Stade de Gerland

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gerland (homonymie).
Stade de Gerland
UEFA
UEFA Nuvola apps mozilla.svgNuvola apps mozilla.svgNuvola apps mozilla.svgNuvola apps mozilla.svg
Généralités
Adresse 393, avenue Jean-Jaurès
69007 Lyon
Coordonnées 45° 43′ 26″ N 4° 49′ 57″ E / 45.72375, 4.8324 ()45° 43′ 26″ Nord 4° 49′ 57″ Est / 45.72375, 4.8324 ()  
Construction et ouverture
Début construction 1900
Ouverture 1920
Architecte Tony Garnier
Rénovation
Utilisation
Clubs résidents Olympique lyonnais
Propriétaire Ville de Lyon1
Équipement
Capacité 41 842 places2
Tribunes
  • Officielle : Jean Jaurès (8 544 places)
  • Latérale : Jean Bouin (9 777 places)
  • Virage Tony Garnier (12 429 places)
  • Virage Coubertin (12 301 places)

Les sièges sont en majorité de couleur blanche, ainsi que rouge et bleu en tribune Jean Jaurès.

Affluence
record
48 552 spectateurs
(9 septembre 1980, OL - ASSE)
Protection  Inscrit MH
Patrimoine XXe s.

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Stade de Gerland

Géolocalisation sur la carte : Grand Lyon

(Voir situation sur carte : Grand Lyon)
Stade de Gerland

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
Stade de Gerland

Le stade de Gerland est la principale enceinte sportive de la ville de Lyon. Situé dans le 7e arrondissement, dans le quartier de Gerland, il est actuellement utilisé par l'Olympique lyonnais. C'est le cinquième plus grand stade français après le stade de France de Saint Denis, le stade Vélodrome de Marseille, le Grand Stade Lille Métropole de Lille et le Parc des Princes de Paris. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 3.

Historiquemodifier | modifier le code

Œuvre de l'architecte lyonnais Tony Garnier, le stade de Gerland est mis en chantier en 1913. La Grande Guerre provoque la suspension les travaux qui reprennent en 1919, avec l'aide de prisonniers de guerre allemands. L'enceinte est finalement opérationnelle en 1920. L'enceinte doit initialement accueillir un match de huitième de finale de la Coupe du monde de football 1938 mais n'est pas utilisée lors de l'évènement en raison du forfait de l'équipe d'Autriche.

Plaque indiquant la classification en Patrimoine du XXe siècle et les architectes du stade.

L'Olympique lyonnais en est le club résident depuis 1950. Le Lyon olympique universitaire évoluait avant cette date au Stade des Iris. Ne disposant pas de tribunes couvertes à son inauguration, le stade connaît des vagues d'aménagements successifs. La piste cycliste qui ceinture le terrain de football est ainsi sacrifiée dès la fin des années 1960 afin d'augmenter la capacité d'accueil dépassant alors la barre des 50 000 places, soit 51 860 places en 1984 pour accueillir des matchs du Championnat d'Europe de football. Les sept couloirs d'athlétisme mis en place au début des années 1970 sont également détruits et remplacé par des fosses.

En 1986, il est le théâtre d'une manifestation religieuse, lors de la visite apostolique en France du pape Jean-Paul II, le , qui rassemble 53000 personnes.

Afin de recevoir la Coupe du monde de football en 1998, le stade subit de nombreux changements. Tout d'abord, les deux virages sont démolis, à l'exception du mur d'enceinte composé d'arcades, et reconstruits. Désormais couverts, ils sont beaucoup plus proches du terrain que les anciens, mais ont également perdu en capacité. D'autre part, les tribunes latérales voient leurs sièges entièrement changés : les anciens bancs en bois sont remplacés par des places individuelles. La capacité du stade est ainsi réduite à 43 051 places. Pendant l'été 2005, à l'instar de la tribune Jean Jaurès, la tribune Jean Bouin est dotée de loges afin d'attirer de nouveaux partenaires à l'Olympique lyonnais. Le stade perd quelques places à la suite de cette modification. En janvier 2007, et pour la première fois depuis la construction du stade, la pelouse est entièrement changée par une nouvelle en provenance du Portugal.

Avenirmodifier | modifier le code

En 2007, Jean-Michel Aulas, président de l'OL, a lancé le projet OL Land, destiné à remplacer le stade de Gerland par un nouveau stade de 61 556 places qui devrait être opérationnel en 2015, associé à un complexe commercial, à Décines, en banlieue Est de Lyon.

Le Stade des Lumières, aussi nommé Grand Stade OL ou OL Land, est un projet de complexe de sports et de loisirs avec hôtel, zone de loisirs sportifs, bureaux dont la réalisation est envisagée pour l'année 2014, après avoir été initialement prévue pour 2013. La ville de Décines, dans la banlieue lyonnaise, a été choisie. L'annonce du site retenu a été faite le 13 février 2007, mais le projet rencontre de fortes oppositions et trois avis défavorables des commissaires enquêteurs, obligeant à retarder son aboutissement.

Après les enquêtes publiques positivement conclues, le maire de Décines a signé le permis de construire le 03 février 2012.

Le projet est sur les rails avec une participation importante de Vinci pour une livraison en juin 2014.

Avec ce déplacement des rencontres de l'Olympique lyonnais dans une nouvelle enceinte agrandie et modernisée, l'avenir du stade de Gerland passe par le rugby à XV et le Lyon olympique universitaire (LOU) qui devrait y élire domicile s'il rejoint durablement l'élite du Top 14. Dans cette optique, une réduction de la configuration d'accueil des spectateurs (capacité ramenée à 25 000 places) est à l'étude4.

Configurationmodifier | modifier le code

Le stade comprend deux virages : le Nord et le Sud, et deux tribunes se faisant face, la tribune Jean-Jaurès et la tribune Jean- Bouin.


Rencontres importantesmodifier | modifier le code

4 finales du championnat de France de rugby à XV se tiennent au stade, en 1957, 1961, 1965 et 1969.

Le record d'affluence fut enregistré le avec 48 552 spectateurs pour le derby entre l'Olympique lyonnais et l'AS Saint-Étienne. Lors de l'Euro 84 de football, le stade de Gerland fut le théâtre de deux rencontres : Danemark-Yougoslavie et la demi-finale Espagne-Danemark. En mai 1986, il accueillit la finale de la Coupe des Coupes entre le Dynamo Kiev et l'Atletico Madrid (victoire des soviétiques 3-0).

En 1997, lors du Tournoi de France, deux matchs furent disputés au stade de Gerland :

Le stade a accueilli 5 matchs de poule et un quart de finale lors de la Coupe du monde de football de 1998 :

En 2003, le stade de Gerland a été un des hôtes de la Coupe des confédérations. S'y déroula, outre 4 matchs de poules, la demi-finale entre le Cameroun et la Colombie, marquée par la mort tragique du camerounais Marc-Vivien Foé, ancien joueur de l'Olympique lyonnais.

Stade de la Danone Nations Cup, compétition de football qui réunit les jeunes du monde entier, Gerland est aussi utilisé pour des évènements de masse tels que les concerts de The Rolling Stones, Pink Floyd, Johnny Hallyday, Genesis, Michael Jackson,en 1997, pour la tournée HIStory World Tour, par exemple.

En 2007, le stade accueille trois matchs de poule de la coupe du monde de rugby à XV : Australie-Japon, Argentine-Géorgie et Nouvelle-Zélande-Portugal.

Accessibilitémodifier | modifier le code

Ce site est desservi par les Transports en commun lyonnais :

Notes et référencesmodifier | modifier le code

Annexesmodifier | modifier le code

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Elisabeth Lê-Germain, La construction du stade de Gerland : 1913-1919 dans Congrès national des sociétés savantes : section d'histoire moderne et contemporaine. Éducation et politiques sportives, 117-118e, 1992-1993
  • Henri Cogoluenhes, Au stade municipal de Gerland dans Rive Gauche, No 144, 1998

Articles connexesmodifier | modifier le code









Creative Commons License