Sexualité

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir sexualité (homonymie).
Psyché & Eros

Le terme sexualité englobe les phénomènes de la reproduction biologique des organismes, les comportements sexuels permettant cette reproduction, et enfin les nombreux phénomènes culturels liés à ces comportements sexuels.

La division sexuée des organismes en sexes complémentaires permet un brassage des gènes (par méiose et fécondation) qui favorise la diversité génétique et l'adaptation des organismes à leur environnement.

Chez la plupart des animaux, le comportement sexuel correspond à un comportement de reproduction : grâce à la coordination des hormones, des phéromones et des réflexes sexuels, la fécondation est le but fonctionnel de ce comportement. Mais chez les mammifères ayant un cerveau très développé (Homo sapiens, Chimpanzés, Bonobos, Orang-outan, Dauphin), l'importance et l'influence des hormones1 et des phéromones2,3,4 sur le comportement sexuel a diminué. En particulier, la sexualité est dissociée des cycles hormonaux, 90 % des gènes des récepteurs aux phéromones sont altérés5 et le réflexe crucial de la lordose n'est plus fonctionnel. Au contraire, l'importance des récompenses / renforcements et de la cognition est devenue majeure6. Ces modifications cérébrales ont modifié la dynamique fonctionnelle du comportement : le comportement de reproduction est devenu un comportement érotique, dont le but fonctionnel est la stimulation des zones érogènesnote 1

La sexualité humaine varie en fonction des époques et des cultures. Des différences sont observées dans la diversité des pratiques érotiques, mais surtout dans la très grande diversité des mœurs, des croyances, des valeurs, et des représentations sexuelles. Ces observations ethnologiques montrent l'importance majeure de la culture dans le développement sexuel et dans l'expression de la sexualité humaine.

Les études du sentiment amoureux en neurosciences suggèrent une relation avec la dépendance, état qui serait provoqué par les endorphines libérées durant les relations amoureuses. L'état amoureux peut provoquer des émotions intenses, d'euphorie ou de détresse. Les passions associées à l'amour peuvent être sources de problèmes individuels ou sociaux, mais également de productions artistiques remarquables.

Définitionmodifier | modifier le code

La définition de ce qui est considéré comme "sexuel" est parfois différent, d'une société à l'autre.

La sexualité est un terme très général qui recouvre plusieurs phénomènes :

  1. L'existence biologique d'organismes sexués ayant des caractéristiques spécialisées et complémentaires permettant la reproduction. Les sexes sont en général mâle et femelle mais il existe des distinctions sexuées plus complexes.
  2. Le comportement sexuel, qui est chez la plupart des animaux un comportement de reproduction (le but est la copulation, qui permet la fécondation), et chez certains mammifères évolués un comportement érotique (le but est la stimulation du corps et des zones érogènes, ce qui procure du plaisir érotique).
  3. Tous les aspects affectifs et émotionnels (attachement romantique, désirs et plaisirs érotiques, passions…) en relation avec le comportement sexuel.
  4. Tous les aspects cognitifs et culturels (mœurs, représentations, croyances, valeurs, symboles, amour…) qui sont en relation avec les trois phénomènes précédents.

Étymologiquement, les mots sexualité, sexué et sexe sont dérivés des mots latins sexualis et sexus. Ces mots sont utilisés à partir du XVIe siècle. La racine latine sexus signifie "séparation, distinction"7. Le sens "séparation" du mot sexus correspond à la séparation biologique des sexes, qui est la caractéristique fondamentale de la reproduction sexuée.

Article détaillé : Définition de la sexualité.

Recherche scientifiquemodifier | modifier le code

La sexologie est l'étude scientifique de la sexualité et de ses troubles chez l'humain.

La sexologie étudie tous les aspects de la sexualité, à savoir le développement sexuel, le comportement sexuel et les relations affectives, en incluant les aspects physiologiques, psychologiques, médicaux, sociaux et culturels. La sexologie, dans sa forme moderne, est une science récente d'origine médicale qui s'est développée à la fin du XXe siècle. Pour des raisons surtout culturelles, les aspects non médicaux de la sexualité, c'est-à-dire l'amour, le plaisir érotique, l'éducation sexuelle, et, surtout, l'épanouissement, le bien-être et le bonheur sexuel, sont des sujets peu étudiés8.

Article détaillé : Sexologie.

l'article détaillé sexologie présente un état actuel de la sexologie, dans les domaines de la recherche, de la formation et de la pratique médicale. Les aspects historiques ainsi que les défis futurs sont également présentés.

Reproduction sexuéemodifier | modifier le code

Le cycle de reproduction sexué sur le plan génétique.

La reproduction sexuée est un mode de reproduction qui fait intervenir des organismes de sexe complémentaires. Ce mode de reproduction est caractérisé par un cycle de vie alternativement haploïde et diploïde. Les paires de chromosomes parents sont séparés durant la formation des gamètes (méiose) puis recombinés en un nouvel organisme singulier lors de la fécondation. Ce brassage génétique conduit à l'échelle de l'espèce la diversité génétique, multipliant ainsi les possibilités d’adaptation à l'environnement9 (l'article détaillé Sexualité (reproduction) présente les différentes formes de la reproduction sexuée, décrit les mécanismes du brassage génétique, et explique l'intérêt biologique de la reproduction sexuée).

Dans le règne végétal, c'est par exemple le cas des angiospermes, plus communément des plantes à fleures, la fleur étant l'organe sexuel des végétaux.

Dans le règne animal ce brassage génétique est associé à des stratégies comportementales permettant notamment une sélection en fonctions de divers critères.

Psychobiologiemodifier | modifier le code

Comportement sexuelmodifier | modifier le code

Comportement sexuel de coccinelles

Le comportement sexuel est l'ensemble des activités motrices qui permettent la reproduction des animaux sexués. Ce comportement est contrôlé principalement par le système nerveux, mais aussi, en particulier chez les animaux les plus simples, par le système endocrinien. En schématisant, plus le système nerveux est simple, plus le comportement sexuel est simple et stéréotypé. C'est le cas par exemple des insectes. Au contraire, plus le système nerveux est complexe, plus le comportement sexuel sera élaboré et lié à des phénomènes culturels. C'est le cas typique de l'être humain10.

Chez les mammifères, les principaux facteurs biologiques qui contrôlent le comportement sexuel sont les hormones, les phéromones, les réflexes sexuels, les récompenses et la cognition. En raison des différences qui existent entre les espèces, la structure du cerveau est différente et l'importance de ces facteurs change d'une espèce à l'autre. Par exemple, chez la souris, où le néocortex est peu développé, la cognition est un facteur secondaire ; tandis que chez l'être humain, qui possède un néocortex extrêmement développé, la cognition devient un facteur majeur. De plus, en raison de la nature en partie aléatoire de l'évolution, les organismes ainsi que le contrôle du comportement sexuel ne sont pas "optimisés"11,12. C'est cette caractéristique qui explique l'existence d'activités sexuelles non reproductrices, en particulier chez les primates.

Article détaillé : Comportement sexuel.

L'article détaillé comportement sexuel présente : 1) des descriptions des comportements sexuels de différentes espèces animales, 2) les facteurs biologiques qui contrôlent ces différents comportements, et 3) les modifications de ces facteurs biologiques au cours de l'évolution, afin de bien comprendre les différences des comportements entre les espèces.

Comportement de reproduction et érotiquemodifier | modifier le code

En simplifiant, on peut distinguer deux types de comportement sexuel chez les mammifères.

Chez les mammifères non-primates, on observe un comportement de copulation hétérosexuelle, contrôlé par les hormones, les phéromones et les réflexes sexuels. C'est un comportement de reproduction.

Chez les primates et surtout les hominidés, les facteurs biologiques ont été modifiés, et on observe un comportement contrôlé par les récompenses et la cognition, et centré sur la stimulation des zones érogènes. C'est un comportement que l'on peut qualifier d'érotique.

Comportement de reproductionmodifier | modifier le code

Copulation entre une femelle et un mâle chez les canidés

Le comportement de reproduction, neurobiologiquement organisé pour la copulation hétérosexuelle, est le comportement sexuel typique des mammifères non-primates (rongeurs, canidés, ovins …).

En résumé, les hormones sexuelles sont à l'origine de la différenciation sexuelle des organismes et au développement de l'appareil reproducteur. Puis, à la puberté, les hormones activent le comportement de reproduction13, les phéromones sexuelles déclenchent l'excitation sexuelle14,15 et permettent de reconnaître le partenaire de sexe opposé16,17, et enfin, lorsque le mâle monte la femelle, les réflexes sexuels (érection, lubrification, lordose, poussées pelviennes…) permettent la copulation et l'éjaculation18.

Description des principaux circuits neurobiologiques innés qui contrôlent le comportement de reproduction chez les mammifères femelles non-primates. Les hormones activent la sécrétion des phéromones et désinhibent le réflexe de lordose19. Les phéromones du mâle déclenchent l'excitation sexuelle chez la femelle et, via l'hypothalamus, la facilitation du réflexe de lordose20. La monte du mâle stimule la croupe de la femelle ce qui déclenche le réflexe de lordose19. Les sensations génitales lors de la pénétration activent le système de récompense, induisant l'apprentissage de motivations sexuelles21 et à rester à proximité du partenaire de copulation (attachement)22,note 2.

L'analyse des circuits neurobiologiques, du rôle des hormones, des phéromones et des réflexes sexuels, montre que le but fonctionnel de ce comportement est la copulation hétérosexuelle, qui permet la fécondation et la reproduction.

Article détaillé : Comportement de reproduction.

L'article détaillé comportement de reproduction présente : 1) les facteurs innés et acquis à l'origine du comportement, 2) détaille l'interaction entre ces facteurs, et 3) explique les conséquences sur le comportement de reproduction d'une modification ou d'une disparition de ces facteurs au cours de l'évolution.

Comportement érotiquemodifier | modifier le code

Une position du Kâmasûtra

Le comportement érotique, neurobiologiquement organisé pour la stimulation des zones érogènes, est le comportement sexuel typique des hominidés, et en particulier des êtres humains.

En résumé, au cours de l'évolution, la sexualité est progressivement dissociée des cycles hormonaux et il n'existe plus d'inhibition hormonale du comportement, 90 % des gènes des récepteurs aux phéromones sont altérés5 et le réflexe crucial de la lordose n'est plus fonctionnel. Par contre, l'importance des récompenses / renforcements et de la cognition est devenue majeure6.

Évolution des principaux circuits neurobiologiques innés qui contrôlent le comportement sexuel chez les mammifères femelles non-primates.

Ces modifications cérébrales ont modifié la dynamique fonctionnelle du comportement. Chez l'être humain, l'analyse des circuits neurobiologiques qui ont été modifiés montre que le but fonctionnel du comportement sexuel n'est plus la copulation, mais la recherche des récompenses / renforcements érotiques. Ce plaisir intense est procuré par la stimulation du corps et des zones érogènes, et en particulier par la stimulation du pénis, du clitoris et du vagin. La reproduction, chez l'être humain, devient une conséquence indirecte de la recherche des récompenses érotiques23,24.

À noter que le système de récompense n'est pas le seul facteur de contrôle du comportement érotique. Les facteurs affectifs et cognitifs, et surtout le contexte culturel, ont une influence majeure sur son développement. Néanmoins, les caractéristiques innées de ce comportement (zones érogènes, plaisir érotique …) existent et s'expriment quel que soit l'environnement culturel.

À partir des études réalisées en éthologie humaine, on observe que dans toutes les cultures le comportement érotique s'organise toujours autour de la stimulation du corps et des zones érogènes. Mais suivant les sociétés, les régions du corps, les formes et les moyens de la stimulation érotique changent : la région génitale est toujours stimulée, les zones anale et orale moins fréquemment. Le moyen de la stimulation peut être l'organe génital ou la main, moins fréquemment la bouche, la langue ou un objet ; parfois, plusieurs ou toutes les modalités sensorielles sont stimulées, comme dans les orgies25. La durée des activités est également variable. Enfin les activités érotiques peuvent être réalisées seul ou avec plusieurs partenaires, et être hétérosexuelles, homosexuelles, ou bisexuelles, voire avec des animaux26. Concrètement, les influences culturelles sur le comportement érotique s'exercent par des actions sur les adultes (par la peur de sanctions souvent exemplaires : lapidationnote 3, bûcher27, pendaisonnote 4, emprisonnement … ou de manière positive, par la reconnaissance sociale, pour récompenser un comportement sexuel socialement valorisé), mais surtout sur les enfants et les adolescents, au moyen des conditionnements aversifs (châtiments physiques ou psychologies) ou appétitifs (récompenses, louanges …) ; d'inductions d'émotions négatives (peur, honte, dégoût …), ou positives (fierté …) ; d'informations reflétant les croyances sociales («la masturbation provoque des maladies»note 5 …) ; et également par la pratique des activités érotiques culturellement acceptées. Indirectement, l'observation, l'imitation, et les apprentissages sociaux jouent également un rôle majeur dans la modification du comportement érotique vers les pratiques culturellement acceptées.

Article détaillé : Comportement érotique.

L'article détaillé comportement érotique présente : 1) les facteurs biologiques qui contrôlent ce comportement, 2) le développement de ce comportement, et 3) les interactions entre les facteurs biologiques et environnementaux qui modifient le développement de ce comportement érotique.

Article connexe : Comportement sexuel humain.

L'article connexe Comportement sexuel humain présente la grande diversité des activités érotiques : 1) dans l'histoire, 2) dans les sociétés contemporaines, et 3) les caractéristiques de l'environnement culturel qui modifient le développement du comportement.

Culture et sexualitémodifier | modifier le code

L'émergence de la culture chez l'animalmodifier | modifier le code

Utilisation d'un outil pour capturer des termites

La culture est un ensemble de savoirs et de pratiques (règles sociales, utilisation d'outils, apprentissages sociaux …) qui, au sein d'un groupe donné, se partagent et se transmettent socialement et non par héritage génétique28. L'émergence de la culture est observée chez l'animal à partir des primates. Quand la culture existe, la sexualité devient plus que la simple mise en jeu des réflexes, des récompenses et des conditionnements. Un exemple de comportement sexuel de l'ordre du culturel serait chez le bonobo l'utilisation d'objet pour la masturbation29.

Article détaillé : Sexualité animale.

L'article détaillé Sexualité animale présente : 1) les critères définissant la culture animale, 2) les problèmes de l'évaluation de la nature culturelle des comportements observés, et 3) les principaux comportements sexuels des animaux qui seraient de l'ordre du culturel.

Sexualité humainemodifier | modifier le code

Sens, signe et sexe...

La culture est une caractéristique majeure de l'espèce humaine. L'étude des phénomènes culturels de la sexualité (modèles normatifs, valeurs, croyances …) est une des clé de la compréhension de la sexualité humaine.

Suivant les sociétés, les normes sexuelles se construisent à partir de critères magiques, religieux, moraux, sociaux, affectifs, comportementaux, ou médicaux. Puis, en fonction de ces normes, les activités érotiques sont fréquentes ou rares, certaines activités érotiques seront interdites ou considérées comme inappropriées (sodomie, activités sexuelles avec les divinités, cunnilingus, baiser …) et d'autres pourront être valorisées (masturbation, coït vaginal, ou homosexualité …). Bien que la sexualité puisse être très différente d'une société à une autre, la sexualité de la quasi-totalité des individus est conforme aux normes de leur groupe social, ce qui montre l'influence majeure et structurante du contexte culturel sur la sexualité humaine30,26,31.

La sexualité est l'un des thèmes récurrents de l'art et de la mythologie.

Article détaillé : Sexualité humaine.

L'article détaillé sexualité humaine présente : 1) les différentes valeurs et modèles normatifs de la sexualité, 2) les analyses de ces normes et valeurs, et 3) l'influence structurante des normes et valeurs sur la sexualité.

Sexes naturels & Genres culturelsmodifier | modifier le code

Castrés jeunes, les eunuques n'avait pas d'organes génitaux, ni les caractères sexuels produits par la testostérone, comme la barbe.

Dépourvues de connaissances scientifiques, la plupart des sociétés traditionnelles ont élaboré en fonction de leurs croyances culturelles des récits mythologiques qui expliquent la création du monde. L'analyse transculturelle de ces différentes mythologies montre, par rapport à la question du sexe et du genre, que les différentes sociétés ont élaboré jusqu'à 4 types de sexes naturels et 6 types de genres culturels distincts. L'analyse des interactions entre les facteurs biologiques et culturels suggère une influence des facteurs biologiques dans la construction culturelle des genres.

Le sexe conçu comme "naturel" est construit dans les sociétés traditionnelles à partir de l'observation de l'anatomie génitale. Comme 98 % des humains ont des organes génitaux mâles ou femelles non ambigus32, les sexes naturels mâle et femelle existent dans toutes les sociétés. Les 2 % d'humains ayant une anatomie sexuelle ambiguë ont parfois été à l'origine de l'élaboration d'un sexe naturel intermédiaire ou hermaphrodite, en particulier quand ces anomalies étaient fréquentes. Un exemple typique sont les Guevedoces en République dominicaine. En raison d'une déficience en 5-alpha réductase, les garçons ont des organes génitaux de type féminin, mais développent des caractères masculins à l'adolescence (Figure: Guevedoces). Ces caractéristiques spectaculaires ont induit la croyance en l'existence d'un troisième sexe naturel33. La castration, fréquemment pratiquée dans l'Antiquité, est le facteur à l'origine de la construction d'un 4e type de sexe naturel, a-sexué. En l'absence de connaissances génétiques et hormonales, il est compréhensible que certains groupes humains aient interprété l'absence d'organes génitaux comme étant une conformation a-sexuée.

Les principaux genres culturels observés dans les sociétés humaines proviennent de ces sexes naturels. En raison de la grande fréquence (98 %) des anatomies mâles et femelles, les genres Femme et Homme existent dans toutes les sociétés. Les 2 % de sexes naturels intermédiaires ont parfois été construits comme des genres culturels distincts, comme les Two Spirits amérindiens, les Bissu Indonésiens ou les Hijra indiens33,34.

Les Bugis en Indonésie ont 5 genres culturels : des Hommes, des Calabai (homme féminin), des Bissu (intermédiaire), des Calalai (femme masculine) et des Femmes34. Or des études récentes montrent qu'il existe une masculinisation variable du cerveau, en fonction des gènes et du taux de testostérone35,36,37, qui influence en particulier le caractère feminin ou masculin des activités ludiques dans l'enfance38. Comme cette caractéristique existe également chez les primates, ce n'est pas un effet culturel39,40. De plus, on observe que les Fa'afafine à Samoa, équivalant aux Calabai, avaient majoritairement dans leur enfance des activités ludiques de type féminin41. Ces données suggèrent que les 5 types de genres culturels des Bugis, que l'on retrouve dans d'autres sociétés, découlent principalement de la différenciation sexuelle anatomique du corps (pour les Femme, Homme et Bissu), et secondairement de la différenciation sexuelle cérébrale (pour les Calabai et Calalai ; et les Fa'afafine).

Enfin, le 6e et dernier type de genre, a-sexué, provient des rares sociétés où la castration était une pratique culturelle habituelle. Dans l'empire byzantin, pendant plusieurs siècles, les eunuques avaient un statut social dans la société. Castrés jeunes, ils n'avaient pas les caractères sexuels produits par la testostérone, comme la barbe. De plus, ils étaient éduqués à part, habillés différemment et avaient des fonctions sociales importantes et distinctes. Pour ces raisons, il est compréhensible que les Byzantins aient conçu les eunuques comme étant un sexe naturel et un genre culturel distinct42.

Enfin, pour montrer l'importance du contexte culturel, on observe que dans les sociétés où il existe plus de 2 genres, les personnes qui ne se considèrent pas comme femme ou homme généralement ne subissent pas d'ostracisme social, trouvent une place dans leur société, ne se considèrent pas comme transgenre, et ne cherchent pas à changer de sexe34.

Amourmodifier | modifier le code

Éros / Cupidon, Dieu de l' Amour

Les expérimentations animales relatives à l’attachement ont montré que les différents types d’attachement (filial, romantique, fraternel, amical, pour un animal, un habitat, un milieu ou pour un objet) ont des bases neurobiologiques en partie communes. Chez l’Homme, l’attachement « romantique » met en jeu globalement les mêmes régions cérébrales, ainsi que certaines structures impliquées dans les récompenses43. L’attachement "romantique" dépendrait, au moins en partie, du contexte socioculturel. En effet, on observe que dans les sociétés où l’activité érotique se déroule simplement et quotidiennement, l’attachement romantique est moins marqué et plus "apaisé" que dans les passions et les extases sentimentales de l’amoureux occidental, «qui soupire comme une fournaise» pour un impossible idéal romantique44. Plusieurs auteurs ont souligné la ressemblance entre certains aspects de la passion amoureuse (altération de l’état mental, exaltation de l’humeur, pensées intrusives de l’objet aimé…) et certains troubles psychiques (observés par exemple dans les troubles bipolaires et obsessionnels-compulsifs)45. En schématisant, il semblerait que la mise en jeu du système des récompenses, facteur primordial de la sexualité humaine6, induise une "dépendance" à l’objet "aimé" qui conduirait à des états de "manque" lorsque cet objet est inaccessible46,47. Ces états psychiques intenses provoqués par les passions amoureuses sont à l'origine, non seulement d'accomplissements remarquables dans les arts, la poésie et la littérature, mais également de bouleversements individuels (tentatives de suicide, crimes passionnels …) ou sociaux (selon la légende, la guerre de Troie fut provoqué en raison de l'enlèvement d'Hélène par le prince Pâris, qui fut subjugué par sa beauté extraordinaire).

Article détaillé : Amour.

L'article détaillé Amour présente : 1) les facteurs biologiques à l'origine de l'attachement romantique, 2) les caractéristiques individuelles et sociales de la passion amoureuse, ainsi que leurs conséquences, et 3) les différentes manifestations culturelles de l'amour, en particulier dans les arts, la poésie et la littérature.

Développementmodifier | modifier le code

De l'enfance à l'âge adultemodifier | modifier le code

Le développement de la sexualité, de l'embryon à l'âge adulte, est provoqué par des facteurs biologiques bien spécifiques, suit des étapes chronologiques, et l'influence de la culture est déterminante.

Les facteurs innés du comportement érotique (réflexes sexuels, zones érogènes, récompenses/renforcement …) se développent dès la période fœtale48,49,50 et les premières années de la vie. Potentiellement, l'organisme est alors prêt pour apprendre la sexualité. Le développement sexuel ultérieur sera déterminé par le contexte culturel, qui, à partir d'un âge variable suivant les sociétés, interdira ou valorisera telle ou telle activité érotique, transmettra des croyances sexuelles particulières, façonnant ainsi les comportements, les représentations et les valeurs sexuelles des adultes51,52. Au cours de son développement, l'enfant intègre les normes sexuelles de sa société, et à l'âge adulte ces normes seront perçues comme "naturelles" et "évidentes".

Article détaillé : Sexualité infantile.

L'article détaillé Sexualité infantile, en fonction des données des neurosciences et de la psychologie du développement, présente : 1) la chronologie du développement des facteurs innées et acquis de la sexualité, 2) Les caractéristiques culturelles qui influencent le développement de la sexualité, et 3) les principales possibilités de variations du développement de la sexualité.

Éducation sexuellemodifier | modifier le code

Dans de nombreux pays, il existe une réticence sociale à l'éducation sexuelle.

L'éducation sexuelle, dans son sens le plus large, est indissociable du développement de la sexualité. Que les apprentissages soient institutionnels ou informels, décidés et organisés ou laissés au hasard des circonstances de la vie, ils déterminent l'essentiel du devenir de la sexualité humaine

Dans les sociétés modernes, les enjeux de l'éducation sexuelle sont multiples : accès à la santé sexuelle, prévention des troubles de la sexualité, apprentissages de connaissances relatives à la reproduction, à la sexualité, au plaisir et à l'amour, développement de la socialisation sexuelle, ainsi que du sens moral et éthique. Mais la sexualité est un sujet particulier dans les sociétés modernes, et la transmission du savoir sexuel est compliqué par une forte réticence sociale à l'éducation sexuelle ainsi que par l'état de minorité civile des élèves. Or l'adolescence en Occident est une période particulièrement sensible du développement, et le manque d'informations fiables et le manque de communication avec des adultes de confiance sont des handicaps pour gérer les problèmes de la représentation de son corps, de l'identité sexuelle, des croyances en de nombreux stéréotypes, de la performance sexuelle, de la relation sexuée à l'autre, de la gestion des émois sexuels et des relations amoureuses53,54.

Article détaillé : Éducation sexuelle.

l'article détaillé Éducation sexuelle présente : 1) les enjeux pédagogiques, médicaux, mais également sociaux, de l'éducation sexuelle, 2) une analyse des pratiques de l'éducation sexuelle au XXe siècle, et 3) les principaux bénéfices individuels et sociaux de l'éducation sexuelle, observés dans certains pays, en particulier nordiques à la fin du XXe siècle.

Pathologies et thérapies sexuellesmodifier | modifier le code

Satyre de la mythologie grecque, symbolisant l'excès pathologique du désir sexuel (satyriasis)

Suivant les époques, les mœurs et les connaissances disponibles, ont existé plusieurs modèles de la normalité physiologique, comportementale et psychologique. Ces modèles déterminent l'anormal et le pathologique : par exemple, dans le modèle Antique de la virilité, la passivité sexuelle était un crime, tandis qu'au XIXe siècle, dans le modèle médical de l'instinct sexuel, les activités sexuelles non reproductrices (masturbation, fellation, sodomie …) étaient une perversion55. Actuellement, les principaux troubles sexuels identifiés sont les dysfonctions sexuelles, les paraphilies, et les troubles de l'identité de genre56. Les principales maladies liées à la sexualité sont les infections sexuellement transmises. En sexologie clinique, les méthodes thérapeutiques les plus utilisées sont les thérapies cognitives et comportementales, les méthodes de Masters et Johnson (sensate focus), les thérapies de couples, ainsi que la sexocorporelle et la psychanalyse57.

Article détaillé : Paraphilie.

L'article détaillé Paraphilie présente : 1) les différents modèles de références de la normalité, culturels ou médicaux, à partir desquelles se construisent le discours moral et médical, 2) les principaux troubles et maladies de la sexualité, et 3) les principaux types de thérapies et de stratégies préventives.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

Notesmodifier | modifier le code

  1. Les distinctions entre “comportement sexuel”, “comportement de reproduction” et “comportement érotique” sont expliquées dans les articles Comportement érotique et Comportement de reproduction. Ces expressions ont été proposées par les auteurs Martin H. Johnson et Barry J. Everitt dans leur ouvrage Reproduction, 5e edition, publié chez De Boeck Université en 2001, car les différences neurobiologiques, cognitives et comportementales entre les espèces modifient la dynamique du comportement sexuel. L'ouvrage qui présente le plus de vérifications expérimentales de ces distinctions est Functional and dysfunctional sexual behavior du neurobiologiste Anders Agmo.
  2. Voir, pour davantage d'explications, les données neurobiologiques et les références dans l'article détaillé Comportement de reproduction
  3. Actuellement, la mort par lapidation existe encore dans plusieurs pays : Lapidation pour adultère ; Lapidation d'amants illégitimes
  4. Au XXIe siècle, l'homosexualité est encore punie de mort dans plusieurs pays. Voir les références dans l'article Homosexualité
  5. Voir les références et les exemples donnés dans la partie "Condamnation et répression" de l'article Masturbation

Référencesmodifier | modifier le code

  1. BUVAT J. : Hormones et comportement sexuel de l'Homme : données physiologiques et physiopathologiques, Contracept. Fertil. Sex., 24/10:767-778, 1996
  2. ZHANG J. , WEBB D. M. Evolutionary deterioration of the vomeronasal pheromone transduction pathway in catarrhine primates, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 100(14):8337-8341, 2003
  3. (en) Liman E.R. Use it or lose it: molecular evolution of sensory signaling in primates. Pflugers Arch., 453(2):125-131, 2006
  4. FOIDART A. , LEGROS J.J. , BALTHAZART J. : Les phéromones humaines : vestige animal ou réalité non reconnue, Revue médicale de Liège, 49/12:662-680, 1994
  5. a et b (en) Nei M., Niimura Y., Nozawa M. The evolution of animal chemosensory receptor gene repertoires: roles of chance and necessity. Nat. Rev. Genet., 9(12):951-963, 2008
  6. a, b et c (en) AGMO Anders Functional and dysfunctional sexual behavior Elsevier 2007.
  7. Grand Robert Electronique, v. 2.0, 2005
  8. ALLGEIER Albert Richard, ALLGEIER Elisabeth Rice : Sexualité humaine, De Boeck Université 1992
  9. DARNELL Jim, LODISH Harvey, BALTIMORE David : Biologie moléculaire de la cellule, De Boeck Université, 2e édition, 1993
  10. (en) LEVAY Simon, BALDWIN Janice. Human sexuality. Sinauer Associate, third edition, 2009
  11. JACOB François, Evolution and tinkering, Science, 196:1161-1166, 1977
  12. Jacob, F. (1981) Le Jeu des possibles, Fayard
  13. SISK C. L. , FOSTER D. L. The neural basis of puberty and adolescence, Nature Neuroscience, 7(10):1040-1047, 2004
  14. MONCHO-BOGANI J. , LANUZA E. , HERNANDEZ A. , NOVEJARQUE A. , MARTINEZ-GARCIA F. Attractive properties of sexual pheromones in mice: innate or learned? Physiology & Behavior, 77(1):167-176, 2002
  15. YOON H. , ENQUIST L. W. , DULAC C. Olfactory inputs to hypothalamic neurons controlling reproduction and fertility, Cell, 123(4):669-682, 2005
  16. STOWERS L. , HOLY T. E. , MEISTER M. , DULAC C. , KOENTGES G. Loss of sex discrimination and male-male aggression in mice deficient for TRP2, Science, 295(5559):1493-1500, 2002
  17. DULAC C. , TORELLO A. T. Molecular detection of pheromone signals in mammals: from genes to behaviour, Nat. Rev. Neurosci., 4(7):551-562, 2003
  18. KNOBIL Ernest, NEILL Jimmy D. The physiology of reproduction, Raven Press, 2nd edition, 1994
  19. a et b (en) PFAFF Donald W. , SCHWARTZ-GIBLIN Susan, MACCARTHY Margareth M. , KOW Lee-Ming : Cellular and molecular mechanisms of female reproductive behaviors, in KNOBIL Ernest, NEILL Jimmy D. : The physiology of reproduction, Raven Press, 2nd edition, 1994
  20. (en) Haga S., Hattori T., Sato T., Sato K., Matsuda S., Kobayakawa R., Sakano H., Yoshihara Y., Kikusui T., Touhara K. The male mouse pheromone ESP1 enhances female sexual receptive behaviour through a specific vomeronasal receptor. Nature, 466(7302):118-122, 2010
  21. (en) Cibrian-Llanderal T., Tecamachaltzi-Silvaran M., Triana-Del R.R., Pfaus J.G., Manzo J., Coria-Avila G.A. Clitoral stimulation modulates appetitive sexual behavior and facilitates reproduction in rats. Physiology & Behavior, 100(2):148-153, 2010
  22. (en) Roberts S.A., Simpson D.M., Armstrong S.D., Davidson A.J., Robertson D.H., McLean L., Beynon R.J., Hurst J.L. Darcin: a male pheromone that stimulates female memory and sexual attraction to an individual male's odour. BMC. Biol., 8(1):75, 2010
  23. [PDF] Serge Wunsch, Thèse de doctorat sur le comportement sexuel EPHE-Sorbonne, Paris, 2007
  24. (en) Serge Wunsch et Philippe Brenot, « Does a sexual instinct exist ? », Sexologies, vol. 13, no 48,‎ 2004, p. 30-36
  25. PARTRIDGE Burgo. A history of orgies, Prion, 2002
  26. a et b FORD Clellan S. , BEACH Frank A. : Patterns of sexual behavior, Methuen & Co, London, 1965. Le livre existe en français, mais il est plus difficile à trouver : Le comportement sexuel chez l'homme et l'animal, R. Laffont, 1970
  27. LEVER Maurice : Les bûchers de Sodome, Fayard 10/18, 1996
  28. Klaus Immelmann, Anne Ruwet, Dictionnaire de l'éthologie, Mardaga, 1995
  29. DE WAAL Frans : De la réconciliation chez les primates, Flammarion 1992
  30. (en) Gregersen E. Sexual practices. The story of human sexuality. Franklin Watts, 1983
  31. SUGGS Robert C : Marquesan sexual behavior : an anthropological study of polynesian practices, Harcourt, Brace & World, 1966
  32. Blackless M., Charuvastra A., Derryck A., Fausto-Sterling A., Lauzanne K., Lee E. How sexually dimorphic are we? Review and synthesis. Am. J. Hum. Biol., 12(2):151-166, 2000
  33. a et b HERDT Gilbert (Ed.) Third Sex. Third Gender. Beyond sexual dimorphism in culture and history. Zone Books, 2009
  34. a, b et c GRAHAM Sharyn. Challenging gender norms: five genders among Bugis in Indonesia. Wadsworth Publishing, 2006
  35. McCarthy M.M., Arnold A.P. Reframing sexual differentiation of the brain. Nature Neuroscience, 14(6):677-683, 2011
  36. Joel D. Genetic-gonadal-genitals sex (3G-sex) and the misconception of brain and gender, or, why 3G-males and 3G-females have intersex brain and intersex gender. Biol. Sex Differ., 3(1):27, 2012
  37. Joel D. Male or Female? Brains are Intersex. Front Integr. Neurosci., 5:57, 2011
  38. Auyeung B., Baron-Cohen S., Ashwin E., Knickmeyer R., Taylor K., Hackett G., Hines M. Fetal testosterone predicts sexually differentiated childhood behavior in girls and in boys. Psychol. Sci., 20(2):144-148, 2009
  39. Hassett J.M., Siebert E.R., Wallen K. Sex differences in rhesus monkey toy preferences parallel those of children. Hormones and Behavior, 54(3):359-364, 2008
  40. Alexander G.M., Hines M. Sex differences in response to children's toys in nonhuman primates (Cercopithecus aethiops sabaeus). Evolution & Human Behavior, 23(6):467-479, 2002
  41. Bartlett N.H., Vasey P.L. A retrospective study of childhood gender-atypical behavior in Samoan fa'afafine. Archives of Sexual Behavior, 35(6):659-666, 2006
  42. Ringrose K. The perfect servant. Eunuchs and the social construction of gender in Byzantium. University Of Chicago Press, 2003
  43. BARTELS A. , ZEKI S.. The neural basis of romantic love, Neuroreport, 2000 11(17) : 3829-3834
  44. V. : Maison des jeunes chez les Muria, 1978,Gallimard
  45. MARAZZITI D. , CASSANO G. B. The neurobiology of attraction, Journal of Endocrinological Investigation, 2003, 26(3 Suppl : 58-60
  46. Reynaud M., Karila L., Blecha L., Benyamina A. Is love passion an addictive disorder? Am. J. Drug Alcohol Abuse, 36(5):261-267, 2010
  47. REYNAUD Michel. L'amour est une drogue douce ... en général, Robert Laffont, 2005
  48. SHIROZU H. , KOYANAGI T. , TAKASHIMA T. , HORIMOTO N. , AKAZAWA K. , NAKANO H. Penile tumescence in the human fetus at term--a preliminary report, Early Hum. Dev., 41(3):159-166, 1995
  49. GIORGI G. , SICCARDI M. Ultrasonographic observation of a female fetus' sexual behavior in utero, Am. J. Obstet. Gynecol., 175(3 Pt 1):753, 1996
  50. MEIZNER I. Sonographic observation of in utero fetal "masturbation", Journal of Ultrasound in Medicine, 6(2):111, 1987
  51. MARTINSON Floyd M. : The sexual life of children, Bergin & Garvey, 1994
  52. CONSTANTINE Larry L. , MARTINSON Floyd M. , (Ed) : Children and sex : new findings, new perspectives, Little, Brown and Co, Boston, 1981
  53. BELTRAND L., Le rôle de l'éducation sexuelle dans la prévention des troubles sexuels, in Manuel de sexologie, Masson 2007
  54. PICOD C, Éducation à la sexualité, in Brenot P., Dictionnaire de la sexualité humaine, L'Esprit du Temps, 2004
  55. KRAFFT-EBING Richard. Psychopathia sexualis, 1882, Agora réédition 1999
  56. DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, Masson 1996
  57. LOPES P., POUDAT F.X., Manuel de sexologie, Masson, 2007

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • (fr) Allgeier A.R., Allgeier E.R., Sexualité humaine, De Boeck Université 1992
  • (fr) Gagnon John H., Les Scripts de la sexualité. Essais sur les origines culturelles du désir, préface du Dr. Alain Giami, Payot, 2008.
  • (fr) Thibault C., Levasseur M.-C. (Eds). La Reproduction chez les mammifères et l'Homme, INRA Ellipse, 2001
  • (fr) Serge Wunsch Thèse de doctorat sur le comportement sexuel Paris Sorbonne 2007
  • (fr) Philippe Brenot (Ed), Dictionnaire de la sexualité humaine, L'Esprit du Temps, 2004
  • (fr) Michel Reynaud. L'amour est une drogue douce ... en général, Robert Laffont, 2005
  • (fr) Michel Foucault, Histoire de la sexualité, vol. 1 : La volonté de savoir, Paris, Gallimard,‎ 1976, 224 p. (ISBN 2-07-029589-3)
  • (fr) Bertrand Russell, George Jean Nathan, Edward Sapir. Ethique et sexualité, Editions DUPLEIX, 2013
    • Histoire de la sexualité, vol. 2 : L'usage des plaisirs, Paris, Gallimard,‎ 1984, 296 p. (ISBN 2-07-070056-9)
    • Histoire de la sexualité, vol. 3, Paris, Gallimard,‎ 1984, 288 p. (ISBN 2-07-027382-2)
  • (en) Anders Agmo Functional and dysfunctional sexual behavior Elsevier 2007
  • (en) Simon Levay, Janice Baldwin. Human Sexuality, Sinauer Associates, 3e édition, 2009

Annexesmodifier | modifier le code

Articles connexesmodifier | modifier le code

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesmodifier | modifier le code








Creative Commons License