurs et de directeurs marquants sont sculptés sur la façade. L’école reçut différentes extensions, en 1969, avec la construction d’un bâtiment au sud. De 1973 à 1975, d'autres ajouts sont réalisés avec la construction de la Rotonde et d’autres bâtiments.
  • Immeuble de La Loire Républicaine (place Jean-Jaurès) construit par l'architecte Léon Lamaizière au XXe siècle pour le journal de La Loire Républicaine.
  • Bâtiments administratifs des Hospices Civils (rue Michelet) bâtiment du XXe siècle.
  • Hôtel particulier Subit-Gouyon ou Hatier (rue de la Richelandière) est un bâtiment de style Art déco, construit en 1931 pour le pharmacien Hatier par L'architecte Armand Subit et l'ingénieur Henri Gouyon. Il abrita le restaurant trois étoiles de Pierre Gagnaire.
  • Hôtel des Ingénieurs ou L'ancien Hôtel de la Société amicale des anciens élèves de l'école des Mines, (avenue de la Libération) construit en 1907 par Teisseire et Clermont.
  • La Muraille de Chine (boulevard de la palle) l'un des plus grands bâtiments d’habitations d’Europe, démoli le 26 mai 2000.
Plus hautes structuresmodifier

Les trois plus hautes structures de la ville sont :

  • La tour-réservoir Plein Ciel de Montreynaud dont l'antenne culmine à 92 mètres, et 63 mètre pour l bâtiment en lui-même. Cette tour a été détruite le 24 novembre 2011.
  • La tour de Beaulieu, rue Le Corbusier (69 mètres)
  • La tour Cassin, rue René Cassin à la Cotonne (66 mètres)

L'émetteur du Guizay, quant à lui situé sur la commune de Planfoy, domine la ville qu'il dessert en télévision, radio et téléphonie mobile. Avec 110 mètres, c'est la plus haute structure du département.

Édifices religieuxmodifier

  • Cathédrale Saint-Charles : Fondée de 1912 à 1923, style néogothique primitif, plan de la croix latine avec transept et triple nef, clocher en façade, elle mesure 80 mètres de long, 30 mètres de large et 17 mètres sous la voûte, orgue de chœur de 1930, imposant orgue de A. Durand de 1968, beau tabernacle, intérieur intéressant. La cathédrale reste inachevée, il manque entre autres choses ses 3 clochers, son dôme et des ornements intérieur et extérieur: le projet initial fut trop ambitieux à l'époque.
  • Grand'Église : Fondée au XVe siècle, style gothique forézien en grès houiller, chœur gothique flamboyant, mise au tombeau polychrome, imposant orgue « Mutin-Cavaillé Coll » de 1922, Tableau du Vœu de Peste. La Grand'Église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monument historique depuis le 29/12/1949.
  • Église Saint-Louis : L'une des plus centrales et des plus fréquentées de la ville. Son édification remonte au XVIIe siècle. Elle est alors l'église du Couvent des Minimes. Elle devient un théâtre et une salle de bal durant la Révolution, après celle-ci elle retrouve sa fonction cultuelle et son état actuel. À voir : les fresques de Joseph Lamberton (1867-1943) sur la vie de Louis IX (dans le chœur) et le grand orgue dans le style germanique baroque (1997) de Denis Londe (Jura).
  • Église Saint-François : La première église datait du XIXe siècle, mais elle fut détruite lors de bombardements en 1944. L'Église actuelle fut construite dans les années 1950, ou les rares restes de l'église détruite ont été conservées. L'Église Saint-François a été labellisé « Patrimoine du XXe siècle » par l'État en 2003.
  • Église de Terrenoire : L'orgue, classé au titre des Monuments Historiques depuis 1987, fût construit vers 1846 par les facteurs Hippolyte-César BEAUCOURT et Jean-Melchior VOEGELI de Lyon.

La ville compte également 15 lieux de cultes musulman, mosquées et salles de prières69.

  • Grande Mosquée Mohamed VI la construction débuta en 2006 et fut inaugurée en 2012. Elle est un exemple de l’art architectural marocain.
  • Mosquée de Montreynaud dont la première pierre a été posé le 6 novembre 201170

Parcs et jardins publicsmodifier

Saint-Étienne est une des grandes villes françaises qui possèdent le plus d'espaces verts intra-muros, avec plus de 700 hectares de parcs et jardins publics dispersés dans toute la ville. En voici les principaux :

  • Parc Montaud : D'une superficie de 50 hectares, c'est le plus grand parc de la ville. Riche d'une flore variée, de sculptures, de tables d'orientation (vue panoramique sur la ville), ce parc dominant la cité à 642 mètres d'altitude fait le bonheur des astronomes amateurs. On y trouve également les vestiges de l'ancien puits Sainte-Marie.
  • Parc de l'Europe : Le parc de l'Europe, créé en 1964, peut être considéré comme un lieu intermédiaire entre parc et square. En 1992, sa surface passe de 9 à 11 hectares. Tout proche du Rond-Point, au sud de Saint-Étienne, ce parc est très fréquenté comme promenade avec son mini-train, son manège et ses multiples jeux d'enfants (dont sa fameuse immense « toile d'araignée »), sa fontaine et son espace pour les patineurs et les skate-boarders.
    Le parc de l'Europe renferme un parcours de jardins de vivaces particulièrement intéressant au plan de la mise en scène et de l'attrait botanique. Il représente un vrai poumon vert au sud de l'agglomération stéphanoise.
  • Parc de la Perrotière : Un parc situé dans le quartier de Terrenoire avec présence d'un petit château au centre.

Ainsi que de nombreux autres petits parcs et squares, qui sont autant de poumons de verdure un peu partout dans la ville. La ville est également riche de nombreux jardins ouvriers.

Rues de Saint-Étiennemodifier

Le « patois » de Saint-Étiennemodifier

Article détaillé : Parler gaga.

Le patois local issu du francoprovencal est appelé « gaga », bien qu'à proprement parler ce ne soit pas un patois, parce qu'il n'y a pas de grammaire spécifique. En revanche, le vocabulaire est plutôt riche. Les "a" sont ouverts (entre le "a" fermé et le "o"). Les « an » se prononcent « éan » (ex: "maméan" pour maman). Les « e » sont très rarement prononcés: une s'melle (pour semelle), l'ars'nal (pour l'arsenal).

Quelques exemples de mots stéphanois :

  • « avoir le babaud » : avoir le cafard.
  • « avoir la lourde» : avoir le tournis
  • « à cacasson » : accroupi
  • « babet » : pomme de pin.
  • « berchu» : sans dent
  • « baraban » : pissenlit.
  • « barboton » : plat avec des pommes de terre, des carottes, des tomates et des petits pois
  • « beauseigne » : sert à exprimer l'attendrissement, la pitié, la compassion devant la douleur
  • « (avoir) les ébarioles » : avoir des vertiges
  • « se mettre en caisse » : se mettre en arrêt maladie.
  • « coissou » : dernier né de la famille.
  • « débarouler » : dégringoler (les escaliers)
  • « fouilla » : interjection, exclamation ⇒ Houla !
  • « gaga » : le stéphanois, l'habitant ou la langue.
  • « gandou » : éboueur
  • « matru » : petit (et par extension : enfant)
  • « pagnot » : gamin dépenaillé
  • « gouliche » : bille
  • « pétron » : tir puissant (football)
  • « vogue » : fête foraine
  • « godiveau » : chipolata

Gastronomie stéphanoisemodifier

  • les bugnes : s'apparentant aux beignets (que l'on consomme aussi à Lyon), elles ont une forme de rectangle allongé au milieu duquel a été taillée une fente dans le sens du rectangle, où l'on a fait passer l'une des deux extrémités. Frites dans l'huile, on les déguste saupoudrées de sucre glace.
  • le sarasson : proche du fromage blanc, il est tiré du babeurre (petit lait résultant de la fabrication du beurre), par précipitation dans l'eau bouillante. Les grains ainsi formés sont récupérés par égouttage. Consommé frais, il est assaisonné aux herbes (ciboulette, éventuellement ail, sel et poivre) et accompagne les pommes de terre cuites à l'eau ou à la vapeur. À Lyon, on ajoute du fromage blanc à cette préparation, qu'on appelle de la cervelle de canut.
  • la râpée : galette de pommes de terre et d'œufs battus, équivalente de la crique ardéchoise ou lyonnaise. On la déguste salée et poivrée, ou plus rarement avec du sucre ou de la confiture.
  • la soupe mitonnée : soupe de légumes bouillie à feux doux, à laquelle on ajoute beurre et pain dur.
  • la salade de barabans : salade de pissenlits, accompagnée de lardons cuits et/ou d'œufs mollets.
  • le barboton : ragoût de pommes de terre assaisonné de laurier et de thym.
  • le patia : pommes de terre mélangées à de la crème et du beurre, cuites pendant plusieurs heures.
  • les matefaims : sorte de crêpe compacte, faite à l'origine avec de la farine de seigle mélangée à de l’eau légèrement salée. Aujourd’hui, l’eau est très souvent remplacée par du lait et on ajoute des œufs.
  • les grillatons : sorte de pâté issu de résidus de gras et de viande, cuit à la poêle et servi dans des faisselles à fromage.
  • les Côtes du Forez : vins rouges et rosés produits sur les contreforts des monts du Forez.
  • le pâté chaud : quenelles à la sauce tomate, auxquelles on peut ajouter des olives et/ou des mousserons (Marasme des Oréades), accompagnant géénralement le gâteau de foie.
  • le gâteau de foie : sorte de soufflé servi comme viande. Mixer 100 grammes de foies de volaille avec une bonne dose de persil et 2 gousses d'ail. Mélanger à un jaune d'œuf, un peu de beurre fondu, une cuillérée à soupe de farine, un verre de lait, 2 sachets de levure et un blanc en neige. Faire chauffer 30 minutes à thermostat 5 dans un moule beurré. Servir avec un coulis de tomates.
  • le plat au four (parfois appelé pommes boulangères) : pommes de terres cuites dans un bouillon au four, accompagnées éventuellement de viande.

Éducation, Arts et Culturemodifier

Éducationmodifier

La ville compte plus de 20 30071 étudiants en enseignement supérieur dont 13 900 dans des structures universitaires. L'image de la ville en termes d'études supérieures se porte plutôt bien. Selon un sondage du mensuel L'Étudiant et de l'hebdomadaire Version Femina (courant 2007), Saint-Étienne arrive en tête des villes universitaires française en matière d'équipements sportifs, seconde dans la catégorie « bars-restos-fastfoods », et troisième en matière de loisirs et culture. En matière de logements universitaire, la ville se place 10e sur 31. La capitale ligérienne remporte la 1re place pour les cursus courts (BTS, DUT, BTSA, etc.). Quant aux capacités d'insertion dans le monde professionnel, les étudiants stéphanois se situent à la 11e place sur les 31 villes sondées. Cependant, la ville est très mal classée concernant les transports (30e sur 31). En résumé, toutes catégories confondues (emploi, logements, transports, loisirs, formation), Saint-Étienne décroche la septième place.

Muséesmodifier

Sites et équipements culturelsmodifier

  • Parc Giron : centre d'antiquaires.
  • Zénith inauguré en octobre 2008 qui peut accueillir jusqu'à 7200 spectateurs. Johnny Hallyday y a débuté sa tournée d'adieu Tour 66 en mai 2009. C'est la plus grande salle de Rhône-Alpes.
  • L'Opéra théâtre de Saint-Étienne.
  • Palais des Spectacles : Il servait aux spectacles avec une capacité de 4500 places jusqu'en octobre 2008. Il est maintenant remplacée par le Zénith.
  • Le Planétarium de Saint-Étienne : destination l'Univers pour un voyage passionnant.
  • La Rotonde : Centre qui associe l’approche pédagogique, expérimentations et culturelle autour de thématiques scientifiques.
  • Le Fil Salle de musiques actuelles (SMAC).
  • L'Assommoir : Bar à concert, scène musicale underground, situé au Parc Giron
  • Centre des congrès de Saint-Étienne.
  • Comédie de Saint-Étienne, est une scène d'importance nationale qui a été la première scène théâtrale décentralisée par Jean Dasté.
  • Le site Couriot / Musée de la mine (plateforme basse et bâtiments du jours)
  • Parc des Expositions.
  • Le Gran Lux, est une salle de visionnage associative.
  • La Cinémathèque de Saint-Étienne.
  • Salle Jeanne d'Arc.
  • Le Triomphe programmation de type café-théâtre et concert avec des pièces en Gaga.
  • L'Épallle théâtre programmation autour du one-man-show.
  • Le Théâtre de la Grille Verte avec une programmation autour du théâtre amateur.
  • Chok théâtre.
  • Le Verso centre de création théâtrale contemporaine.
  • Le Nouveau Théâtre Beaulieu (Programmation Jeune Public, Festival des Arts Burlesques, Festival Bô Mélange, Médiation Culturelle)
  • Nouvel Espace Culturel programmation en direction du grand public.
  • Le cinéma d'art et d'essai Le Méliès aujourd'hui situé place Jean Jaurès, dans l'ancien immeuble du Progrès (4 salles).
  • Le cinéma d'art et d'essai classé Recherche Le France situé près du quartier de Châteaucreux (2 salles).
  • La galerie d'Art contemporain Le Réalgar.

Festivals et fêtesmodifier

  • Festival artistique :
    • Biennale internationale du Design de Saint-Étienne : qui a lieu tous les deux ans dans la première quinzaine de novembre pendant une dizaine de jours.
    • Fête du Livre de Saint-Étienne : (tous les ans dans la deuxième quinzaine d'octobre pendant trois jours : vendredi, samedi et dimanche) C'est une des fêtes du livre les plus fréquentées de France.
  • Festival de musique :
    • Festival Musitecture : festival visant à mêler musique et architecture, organisé par les étudiants de l'École nationale supérieure d'architecture de Saint-Étienne (en avril).
    • Festival Paroles et Musiques : (début mai).
    • Festival des musiques innovatrices : (en juin).
    • Festival des Musiques du Monde : Festival composé de concerts, soirées dansantes, animations et films, à la découverte d'autres horizons.
    • Biennale Internationale Massenet : festival d'art lyrique.
    • Les oreilles en pointe : festival axé sur la découverte de nouveaux talents de la chanson européenne.
    • Festival Piano Passion : festival de musique classique au mois de mai.
    • Festival Poto Carrés : festival hip hop, graff, break dance,
    • Les Roches Celtiques : festival qui accueille des groupes musicaux d'inspiration celtique en plein air au début juillet.
    • Avatarium : Ce festival propose chaque année en novembre une programmation éclectique autour des cultures alternatives, et mêle dans le même temps concerts, conférences et animations autour de l’Information Libre.
  • Festival de théâtre-spectacle-cinéma :
    • Festival des 7 Collines : festival de théâtre et cinéma (tous les ans dans la 1re quinzaine de juillet).
    • Festival des Résistances et des Alternatives : (concerts, cinéma, ateliers, débats, conférences, etc. fin avril - début mai).
    • Festival des Arts burlesques : Festival composé de spectacles d'humour, conférences, ateliers d'initiations, défilés burlesques et expositions.
    • Festival Potos carrés : festival qui présenter à un public varié les différentes disciplines de la culture hip hop.
    • Festival du film gay et lesbien Face à face : chaque année en octobre-novembre, il présente une sélection de courts et longs métrages thématiques et des rencontres avec les réalisateurs.
    • Planète couleurs le festival des voyages : Festival qui réunit des aventuriers, des reporters-conférenciers, des photographes, des musiciens et des écrivains sur le thème du voyage et de l'aventure humaine.
    • Festival "autrement gay" : chaque année début juin : festival pluridisciplinaire (théatres, spactacles, expositions, films, rencontres citoyennes...) organisé par le collectif "autrement gay": rencontres artistiques ouvertes à tous dans le but de lutter contre les discriminations et notamment l'homophobie.
  • Fêtes traditionnelles :
    • Fête de la Sainte Barbe patronne des mineurs le 4 décembre.
    • Foire économique de Saint-Étienne : (tous les ans dans la deuxième quinzaine de septembre pendant onze jours du vendredi au lundi en huit)
  • Fête sportive :
    • Saintélyon est une course à pied nocturne d'endurance entre les villes de Saint-Étienne et de Lyon, sur une distance de 68 km à l'origine.
    • Le Vélocio épreuve cycliste depuis 1922 se déroulant le deuxième week-end de juin avec la fameuse montée chronométrée du col de la République
    • Francisco Moser, épreuve cyclosportive.

Médiasmodifier

  • Télévision :
    • TL7 : chaîne locale
    • Onzéo : chaîne de l'ASSE
  • Presse écrite :
    • La Tribune le Progrès : quotidien d'information locale et régionale
    • La Gazette de la Loire : hebdomadaire d'information locale
    • Saint-Étienne & moi : bimestriel gratuit d'information locale et sportive
    • Sports Forez Vert : le premier magazine omnisport gratuit de la région stéphanoise
    • L'Essor : hebdomadaire d'information locale et régionale
  • Sites locaux :
    • Forez Info
    • Zoomdici.fr
    • Le Grisou.fr
    • Politique 42
    • Sortir Saint-Etienne : Calendrier gratuit des événements à Saint-Etienne

Sportmodifier

Événements sportifs nationaux et internationauxmodifier

Tifo de football pour le match amical France-Chine
  • Football :
    • Euro 1984 74France - Yougoslavie : 3-2, Roumanie - Espagne : 1-1.
    • Qualifications à l'Euro 1996 : France - Roumanie : 0-0
    • Coupe du monde de football de 199875 Avec les matches : Yougoslavie - Iran : 1-0, Chili - Autriche : 1-1, Espagne - Paraguay : 0-0, Écosse - Maroc : 0-3, Pays-Bas - Mexique : 2-2, Argentine - Angleterre (1/8) : 2-2 (4-3 aux tirs au but).
    • Coupe du monde de football féminin 2003 : France - Angleterre (Barrage pour la Coupe du Monde) : 1-0
    • Coupe des Confédérations 2003 76Avec les 5 rencontres : France - Japon : 2-1, Japon - Colombie : 0-1, Turquie - États-Unis : 2-1, Brésil - Turquie : 2-2, Turquie - Colombie (3e place) : 2-1.
    • Amicaux :
      • France - Écosse : 2-1 (novembre 1997)
      • France - Chine : 3-1 (juin 2006)
      • France - Nigéria : 0-1 (3 juin 2009)
  • Athlétisme :
  • Rugby :
  • Cyclisme :
    • Tour de France : Saint-Étienne a été 24 fois ville-étape du Tour pour 22 éditions de la Grande Boucle a y être passés (une ville peut être plusieurs fois ville-étape au cours d'une même édition lorsqu'elle accueille plusieurs arrivées, ce qui fût le cas pour Saint-Étienne en 1980 et 1986).
      • De par sa proximité avec Lyon et avec le massif du Pilat la ville a accueilli plusieurs contre-la-montre : En 1950 et 1956 eut lieu un contre-la-montre Saint-Étienne-Lyon et le parcours inverse Lyon-Saint-Étienne se dispute en 1953. La ville accueille également quatre autres contre-la-montre disputés dans les massifs autour de la ville, en 1980, 1986, 1997 et en 2005.
      • 24 fois ville étape, Saint-Étienne est la cinquième ville à avoir le plus souvent reçu le Tour depuis la fin de la Guerre78, derrière Paris (toutes les années), Bordeaux (55), Pau (47) et L’Alpe d’Huez (26).
      • Ville-étape en 1950, 1953 (clm), 1956, 1959, 1961, 1963, 1966, 1968, 1971, 1977, 1978, 1980 (une arrivée plus un contre-la-montre), 1983, 1985, 1986 (une arrivée plus un contre-la-montre), 1990, 1992, 1995, 1997 (clm), 1999, 2005 (clm), 2008.
      • Le Tour passa également à Saint-Étienne (sans s'y arrêter) au cours de ses deux premières éditions en 1903 et 1904 : en 1903 eu lieu la première ascension l'histoire, l'ascension du col de la République. Ce col figure également au programme de la deuxième édition de 1904 mais, dans la montée, des partisans du coureur régional Antoine Fauré prennent les autres concurrents à partie. Henri Desgrange privera dorénavant la ville de Tour et celui-ci n'y reviendra que 46 ans plus tard.
    • Critérium du Dauphiné libéré : Saint-Étienne a accueilli la course par 23 reprises.
    • Grand Prix de Saint-Étienne Loire : se déroulant depuis 1998 chaque dernier samedi du mois de mars

Équipements sportifsmodifier

Saint-Étienne possède de nombreux équipements sportifs.

  • Stade Geoffroy-Guichard stade de 36 000 places dédié au football et aux grands événements. La toiture de la tribune officielle du stade est louée pour 20 ans à une société qui a installée 2 600 m2 de panneaux solaires en été 2007. C'est l'une des surfaces les plus importantes, en France, de capteurs photovoltaïques. En juin 2009, la municipalité vote un agrandissement du stade : les travaux devraient débuter en 2011 dans le but de fermer les quatre tribunes. La capacité du stade sera ainsi portée à 41 000 places.
  • Stade de l'Étivallière comprenant le stade Henri-Lux dédié à l'athlétisme et un terrain de rugby avec une tribune (jamais baptisé).
  • Stadium Pierre Maisonal : accueille les rencontres de basket du Saint-Étienne basket ; 2 500 places.
  • Parc des Sports de l'Étivallière (19 hectares de terrains et d'équipement)
  • Parc des Sports de Méons
  • Centre de gymnastique Séraph-Berland, il accueille la gymnastique féminine de haut niveau et héberge le Pôle France.
  • Golf de Saint-Étienne (107 hectares de verdure)
  • Skatepark de Saint-Étienne (parc François Mitterrand)

Associations sportivesmodifier

Football
Basket-ball
Athlétisme
Cyclisme
Rugby
Football américain
  • Giants en D2 et champions de France de Flag football en 2007-2008.
  • Condors de Saint-Etienne, en division 4
Autres

Les pôles sportifsmodifier

  • 1 pôle France de gymnastique féminine79
  • 1 pôle France de course d'orientation80
  • 1 pôle Espoir de cyclisme81

Footballmodifier

L'équipe de football du club de Saint-Étienne (ASSE, pour Association sportive de Saint-Étienne) a dominé le football français dans les années 1960 et 70, remportant:

  • dix fois le championnat de France (1956/1957 1963/1964 1966/1967 - 1967/1968 - 1968/1969 - 1969/1970 - 1973/1974 - 1974/1975 - 1975/1976 - 1980/1981)82,
  • six fois la coupe de France (1962 - 1968 - 1970 - 1974 - 1975 - 1977)83,
  • trois fois le championnat de France de Ligue 2 (1963, 1999 et 2004)84,
  • et en perdant 1 à 0 la finale de la coupe d'Europe en 1976 à Glasgow. L'Hampden Park, où se joua la finale est depuis resté connu des amateurs de football français pour ses poteaux carrés, ce qui a fait le malheur des Verts qui tirèrent deux fois sur la barre transversale.

Les joueurs sont surnommés les Verts (de la couleur de leur maillot), et le stade de l'équipe, le stade Geoffroy-Guichard (35 616 places), est surnommé le chaudron 85(ou l'enfer vert pour ceux qui viennent l'y affronter).

Beaucoup des joueurs les plus renommés du football français ont joué dans cette équipe, par exemple Aimé Jacquet, Michel Platini, Hervé Revelli, Dominique Rocheteau, Dominique Bathenay, Jean-Michel Larqué, Jacques Santini, Laurent Blanc, Grégory Coupet, Willy Sagnol, Bernard Lacombe, Jeremie Janot, ainsi que de grands footballeurs étrangers tels qu'Oswaldo Piazza, Ivan Curkovic, Johnny Rep, Joseph-Antoine Bell, Rachid Mekloufi.

C'est l'équipe qui a lancé l'engouement national pour le football avec ses nombreuses réussites. Son stade (Geoffroy-Guichard) est encore connu pour être l'un des plus animé en termes de nombre de supporters et d'ambiance de France (victoire en championnat des tribunes (LFP) lors des trois dernières saisons : 2006/2007, 2007/2008, 2008/2009)86.

Sarbacanemodifier

L'autre sport « typique » de Saint-Étienne est la sarbacane87, que certains médecins recommandaient pour que les mineurs expulsent la poussière de leurs poumons, pour essayer d'enrayer la silicose. En stéphanois, un joueur de sarbacane s'appelle un « baveux » et le sport est encore pratiqué de nos jours dans les associations.

Notes et référencesmodifier

Notesmodifier

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Référencesmodifier

  1. Le nouveau zonage en aires urbaines de 2010, les 50 plus grandes aires urbaines sur le site de l'Insee
  2. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/commune.asp?annee=2010&depcom=42218
  3. Plusieurs trains assurent des liaisons quotidiennes directes entre les gares de Saint-Étienne Chateaucreux et de Lyon Part-Dieu en 40 minutes depuis fin 2011.
  4. http://www.agglo-st-etienne.fr/economie/chiffres-cles/le-panorama-economique/
  5. Cf. http://www.plu.saint-etienne.fr/Renovation-urbaine-Saint-Étienne-s.html
  6. Cf. http://www.saint-etienne.fr/culture/reseau-unesco-villes-creatives
  7. http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=8&ref_id=17916
  8. Larousse encyclopédique, p 9235
  9. http://www.ign.fr/rubrique.asp?rbr_id=1087&lng_id=FR&CommuneId=41345#altitude Site de l'IGN
  10. http://www.loire.fr/jcms/c_476212/a-voir-dans-le-stephanois
  11. [1], Ville de référence Saint-Étienne.
  12. Relevé météo de Saint-Étienne, MSN Météo
  13. Relevé météo de Saint-Étienne, lameteo.org
  14. Relevé météo de Saint-Étienne, Météo France
  15. http://www.hyrondelle.net/spip.php?rubrique11
  16. Site internet de Velivert
  17. http://www.saint-etienne.fr/index.php?module=cms&action=getContent&id_heading_object=1046
  18. http://www.france2.fr/info/dossiers/france/747428-fr.php
  19. http://www.veolia-transport.com/fr/solutions/reseaux-phares/saint-etienne-tramway.htm
  20. http://www.multitud.org/presentation/?rub_code=92&part_id=8
  21. http://www.archives.saint-etienne.fr/site/index.asp?rubrique=tranchesHistoire&el_id=64 Archives de Saint-Étienne.
  22. L'Histoire administrative de Saint-Étienne
  23. M. Bonilla, F. Tomas, D. Vallat, Cartes & plans Saint-Étienne du XVIIIe siècle à nos jours 200 ans de représentation d'une ville industrielle, Publication de l'Université de Saint-Étienne, 1986.
  24. L’Établissement Public d’Aménagement de Saint-Étienne http://www.epase.fr/
  25. centre d'affaires dans le quartier de Châteaucreux http://www.epase.fr/fr/Projets-urbains/Chateaucreux
  26. site Couriot http://www.saint-etienne.fr/index.php?module=cms&action=getContent&id_heading_object=2024&newrub=3160
  27. Cart. de Savigny, t. II, p.1056
  28. http://www.forez-info.com/encyclopedie/le_saviez-vous_/les_armoiries_de_saint-etienne_291.html
  29. Testenoire-La Fayette, Claude-Philippe, Histoire de Saint-Étienne, 1902, p.2-3
  30. Mémoire de la Diana, t. X, p. 149 dans le Dictionnaire topographique de la Loire, PUSE, 2006
  31. Au lieu-dit le Vernet (bassin de Janon, Terrenoire), l'ancienne route grimpe en ligne droite jusqu'à la Palle (au milieu des bâtiments dits « de l'Angelus ») se poursuivant en ligne droite le long de l'actuelle rue Marcel Sembat (le long du cours du Chavanelet). Elle passait ensuite par la Mulatière (au-dessus de l'actuel tunnel du Rond-Point), la descente s'effectuant ensuite par l'actuelle rue de Dunkerque. Un pont permet de traverser le Furan au lieu-dit la Rivière et de poursuivre sur la rive de l'Ondaine jusqu'à la Romière (quartier du Chambon-Feugerolles).
  32. À la Mulatière fut découvert vers 1885 un denier républicain de P. Sulpitius Galba, édile curule de Rome en 69 après J.C.Carte archéologique de la Gaule, 42 Loire, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997.
  33. Rue de Fontainebleau (actuelle rue Étienne Mimard) les travaux de nivellement réalisés en août 1865 avaient mis à jour une ancienne voie pavée (C.P. Testenoire Lafayette, 1902) et un as de Néron fut découvert au même endroit en 1883 (E. Fournial, 1976, p.64) Carte archéologique de la Gaule, 42 Loire, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997.
  34. Cart. de Savigny, t. II, p. 1056, XIe siècle, copie du XVIe siècle
  35. Castellum De Sancto Praejecto, 1167, vidimus du XVIIe siècle (La Mure-Chantelauze, t. III, p. 27)
  36. « Quidquid habebat in campo de Ulmo que situs est in parochiâ Sancti Stephani de Furanis juxta grangiam de Beus (Grange-de-l'œuvre), âqua de Furanis intermediâ, ex unâ, et juxtà montem Regalem et Montem Ferratum (Montferré) ex alterâ ».
  37. Testenoire-Lafayette Claude-Philippe, Histoire de Saint-Étienne, Saint-Étienne, Théolier, 1902, p. 14
  38. La tour de la droguerie sur l'actuelle place du Peuple a été construite au XVIe siècle à proximité immédiate de l'ancienne porte des remparts
  39. Testenoire-La Fayette, Claude-Philippe, Histoire de Saint-Étienne, 1902, p. 281, Transaction entre Gabriel de Saint-Priest et les habitants de Saint-Étienne et du mandement de Saint-Priest, 1486.
  40. Testenoire-La Fayette, Claude-Philippe, Histoire de Saint-Étienne, 1902, p. 288, Transaction entre Pierre de Saint-Priest et les habitants de Saint-Étienne, 1534
  41. Burgus de Rohannel,1515, terr. Paulat. "Les faulx bourgs de Rohannel, 1581, terr. Cellion
  42. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 268
  43. Saint-Étienne une histoire de savoir-faire
  44. a et b La Commune de Saint-Étienne, sur le portail régional Forez Info.
  45. Dictionnaire des enseignes de la Grande distribution et de la Distribution spécialisée
  46. Henri Kuss (1852-1914) sur le site des Annales de l’École des Mines.
  47. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 35.
  48. http://saint-etienne.aggloannuaire.com/
  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  51. Évolution et structure de la population à Saint-Étienne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 3 janvier 2011
  52. Le Musée du vieux Saint-Étienne. http://vieux.saint.etienne.perso.sfr.fr/chemindefer/expo2003.htm
  53. http://www.adel42.com/FR/implanter/une-offre-diversifiee-qualite/une-offre-immobiliere/cite-affaires-chateaucreux.htm
  54. http://www.agglo-st-etienne.fr/economie/grands-projets-economiques/metrotech/
  55. Pôle des Technologies Médicales
  56. Pôle optique et vision
  57. Cité du Design
  58. Sporaltec http://www.sporaltec.fr/
  59. ViaMéca http://competitivite.gouv.fr/poles-en-action/fiche-d-un-pole-555/viameca-77/viameca-80/viameca-81.html?cHash=25f3d6fca97db9567f6453ccb3cf2f44 pôle de compétitivité ViaMéca
  60. Pôle de l’eau http://www.franceenvironnement.com/entreprise/pole-de-l-eau-de-st-etienne--st-etienne-400054648.html
  61. http://www.industrie.com/it/actualites/innovation-mecanique-a-tous-les-etages.1130
  62. http://www.leprogres.fr/loire/2011/09/25/quand-david-gilmour-habitait-saint-etienne
  63. http://www.an-patrimoine.org/Saint-Etienne
  64. http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=48241&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html Portail de l’UNESCO
  65. Voir sur le site Forez-Info.com, un inventaire très complet de la sculpture à Saint-Étienne.
  66. Les Archives municipales
  67. www.vieux-saint-etienne.com : Le patrimoine ...
  68. Maison Peurière : plus qu'un vieux souvenir !
  69. http://www.annuaire-musulman.com/
  70. Voir La mosquée de Montreynaud. Consulté le 10 novembre 2011
  71. untitled
  72. http://www.saint-etienne.fr/index.php?module=cms&action=getContent&id_heading_object=1425 Musée d'art moderne de Saint-Étienne
  73. http://www.saint-etienne.fr/index.php?module=cms&action=getContent&id_heading_object=1123
  74. http://fr.uefa.com/uefaeuro2012/history/season=1984/index.html
  75. http://fr.fifa.com/worldcup/archive/edition=1013/overview.html
  76. http://fr.fifa.com/tournaments/archive/tournament=101/edition=6489/overview.html
  77. http://www.rwc2007.irb.com/destinationFrance/index.html
  78. http://www.letour.fr/2009/TDF/COURSE/docs/histo2009_07.pdf
  79. http://www.ffgym.com/ffgym/faire_de_la_competition/le_haut_niveau/les_poles
  80. http://www.polefranceco.info/
  81. http://www.ffc.fr/a_DirectionTechnique/Les_poles/index.asp
  82. http://www.lfp.fr/ligue1/palmares
  83. http://www.lfp.fr/autresCompetitions/palmares?autreCompet=coupeFrance
  84. http://www.lfp.fr/ligue2/palmares
  85. http://www.asse-stats.com/stade-foot-geoffroy-guichard-asse-st-etienne.html
  86. http://www.lfp.fr/ligue1/championnatFranceTribunes#sai=77&jour=38
  87. http://www.sarbacane-france.org/index.php?pagelien=evo

Voir aussimodifier

Bibliographiemodifier

  • Jérôme Sagnard, Joseph Berthet Saint-Étienne Tome 1 Éditions Alan Sutton Collection Mémoire en images, 2002, 128 p.
  • Jérôme Sagnard, Joseph Berthet Saint-Étienne Tome 2 Éditions Alan Sutton Collection Mémoire en images, 2005, 128 p.
  • Jérôme Sagnard, Joseph Berthet Saint-Étienne Tome 3 Éditions Alan Sutton Collection Mémoire en images, 2009, 128 p.
  • Jérôme Sagnard, Joseph Berthet Saint-Étienne Regards croisés Éditions Alan Sutton Collection Regards croisés, 2010, 128 p.
  • Jérôme Sagnard, Saint-Étienne de A à Z Éditions Alan Sutton, 2011, 125 p.
  • Jérôme Sagnard, Joseph Berthet Mémoires de mineurs dans le bassin stéphanois Éditions Alan Sutton, 2004, 128 p.
  • Jérôme Sagnard, Joseph Berthet, Patrick Etievant Les puits des houillères du bassin de la Loire Éditions Alan Sutton, Mémoires de mineurs, 2008, 128 p.
  • Jérôme Sagnard, Jérôme Abou Les verts, le douzième homme Éditions Alan Sutton Mémoire du Sport, 2006, 128 p. (cf www.jeromesagnard.com)

Articles connexesmodifier

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