Saint-Girons (Ariège)
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| Saint-Girons | ||
Vue générale, au fond le massif de Sourroque |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Midi-Pyrénées | |
| Département | Ariège | |
| Arrondissement | Arrondissement de Saint-Girons | |
| Canton | Canton de Saint-Girons | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Saint-Girons | |
| Maire Mandat |
François Murillo 2008-2014 |
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| Code postal | 09200 | |
| Code commune | 09261 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Gironnais | |
| Population municipale |
6 500 hab. (2010) | |
| Densité | 340 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 387 m — Max. 1 200 m | |
| Superficie | 19,13 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Saint-Girons (sɛ̃ʒiʁɔ̃1, en gascon Sent Gironç) est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées. C'est la « capitale » du Couserans.
Ses 6 500 habitants, (18 350 pour l'aire urbaine de Saint-Gaudens et 9 922 pour l'unité urbaine en 2009) sont appelés les Saint-Gironnais2.
Sommaire |
Géographie modifier
Commune des Pyrénées établie au centre d'un bassin, au contact de la montagne et des plaines et coteaux, enfin au confluent de la vallée du Salat et de deux affluents, le Lez et le Baup. Tout cela lui donne une position de carrefour.
- Point de contact pour les vallées de la montagne,
- carrefour entre la montagne (et au-delà l'Espagne) et la plaine, la vallée de la Garonne et Toulouse au nord,
- entre la Méditerranée et l'Atlantique. Dès la haute Antiquité, la route du sel, qui courait au pied des Pyrénées passait par St-Girons. Aujourd'hui, la ville est sur le trajet reliant le sud de l'Aquitaine française à la Catalogne espagnole par les tunnels de Puymorens et de Cadi.
Communes limitrophes modifier
Climat modifier
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,4 | 1,1 | 3,1 | 5,1 | 8,6 | 11,9 | 14 | 13,9 | 11,2 | 7,7 | 3,2 | 1 | 6,8 |
| Température moyenne (°C) | 5,2 | 6,2 | 8,4 | 10,3 | 13,9 | 17,2 | 19,5 | 19,4 | 17 | 13,1 | 8,2 | 5,7 | 12 |
| Température maximale moyenne (°C) | 10 | 11,1 | 13,6 | 15,3 | 19,1 | 22,3 | 25 | 24,9 | 22,7 | 18,5 | 13,2 | 10,4 | 17,2 |
| Précipitations (mm) | 83,8 | 66 | 86 | 101,2 | 106,2 | 88,6 | 58,9 | 74 | 75,9 | 81,8 | 82,7 | 87,3 | 991,7 |
| Record de froid (°C) | -18,7 | -16,5 | -12,6 | -4,2 | -1,1 | 2,2 | 5,2 | 4,7 | 1,3 | -2,7 | -10,2 | -12,3 | -18,7 |
| Record de chaleur (°C) | 22,4 | 31,2 | 29 | 29 | 32,1 | 35,4 | 38,2 | 38,6 | 36,5 | 30,3 | 26,4 | 27 | 38,6 |
- On notera les exceptionnels 31,2° le 29 février 1960 dus à un important effet de foehn ; un record absolu en France métropolitaine en hiver 3.
Histoire modifier
Antiquité modifier
La ville apparaît assez tardivement, mais son histoire ne peut pas être séparée de celle de la cité voisine de Saint-Lizier, fondée par les Romains. Du fait de la présence d'un site défensif, c'est à Saint-Lizier que les Romains établirent, sous le nom de Lugdunum Consoranorum4, le siège de la civitas des Consoranni. Cette cité devint, par la suite et jusqu'en 1789, le siège d'un évêché.
Inversement, le site de Saint-Girons ne connut, pendant longtemps, que des entrepôts, en bordure du Salat, et quelques villae.
Le lucus (bois sacré) de Saint-Lizier se trouvait sur l'actuel territoire de Saint-Girons et le quartier du Luc lui doit sont nom5.
En 1905, lors de travaux de terrassement aux environs de l'ancienne gare un cippe funéraire gallo-romain fut découvert. Il porte une inscription le dédiant à une jeune femme nommée Pompeia, de la famille des Primillice. Elle aurait été la fille du gouverneur de Saint-Lizier5.
Moyen Âge modifier
C'est vers 1100 que Saint-Girons apparaît en tant que ville, à la suite d'une période, l'An Mil, qui voit de profondes transformations dans l'Occident. La chrétienté n'est plus assiégée et va se développer tant d'un point de vue économique que démographique. Les populations qui s'étaient, au cours des siècles précédents, repliées dans les zones de montagnes, plus difficilement accessibles, descendent vers les plaines et vont peupler les villes ou en fonder de nouvelles. Le mouvement se poursuit, à tel point que, au XIIIe siècle, la ville de Saint-Girons se donne, sur la rive opposée du Salat, la rive gauche, un nouveau quartier, une Villefranche. La ville se développe, lentement, à l'intérieur de ses fortifications. Le bâti est peu dense, les jardins nombreux, même si la trame des rues est serrée dans le centre de la ville.
Époque moderne modifier
Avec le XIXe siècle, la ville va s'étendre au-delà de ses fortifications transformées en boulevards.
Vers la fin du XIXe siècle, c'est l'arrivée du chemin de fer avec la création de la gare de Saint-Girons qui se trouve reliée à la ligne de Toulouse à Bayonne via la ligne de Boussens à Saint-Girons. Les liaisons locales ne sont pas oubliées. Une ligne est construite pour atteindre la préfecture voisine : Foix ; une autre pour remonter la vallée du Lez vers Castillon ; une dernière est construite pour remonter la vallée du Salat. Elle doit même franchir les Pyrénées pour atteindre l'Espagne par le tunnel de Salau. La ligne n'ira pas plus loin que la gare « internationale » jamais construite d'Oust-Seix.
Vers 1960 circulent les derniers trains de voyageurs sur la ligne Toulouse. Les derniers trains de marchandises sur cette même ligne circulent au début des années 1970. Puis la route prend le relais du rail. Aujourd'hui, seul le bâtiment de la gare subsiste de cette époque. Les derniers trains de marchandises amenaient, sur Saint-Girons, le bois utilisé par les papeteries de Lédar, la grande industrie implantée localement dès le XIXe siècle, et fermée définitivement en 20086.
En 2009, Saint-Girons accueille une étape du Tour de France.
Héraldique modifier
| Blasonnement :
D'azur, à une cloche d'or. Malte-Brun
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Administration modifier
Démographie modifier
En 2010, la commune comptait 6 500 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque annéeNote 1,Note 2.
Voir aussi : aire urbaine de Saint-Girons
Économie modifier
Le XIXe siècle voit de nombreuses activités s'installer, le long du Salat pour utiliser la force motrice des cours d'eau. Il y a, comme partout, des moulins à farine, des moulins à scier le bois, des forges. Il y a aussi des moulins à fouler qui servent pour l'industrie textile. Le Salat, les moulins, le bois et l'industrie textile vont être le point de départ de deux aspects qui vont marquer l'histoire locale.
C'est d'une part, un enfant du pays, Aristide Bergès qui invente, loin de Saint-Girons et des Pyrénées, certes, mais dans les Alpes, l'hydro-électricité, en récupérant le principe du fonctionnement des moulins, la roue qui devient la turbine des centrales électriques.
C'est, d'autre part, l'apparition des premières papeteries, qui vont prospérer en profitant des eaux limpides qui descendent de la montagne, parfois aussi des bois de la montagne. De ces usines, il en restait encore une dans la ville elle-même, dans le faubourg de Lédar. Elle alimentait en papier la presse régionale. Suite à la liquidation judiciaire de la société Matussière et Forest basée dans l'Isère à Voreppes, cette usine a fermé en octobre 2008 entrainant le licenciement de près de 200 personnes. Une autre subsiste dans l'agglomération de Saint-Girons, en amont de la ville, à La Moulasse dans la commune d'Eycheil. C'est l'usine de papier à cigarette JOB. Il y a encore une vingtaine d'années, on en comptait une troisième, en aval de la ville, à Saint-Lizier. Elle a disparu dans le courant des années 1980. Cette disparition illustre bien les difficultés de ces usines dans le monde actuel. Restructurations, changements de propriétaires et vagues de licenciements ou de pré-retraites ne font que se succéder.
La localisation de ces entreprises illustre un autre aspect du développement local : les activités s'implantent de plus en plus en dehors de la commune de St Girons et dans les zones industrielles ou de services qui ont été mises en place au niveau de l'agglomération, en particulier sur les communes de Lorp-Sentaraille et de Saint-Lizier.
Une quatrième papeterie s'est pourtant maintenue, plus en amont, sur le Lez, ce sont les Papeteries Léon Martin à Engomer.
Saint-Girons est le centre commercial et touristique du Couserans, entre l'Ariège et la Garonne.
Lieux et monuments modifier
- Église Saint-Girons, construite en 1857 par M. Tisné (clocher du XIVe siècle)5.
- Église Saint-Valier, portail du XIIe siècle. Derrière le maître-autel se trouve un sarcophage de la même époque5.
- Palais de Justice (ancien château vicomtal), XIIIe siècle5.
- Monument aux morts de la Première Guerre mondiale, 1924, construit par l'architecte Patrice Bonnet.
- Monument en l'honneur d'Aristide Bergès, œuvre de Carlo Sarrabezolles.
- Monument à la mémoire d'Oscar Auriac (1879-1949) et Jean Auriac (1906-1941), inauguré le 25 juin 1950 par Paul Caujolle, œuvre de Patrice Bonnet architecte, et Carlo Sarrabezolles sculpteur, dont l'épitaphe est la suivante : « Le père vécut pour la France le fils mourut pour elle ».
Personnalités liées à la commune modifier
- Jean-Marc Doussain (1991), joueur de rugby à XV
- Sylvain Dispagne (1968), joueur de rugby à XV
- Éric Béchu (1960-2013), joueur et entraîneur de rugby à XV
- Roger Fauroux (1926), ministre
- Louis Rivière (1912 - 1999), écrivain10, ancien résistant, ancien prisonnier de guerre évadé
- Michel Desbiaux (1910 - 1991), architecte. Il réalisa la gotte et la rotonde de la source d'Aunac.
- Gaston Massat (1909 - 1966), poète surréaliste
- Paul Caujolle (1891 - 1955), né à Saint-Girons le 4 octobre 1891, maire de Siguer, conseiller général de l’Ariège et président de l’ordre national des experts comptables (1943-1945)
- Louis-Henry Destel (1889 - 1962), journaliste, romancier (auteur de La Princesse de Pourlande) et rugbyman
- Patrice Bonnet (1879 - 1964), architecte prix de Rome
- Aristide Bergès (1833 - 1904), père de la Houille blanche
- Fauré, photographe, éditeur de cartes postales au début du XXe siècle (costumes bethmalais, massatois, montreurs d'ours, etc.)
- Georges Eugène Haussmann (1809-1891), Sous-Préfet de Saint-Girons du 19 février 1840 au 23 novembre 1841, futur Préfet de la Seine et bâtisseur du Paris moderne
- Frédéric Arnaud (1819 - 1878), avocat et homme politique, député de l'Ariège (1848-1852), sénateur de l'Ariège (1876-1878)
- Jean-François Micas (1749-1825) ,général des armées de la République et de l'Empire,né à Saint-Girons,décédé à Toulon.
- Le peintre Charles-Henri Emile Blanchard est né à Saint-Girons en 1810.
Jumelages modifier
Vie pratique modifier
Culture modifier
Associations modifier
Service public modifier
Saint-Girons possède une sous-préfecture, un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, une poste, un centre des impôts, un office de tourisme
Santé modifier
Centre hospitalier, maison de retraite
Éducation modifier
L'éducation est assurée sur la commune de Saint-Girons depuis la crèche jusqu'aux Lycées du Couserans, ainsi que les lycées professionnels François Camel et Aristide Bergès en passant par les écoles maternelles (Guynemer, Oscar Auriac, et du Sacré-Cœur), les écoles élémentaires (Henri Maurel, Saint-Alary, Oscar Auriac, et du Sacré-Cœur), les Collèges du Couserans et du Sacré-Cœur. Le tout est complémenté par la bibliothèque municipale
Écologie et recyclage modifier
Activités sportives modifier
Équipements sportifs modifier
Stade Jo Boussion (5 terrains de tennis, dont 2 couverts), une piscine d'été, une salle d'arts martiaux, 2 boulodromes dont un couvert, une aire de modélisme, un skate-park, 2 gymnases, une salle polyvalente, une piste d'athlétisme11 ...
Clubs modifier
Club de rugby à XV, club de tennis
Notes et références modifier
Notes modifier
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références modifier
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008.
- Rubrique « Valeurs remarquables de février en France » sur meteofrance.com
- Gabriel Hanotaux, Histoire de la nation française, vol. 1 (Jean Brunhes), p. 160, Plon-Nourrit, Paris, 1920
- Coll., À Travers Les Pyrénées Inconnues, Saint-Girons et le pays de Couserans, Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva », 2007, 175 p. (ISBN 2750414555).
réimpression d'un guide touristique des années trente.
- [1], Article La Gazette Ariégeoise septembre 2009 vente par Roux Troostwijk
- Giles Barber, Saint-Girons - Ses rues, leur histoire à travers les âges, Aspet, PyréGraph, 2004, 175 p. (ISBN 2908723646)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Auteur de Contact (1939-1940) Stalag (1940-1943) Refus en Couserans (1943-1944) Victoire (1944-1945)
- [2]
Voir aussi modifier
Articles connexes modifier
- Liste des communes de l'Ariège
- Pays du Couserans
- Saint-Girons sporting club Couserans
- Montségur au lait de chèvre
Bibliographie modifier
: ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article
- Giles Barber, Saint-Girons - Ses rues, leur histoire à travers les âges, PyréGraph, Aspet, 2004, 175 p. (ISBN 2-908723-64-6)

- abbé Meyranx, Saint-Girons, son culte, sa crypte, sa collégiale, Éditions Lacour, coll. « Rediviva », Nîmes, 2003 (1885), 128 p.
- Huguette Blazy, Les régentes de Saint-Girons au XVIIIe siècle, Éditions Lacour, coll. « Rediviva », Nîmes, 2001 (XIXe), 24 p.
- Félix Pasquier, F.J. Samiac, Coutumes de Saint-Girons (XIIIe-XIVe-XVIe-XVIIe siècles), Éditions Lacour, coll. « Rediviva », Nîmes, 2000 (début XIXe), 188 p.
- Bruno Labrousse, Les Politiques Ariégeois











